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17/08/2013

je serai là...

Déjà écrite, autrefois, en deux épisodes, cette histoire tragique revue et corrigée, se déroule pendant la guerre de 1914/18. Codoni et Favart, que je ne connais pas mais en qui j’ai toute confiance, en ont fait une chanson fort réaliste, rarement interprétée sauf par les Quatre Barbus et, plus tard, par le groupe Boé si Boé la à l’occasion d'un de ses concerts qui connut un succès considérable.

je serai là 4.jpgJean-Pierre est soldat, quelque part...peu importe. Il reçoit une lettre de Mina, sa fiancée, qui lui annonce son prochain mariage avec un autre. Il n’en revient pas! Furieux, il lui répond aussi sec:

- Mina, que viens donc je d’apprendre... tu te maries!!! Putaing! Pourtant tu juras de m’attendre ( on ne sait pas depuis combien de temps il est parti); tu me trahis! Aussi, rappelle-toi Mina, le jour où l’on vous mariera, JE SERAI LA!

JP.... (signature)

PS: et je te le répète Mina, JE SERAI LA!

Mina, à la lecture de cette lettre, est épouvantée, mettez-vous à sa place. Elle fait part de la menace à ses parents. Le père, un homme très calme et docile ( c’est le qualificatif utilisé dans le texte de la chanson), rassure sa fille:

- Allez, va, ne t’inquiète pas couillonnette, je veillerai. Et même, je ferai venir le commissaire du coin ( il est en bon termes avec la police).

Le temps passe, plus ou moins long, comme un jour sans pain...

Le jour du mariage arrive. Mina entre dans l’église au bras de son père. Elle n’en mène pas large et elle tremble comme la feuille d’érable agitée par le vent d’autan! Et elle a raison car, au même moment, dans cette même église, on célèbre un enterrement! Celà parait invraisemblable et pourtant, c’est ainsi. Le commissaire, invité par précaution, va aux nouvelles. Il revient et, froidement, à Mina dit:

- Il s’est tué hier l’imbécile; le mort, c’est LUI!

Imaginez la surprise, la terreur, l’épouvante... de Mina:

- Je vous l’avais bien dit, je vous l’avais bien dit, je vous... crie-t-elle.

Et elle devient folle de désespoir, de regrets aussi, de remords, de tout ce que vous voulez... On l’emmène je ne sais où car l’histoire ne le dit pas et on n’en entend plus parler...

commissaire Magret.jpg

 

Tel est, en gros, le texte de la fameuse chanson dont nous avons fait un sketch lequel fut le clou de notre spectacle. J’avais invité mon ami, le commissaire Magret (que j’appelle Mag Do dans l’intimité car son prénom est Dominique, je crois l'avoir déjà écrit), et lui avais réservé une place d'honneur ( notoriété oblige) au premier rang, à côté de Monsieur le Maire...

J'avais remarqué, dès le début de la chanson, l'absence de mon ami. Comme je suis au courant de ses petits soucis prostatiques, je ne m'inquiétai pas, regrettant toutefois qu'il n'assistât pas  à ce grand moment de notre spectacle.066_66bis.jpg

Je dus, et ce fut pour moi une difficulté majeure, me déguiser, dans l'obscurité des coulisses, en fantôme, le plus important étant de bien positionner la cagoule confectionnée par Roro de telle sorte que les trous fussent bien en face des yeux et réciproquement. Cette opération délicate devait s'effectuer avec diligence pendant que les choristes interprétaient un début de marche nuptiale aux accents déjà funèbres, histoire de plomber plus encore l'ambiance, comme on dit. Dans la salle, pleine à craquer, on aurait entendu une mouche voler si la saison avait été plus avancée. Comme le montre la vidéo ( à voir à la fin de ce récit... si vous y arrivez), tout se déroula normalement: la "jeune mariée" démontra une fois de plus ses grands talents de tragédienne. Michou et le grand Jack me portèrent sans difficultés dans les coulisses. Toute la troupe suivit en chantant le "de profondis scorpionibus " de circonstance.

Quand j'ôtai ma cagoule ( j'en avais un peu marre, je l'avoue) je constatai à mes côtés la présence de Magret.

- Que fais-tu là putaing! Pourquoi n'es-tu pas à ta place?

Il me rappela, en douce, l'affaire du "sentimental bourreau". Comme je lui avais raconté le déroulement de notre sketch, il imagina que quelqu'un de notre troupe, mal intentionné à mon égard ( je suis le "chef", alors...), excédé par mon autoritarisme, pouvait essayer de me trucider en versant un produit toxique sur ma cagoule. Et il s'était posté en surveillance dans les coulisses.

- Tu vois qu'il ne s'est rien passé, lui dis-je.

- Oui... mais j'étais là!

(Jack a quitté la troupe après notre dernier spectacle ... Hum!)

La vidéo:

 

 

 

 

 

Commentaires

magnifique! Bravo! J'étais là à vous entendre, à vous écouter avec beaucoup d'admiration. Vous êtes merveilleux. Bravo! Bravo!

Écrit par : Pierrette | 17/08/2013

N'en connais-tu pas d'autres histoires de Magret ?
Il faudrait peut-être reprendre quelques histoires policières...
Bises.

Écrit par : pimprenelle | 19/08/2013

L'histoire du mec qui dit " Je serais là", je savais que les mecs étaient tordus, mais à ce point! ( je rigole) En effet tu es bien là! Bonne soirée. Monique Ruiz

Écrit par : monique ruiz | 19/08/2013

Merci pour ces quelques minutes d'un spectacle digne des farces de Rabelais. Tu m'as bien amusé et j'en suis tout content.

Christian

Écrit par : Christian | 21/08/2013

On ne se méfie jamais assez ! Tu l'as échappé belle, lol.

Bonne fin de journée, amicalement,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 21/08/2013

Les commentaires sont fermés.

 
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