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30.11.2007

parlons volaille...

medium_du_balai_tintin_.3.jpg...et particulièrement de Tintin
qui ne mérite même pas une "vignette" sur cette note. Je lui fais là un honneur posthume que je vais sûrement regretter quand j'aurai raconté ma petite histoire. Car Tintin était une bestiole hargneuse, fourbe, vaniteuse...Tenez; ajoutez tous les défauts qui vous passent par la tête et je suis certain qu'il en manquera encore quelques uns pour le qualifier.
Mais encore..., dites-vous?
Tintin est un rescapé. Un orage violent s'abattit qui noya tous ses jeunes et innocents frères et soeurs. Maman Aline le sauva, le sécha, l'enveloppa dans un linge, le réchauffa...Il grandit dans la maison, entrant et sortant à sa guise. Il avait sa gamelle, il couchait dans la cheminée...il était CHEZ LUI!
J'étais en Algérie quand le sauvetage eut lieu et je ne fis la connaissance de l'intrus qu'à l'occasion d'une permission. Il était déjà de belle taille. Je compris d'emblée que nous ne pourrions cohabiter: quelle arrogance à mon égard! Il m'agressa dès notre première rencontre, me sauta dessus essayant de me mutiler de ses griffes et de son bec. Heureusement, maman Aline le chassa à coups de balai...Je réussis à le prendre en photo avec l' appareil Kodak Rétinette acheté à un copain. Normalement, il était en couleurs mais la diapo que j'ai récupérée ayant viré au presque rouge, je l'ai convertie en noir et blanc. C'est tout ce qu'il mérite.
Peut-être allez-vous penser que mes propos sont excessifs, que, peut-être, sa jalousie était fondée par le fait que, ne me connaissant pas, il considérait avoir une priorité, voire une exclusivité dans l'occupation des lieux...Pendant quinze jours, j'évitai de passer à sa portée.
Quand je revins définitivement d'Algérie, Tintin avait disparu. Que lui est-il arrivé? Je ne sais pas ou ne sais plus. D'ailleurs, je vous dois un aveu; comme disait Roberval: "je m'en balance".
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Et pendant que Tintin paradait à la maison, le chasseur à pieds Bartheloche se tapait la lessive à Nouader, quelque part dans les Aurès. ( p..... vous avez vu le béret! )

bonjour...

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podcast
... et oui, dès le matin, et sur un tempo dynamique! Cliquer sur podcast gris SVP.

29.11.2007

notre amie...

...Renée, directrice d'une école maternelle agenaise, nous invitait de temps en temps, Daniel et moi, à faire un peu de musique devant ses petits élèves. Montrer les instruments, les faire toucher ( un peu!), chanter ensemble des chansons apprises en classe...tout le monde passait un bon moment.
J'ai retrouvé cette photo...
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...et ce dessin
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Une date: mai 87. Pas besoin de compter sur les doigts.
Nous n'avons guère changé.

bonjour...


podcast
sur podcast gris, un très classique morceau de la Nouvelle- Orléans transformé en baroque au départ...surprenant!

28.11.2007

retour au pays, suite...

Mon histoire d'hier avait pour cadre Eauze où j'ai passé une partie de mon enfance, entre 7 et 13 ans. Ce gros bourg gascon était très vivant. La foire du jeudi, jour de repos pour les écoliers, attirait beaucoup de monde. On arrivait des alentours à bicyclette le plus souvent. Comme le rez-de-chaussée de la maison que nous habitions était une grande "remise", Gabriel, mon père adoptif, avait imaginé, pour arrondir sa pension de retraité de la SNCF, d'en faire, une fois par semaine, un garage pour vélos.
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L'organisation était parfaite et les clients nombreux. Le tarif ne devait pas être très élevé...quelques centimes? Je donnais volontiers un coup de main, surtout dans la soirée, quand tous les "clients" arrivaient en même temps, chargés et pressés de regagner leurs pénates: demander le ticket sur lequel était porté le numéro du vélo, récupérer celui-ci, l'amener au propriétaire, encaisser la monnaie...Quelle responsabilité pour un gamin de cet âge!
J'avais droit à un dédommagement qui me permettait d'aller acheter chez le buraliste du coin mon illustré hebdomadaire. Mais j'étais volontiers grand lecteur de la bibliothèque verte...et j'ai encore les bouquins au grenier!
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Je n'ai aucune photo de cette époque...vous en devinez la raison. Aussi j'ai emprunté ces iamges à Geluck et à Pef

bonjour...

Je demande aux puristes intégristes de changer de blog sur le champ...

podcast
Sur podcast gris, une interprétation très originale extraite d'un 33 tours. L'orchestre avait l'autorisation de Rossini...alors.

27.11.2007

retour au pays...

medium_eauzepanorama.2.jpg...celà faisait une cinquantaine d'années qu'Alphonse n'était pas revenu "au pays". On peut imaginer son émotion quand, après avoir négocié un dernier virage de cette départementale qu'il avait empruntée à Condom, il aperçut le bourg et son imposante cathédrale. Eauze, capitale de l'armagnac, 3 Kms...Ouf. Il allait pouvoir se reposer à l'Hôtel de Gascogne où il avait réservé une chambre avant de quitter la capitale.
medium_vue-cote-cathedrale.jpg Après un court repos bien mérité, il décida de parcourir le village à la recherche de souvenirs tellement lointains: l'école primaire, la maison de son enfance, les arènes...la grande place Armagnac. C'est là que, tout à coup, son sang ne fit qu'un tour (si celà vous est arrivé, vous savez de quoi je veux parler): Germaine, oui, Germaine était devant lui! Il reconnaissait parfaitement sa petite voisine, avec qui il jouait, avec qui il allait en classe...
" GERMAINE!..." , s'exclama-t-il
" ALPHONSE!...", s'exclama-telle
Et ils s'embassèrent, s'embrassèrent, se regardèrent, se regardèrent....
" Tu sais...tu n'as pas changé!
- Et toi non plus, tu n'as pas changé"
Et ils re-s'embrassèrent, se re-regardèrent...
medium_arcades-place-eauze.2.jpg Et, comme tous deux avaient le temps, et comme tous deux en avaient très très envie, ils décidèrent de faire une promenade ..."Ah...les arcades; elles n'ont pas changé...et toi non plus tu n'as pas changé, Germaine!..
Et toi non plus tu n'as pas changé, Alphonse!"
Et ils passèrent devant la mairie, l'école....et chaque fois "tu n'as pas changé...et toi non plus....". Bref!
medium_champs-autour-eauze.jpgTout naturellement, ils sortirent du village, prirent la petite route de Castenau, arrivèrent près du petit bosquet qu'ils avaient si souvent fréquenté et, là:
" Si on s'embrassait... comme avant". Evidemment, elle accepta sans se faire prier.
"Tu n'as pas changé....et toi non plus...." ( vous connaissez désormais)
"Et, si...nous faisions...tu sais...". Evidemment elle savait, évidemment elle voulait.
Après un certain temps (?):
"Tu n'as pas changé, Germaine...enfin, si, un peu tout de même. Tu bouges maintenant!
- Oui; mais la clôture n'était pas électrifiée!"

Tout n'est pas vrai dans cette histoire. Mais quoi??

26.11.2007

"gardarem...

...lou béret". Tel est le nom de la confrérie de Pont-du-Casse ( banlieue agenaise) qui vient d'organiser son quinzième festival du béret...Pourquoi une confrérie du béret dans ce patelin...alors là, vous m'en demandez trop! Comme il existe déjà des confréries du pruneau, du chasselas, de l'oignon, de l'asperge, de l'ail, du radis rose...et comme il faut se distraire un peu, pourquoi pas du béret., même si ça n'est pas le lieu où on en voit le plus. J'ai appartenu à la première confrérie des mariniers de Boé: celle-là avait un sens car Boé fut un port très actif sur la Garonne. Mais je n'ai pas tenu le tempo comme on dit dans notre milieu "jazzique " car la multiplication des agapes inter-confréries, ça fatigue...
Je lis dans mon quotidien que la devise de cette confrérie cassipontaine ( de Pont-du-Casse, bien-sûr) est "Chêne je suis, chêne je reste, jamais ne plie". Bravo. Je ne vois pas le rapport mais, c'est beau. Cette devise serait tout de même mieux adaptée à un confrérie du glands, si celle-ci existait...Quoique, comme disait Devos!

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Je lis aussi que l'accordéoniste André Verchuren ( il doit être vieux celui-là) avait été invité. J'avoue que je ne suis pas un grand amateur de l'accordéon style "musette" ( je préfère Marcel Azzola) mais je tire mon béret à ce monsieur. Pourquoi ? Il fut résistant , dénoncé et déporté. A son retour, il dut entreprendre une rééducation pour retrouver sa virtuosité. Il a réussi à force de ténacité. Bravo Monsieur Verchuren...Vous méritez bien d'avoir été intronisé ce dimanche dernier.

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...moi aussi j'ai porté le béret!. Me voici, à l'âge de 10/11 ans, en compagnie de maman Aline.

bonjour...

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podcast
... sur podcast gris, voilà une originalité que j'avais sur un 33 tours. Du jazz interprété à la quena ou kena, ça n'est pas fréquent!
cette note devait être publiée hier soir en guise de bonne nuit...étourderie!

25.11.2007

mini, mini...

Notre jeune prof d'anglais était plaisante à regarder surtout, quand à l'époque des mini-jupes, elle écrivait au tableau en s'étirant un peu, juste ce qu'il fallait. Elle avait le don de capter notre attention. Comme nous étions assis et elle sur une estrade, aucun détail ne pouvait nous échapper.
Après l'avoir galamment saluée et fait, du regard, une première estimation, l'inspecteur alla s'asseoir au fond de la classe à côté de Toto qui habituellement était seul car assez turbulent. Je l'appelle Toto pour simplifier.
Notre prof, un peu troublée m'a-t-il semblé par la présence de cet intrus, commença sa leçon. Elle se leva, nous tourna le dos et, sur la pointe des pieds, elle écrivit tout en haut du tableau une courte phrase en anglais. Un copain, installé au premier rang, laissa tomber un crayon qu'il récupéra sans hâte excessive. L'attention, la concentration était unanime.
Elle se retourna et interrompant brutalement ce moment de recueillement, demanda:
" Qui peut me traduire cette phrase?..."
Suivirent quelques secondes d'hésitation. A la surprise générale, Toto leva le doigt. Habituellement, il ne faisait ce geste que pour solliciter la permission de se rendre au cabinet ( en ce temps là, on désignait ainsi l'endroit propice pour s'isoler). Notre prof hésita. Mettez vous à sa place: elle redoutait sans doute une de ces âneries dont Toto avait le secret. Finalement, personne d'autre ne se manifestant, elle lui dit:
" Je t'écoute..."
Toto, d'une voix assurée:
" Quel beau cul!" ( je vous dis ce que tout le monde a entendu, un point c'est tout)
Elle rougit et, très en colère, elle pria le malpoli de quitter la classe sur le champ et de se rendre chez le surveillant général.
Toto rangea ses affaires dans son cartable et, l'air renfrogné, il se tourna vers l'inspecteur et lui dit :
" Quand on ne sait pas, on ne souffle pas!"
...et il sortit la tête haute.

Cette histoire est presque du vécu.... Vous savez, les souvenirs d'enfance ...
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