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31/10/2008

love for sale...


podcast

Nous répétons love for sale ( sur podcast gris). J'ai pris le saxo ténor parce que ça fait plus "macho".
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un dessin de Siné

Je viens de lire qu'on transporte désormais des grues en Roumanie et en Bulgarie. C'est le monde à l'envers!
- Voyons! C'est pour des raisons économiques, me dit Roro!
C'est vrai; je n'avais lu que le titre. Là-bas, ils continuent à construire...

15:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9)

30/10/2008

il pleut...

Donc pas de photo dans le brouillard, ce matin...
Il paraît qu'on ne trouve plus d'enregistrements de Doc Gynéco: ils auraient été saisis par la justice jusqu'à ce que ce chanteur (?) nous rembourse tout ce qu'il nous doit. Il a obtenu un sursis, vous savez. C'est mieux pour ceux qu'il aurait cotoyés en prison. On a ainsi évité de nouveaux suicides...Je suis de mauvaise foi car je ne sais même pas comment et ce qu'il chante. D'ailleurs, comme le disait fort à propos Roberval...je m'en balance ( je sais; je l'ai déjà faite celle-là!). Il paraît qu'il a des copains "hauts placés"? Ah bon; j'ignorais. Et d'autres qualités aussi, sous la ceinture. Je l'ai lu. Pas joli, joli tout ça.
Ouf; ça fait du bien.
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Ce matin, malgré la pluie, je suis allé marcher. Tout seul. J'ai rencontré un type dont je ne connais pas le nom mais avec qui j'ai sympathisé. Nous nous disons bonjour, ça va, quel putain de brouillard...et aujourd'hui, qu'est-ce qu'il tombe!
- Mais, lui dis-je, pourquoi tenez-vous votre parapluie sous le bras? Vous êtes tout tioc* mon brave.
Abritez-vous donc!
- Ce n'est pas la peine; j'ai pris mon parapluie troué.
- Mais pourquoi donc? Vous n'en avez point d'autre?
- Si...mais je ne savais pas qu'il allait pleuvoir.
* tioc en gascogne, ça veut dire mouillé; tout tioc c'est pire.

Une répétition de notre quartet sur postcast gris:

podcast

29/10/2008

indice...

Revenons sur ma note d'hier...et relisons, SVP, ce que Gaston dit à Adeline. Alors? Vous trouvez ça normal?
Vous trouvez normal que Gaston appelle Adeline et pas René! Alors là, chapeau! Je suis déçu, mais déçu...Voyons, s'il appelle Adeline et pas René c'est parce qu'il sait que René n'est pas plus là Et s'il sait que René n'est plus là c'est qu'il sait où il est le René!

C'EST CLAIR NON!!!!!

Demain je ferai une note triste, comme la semaine dernière et j'y mettrai une photo de moi dans le brouillard. J'ajouterai même une chanson de Doc Gynéco.

28/10/2008

perspicacité

medium_adeline.JPGAdeline était une si superbe jeune fille que tous les gars, tous les gars du village auraient voulu l’épouser, surtout Gaston, le plus riche fermier de Pimpous, village gascon bien connu.
Mais voilà, Adeline lui préféra René qui n’était pourtant qu’ouvrier agricole et travaillait tant qu’il pouvait chez les uns , chez les autres et, évidemment, de temps en temps, chez Gaston. Comme elle disait l’Adeline, qui avait du bon sens et un peu d‘instruction: « L’argent ne fait pas le bonheur ». Car de l’argent, René n’en ramenait pas trop à la maison. Mais ceci est une autre histoire; ne nous égarons pas.
Le temps passa...
medium_rené.2.JPGUn matin, de bonne heure, René rejoignit Gaston pour l’aider à récolter les patates. A un moment donné, il se baissa et vlan!... il reçut un grand coup de pioche derrière le crâne. Il mourut sur le coup et sur le champ. Gaston le tira par les jambes et hop...il le bascula dans un puits profond qui se trouvait à proximité. Vite fait, bien fait...
Le meurtrier partit dare dare chez Adeline. Tout était fermé car la belle dormait encore: la nuit avait été agitée ...Bref.
medium_gaston_2.2.JPGArrivé sous la fenêtre de la chambre, Gaston appela:
- Adeline, Adeline; réveille-toi! Comment se fait-il que ton homme ne soit pas encore venu me rejoindre? Je l’attends depuis plus d’une heure.
Vous devinez la suite: on chercha où pouvait être passé René, on se posa plein de questions et finalement l’enquête fut confiée à un commissaire d’Auch, capitale de l’armagnac, qui avait vu tous les films de Gabin dans le rôle de Maigret, c’est vous dire qu'il était fin limier.
medium_commissaire.JPGIl interrogea les uns, les autres et bien entendu Adeline qu’on soupçonnait quand même un peu. Il lui demanda de tout raconter, en détail, à quelle heure René l’avait quittée, ce qu’il lui avait dit, la visite de Gaston, ce qu’il lui avait dit aussi...Adeline raconta tout, sans oublier un seul détail.
Le commissaire se gratta le menton assez longtemps ( ça l’aidait à réfléchir, chacun son truc) puis il se frappa le front avec l’index de la main droite en disant «  mais c’est ...mais.... c’est bien sûr...! »
Il sauta dans sa 4 CV ( on n’avait pas encore inventé la Dauphine), fila chez Gaston, lui passa les menottes en lui disant " au nom de la loi, je vous arrête" comme dans un autre film dont j'ai oublié le titre, la vedette, le scénario...et le mit en prison.
Très fort ce commissaire, non?
Mais ...comment a-t-il découvert le coupable? Telle est la question que je vous pose.
J’attends votre réponse mercredi soir, au plus tôt. Ou quand vous voudrez, mais pas avant...

27/10/2008

dans les Aurès (10)

En janvier 1961, le texte suivant était soumis au vote des électeurs français et algériens...donc français à ce moment-là:
« Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et concernant l'autodétermination des populations algériennes et l'organisation des pouvoirs publics en Algérie avant l'autodétermination ? »
Le taux de réponses favorables fut, à peu près et globalement, de 70%.
Voici ce que le chasseur Bartheloche aurait pu écrire à ce moment-là.
medium_ratissage....jpg
Chers parents,
Nous nous sommes levés très tôt cette nuit. On nous a embarqués sur les camions et direction...inconnue comme d'habitude! Nous avons grimpé, viré, grimpé, viré...Nous avions très froid! Puis, on nous a commandé de débarquer et nous avons poursuivi à pieds jusqu'à l'entrée d'un village. Un groupe de chasseurs y est entré. Il est revenu accompagnant les habitants qu'ils avaient "prié" de quitter leur maison. Tout le monde a rejoint les camions dans lesquels nous nous sommes un peu tassés et nous sommes revenus à Nouader. Le général sera content car le pourcentage de suffrages exprimés est, à coup sûr, important dans les Aurès. Nous avons fait ce qu'il fallait pour qu'il en soit ainsi. J'ai entendu, ce soir, à la radio que la population des villes avait boudé les urnes sur recommandations du FLN. Si le "oui" l'emporte, pendant combien de temps encore serons-nous dans ces fichues montagnes?medium_SCORPIO_MAURUS_.jpg
L'autre jour, nous sommes allés en opération dans un coin infesté de scorpions. On nous avait bien avertis de faire très attention en soulevant les pierres pour "construire" nos emplacements de combat. Un gars a tout de même été piqué et évacué dare dare par hélicoptère. Ici, autour de Nouader, il n'y en a pas semble-t-il...ou peu.
.
A propos d'hélicoptère, j'ai eu mon baptème de l'air lors de la dernière opération. Les "bananes" (nous les appelons ainsi à cause de leur forme ) sont venues nous chercher à la compagnie. A l'intérieur, quel boucan! Et ça bouge dans tous les sens, ça vibre...ça fiche les jetons!medium_img4.jpg Quelque part dans le djebel, on nous a demandé ( commandé!) de descendre: nous étions à, peut-être, un bon mètre cinquante au-dessus de la caillasse. Il a fallu sauter avec nos sacs, nos armes ( un FM, c'est vachement lourd!) et courir nous mettre à l'abri de tirs éventuels que, fort heureusement nous n'avons pas subis.
Voilà pour ce soir. Ici, c'est l'hiver et c'est la guerre. J'attends avec impatience une éventuelle permission. Aux cerises, peut-être...?
Je vous embrasse affectueusement.


On peut consulter mes autres notes regroupées dans la catégorie Algérie. Je rappelle que je ne raconte que ce que j'ai vécu et vu pendant mes 24 mois dans les Aurès, au sein du 10ème bataillon de chasseurs à pieds. Il n'y a aucune chronologie: j'écris selon l'humeur du moment. Mes photos m'aident à rassembler les bribes de mes souvenirs...car j'ai un peu oublié.

26/10/2008

à la bonne heure...

...est, depuis cette nuit, sans aucune intervention de ma part, à la bonne heure donc est la pendule de ma voiture. Je n'ai jamais cherché à la modifier; le saurais-je d'ailleurs? Il va encore falloir que je m'habitue.
Car c'est utile pour les transports scolaires journaliers. A part ça...
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les montres de l'artiste Arman

Je trouve que ces changements arrivent de plus en plus vite; comme disent les musiciens: le tempo s'accélère! Heure d'été...................... heure d'hiver............heure d'été.......heure d'hiver.....heure d'été..heure d'hiv. J'ai sans doute été un peu trop rapide; en tout cas, je l'espère! Mais je n'allais tout de même pas remplir ma page avec cette prose.
La montre offerte par mes parents pour mon BEPC dâte donc de...1953. Elle a fait l'Ecole Normale, le service militaire, un peu la classe...Puis elle est allée se réfugier dans un tiroir. Elle fonctionne encore fort bien, si je la remonte bien sûr, et n'a jamais été remplacée. On peut vivre sans montre...longtemps. La preuve. De toute façon, l'heure est partout désormais; regardez autour de vous, devant vous...
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Ma montre; je viens de la remonter afin de savoir si j'avais menti: elle marche encore!
Voilà qui me réjouit et me donne du courage pour affronter la semaine qui s'annonce plutôt fraîche. Mais, on s'en fout: l'essentiel, c'est d'avoir des sous.
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Faudrait aussi mettre les pendules de monsieur Arman à l'heure
J'ai pris cette photo il y a deux ans et ça ne s'est pas arrangé paraît-il. Ces parisiens sont très négligents.

16:50 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

25/10/2008

easy money!


podcast

Comme pourrait le dire Philippe Meyer: ce soir je vous le jouerai.
Voilà encore un extrait de répétition récente de notre Quartet. Le titre du morceau est bien easy money
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un dessin de Dubout

20:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7)

au kilomètre 103...

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Je m'asseois souvent sur cette borne, au kilomètre 103, pour me reposer un peu. Pour réfléchir aussi comme vous le voyez.
Notre maison est derrière moi. La semaine qui s'achève a été compliquée. Ces histoires d'argent me troublent et me font écrire des notes pas très claires. J'ai bien senti que le jugement porté sur moi, sur mes écrits, n'est guère favorable.
Je voulais, pour tenter de me racheter un peu, mettre un peu de musique...ça ne marche pas!
Ce matin, j'ai pris quelques photos. Pas terribles tes photos, m'a dit Roro qui ne fait rien pour me remonter le moral.
Bon, j'y vais car elle m'attend...
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Ces couleurs d'automne sont magnifiques...non?
Ma triste photo d'hier a été embellie cette nuit pas une amie. Elle l'a même encadrée. Mon moral est désormais au beau fixe.

23/10/2008

examen de conscience

Ce problème d'éthique soulevé hier à propos du porte-monnaie de madame Machin m'a gâché la soirée. La lecture de quelques commentaires plus ou moins désapprobateurs, le silence de certains amis, la tête renfrognée de Roro...tout celà a contribué à me demander si j'avais bien fait d'écrire cette note. Un excès de franchise et voilà...
Ma nuit fut agitée. Ne trouvant pas le sommeil, je me levai, m'installai dans un fauteuil. J'y serais resté jusqu'au matin si Roro, ne sentant plus mon parfum Live Jazz d'Yves Saint Laurent ( c'est mon préféré), vint me trouver et me dit:
- Que t'arrive-t-il mon ami? Pourquoi ne te couches-tu pas?
- Je passe un examen de conscience, lui répondis-je.
Elle eut l'air drôlement surprise car elle me connaît bien ( tu parles, depuis le temps!) et m'entendre parler d'examen de conscience, voilà qui était nouveau et inattendu.
- Et...alors? fit-elle, inquiète.
- Et bien, je crois que je vais être recu.
Comme j'en avais marre de me geler dans mon fauteuil, je décidai de rejoindre le lit conjugal et, finalement,
m'endormis.
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Ce matin, je croisai madame Machin toujours au bord du canal.
- Voici le porte-monnaie que vous avez perdu hier, lui dis-je.
- Je suis heureux de rencontrer un honnête homme, monsieur. Merci.
C'est vrai que l'honnêteté c'est comme la solidarité; ça peut encore arriver.
Il faudra que je pense à tenir Antoine au courant de ma bonne action.
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19:50 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (6)

22/10/2008

un problème d'éthique...

Aujourd'hui mercredi, Antoine n'a pas cours. Comme on n'aborde pas encore au CP les problèmes philosophiques, j'ai décidé de pallier cette défaillance des programmes scolaires.
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Aussi, après le cours de saxophone ( nous en sommes au stade de l'observation de l'instrument), je lui racontai la petite histoire qui suit.
Ce matin, au cours de ma promenade, je vis ce porte-monnaie abandonné sur la piste ( je le lui montrai). Je le ramassai prestement et le mis dans ma poche. Je crois bien qu'il "appartenait" à madame Machin qui m'avait doublé en me saluant aimablement comme d'habitude et se trouvait désormais assez loin devant car elle marche très vite, madame Machin . En arrivant, j'ouvris le porte-monnaie: il contenait une quarantaine d'euros ( ouha!...dit Antoine).
Le problème d'éthique que je me pose présentement, Antoine, est le suivant: dois-je garder tout l'argent ou le partager avec Roro, ta mamie?
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La semaine dernière nous avions encore du soleil: un coin de notre halte nautique.

partageons

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Mon arrière grand-père Ferdinand fut, il y a longtemps bien sûr, maire d'un village de la profonde Gascogne, village que j'appellerai Pimpous par souci de discrétion vis à vis des descendants des habitants de cette époque...
Une année, l'été fut très long et tellement torride que toutes les récoltes crevèrent, les paturages séchèrent, les vaches affamées ne fournissaient plus de lait...un vrai désastre! Et, on n'avait jamais connu celà dans cette région habituellement si prospère, la famine fit son apparition et la population courait à une mort certaine si une solution n'était pas trouvée dare dare.
Quand je dis la population, je veux parler des petites gens qui n'avaient pas assez de sous pour acheter de quoi survivre. Dans ce coin reculé, point de banquier à qui emprunter pour subsister jusqu'à des jours meilleurs. Ce n'était pas comme aujourd'hui où on trouve tout l'argent qu'on veut.
Mais il y avait tout de même dans le village, des gens riches: des gros propriétaires qui avaient des réserves abondantes dans leur grenier, leur cave, leur hangar et aussi d'autres personnes dont je tairai les professions pour ne pas avoir d'ennuis...Ces nantis représentaient, à bisto de nas, la moitié de la population.
Ferdinand réunit son conseil lequel était composé, un hasard, à nombre égal de représentants de pauvres et de riches.
Il fit un beau discours, appelant à la solidarité de toute la population, à un juste partage...
Il rentra chez lui, épuisé.
Sa femme Léontine qui était au courant de sa démarche lui demanda:
- Alors...tu les a convaincus?
- Oui, dit-il, à moitié.
- Comment celà, à moitié??
- Oui...les pauvres sont d'accord.
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Cette histoire est très ancienne. Aujourd'hui, nous sommes, heureusement, beaucoup plus solidaires.
Un oubli: la photo est de Kevin Kling

20/10/2008

solidarité, amitié...

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Un titre dans le Sud Ouest de ce matin:
SOLIDARITE. Lors de la 21ème journée mondiale du refus de la misère, la Fédération du Secours populaire a dressé un triste constat: l'explosion du nombre de bénéficiaires.
Je vous épargne (?) les chiffres relevés dans l'article. Des "nécessiteux", il y en a de plus en plus. Et l'hiver approche.
Une opération pauvreté- précarité est lancée. L'accent sera mis sur l'accès aux soins, sur la nutrition, l'hygiène-santé, la culture, les vacances...vaste programme. On recherche des bénévoles.
Justement: ce dimanche, j'ai rencontré l'ami Santa , secrétaire général du Secours populaire. Il participait à la fête de la lecture de Boé où il vendait des bouquins. Nous ne nous étions pas vus depuis plus d'un an. Habituellement nous marchons ensemble à l'occasion des manifs...*
Quand il m'a vu, il m'a dit:
- 54 ans! Tu te rends compte!
Sur le coup, je n'ai pas compris. Il ajouta:
- 54 ans d'amitié...depuis notre entrée à l'Ecole Normale!
Oui; nous sommes de la promo 54/58 de l'EN d'Auch. Ouf! Il y a 50 ans, je prenais mon premier poste d'instit rural quelque part en Gascogne.
Santa est un modeste. S'il avait sa photo dans le journal ce matin, c'était pour la "bonne cause".
Je lève mon verre, Santa: à notre longue amitié et à ton dévouement.
* J'aurais pu mettre d'autres points de suspension car nous avons beaucoup, beaucoup marché!
...............................................................................................................................................................
Il a fait beau aujourd'hui. Tant mieux car celà m'a permis d'aérer après le passage, samedi, sur mon blog, d'un individu particulièrement nauséabond.

20:10 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

19/10/2008

les feuilles mortes


Les feuilles mortes...cette chanson est devenue un "standard". Ses harmonies inspirent l'improvisation et le jazzman l'inscrit volontiers à son répertoire. Un reproche cependant: on oublie systématiquement l'introduction et on "entre" carrément dans le thème principal. Pas moi; par respect d'abord pour Joseph Cosma mais aussi parce que je trouve cette introduction intéressante à exposer.

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Voici une photo assez ancienne. La petite tache noire, à droite, sur le chemin de halage aujourd'hui remplacé par une piste goudronnée, s'appelle fa dièse, notre dernier chien. Il m'accompagnait tous les matins...
Voilà; pour un dimanche, je trouve que c'est suffisant.

18/10/2008

aujourd'hui, samedi...

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J'ai cauchemardé cette dernière nuit: je n'aurais pas dû écouter le débat de France Inter, vendredi soir, sur les sujets d'actualité.
Quel cauchemar! J'étais allé voir le match de foot et me trouvais assis à côté d'un certain Balkany. Il fumait un énorme cigare qui puait, mais qui puait! Il m'a dit plein de choses que je n'ose pas vous répéter tellement c'était...Bref.
Puis il a chanté la Marseillaise; que dis-je: il a braillé la Marseillaise. Et il chantait faux, mais faux!
Des spectateurs, autour de nous, se sont levés, ulcérés et ils ont sifflé, sifflé...Moi-même...
Heureusement, je me suis réveillé très vite, je me suis levé et, machinalement, j'ai tiré la chasse et me suis recouché.


Bon; dormez bien, si vous pouvez. Moi je vais souffler dans ma clarinette et mon saxo.

17/10/2008

dans les Aurès (9)

Voici une nouvelle lettre que le bidasse Bartheloche, devenu caporal, aurait pu écrire à ses parents...

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Chers parents,
Les jours se suivent...
Je viens de terminer ma lessive. Voilà qui doit faire sourire maman!
L'eau est montée jusqu'à notre poste par un camion-citerne et stockée dans une cuve. Nous faisons tremper notre linge dans un bidon avec de la lessive. Nous frottons ensuite avec une brosse sur une planche. Nous rinçons, essorons...et voilà, ça n'est pas très compliqué!
Pas besoin de repassage sauf pour le pantalon du treillis: une fois sec, nous le plaçons sous le matelas et obtenons ainsi un pli parfait. Surtout si nous prenons la précaution de ne pas rincer à fond...
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Les femmes chaouis font leur lessive dans l'oued. Nous les voyons souvent descendre et remonter avec leur balluchon. Il parait que certains officiers usent de leurs bons et gracieux services.
Nous avons réussi à installer un bidon sur la terrasse de notre cuisine. Cet été, l'eau sera réchauffée par le soleil qui tape fort ici et nous pourrons prendre des douches. Voilà un confort nouveau!
Jean-Pierre fait de l'élevage de lapins ce qui améliore parfois notre menu. Un harki, habitant du village, vient de temps en temps nous préparer un couscous. C'est un plat excellent que vous ne connaissez pas. Le seul défaut: c'est très, très épicé! Ici, ils mangent l'harissa en tartine sans sourciller!
Sinon, nous sommes approvisionnés régulièrement par une jeep.
medium_lavage.jpg




























Je viens de coudre sur ma veste mes galons de ...caporal! Si tout va bien, je terminerai caporal-chef. Et j'aurai droit sans doute à une médaille. Vous savez ce que je pense de ces "distinctions ". Je préfèrerais être libéré quelques mois plus tôt. Mais les infos que j'entends dans mon transistor ne me rendent pas très optimiste.
Je vais monter prendre mes deux heures de garde dans un instant.
Je vous embrasse affectueusement.

 
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