01.09.2010
s'il te plaît...
Hier après-midi, Antoine m’a demandé:
- S’il te plaît, dessine-moi un mouton...
Sur le coup, j’ai été surpris. Puis, je me suis dit qu’il s’agissait d’une coïncidence et que n’importe qui pouvait formuler cette demande sans avoir lu Saint-Exupéry. Mais, tout de même, Antoine, huit ans ce mois-ci, rentrée au CE 2ème année imminente!
Le moment de trouble passé, je me mis au travail. Car, pour moi, dessiner un mouton, c’est très compliqué. Je ne suis pas fort en dessin.
- Tu le veux tondu ou pas tondu?
- C’est quoi, tondu?
Ma question était idiote: Antoine n’avait sûrement jamais vu un mouton tondu et, de toute façon, c’était plus facile, pour moi, de dessiner un mouton avec sa laine que tout nu. Un mouton sans sa laine, même en photo, ne ressemble presque pas à un mouton. Alors, en dessin!
Je fis quelques tentatives mais Antoine n’était pas satisfait:
- C’est pas un mouton, ça..., me disait il chaque fois.
Il avait raison. Je lui conseillai d’aller voir Roro qui est très douée en dessin mais qui avait les mains dans la farine. Elle consentit tout de même à interrompre la confection de son clafoutis aux prunes et lui dessina un très beau mouton.
Ma nuit fut, une nouvelle fois, agitée. Cette fois, point de dragon mais je rêvai que j’étais un mouton et que j’avais sommeil mais je n’arrivais pas à m’endormir. Alors j’eus l’idée de compter des promeneurs qui passaient sur la voie sur berge de notre canal. Et ça a marché…
Ce matin, pendant notre petit déjeuner, Roro m’a demandé si je n’avais pas entendu bêler quelque part...
Je lui dis:
- Tu as sûrement rêvé.
Ce mardi matin, je découvre un nouveau choniqueur ( on a viré les anciens, trop dérangeants pour certains), un certain Luc. D'une belle voix de baryton, il déclare ( je cite): c'est la première fois, cette année, que les nouveaux professeurs auront une formation professionnelle de trois ou quatre jours au moment de la rentrée... Quel humour! Peut-être un peu trop railleur tout de même. Je ne serais pas étonné que, lui aussi, se fasse virer un de ces quatre matins!
PS: tenant compte des observations formulées par Chap, j'ai tenté d'améliorer la qualité de mon dessin!
18:22 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.08.2010
pause musicale
If i had you a été enregistré il y a une dizaine d'années; je suis entouré de David à la trompette et Andrew au saxophone baryton.
Cette fin d'été est douce, comme la ballade que nous interprétons. Douces aussi les couleurs de ce petit matin au bord du canal. Il est sept heures; la vaste plaine boétienne s'éveille...
Je rentre de ma promenade et ouvre mon journal. Un titre attire mon attention: Une clinique de ....... refuse l'accès aux soins à un sans papier qui meurt sur le parking d'un infarctus. Monsieur Mariani, député, est placé en garde à vue... Je ne vois pas le rapport. Franchement. Voilà une nouvelle qui gâche une journée pourtant bien commencée.
18:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
30.08.2010
pruneau show
Cette note a déjà été publiée l’année dernière. Je change tout de même quelques mots
C'est fini; le grand évènement agenais, sixième édition, vient d’avoir lieu. La presse locale en faisait sa « une » depuis quelques jours préparant psychologiquement l’autochtone à vivre un WE inoubliable sur le thème de la prune et de son dérivé, le pruneau. C’est ce que nous appelons, depuis cinq ans le Pruneau Show, appellation originale quand on sait qu’ont été distribuées gratuitement 15 tonnes de prunes chaudes; à quelques noyaux près.
On connaît les effets de la prune et notamment de la prune chaude recommandée par le corps médical à tout patient chroniquement constipé On avait donc heureusement prévu la réhabilitation exceptionnelle des WC publics et l’installation de sanisettes gratuites ( évitant ainsi la recherche fastidieuse et prolongée de la monnaie adéquate).
Les chaussées furent progressivement recouvertes d’un tapis brunâtre et visqueux car les noyaux, figurez-vous, ça ne s’avale pas. Utilisés comme projectiles, de joyeuses bagarres de quartiers ont été organisées mais on ne déplore que des glissades avec entorses et fractures; pas de décès. La mairie avait d’ailleurs invité les femmes enceintes, les vieillards, les unijambistes...à rester tranquillement dans leur appartement. Roro et moi, prudemment, n’avons pas quitté Boé durant tout le ouiquin..
Le nettoyage des places et des rues va nécessiter un recrutement important de chômeurs ( on en trouve désormais en abondance) et l’armée prêtera main forte aux employés municipaux afin que la rentrée de cette semaine puisse s’effectuer dans les meilleures conditions. Il faut aussi, à tout prix, éviter que les noyaux soient récupérés par certains individus malveillants qui utiliseraient les amandes à des fins meurtrières car, certains l‘ignorent, ces amandes contiennent de l’acide cyanhydrique. Je compte sur votre discrétion.
J'ai agrandi l’image et modifié tout de même quelques graffiti à cause des enfants et personnes sensibles ou constipées qui parcourent mes notes.
18:16 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.08.2010
Eloge
Ma clarinette voyagea elle aussi en terre Basque: je savais que mon amie Maïté aimait écouter, comme beaucoup, la très célèbre « petite fleur » et je comptais la lui offrir à la fin du repas auquel nous étions invités. Une surprise pour elle. Oui; j’ai oublié de vous dire que Maïté et Raymond fêtaient leurs noces d’OR. Un évènement de plus en plus rare à notre époque…
Donc, le moment venu, après le dessert, je déballai l’instrument et interprétai cet air aussi bien que je pus ( pas facile après de telles agapes!), avec beaucoup d’émotion dans les graves, de lyrisme dans les aigus, de trémolos dans les médiums, dans un silence respectueux, à la limite du religieux. Je terminai sur une harmonie en si bémol majeur, dégringolant la gamme avec légèreté, notes et pétales confondus pour un atterrissage en souplesse sur le sol. Un succès! Les mariés en or m’embrassèrent, la larme à l’œil, les convives applaudirent avec discrétion. Je rejoignis dignement ma place. Raymond tapa sur son verre avec autorité ainsi qu'avec la petite cuillère du dessert, se leva en s'appuyant sur le rebord de la table et dit:
- Nous avons parmi nous aujourd’hui, outre mon ami le plus fidèle depuis un demi-siècle, le meilleur clarinettiste que le monde du jazz ait connu depuis Sidney Béchet.
- Et voilà, marmonnai-je dans ma récente barbe, encore des restrictions !
Bien entendu je fis en sorte que personne ne remarquât ( !) ma légère déception, remerciai mon ami, saluai avec modestie les convives et me rassis dignement.
11:31 Publié dans à bâtons rompus | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
27.08.2010
la mer
Notre quartet va reprendre très prochainement ses répétitions. Ce soir-là, nous avons eu envie de prendre la mer, celle de Charles Trénet. Le vent étant favorable, nous avons atteint assez vite les côtes espagnoles que vous pouvez distinguer dans une légère brume.

15:46 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24.08.2010
i've found a new baby
Nous prolongeons notre séjour à Marciac ( sur le vert ou podcast noir). Il reste encore quelques enregistrements que je diffuserai de temps en temps: quand on a la flemme d'écrire c'est une solution bien commode. Si, en plus, celà fait plaisir à certains, me voilà ravi! A l'heure où vous écoutez, j'espère, cette version d'un incontournable classique de la Nouvelle Orléans ( je suis certain que l'ami Chap vous donnera la date de cette composition et je l'en remercie) nous serons, pour un court séjour, dans le pays basque. J'enverrai une carte postale. Promesse...de gascon.
19:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23.08.2010
dragons
Le titre de cette note pourrait être provocateur... si j'avais écrit « draguons ». Certains vont être déçus, je le sens.
Depuis tout petit déjà, je m’intéresse aux dragons; je suis même possédé par les dragons. Je lis beaucoup de contes chinois de dragons, je ne vais au cinéma que si on projette un film sur les dragons ( j’ai vu récemment « chasseurs de dragons » : ça fait peur mais c’est beau), pour la télé, itou. Je rêve aussi de dragons... Forcément, me direz-vous.
Une nuit, je fus poursuivi par un dragon très vilain et très méchant et je n’ai eu la vie sauve qu’en plongeant dans le canal. Résultat, je me suis réveillé en nage. N’empêche que ça fiche la frousse.
Aussi ai-je décidé, il y a déjà pas mal d’années, de prendre des cours afin de combattre les dragons et les tuer si possible. Je me suis inscrit chez un certain « Zhu quelque chose » qui avait laissé un prospectus dans la boîte aux lettres: c’est très cher mais ça vaut le coup car l‘entraînement est intense. Le problème, c’est que je n’ai jamais rencontré de dragon; en vrai. Je ne sais pas si je vais continuer...
PS: je n'ai pas, évidemment, de photo de dragon pour compléter cette note. Mais peut-être en rencontrerai-je un, prochainement en pénétrant dans la glacière de Boé. Chuuuuuut….
20:22 Publié dans à bâtons rompus | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.08.2010
la cane de Jeanne
http://www.dailymotion.com/video/xef1v6_la-cane-de-jeanne...
Cette vidéo est ancienne; une dizaine d'années peut-être. En avril prochain, Boé si Boé la fêtera ses quinze ans. Pour une asso, ça n'est pas si mal, non? Nous reprendrons quelques unes de nos chansons et nous les interpréterons certainement d'une façon différente car nous ne manquons pas d'imagination, vous le savez. Pour celle-ci, j'envisage une ambiance plus marché fermier. Nous demanderons à Monique de tenir, une nouvelle fois, le rôle de la Jeanne. Elle le fait si bien. Je ne changerai pas grand chose à l'arrangement musical à tendance blusy car cette chanson de Brassens est infiniment triste. C'est du vécu comme on dit. Bon; vous le saviez. Mille excuses!

18:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.08.2010
ce WE
A l’ombre des érables fatigués, entre canal et jardin, c’est encore supportable. Je parle de la canicule. De nouveau, des degrés plus qu’il n’en faut aux organismes vieillissants. On en prévoit 35 ou 36 ce samedi après-midi dans notre vaste plaine boétienne. La tomate, plutôt timide ces derniers jours, reprend des couleurs sans le recours à des artifices désormais bien connus, stimulations grivoises, sollicitations érotiques … dont j’ai vanté l’efficacité dans une de mes notes, autrefois.
Dans le journal le Sud- Ouest, des nouvelles pas très marrantes: du chômage, encore du chômage, des roms qu’on expulse... Vous savez aussi bien que moi. Merde, quelle époque... Je plie ce putaing de canard. Ces tourterelles turques sont insupportables avec leur crouououou crouou cou ininterrompu et monotone. Pourquoi ne pas les chasser elles aussi ! J’écrirai au maire.
- Tiens... la famille Enfaillite vient d'avoir une fille, dis-je à Roro qui relit « E=MC2 mon amour ».
- Je ne connais pas.
- Ce n'est pas grave... Sais-tu comment ils l'ont appelée ...leur fille?
- Comment veux-tu que je le sache puisque je ne les connais pas!
Elle m'énerve!
- C'est pour rire! C’est une histoire! Tu dis un prénom, celui que tu veux! C'est pas compliqué, NON!
- Bon... Olga?...ça te va? ( Olga, c’est le nom de la chienne de notre voisine; elle ne s’est pas foulée Roro!
- Non; ils l'ont appelé Mélusine.
- Et alors?
- Et alors, et alors... Mélusine Enfaillite, ça ne te dit rien?
La voilà qui se marre; enfin! Un groupe de courageux cyclistes passe sur la piste:
- Elle est pas belle la vie, lance l’un d’eux?
Si on veut, pense-je. Je crois que je vais aller écrire une petite note, histoire de me détendre un peu... Et, dans le bureau, il fera plus frais qu’ici.
19:06 Publié dans à bâtons rompus | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
20.08.2010
blue my naughty sweetie
18:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.08.2010
Dominique

Nous prolongeons notre séjour à Marciac…
A peine avions-nous terminé de jouer Swett Georgia Brown que Jean- Pierre, invité à faire le bœuf avec nous, se leva et, son soprano sous le bras, rentrant un peu le ventre, se dirigea vers un groupe de personnes qui nous écoutait depuis un bon moment. Il me fit signe de le rejoindre.
- Je vais te présenter, me dit-il. Dominique ( il s’adressait à une dame d’un certain âge mais dans un excellent état de conservation ) voici Henri, un des meilleurs clarinettistes de la région. Mais si, mais si, ne soit pas aussi modeste ( je baissais la tête, gêné tout de même!). J’ai connu Dominique au Lycée d’Auch ( il me fit un clin d’œil, en douce). C’était le bon temps, n’est-ce pas Dominique?
Dominique paraissait embarrassée.
- Mais, monsieur, je ne me souviens pas très bien… Vous étiez prof de quoi?
Je rejoignis le groupe pour un nouveau morceau.
Plus tard, dans la soirée, Jean-Pierre m’avoua que cette Dominique et lui … Quel faux jeton cette nana!
Plus tard, Jean-Pierre raconta cette petite histoire en chanson. Nous l’avons interprétée ensemble, lui au soprano et au chant, moi à la clarinette. C’est l’enregistrement que vous pouvez entendre sur cette note.
18:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


