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31/08/2008

vidéo "basin street blues"

Aujourd'hui dimanche pas de bla bla bla...Musique!


En concert, il y a 2/3 ans...
Allez...j'ajoute deux ou trois photos de la Nouvelle Orléans où nous étions avec des amis en juillet 97. J'espère que le cyclone épargnera cette fois la région.

Roro, il y a dix ans; une jeunette:
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Un Armstrong en herbe; qu'est-il devenu après le premier cyclone?
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Et l'école, toujours l'école: un vrai car scolaire et la boïte aux lettres, scolaire aussi. J'oubliais: et Roro, toujours jeune.

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Ces photos étaient des diapos; cépouça comme dit Antoine. Au fait: que devient-il ce gamin? Nous ne l'avons pas revu depuis hier soir. Il doit se concentrer pour sa rentrée au CP!

19:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

30/08/2008

c'était au temps...

...où on pouvait photographier des péniches sur notre canal latéral à la Garonne. Elles ne circulent plus depuis une quinzaine d'années et plus. Va-t-on les réhabiliter, comme certains trains sur des lignes secondaires abandonnées elles aussi depuis longtemps? Je rêve d'entendre de nouveau leur "teuf teuf" discret, très tôt le matin, derrière notre jardin. Le "teuf teuf" d'une péniche, évidemment. Mais voilà...l'entretien du canal laisse à désirer. Le minimum est fait pour permettre le tourisme fluvial.
Non; nous ne verrons plus passer de péniches sur le canal latéral.
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J'ai bien fait de prendre cette photo avec mon kodak ramené fraîchement d'Algérie. C'était une diapo toute jaunie que j'ai ainsi transformée. Le noir et blanc lui va bien, je trouve. En harmonie avec cette note nostalgique.
- C'est quoi, papiri, une péniche?
- Et bien, Antoine, tu cherches ma note du 30 août 2008 et tu verras.

Tu y verras aussi...
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...mamiro.
- AH !!!!!!! d'admiration d'Antoine.
- Et aussi...
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...papiri.
- Ah..., il est maigre.
- Il revient de la guerre, cépouça Antoine.
Et s'ils sont face à face, c'est qu'une des deux diapos a été mise à l'envers dans le projecteur.

Il faut tout lui expliquer à ce petit.

29/08/2008

finies, les vacances...

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Et voilà; je viens de ranger dans le garage la grande toile de tente que nous avions achetée avant de partir en vacances à Pareloup. Nous sommes rentrés ce soir assez fatigués car la journée a été rude! Ce matin, très tôt, il a fallu tout ranger, plier, charger dans la 2CV, dire "au revoir" à beaucoup de campeurs avec qui nous avions symphatisé et que nous ne reverrons sans doute jamais malgré des promesses de futures rencontres l'année prochaine, dans deux, trois ans ou plus, quelque part, n'importe où...comme dit la chanson!
Mon appareil Kodak "rétinette" ramené d'Algérie a pris cette diapo: on devine Roro dans la pénombre.
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Notre 2CV a été parfaite; cette voiture tourne comme une montre même si elle fait un peu plus de bruit. Le lendemain de notre arrivée au camping, nous partîmes faire des provisions; comme je n'avais pas fixé convenablement la capote, celle-ci s'est soulevée ( la vitesse!) et déchirée! Il fallait la changer. Heureusement un garagiste a pu nous dépanner mais nous n'avions pas prévu cette dépense supplémentaire! Quand la côte est un peu raide et compte tenu du poids relativement important de notre matériel à l'arrière, il m'arrive de ne plus voir la route devant moi. Comme nous ne roulons pas vite, ça n'est pas très grave.
Il va falloir recoudre les ligatures de la toile avant son rangement définitif. Elles sont presque toutes cassées. Un soir, le vent s'est levé venant du lac et il a soufflé de plus en plus fort jusqu'à minuit, à peu près. Comme nous avions eu la bonne idée de diriger l'entrée de notre tente face au lac, nous sommes restés deux bonnes heures à retenir les piquets de façade qui s'arc-boutaient dangereusement. Puis, l'orage a éclaté et voilà...

La semaine prochaine, c'est la rentrée. Je vais retrouver ma classe de CE2.. Mais ceci est une autre histoire.
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28/08/2008

dans les Aurès (3)

Voici une troisième lettre que j'aurais pu écrire pendant mon séjour de deux ans dans les Aurès. Pas d'exercice de style dans ces correspondances: ça n'est pas du Sévigné! J'essaie aussi simplement que possible de me remettre dans la peau du bidasse de 20 ans qui écrit à ses parents... medium_Numériser0001.20.jpg
Il faut que j’achète un appareil photo, c’est décidé. Un copain nous a pris l’autre jour alors que nous venions de nous installer à notre emplacement de combat. Je vise ici un ennemi imaginaire en espérant ne pas avoir à utiliser, un jour, vraiment, mon fusil-mitrailleur.
Vous savez que je n’aime pas les armes, pas du tout. Pendant mes classes, je m’obstinais à appeler la mitraillette « le petit fusil » et le fusil-mitrailleur «  le grand fusil », le mas 36 étant tout simplement « le fusil ». Celà ne plaisait pas à l’adjudant- formateur mais amusait les copains qui m’avaient surnommé gentiment « petit fusil »... C’est un peu pour cela que je suis resté deuxième classe. Et je préfère car, si j’avais été aspirant, je me demande comment j’aurais pu, ici, commander, diriger une section dans de bonnes conditions même après quelques mois de « formation »!
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Crapahuter dans ces montagnes, grimper ces pitons, dévaler dans des oueds profonds...faut connaître. Surtout la nuit. Même avec l’assistance d’un harki. C’est totalement différent que jouer à la guéguerre dans les bois tourangeaux!
Donc, jusqu’à ce jour...pas de fellagha en vue. Pourtant nous marchons beaucoup dans la caillasse, entre les rochers, les chênes verts, dans les bosquets de pins, de sapins...Nous ne faisons que cela d’ailleurs. Nous rencontrons parfois des femmes portant de lourdes charges de bois sur leur dos, bois qu’elles ont glané dans la montagne et qu’elles ramènent au village. On dit que certaines ravitailleraient les fellaghas. Je ne sais pas.
Je vous embrasse affectueusement.
PS: Ma moustache pousse bien, avez-vous remarqué?
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J'ai agrandi : et c'est vrai! Ah, les belles moustaches, comme dit la chanson!

je rejoindrai ma belle


podcast

sur podcast gris, une chanson de Brassens que nous venons de répéter avec le quartet.

16:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2008

petite conversation...

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Je prenais comme d'habitude mon petit deuj sous la véranda, face au canal et il était environ sept heures trois, quand, subitement, les érables furent illuminés comme avec de puissants projecteurs. Manifestement, la lumière venait de l'est. J'en conclus que le soleil se levait. Ce spectacle grandiose et subit stoppa net le mouvement de mon bras portant la tartine de confiture de figues ( ma préférée) à ma bouche et je ne pus m'empêcher de pousser un "AH!" d'émerveillement. Je fus à deux doigts d'aller réveiller Roro afin qu'elle profitât ( j'ose) du spectacle mais me ravisai, saisis l'appareil photo et voilà...Vue ainsi, ma photo est assez banale mais en plein écran, si le coeur vous en dit, vous serez enthousiasmé (e)...peut-être. Plus que Roro, j'espère. Elle n'aime que les couchers de soleil.; cépouça, comme dit Antoine.
Durant cette matinée qui avait si magnifiquement commencé, nous partîmes comme chaque jour faire notre marche d'une petite heure. La péniche de location " Caves de Buzet" arrivait à notre hauteur quand nous aperçûmes une dame qui pédalait à notre rencontre. C'est le moment que choisit Roro pour me parler.
- Elle ressemble à Betty , compris-je.
- Ca m'étonnerait, dis-je en faisant un signe amical à la blonde qui me souriait, installée sur un transat du bateau pour bronzer et admirant au passage la zone commerciale de Boé.
La cycliste se rapprochait à vive allure.
- Je crois plutôt que c'est Héty, suggérai-je. ( c'est une amie boétienne)
- C'est ce que je te disais à l'instant; mais si tu m'écoutais au lieu de...bonjour Laurence!
C'était Laurence...

26/08/2008

un dimanche matin...

Cette note a été publiée l'an passé à la même époque. Je me contente de l'actualiser et la ressers sans vergogne...

Donc un dimanche matin...comme les autres, après le marché, j'équeutais les haricots verts réputés sans fils que nous venions d'acheter comme d'habitude au paysan marocain qui tient son petit étalage juste en face l'escalier qui mène à la mairie, haricots cueillis la veille au soir par sa femme ce qui est un gage de fraîcheur et j'écoutais, ce faisant, Philippe Meyer. J'aime bien; ses choix musicaux correspondent assez souvent à mes goûts. En introduction, la chanson "on" ( je ne sais pas si c'est ainsi qu'il l'écrit): Doc Gynéco , le chanteur (!) et Bernard Tapie (?) en duo "interprétaient" C'est beau la vie. Effectivement, plus "on" ça n'est guère possible.
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Un couple passait à bicyclette sur la piste au bord du canal ( vous savez, sans doute, que nous habitons au bord du canal latéral à la Garonne et non du canal du midi, je vous le dis et le répète): Madame devant, suivie de Monsieur, évidemment.
Monsieur:" Pimprenelle...y a ton garde-boue qui clinque!"
J'écris comme j'ai entendu...
Pimprenelle:" Quoi??"
Monsieur, plus fort:"Je te dis: y a ton garde-boue qui clinque!!"
Pimprenelle:" Quoi???"
Quand j'écris en gras, c'est plus fort.
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Monsieur, encore plus fort:"je te dis:
Y A T ON GARDE-BOUE QUI CLINQUE, P.....!!!"
Pardonnez; je n'ai pas compris la fin de la phrase.
Pimprenelle: J'ENTENDS RIEN...J'AI LE GARDE-BOUE QUI CLINQUE!
................................................................................................................................................................
Toute ressemblance avec des personnages.....................etc

25/08/2008

le prix des oeufs

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- Bonjour, dis-je à la marchande de volailles. Avez-vous des oeufs?
- Bien chur, monchieu, me répondit-elle car elle est portugaise et vend aussi des oeufs. Combien?
- Une doujaine, dis-je, pardon, une douzaine s'il vous plait. Mais, combien les vendez-vous?
- Quatre euros, monchieu.
- ET BE! m'exclamé-je. Ils sont chers! Le marchand, là-bas, les vend deux euros.
- Allez donc les acheter chez lui !( elle avait l'air un peu faché)
- Il n'en a plus!
- Evidemment, dit-elle, ...quand je n'en ai plus je les vends aussi deux euros.
Je lui dis que j'allais faire quelques achats et repasserai un peu plus tard. Ce que je fis.
Sur un écriteau, bien en évidence, elle avait écrit:
"oeufs, 2 euros la doujaine".
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- Bon, lui dis-je, je voudrais une douzaine d'oeufs.
- Che n'en ai plus, me répondit-elle.
Je lui achetai alors un lapin.
- Che lui coupe la tête?
- Oui, dis-je, ça lui...
- ...fera les pieds, je sais. Vous me le dites chaque fois!
A vouloir trop faire le malin...

Ceci dit, notre marchande de volailles portugaise existe et elle est très chentille.

24/08/2008

dans les Aurès (2)

Cette note est écrite dans le même esprit que celle du 21 août: voici donc une nouvelle lettre que j'aurais pu adresser à mes parents...(il n'y a aucune chronologie dans ces correspondances; c'est l'humeur ou l'inspiration du jour qui me "guident")
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Mes chers parents,
Je suis arrivé enfin à Nouader: le voyage, depuis notre passage en train à Agen où nous nous sommes à peine vus, a été long et fatiguant. Dès que le Ville de Tunis est sorti du port de Marseille, j'ai été malade. Pourtant la mer était calme! Les odeurs peut-être? Je suis resté allongé sur le transat pendant près de 24 heures. Quand les copains passaient près de moi avec leur gamelle pleine de ratatouille...j'avais mal à l'estomac.
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Je n'étais donc pas très frais en débarquant le matin à Philippeville. Le soleil nous attendait, déjà chaud en cette fin mars.
Un tortillard nous a transporté à Batna en une journée ( il paraît que les fellaghas font dérailler des trains de temps en temps), puis, le lendemain, nous avons été embarqués sur des camions direction les montagnes des Aurès. C'est très aride sauf quand on traverse des oueds verdoyants. La route était assez tortueuse par endroits, mais le convoi de GMC allait bon train et nous étions obligés de nous caller contre les ridelles dans les virages pour éviter de culbuter. Les chauffeurs semblaient connaître parfaitement la route. Nous n'avions aucune idée de l'endroit où nous allions nous retrouver. Et pas de guide pour commenter le voyage!
Finalement nous sommes arrivés saufs...mais fourbus.
Je ne vous raconte pas notre installation car celà ne présente pas un grand intérêt.
Ce matin, on m'a confié une pelle et nous sommes allés dans l'oued tout proche pour charger des cailloux dans une remorque...Le fusil, ce sera peut-être pour demain; je ne suis pas pressé.
J'ai décidé de laisser pousser la moustache pour avoir l'air plus guerrier. Je vous enverrai des photos.
Je vous embrasse affectueusement
PS: vous n'aurez de mes nouvelles qu'une fois par semaine car le courrier est acheminé le vendredi à Batna avec le convoi. Je ne sais pas combien de temps mettra ma lettre pour vous parvenir!
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23/08/2008

la cigale et la fourmi


Une interprétation récente de la cigale et la fourmi par la troupe Boé si Boé la: la "fourmi roro" se trouve en troisième position à partir du centre, la "cigale riri" est à l'extrême gauche.

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" Avisse!...les répétitions de Boé si Boé la reprendront lundi prochain, même lieu, même heure.
Qu'on se le dise!...
"





Une autre interprétation...

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14:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)

22/08/2008

des cloches....

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Le clocher "tors" de Sérignac sur Garonne, à deux pas de chez nous.

Ma photo ( très belle, convenez-en) n'est, aujourd'hui, qu'un prétexte pour raconter une petite histoire ...de clocher ou, plus précisément, de cloches.

Ce matin comme d'habitude, nous marchions au bord du canal toujours latéral à la Garonne et non du Midi comme certains ignorants le nomment même que celà m'attriste, nous marchions donc en compagnie d'Antoine qui parcourt dix mètres quand nous en faisons trois ce qui l'oblige à nous attendre même qu'il râle et que celà nous agace un peu, surtout Roro, nous marchions donc ( vous allez voir, nous allons y arriver) quand nous perçûmes dans le lointain comme un son de cloches. Nous nous rangeâmes prestement sur le bord herbeux pensant qu'un cycliste arrivait derrière nous. Le cycliste du bord de canal est en effet redoutable: ou il déboule sans crier gare en vous frôlant les molets ou il vous avertit de très loin en produisant des sons parfois originaux, l'un d'eux ( et je vous prie de me croire pour une fois), récemment, au moyen d'une cloche de vache qu'il avait dû ramener ( la cloche) de ses récentes vacances Pyrénéennes.
Donc, nous nous rangeâmes mais, cette fois, pour rien: pas de vélo en vue. C'était donc une vraie cloche qui sonnait quelque part...
medium_IMG_1939.JPG Je me mis à déclamer comme celà m'arrive parfois quand les circonstances sont favorables:
- PERCHE EN HAUT SUR LA FALAISE
UNE CLOCHE AU LOIN SONNE...

Désolé, je n'ai pas la rime, dis-je à Roro. Qu'est-ce qu'elle peut bien sonner cette cloche?
- Midi! : suggéra Antoine qui devait avoir un creux à l'estomac et se mêle toujours des conversations qui ne le regardent pas.
- Treize! dit Roro qui commençait à être fatiguée.
- UNE CLOCHE AU LOIN SONNE TREIZE! déclamai-je.
Je pensai que celà faisait beaucoup mais décidai d'en rester là; je n'allais tout de même pas déplacer le clocher pour un insignifiant problème de rime!
.................................................................................................................................................................
je me demande, bon sang, pourquoi c'est en rouge!

21/08/2008

dans les Aurès (1)

Comme beaucoup d'autres paraît-il, et celà me rassure, j'ai très peu raconté mon séjour en Algérie, à Nouader*, dans les Aurès. Je crois même que pendant les vingt années ou plus qui ont suivi ma libération, ce sujet est resté totalement tabou. Mes proches ont respecté mon silence; j'étais revenu, c'était l'essentiel.
J'ai imaginé, aujourd'hui, de raconter...un peu, un tout petit peu. J'ai choisi d'écrire de temps en temps une lettre à mes parents, lettre qu'ils auraient pu recevoir mais qui les aurait inquiétés plus encore...Cette formule me paraît plus facile pour exprimer avec simplicité ces bribes de souvenirs.
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Chers parents,

Ma lettre de ce jeudi sera courte: il est déjà tard et je suis assez fatigué. Nous avons été réveillés la nuit dernière vers deux heures du matin et notre section est partie en observation quelque part dans le djebel. Nous avons marché en file indienne en faisant le moins de bruit possible ce qui n’est guère facile car on ne voit pas où on pose ses rangers. On trébuche et on glisse souvent dans la caillasse. Il faut surtout éviter de se laisser distancer. Le harki qui se trouve en tête connaît fort heureusement parfaitement le terrain mais il aurait tendance à crapahuter à son rythme! C’est un montagnard, un chaoui de Nouader.
Juste avant l’aube, nous avons reçu l’ordre de stopper et de bâtir nos emplacements de combat. Nous nous sommes soulagés de nos sacs à dos et de nos armes: on m’a confié un fusil « mas 36 » moins lourd que le FM de copain V....., le caporal avec qui je fais équipe. Nous nous entendons bien; il n’est pas de ceux qui comptent leurs balles au retour des opérations et se glorifient de leurs exploits de tireurs, exploits incontrôlables, évidemment.
Nous bâtissons devant nous une sorte de murette en arc de cercle : les pierres ne font pas défaut et, malgré notre fatigue, nous construisons haut et solide! Puis nous nous installons pour la journée: vous devinez que ça n’est pas vraiment le confort et nous devons rester tapis sans trop bouger ni parler si ce n'est à voix basse. Nous ouvrons notre boite de ration alimentaire pour grignoter un peu car nous avons l’estomac sur les talons! Je vous dirai plus tard ce que contient cette « ration » !
Aujourd’hui, nous n’avons rien vu si ce n’est une laie accompagnée de ses marcassins car le gibier est abondant dans ces montagnes. Bien sûr, il est formellement interdit de tirer!
Nous avons « décroché » en fin d’après-midi. Le retour a été plus rapide en descendant. Comme il ne restait plus d’eau dans ma gourde, j’ai bu dans un petit torrent que nous avons traversé. Ce n’est pas recommandé mais...on verra bien!

Je vous écrirai davantage à ma fin de la semaine car je tombe de sommeil. Cette lettre partira au convoi hebdomadaire de demain, convoi qui se rendra à notre base avancée du 10ème BCP* à Batna et ramènera, le soir, des provisions...et le courrier car j’attends avec impatience de vos nouvelles. La semaine dernière, le camion en tête du convoi a sauté sur une mine et le chauffeur a été sérieusement blessé.

Je vous embrasse affectueusement...


* Nouader: village des Aurès, entre Batna et Biskra
* BCP: bataillon de chasseurs à pieds

20/08/2008

fête des rosières

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Récompenser la vertu est une bonne chose. Je relisais Joseph-Aimable Grégoire,ex-sous-chef de l'ancien bureau des Cultes et Beaux Arts qui dans son livre fort bien documenté "Découverte de la base définitive, immuable et inébranlable du monde, ou véritable base gouvernementale de la terre et du ciel" écrivait en 1857:
Chacun sait que l'on dépense une somme énorme, chaque année, pour punir le crime; mais, si la vertu progressait, on regagnerait une partie des dépenses faites pour la vertu, en ayant moins à dépenser pour châtier le crime, et la société jouirait ( c'est osé) de beaucoup plus de sécurité
Et il insiste:
Il serait préférable, je pense, de dépenser de l'argent pour récompenser la vertu, que de l'employer pour punir le crime.
Je ne suis pas un "fan" de Joseph-Aimable que j'ai découvert par hasard dans un dictionnaire...de la Bêtise mais je reconnais, après l'avoir relu attentivement, que son idée n'est pas mauvaise.
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Et je suis heureux de relever dans le Sud-Ouest de ce matin que, cette année encore, ce dimanche prochain, se déroulera dans notre bourg de Tournon d'Agenais la traditionnelle fête des Rosières. Celà fait plus de 150 ans que sont honorées et récompensées les filles "vertueuses et méritantes" du coin.
Dans un journal de l'époque, le "Progrès de Villeneuve", on pouvait lire ceci:
Ces filles, prises dans la classe populaire, laissent à désirer sur le plan de la beauté; mais leur air (!) bon, chaste, doux et humble rachète grandement le prix que les charmes physiques donnent à la vertu.
Je suppose que les candidates ne savaient pas lire.
Cette année, elles seront quatre, choisies (?) par des notables du village et auront chacune 500 euros. Je suis très content pour elles mais aussi pour le canton qui, c'est certain, comme l'écrivait Joseph-Aimable, verra son taux de délinquance se maintenir au plus bas niveau.
On fête aussi les tourtières à Tournon.

13:55 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3)

19/08/2008

à la carte...

Déjà, le classement de cette note m’a posé un problème: loisirs, sciences, autres...? Finalement, j’ai choisi « sciences »; mais il faudra que je crée d’autres rubriques. "Lubrique" peut-être. Je plaisante! Jamais je n’oserais aborder des sujets qui pourraient entraîner ma mise en quarantaine et pourquoi pas, mon exclusion de Blog50. Trop risqué. Mais dommage car ça n’est pas la matière qui manque.
Trêve de digression. Il est temps d’aborder le sujet du jour.
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peinture de Josette Mortier

Savez vous qu’il existe une carte à puces dite «conjugale » . Je l’ai lu dans un livre sérieux. Elle se pose derrière l’oreille de l’épouse: une petite intervention chirurgicale est nécessaire. Comme elle est incrustée, impossible de l’enlever. Seul le mari connaît le code d’accès: il le compose quand il a envie d’honorer madame et tout se passe bien ( ou comme d’habitude, si vous préférez); vous voyez ce que je veux dire.
Et si la dame veut commettre l’ignoble péché d’adultère ? Et bien, voilà l’intérêt de la puce, voyons! Comme le code n’a pas été composé, le passage à l’acte déclenche une série de manifestations physiologiques, J’en ai relevé un certain nombre mais la liste n’est pas exhaustive: quinte de toux, odeurs, électricité statique, fou rire...Dans ces conditions, on ne peut que renoncer à poursuivre des ébats à peine ébauchés.
Et si le mari oublie le code? Que faire? Je ne sais pas.
Il faut tout de même reconnaître que, grâce aux avancées de la science, la femme a une situation beaucoup plus confortable qu'autrefois. On ne peut que s'en féliciter.
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Inutile de vous dire que je n’ai pas testé cette invention d’origine incertaine. Je n’en ai même pas parlé à Roro.
Il paraît qu’une carte destinée aux hommes est à l’étude. Evidemment ce ne serait qu’un gadget.

18/08/2008

concourons...

Cette note a déjà été diffusée à la même époque, l'année dernière. Comme le sujet est toujours d'actualité et parce que j'ai envie de ménager un peu mes méninges, j'actualise et je ressers.medium_le_fréchou_3.jpg
Dans nos bourgs gascons, celà va peut-être vous étonner, vous chagriner, vous rendre jaloux ...mais on n'est pas plus...* qu'ailleurs. On sait s'amuser, comme partout, en organisant plein de concours... quelquefois originaux. J'ai déjà écrit une note sur le concours de menteries organisé tous les ans à Moncrabeau.
L' été est propice à d'autres activités, moins intellectuelles certes, mais très prisées tant des autochtones que du touriste en quête d'occasions pour s'esbaudir et avoir de quoi raconter à ses amis dans sa maison grise du Nord- Pas-de-Calais, un soir d'hiver pluvieux, devant l'âtre, en sirotant un armagnac acheté à la cave d'Eauze avant de se rendre au festival de Marciac écouter le groupe "laissez jazzer" sur la grande place de la mairie... ( la phrase est un peu longue, mais" il n'y a rien à jeter" comme le disait Georges en parlant d'autre chose).
Le Fréchou, commune du Néracais ( cherchez sur une carte du Sud-ouest!) , reçoit depuis 27 ans, des compétiteurs originaux car cracheurs de pépins de melons. Celà se passe le 22 août donc bientôt; voilà pourquoi j'en parle. Sinon, je dois vous avouer que je n'en ai rien à cirer; et je suis poli. La presse locale relate aujourd'hui cette manifestation majeure. Je ne vous explique pas la règle du jeu: retenez essentiellement qu'après avoir introduit un pépin dans votre bouche ,vous devez le cracher ( ou le souffler, vous faites comme bon vous semble) le plus loin possible sur le melondrome (astucieux!). Le gagnant de l'année dernière a craché son pépin à 6 mètres à peu près ce qui n'est pas une performance extraordinaire quand on sait que le record est à plus de 10 mètres. Pardon, je n'avais pas tout lu: ce record n'aurait pas été homologué car le gars, un vendéen ( un certain "Ph de V......."dit le journal) avait craché un pépin de pastèques lequel est plus lourd et va plus loin. Tricheur, va...
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Ce que la presse ne dit pas car elle n'est pas au courant, c'est qu'un certain Nicolas se serait inscrit pour 2008. Le dessinateur Cagnat l'a surpris dans une séance d'entrainement intensif: il met plein de pépins dans sa bouche ( il a une grande bouche) et il crache en rafales. Cette façon de procéder sera-telle autorisée?
Je voulais m'entraîner avec des pépins de tomates mais, hélas, j'ai manqué de munitions. Ce sera pour 2009 peut être...

* idiot...c'est l'adjectif que je cherchais

08:53 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (11)

 
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