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30/09/2008

vidéo jazz


Aujourd'hui, pas de bla bla...mais une simple vidéo d'un concert pas très ancien. Le morceau s'appelle "Crazy rythm".
C'est tout.
Non; j'ajoute une photo que j'ai prise dimanche en revenant d'Arcachon.
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19:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

à Arcachon...

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J’ai un peu honte de l’avouer mais le remords m’a torturé durant tout ce week-end et j’ai décidé de me libérer enfin aujourd’hui car il est temps pour moi de retrouver le sommeil. Le retour aux sources de Roro sur le bassin d’Arcachon n’était qu’un prétexte, un mensonge même. Voilà, c’est dit.
Quand nous apprîmes, la semaine dernière, qu’un cataclysme bancaire venant des Amériques pouvait envahir notre pays déjà fort mal en point et que la Banque.................. , à laquelle nous faisons une relative confiance et à qui nous avons confié depuis des années notre épargne, pouvait mettre la clé sous le paillasson malgré les propos rassurants de notre prophète Nicolas et de ses apôtres, nous tîmnes Roro et moi une réunion de crise et décidâmes d’investir sans tarder.
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Nous savions, par les petites annonces du Nouvel Observateur, que des maisons étaient en vente dans le quartier dit « la ville d’hiver »* à Arcachon. Manque de chance, comme c’était un dimanche, nous n’avons pu que nous promener dans ce coin fort sympathique ma foi et admirer des demeures plaisantes quoiqu’un peu grandes pour un couple de retraités habitué à ses cent mètres carrés de surface habitable et de plain-pied. Nous nous promîmes de revenir sur les lieux quand les agences seraient ouvertes.
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Ce matin, à la radio, voilà que Nicolas garantit nos économies jusqu’à hauteur de 70000euros, je crois. Voilà qui change tout. Je me demande si nous n'allons pas nous contenter de faire l’acquisition de la cabane de jardin dont nous avons tellement envie depuis pas mal de temps et que nous avons vu en expo à Castorama.
Mais j’espère que Nicolas tiendra ses promesses... comme d’habitude.


* on peut visiter la « ville d’hiver » sur internet; ça vaut le détour

07:40 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (8)

27/09/2008

le twist agricole

Les adhérents de Boé si Boé la sont priés d'assister à l'assemblée générale annuelle ce lundi. Le président fera, comme d'habitude, un brillant ( et bref) discours. Il remerciera chanteuses et chanteurs pour leur assiduité aux répétitions et la qualité de leur prestation lors du dernier concert. Il rappellera qu'étant donné son âge avancé, il serait temps d'envisager son remplacement...et de profiter d'un parachute si les finances de l'asso le permettent, ce que nous dira le trésorier.
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Il y a quelques années, Boé si Boé la chantait le twist agricole des Frères Jacques; ça n'est pas de la dentelle mais on a bien rigolé...et le public itou. D'ailleurs il est revenu plus nombreux l'année suivante...

18:15 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (7)

26/09/2008

petite promenade

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Sur le bassin d'Arcachon en ....
Roro m'a dit "l'autre jour" qu'elle aimerait bien faire un retour aux sources. Je lui demandai lesquelles car des sources, ça n'est pas ce qui manque. Elle me dit qu'il s'agissait de ses sources à elle: elle est née à Biganos, près du bassin d'Arcachon d'une maman espagnole et d'un père landais. Un hasard qu'ils se soient rencontrés à cet endroit, hasard qui a bien fait les choses.
Sur le bassin d'Arcachon, celà fait un certain temps que nous n'y sommes pas revenus. J'ai interrogé la météo: parfaite pour ce WE. Roro pourra de nouveau revêtir sa belle robe blanche de mariage comme elle l'avait fait il y a ...ans. Un essayage et quelques retouches insignifiantes seront sans doute nécessaires.
Je prévois un voyage un peu plus rapide qu'avec la dauphine.
Donc, inutile de m'appeler jusqu'à dimanche soir...mais vous pouvez laisser un message dans le style bises, salut, à bientôt... qui ne nécessitent aucune réponse de ma part car je n'aurai pas le temps, lundi, de m'attarder devant l'ordi...

17:55 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7)

25/09/2008

choix de citations...

...recueillies dans un "dictionnaire de la bêtise"
Pierre Mendès France, discours à l'Assemblée Nationale, 12 novembre 1954:
.......Les départements d'Algérie constituent une partie de la République française. Ils sont français depuis longtemps et d'une manière irrévocable.
Comme quoi les meilleurs peuvent se tromper.

Le Figaro, 8 décembre 1955:
...Les jeunes soldats actuellement en Tunisie, en Algérie et au Maroc, demandent souvent à leurs aumôniers des missels. Pour Noël prochain, les "Amis de l'aumônerie catholique" ont décidé de répondre à cet appel. Si donc vous voulez vous joindre à eux, envoyez 100F aux Amis de l'aumônerie et un missel sera remis, DE VOTRE PART, à un soldat. Naturellement, si vous envoyez plusieurs fois 100F, vous permettez de faire plaisir à plusieurs soldats...
Et pour un don de 10, 50F...on fait quoi? Cette quête a du être interrompue avant mon séjour dans les Aurès car on ne m'a rien proposé. Pas de chance.

Nord-Eclair, 20 juillet 1956:
Le Midi sait faire sa publicité. Des mains diligentes ont badigeonné au long des routes un slogan péremptoire " Buvez du vin". Voilà qui nous change du fächeux " Paix en Algérie" qui barrait le sol voici deux étapes.
Vas-y mon gars, un bon coup de gnôle et tu montes à l'assaut

Guy Mollet, président du Conseil, déclaration du 9 février 1956
La France restera en Algérie, les liens unissant la France métropolitaine et l'Algérie sont indissolubles

Il y en a d'autres... pour plus tard.
Cette fois, je n'invente rien car le sujet ne s'y prête pas

24/09/2008

dans les Aurès (7)

Voici une nouvelle lettre que j'aurais pu adresser à mes parents.

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Chers parents,
Je viens de recevoir le poste transistor* que j'avais commandé à la coopérative: il ne m'a pas coûté très cher. De toute façon, ici, nous ne dépensons rien du tout ou presque car les magasins, à Nouader, ça n'existe pas. Il y a tout de même un épicier qui fait aussi la boucherie dans la rue "principale". Mais nous ne le fréquentons guère car nous sommes tous les jours approvisionnés par la "compagnie" qui se trouve à une demi-heure de jeep, dans la vallée.
Désormais nous avons de nouvelles fraîches de la France...je veux dire, de la métropole! Jean-Pierre aime bien la chansonnette. Il a une façon de siffler originale. Il ne finit jamais une chanson: il commence par "l'eau vive", il enchaîne avec un couplet du "petit vin blanc", continue par un refrain de "bleu, blanc, blond"...etc. Je me moque de lui gentiment car c'est un bon copain à qui, j'ai appris, je dois mon poste d'instit. Il a ses "entrées " au mess des officiers car il a tenu le bar à son retour de perm pour cause de blessure. J'arrive à lui faire écouter du jazz et le peu de Brassens qu'on laisse passer sur les ondes.
L'important, c'est les infos. J'ai un peu l'impression, en les écoutant, de vivre dans un autre monde! Ce Michel Debré , il y tient à son Algérie française! Nous avons entendu que de Gaulle souhaitait l'organisation prochaine d'un référendum sur l'autodétermination. Je ne sais pas comment celà va se passer ici; je vous tiendrai au courant.
J'interromps cette lettre car je dois monter à l'étage au-dessus pour la garde...il fait froid! Je vous raconterai comment nous vivons dans cette tour...
Je vous embrasse

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La rue "principale" de Nouader.
Complément: le poste Reela est rangé dans un placard du grenier et marche toujours...si on y installe les piles adéquates.
Le copain Jean-Pierre que je rencontre de temps en temps siffle encore ...aussi mal.

23/09/2008

intimité

On ne connait souvent son bonheur qu'en écoutant les autres étaler les nombreuses difficultés qu'ils rencontrent dans leur vie quotidienne. C'est le cas de Roro: quand elle entend les confidences de la plupart de ses amies, elle mesure à quel point elle est heureuse. Et elle le reconnaît volontiers.
Elle a certes eu beaucoup de chance, Roro. Quand elle compare avec sa jeune amie Sophie, par exemple.
Hier après-midi, nous profitions de ce magnifique début d'automne à l'ombre des érables, au bord de notre canal: un peu de lecture, un peu de somnolence, un peu de conversation aussi...
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Roro était allée chez sa coiffeuse la veille: elle en était revenue radieuse avec une chevelure un peu plus rousse que d'habitude. Une façon de marquer ce changement de saison. Elle y a lu Gala, Paris Match, Voici...et appris plein de choses intéressantes sur le couple Carla-Nicolas. Elle trouve que Carla fait un peu "nunuche" sur les photos avec son sac à mains pendouillant sur le bas-ventre.
- Surtout quand elle est habillée, lui dis-je en riant bêtement.

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Bref...Il y avait Sophie. Un peu déprimée, Sophie. Pourtant elle devrait être heureuse: son mari est riche. C'est normal: un sénateur ça gagne beaucoup d'argent...Mais Robert a vingt ans de plus qu'elle et il souffre d'un mal au dos chronique.
- Tu sais; ça n'est pas en m'étreignant qu'il a des lumbagos!
- Il te faudrait un enfant, suggéra Roro, pas avare du tout de bons conseils.
- Mais; c'est impossible! Je ne sors jamais!
Je dis à Roro qu'elle devrait lui conseiller de rencontrer Marcel qui vient d'être plaqué par sa femme.
- Il n'est pas mal Marcel. Pour un bossu, il n'est pas mal?
Roro fit la moue. Je m'extirpai du relax et me mis à marcher autour d'elle comme un bossu. Elle rit de même.
- Et puis, ajoutai-je, Robert ne sera pas obligé d'assister aux séances... comme au sénat.
Je me réinstallai péniblement dans le relax. En faisant l'imbécile, j'avais réveillé ma sciatique...

18:35 Publié dans sophie | Lien permanent | Commentaires (6)

22/09/2008

à Garonne...


podcast
Pierre Louki sur podcast gris

medium_marinier_souriant.2.jpg Au temps où Garonne* était plus ou moins navigable ( notre fleuve, désormais assagi, fut en effet très capricieux) , Boé avait un port actif et, bien entendu, des mariniers. Il fallait à ceux-ci beaucoup de courage pour affronter, entre Agen et Bordeaux, un certain nombre de difficultés et diriger leur gabarre chargée de vin, céréales, passagers même...dans les courants et tourbillons sur plus de 120 kms. Comme celui de la photo, ils portaient sur leur front une mâle assurance et en avaient grand besoin. La boétienne, femme du marinier, vivait des moments atroces en période de crue car le danger était grand lors de passages incertains sous les ponts et quelquefois entre les arbres, dans les prés, afin d'éviter le courant trop violent. Si j'avais le temps, je vous en raconterais des histoires sur ces intrépides navigateurs. Mais ça n'est pas la peine car vous ne me croiriez pas.
L'homme de la photo a appartenu à la première Confrérie des Mariniers de Boé. Il avait l'avantage de porter, lors de certaines cérémonies appelées "intronisations", un costume qui lui seyait parfaitement et mettait en valeur ses mollets d'ancien coureur à pieds ( il avait été champion junior du 80m dans le Gers qui, contrairement à ce que certains ignorants pensent, n'est pas un département déshérité où on n'élève que des canards!). Après avoir enfilé en douce un fin caleçon blanc, une chemise blanche avec jabot et manchettes bouffantes, il se culottait avantageusement, enserrait son vaste thorax dans un petit gilet bleu et se drapait d'une cape verte du plus bel effet qui tenait sur ses robustes épaules, tant bien que mal, au moyen d'une cordelette. Les chaussures noires étaient ornées d'une boucle sur le dessus. Il était coiffé d'un admirable chapeau aux origines indéfinies, création originale d'une artiste locale.
On l'avait promu troubadour car il jouait de la clarinette et soulignait avec justesse et à propos les interventions du Grand Maître et autre Chancelier; il avait en celà beaucoup de mérite car cet instrument est, moins que le trompette ou le cor de chasse, adapté à ce genre de cérémonie.
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Voici donc la première confrérie. Le troubatour ( à gauche sur la photo) a abandonné car il n'avait pas la vocation; encore une erreur d'orientation. Mais il est fier, tout en restant modeste quand même comme on dit dans notre Gascogne, d'avoir été marinier pendant quelques années.
* ici, on dit "à garonne "; c'est comme ça.

21/09/2008

les trois orfèvres

Boé si Boé la osa, il y a quelques années, chanter "les trois orfèvres" initialement classée, à juste titre, dans la catégorie des chansons gaillardes chères aux carabins et rugbymans d'une autre époque à laquelle j'appartins. Nous choisîmes la version édulcorée du fameux groupe "les Quatre Barbus" et j'imaginai une interprétation "jazzy" ajoutant ainsi un certain swing au propos...Les paroles de cette version pourraient être apprises dans les écoles élémentaires, publiques ou privées, laïques ou confessionnelles, après approbation évidemment de l'illustre ministre Darcos et de l'évêché* sans avoir à redouter les sanctions musclées de certains parents ou la désapprobation du clergé. Je dois vous avouer toutefois que j'ai un faible pour la version originale que je ne peux diffuser, hélas, mais que vous connaissez sans doute. Enfin, j'espère.
Je peux, éventuellement, à titre privé et ultra-confidentiel, vous adresser, si vous m'en priez, une interprétation des Frères Jacques dont vous pourrez vous esbaudir dans l'intimité de votre boudoir; je ne vous dénoncerai pas...

* dans le cadre d'une laïcité positive autant que confuse.


Je me suis permis de rajouter, avec bonheur je crois, une conclusion qui n'a rien à voir avec cette chanson. Au point où nous en étions!
Autre précision: avez-vous remarqué avec quel entrain ces dames chantent; notamment le deuxième à partir de la droite...

18:10 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (3)

20/09/2008

des nouvelles...

...d'Antoine.
Mes nouveaux visiteurs me demandent " Qui donc est cet Antoine, dont tu nous parles parfois" Mon petit-fils, tiens. Celà fait presque deux ans que je raconte ses exploits. Car il est superman, batman, spiderman, zoro et même Charlot dont il adore les courts métrages...ll vient d'avoir six ans et son père l'a inscrit au club de foot de Boé ( car nous sommes boétiens...ne pas confondre). Il a revêtu sa tenue toute neuve spécialement pour ma photo. Je trouve qu'il a fière allure. Il est un tantinet cabotin...comme son grand-père. D'ailleurs, tout le monde dit qu'il me ressemble ce qui ne me déplait pas. J'aime le conduire à l'école. Les jeunes mamans me félicitent.
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Heureusement que cette garce d'Edvige est (provisoirement?) empêchée d'exercer son activité. Elle aurait été capable de me piquer cette photo pour constituer un dossier sur ce gamin. On ne sait jamais. Quand on connaît les idées du grand-père!

19:05 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (5)

19/09/2008

la mer


podcast

Sur podcast gris, le quartet "Plein jazz" qui se produira bientôt à Boé.
Il s'agit d'un extrait de répétition: le morceau a été coupé car la traversée n'en finissait pas. Vous avez tout de même reconnu la chanson.
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Cette diapo, prise avec le Kodak-Rétinette acheté en Algérie, a un peu rosi. Restaurée et légèrement floutée elle me semble présentable.
La jeune dame est mariée depuis peu. Elle a retaillé sa robe blanche et le résultat n'est pas si mal. Il n'y a pas trop de sous sur le compte en banque. C'est pour ça.
Il fait beau sur le bassin d'Arcachon aujourd'hui: une chance car le voyage, avec la dauphine, a été assez long. 150 kms, tu te rends compte!
La dame a vraisemblablement trouvé un beau coquillage. En ce temps-là, les gens de condition modeste n'allaient pas souvent " à la mer" ( c'est ainsi qu'ils appelaient l'océan). Il fallait partir tôt le matin, rentrer tard le soir. C'était fatiguant! Même avec une dauphine ...Le pique-nique était de rigueur: pas question d'aller au restau!
Bref; c'était le bon temps...
Voilà; c'est tout et c'est beaucoup pour un vendredi soir.

19:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6)

18/09/2008

dans les Aurès (6)

Une nouvelle lettre que j'aurais pu écrire à mes parents...

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Chers parents,
Voici une photo de Nouader prise avec mon kodak; pas mal non? Le village s'étend un peu vers le bas en direction d'un oued profond. Notre poste domine l'ensemble: vous distinguez le bâtiment principal qui sert de dortoir pour les copains et d'armurerie pour les harkis. Nous montons la garde dans la tour qui, au premier étage, a été aménagée en chambre que nous occupons, Jean-Pierre et moi. J'avoue que nous sommes un peu avantagés!
Me voici donc installé ici pour faire la classe aux petits chaouis. J'ai eu beaucoup de chance que mon prédécesseur soit libéré au moment où j'allais sortir de l'infirmerie et reprendre mes activités de crapahuteur. Quand on m'a proposé de grimper dans ce village, je n'ai pas hésité une seconde.
J'ai donc retrouvé un ancien du commando, Jean-Pierre qui avait reçu une balle dans le ventre peu de temps après son arrivée dans les Aurès. A son retour de convalescence, il a été affecté à ce poste et fait fonction de cuisinier. Je le soupçonne de ne jamais avoir touché la queue d'une casserole auparavant, mais il se débrouille très bien. Nous avons, si on nous maintient ici, de longs mois à vivre ensemble! C'est un très chic copain qui a l'intention de se marier pendant son service. Je le taquine en lui disant que c'est pour avoir une perm. Mais non; il est très amoureux.
Je vous parlerai de notre vie dans ce poste un peu isolé du reste de la compagnie dans un autre courrier.
Je vous embrasse affectueusement.
Je joins une autre photo des toits en direction de l'oued cette fois
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17/09/2008

au poil...

La légende de Poulbot qu'on peut compléter à sa convenance ( là, je vous aide!):

me fout pas le feu au c..-
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J'ai acheté, il y a quelques années, un dictionnaire de la Bêtise et je ne le regrette pas car il occupe mes longs moments intimes et les prolonge même parfois plus que de besoin. Ce bouquin est volumineux ce qui n'a rien d'étonnant étant donné le sujet traité. Je lis dans le désordre, c'est mieux. Ce matin, je l'ouvre à la page des "P"; ne me demandez pas pourquoi. Le mot poil retient mon attention.
Un incertain Nicolas Venette* écrivait dans un revue de 1690, la génération de l'homme, ce qui suit ( je résume):
La Nature est admirable dans tous ses effets et ne produit jamais rien sans dessein. Le poil commence à poindre à 12 ou 15 ans lorsque, selon la pensée de Théodoret*, l'âme peut distinguer le vice de la vertu. C'est ainsi que la Nature met un voile sur les parties naturelles de l'un et de l'autre sexe, pour leur marquer que l'honnêteté et la pudeur y doivent établir leur principal domicile.
*Je ne connaissais pas Théodoret: il existe discrètement sur internet en qualité d'évêque de Vème siècle. Celà ne m'étonne pas car les évêques, à cette époque, tout comme les cardinaux ainsi que les chanoines contemporains ont une grande connaissance du poil.
Quant à Nicolas, il fut bel et bien docteur à La Rochelle et a contribué efficacement à l'éducation sexuelle au XVIIème siècle; le petit passage que j'ai recopié en est une preuve évidente.
Je vous apprends aussi qu'il existe quelque part en France un personnage fortuné grand collectionneur de poils pubiens appartenant à des célébrités: il paie pour celà les services de femmes de chambre travaillant dans certains hôtels de luxe ( à Canne notamment). J'ai son nom sur le bout de la langue et vous le livrerai dès que je l'aurai retrouvé...
Fichue mémoire!

la page 123

La page 123
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Désillusion
Assis devant sa niche, un gros chien, tristement,
Regardait dans la nuit disparaître son maître
Qui l'avait attaché ( battu, même, peut-être?)
Et le gros chien pensait, en lissant sa moustache
D'un geste négligent: " on s'attache, on s'attache..."

Le poètes et le rire- Michel Deville- le Cherche midi-1998

Voici mes nouvelles "victimes":
etat d'aïe : http://etatd-ane.blog50.com/
MAMINIE : http://maminie.blog50.com/
http://hommageapimprenelle.blog50.com/
http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/

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16/09/2008

le dernier souffle...

Je vous ai dit que j'étais "monté" à Cuq samedi dernier avec mes trois autres copains musiciens afin de clôturer par un concert une journée des Arts qui fut d'ailleurs une réussite pour un si petit patelin même que j'ai félicité le maire et tous les bénévoles en les remerciant pour l'excellence de leur accueil sous un chapiteau installé en catastrophe pour cause de mauvais temps et où nous avons interprété "le parapluie", " le vent", "la mer", "les feuilles mortes" ...tout notre répertoire de chansons françaises "jazzy" parfaitement inadaptées aux circonstances dans un brouhaha joyeux même qu'on ne s'entendait pas jouer et les mangeurs de confits et magrets de canard frites non plus d'ailleurs...Cette trop longue phrase pour vous faire comprendre qu'on a sacrément galéré putaing, comme on dit chez nous et que la vie d'artiste n'est pas toujours aussi belle qu'on le croit! Quand, vers 23 heures, il ne resta plus qu'une table de 5 à 6 personnes finissant leur dernière bouteille de Buzet, nous décidâmes de ranger nos instruments qui commençaient à prendre l'humidité. Il était temps car nous étions frigorifiés.
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Les habitants de Cuq sont des gens simples et c'est la raison pour laquelle je ne leur en veux pas. J'ai appris que leur doyen, Grégoire, celui qui menait son âne au pré, était mort la veille au soir. C'était un homme très pauvre car il ne recevait que sa retraite de la MSA et , tous les semestres, sa pension de guerre d'un montant de 247,53 euros car il avait, comme moi, pacifié l'Algérie. Il était, lui aussi, dans un commando de chasseurs à pieds dans les Aurés. Comme moi il en était revenu sans une égratignure et voilà qu'il venait de mourir dans son lit ce qui me fit dire au maire:
- C'est quand même idiot de finir comme ça!
Il paraît qu'il avait compris, en voyant au-dessus de lui la tête de sa femme, encore plus triste que d'habitude, que sa fin était toute proche. Il se tourna vers la bougie qui brûlait sur la table de nuit ( ces gens- là économisaient l'électricité) et il dit:
- Ce n'est plus la peine de gaspiller...
Et son dernier souffle éteignit la modeste flamme.
Je suis revenu complètement déprimé de cette soirée

 
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