30.06.2009
le téléphone sonne...
Hier soir, les vacances, tel était le thème de l’émission du téléphone sonne, animée par Alain Bédouet. Normal. Car il est grand temps d’y penser sérieusement et de compter ses sous: j’y vais, j’y vais pas, je vais où, pour combien de temps... Autant de questions, entre autres, qui ont fait l’objet du débat sur fond de crise économique.

Le français aimerait bien s’évader de son HLM, de son modeste pavillon... Mais il n’a pas (ou plus) les moyens.
Je passe sur les détails qui font habituellement l’objet de bla bla bla longs et fastidieux pour arriver à l’idée essentielle qui s’est imposée aux intervenants: profitons de cette période pour rendre visite à la famille et, de préférence, aux amis. Car, la famille, on le sait, ça n’est pas toujours marrant; ou on la voit trop souvent, ou on est plus ou moins fâché.
Les amis qu’on n’a pas vus depuis longtemps, voilà l’opportunité à saisir.
Attention: avant de solliciter leur invitation, choisissez bien le lieu où vous aimeriez séjourner. N’oubliez pas que, les vacances, c’est de la détente. Evitez les amis qui habitent dans les banlieues, à proximité d’une usine, d’une voie ferrée, sous le clocher de l’église à cause de la cloche qui vous réveille à 7 heures du mat’, la ferme où on élève des cochons... Bref.
Vous devez, pour ne pas être déçu (e), préciser les conditions de votre séjour. A titre d’exemple, voici ce que Roro et moi souhaitons, dans toute la mesure du possible:
- une literie convenable: un 180 de largeur, un sommier et matelas pas trop mous, pas trop durs non plus...
- un petit déjeuner copieux avec confitures de fraises ou de figues ( éviter les prunes car c’est trop commun pour nous); un buffet avec des fruits variés ( ananas, mangues, goyaves, litchis... ) fraîchement cueillis; quelques pâtisseries ...
- des repas à heures fixes: rien n’est plus désagréable que de manger à n’importe quel moment de la journée. Nous souhaitons aussi être associés au choix des aliments que nous consommerons car nous sommes soucieux de notre santé et nous n’aimons pas tout ( l’idéal est de fournir préalablement une liste aussi complète que possible).
Parlons piscine: elle n’est pas indispensable. Nous même n’en avons pas. Mais, un bain, un jour de canicule, pourquoi pas. Une condition: Roro aime que la température de l’eau ne soit pas inférieure à 30 degrés.
Si des amis lisent cette note, il est encore temps pour eux de nous contacter. Ah! Excusez-moi; le téléphone sonne...
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29.06.2009
dilemme
L’année dernière, je me trouvais à Parikia, capitale de l’île de Paros, missionné par l‘association Boé si Boé la afin d‘étudier la possibilité de monter un spectacle sur le thème de "la chanson grecque d‘Homère à nos jours". Le projet n’a pas abouti pour le moment car je n’ai pas trouvé dans notre contrée de musiciens pratiquant le bouzouki, le daouli... et autres instruments traditionnels. Si vous connaissez...
J’y fis la connaissance d’Aènas, pêcheur bien connu des autochtones.
Alors qu’un soir nous dégustions notre petit verre d’Ouzo bien frais à la terrasse d’un bistrot du port, il me raconta, confidentiellement, comment il avait séduit la belle Hélène qu’il aimait depuis le collège et qu’il rencontrait souvent à l’église orthodoxe où elle allait se recueillir car elle était très pieuse.
A la sortie de la grande cérémonie de Pâques, il l’accosta galamment et l’invita à l‘accompagner, le lendemain, pour une partie de pêche sur son bateau bleu et blanc. La jeune fille hésita car elle était très vertueuse et un peu méfiante puis accepta, à condition que son amie, Electra, l’accompagnât . Electra était, me dit-il, particulièrement laide mais, comment refuser...
Ils naviguèrent donc tous les trois en devisant gentiment. Ils avaient abordé divers sujets fort intéressants tels la pénurie de poissons due à la pollution, la mauvaise qualité de l’huile d’olive cette année-là, la raréfaction du touriste français ( la France était devenu un pays très pauvre, à la limite de sous-développement, leur avait-on dit)...quand le vent se leva. Il était temps de regagner le port avant l’orage qui s’annonçait menaçant à l’horizon.
Hélène, ingénument, demanda à Aènas:
- Si nous chavirions... laquelle de nous deux sauverais-tu en premier?
Notre pêcheur était fort gêné; mettez-vous à sa place. Il bafouilla qu’il les sauverait toutes les deux, c’est certain.
- Oui; mais, en premier? insista Hélène.
Aènas regarda alors Electra:
- Tu sais nager un peu, non?
UMP ( Un Mot de Plus): une correspondante, inquiète, m'a téléphoné afin de savoir si le bateau avait ou non chaviré. Elle me reproche de ne jamais terminer mes histoires. C'est volontaire, madame. Je laisse à chacun tout loisir de conclure à sa façon...
Pourquoi UMP et pas PS? Tout simplement pour garder à cette note une unité de couleur... Et comme il fait très chaud, que je n'ai pas envie d'écrire encore et encore, je me contente d'ajouter ce soir une autre photo de notre voyage chez les grecs insulaires. Encore du bleu!
19:57 Publié dans à bâtons rompus | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
28.06.2009
Pierre Louki
Pierre Louki était un compositeur de grand talent, ami de Georges Brassens. Il écrivait des textes pleins d'humour, de délicatesse, de poésie aussi. Quand il est mort, celà fait 4/5 ans, personne ne l'a su ou presque... C'était un discret. Il est parti comme il a vécu.
Le titre de sa chanson que nous avons interprétée récemment est "chaud et froid": je n'ai pas tout chanté.
09:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.06.2009
radio- crochet
Samedi et dimanche, j'irai à la fête de Caudecoste. Ce n'est pas très loin de Layrac où nous habitons: dix kilomètres à vélo, même sans dérailleur, ça ne me fait pas peur. La côte de Fongrave est un peu raide, mais ensuite, c'est du gâteau; que du plat ou presque. De toute façon, j'ai la forme et des mollets comme Louison Bobet! J'exagère bien sûr. Je viens d'être reçu au concours d'entrée à l'Ecole Normale: imagine un peu la joie de maman Aline et de Gabriel! Même si je rentre tard, je ne me ferai pas engueuler. Engueule-t-on un instituteur en puissance, voyons!
A Caudecoste, je retrouverai les beaux-frères de Roger, mon frère aîné. Ils sont un peu plus âgés que moi mais ils acceptent volontiers ma présence: avec eux et leurs copains, je ne m'ennuie pas. J'apprends beaucoup. Je commence à danser mais je suis un peu timide pour inviter des filles. Je préfère écouter l'orchestre.
Je vais être obligé de participer au radio-crochet: on sait que j'ai une belle voix de ténor (encore léger!) et je connais le répertoire de Mariano, de Guétary... Peut-être gagnerai-je, comme l'année dernière, une bouteille de mousseux que nous boirons tous ensemble. Celà me donnera des jambes pour le retour de nuit et de la voix aussi car je chanterai, c'est certain, pendant tout le trajet.

18:49 Publié dans autrefois | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.06.2009
en avoir ou pas...

Deux ans d'Algérie, dans les Aurès, et pas une médaille! Je reconnais que je suis revenu entier. J'ai peut-être perdu une partie de ma jeunesse mais ça ne compte pas. Parfois, je m'interroge:
- Et si tu y avais laissé une jambe, un bras ou les deux comme ce monsieur, serais-tu honoré, oui, honoré, de recevoir de la part d'un général ou, pourquoi pas, d'un ministre, la croix de guerre? Ne serais-tu pas fier de l'arborer en toutes circonstances?
La question ne s'est pas posée; tant mieux.
Je n'ai pas les palmes académiques... mais je pourrais les avoir! Car, comme l'avait décidé la dame chef de service de l'inspection académique ainsi que mon inspecteur départemental, j'étais méritant. Mais, cette fois, je me suis posé la question: étais-je plus méritant que d'autres? Et, n'était-il pas présomptueux de décider que, tout compte fait, je n'avais aucune raison d'être de leur avis. Je les ai déçus c'est certain. Je ne le regrette même pas. Quelle ingratitude.
La légion d'honneur ne me fut jamais proposée. Un oubli?
Changeons de sujet. Cette semaine, un message de Nouader: Mansour a vu mes photos de son village, photos des années 1960/61. Il est né en 1977 et a reconnu un certain nombre des enfants que j'ai eu en classe. Il ne m'a pas dit, pas encore, s'il était le fils de l'un d'eux. Il s'exprime difficilement en français mais je comprends l'essentiel. Il m'a envoyé ses photos: du nouveau village ( que de changements depuis... 50 ans!) et de lui avec ses deux fils. De l'émotion, croyez-moi, chez Bartheloche ( c'est ainsi que m'appelaient mes copains)!

Je reconnais l'emplacement, évidemment. Des immeubles ont été construits. Je vais lui demander des photos de rues. Et cette tour, était-ce celle de notre poste?

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19:21 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
24.06.2009
on n'est pas là pour se faire engueuler
Beaucoup ont écrit sur Boris Vian. Nous l'avons interprété récemment...
Enthousiasmée, la salle chante...( l'entendez-vous?)
Non; on n'est pas là pour se faire engueuler. Certes; mais, à soixante-dix balais on s'en fiche un peu!
Tiens. Roro revient de "faire les soldes". Je n'ai pas voulu l'accompagner. Avec cette canicule, est-ce sérieux, je vous le demande! Elle est plus jeune que moi, certes, mais, pas de beaucoup quand même. Elle me trouve installé confortablement à l'ombre des érables du bord du canal.
- Que fais-tu là?
Elle voit bien que je tiens un bouquin mais elle peut, en effet, supposer que je ne lis pas! Je bougonne, en essayant de localiser le merle qui vocalise sur le plus haute branche du peuplier de notre voisine:
- Tu vois, je fais en sorte de ne pas mourir ( c'est ce que j'ai cru devoir déclarer à ce moment là).
- Bonne nouvelle... Et ça marche, tu crois?
- Pour l'instant, oui.
PS: "N'ayez ni la foi, ni d'espoir, mais une connaissance juste des probabilités"
L. Scutenaire
Cette citation m'est offert par mon ami Serge.
19:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23.06.2009
des nouvelles de Sophie
Sophie, je vous l’ai déjà présentée, est une connaissance de Roro. Elles se sont rencontrées au salon de coiffure de Boé, il y a quelques années. Sophie était mariée avec René, le sénateur, que j’ai fait mourir dans une histoire de « poisse » le 12 mai* parce qu’un autre René, un ami qui me lit régulièrement et me laisse des commentaires fort pertinents, ne supportait plus qu’on lui demandât des nouvelles de Sophie, pour se moquer bien sûr, car on savait très bien que ce n’était pas lui, le mari, lequel était un individu peu recommandable alors que René, mon ami donc, est un type bien. Si vous n’avez pas lu mes histoires, ce que j’écris doit vous paraître un peu compliqué mais, franchement, j’essaie d’être aussi clair que possible.
Donc, résumons: le mari de Sophie est mort et enterré. L’idée m’est venue de la remarier mais je ne sais pas encore avec qui…
En attendant, Roro, qui a un coeur gros comme ça, essaie de la consoler. Elle lui a même proposé de nous accompagner dans nos promenades matinales au bord du canal. Au début, cela ne me plaisait qu’à moitié, puis je me suis habitué. Je reste, discrètement, le plus souvent derrière elles, les laissant ainsi à leurs conversations sur des sujets que je ne maîtrise pas. En outre, comme Sophie est bien balancée (comme disait Roberval)… Bref.
La semaine dernière, nous avons croisé Yvonne, une vieille instit qui a fait la classe à René, même, paraît-il qu’il « avait du mal avec les fractions ». Yvonne est un peu sourde et sa mémoire défaillante.
- Comment va René, demanda-t-elle à Sophie ?
- Il est mort, sanglota Sophie.
- … et de quoi ?
- D‘un gros rhume.
- Ah bon ; alors ce n’est pas grave.
Hier, nouvelle rencontre avec Yvonne.
- Comment va René ?
- Toujours mort... geignit Sophie qui s’affala dans mes bras robustes et y pleurnicha un petit moment ( un grand moment, me dit Roro, quand nous fûmes seuls), cependant que je la caressai amicalement pour la calmer..
- Bon... on y va , s'impatienta Roro?
Hier soir, Roro me dit:
- Je trouve que, parfois, tu dépasses les bornes...
( Roro m'a demandé de modifier la fin de ma note écrite hier soir. J'ai donc imaginé, cette nuit, une autre chute. Je ne suis pas plus fier de celle-ci que de la précédente...)
* voir ma rubrique Frivolités
19:28 Publié dans sophie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
22.06.2009
à chacun ses moyens...
Le journal "Sud ouest" de ce dimanche consacre (!) toute sa page 11 au concert de Johnny à Bordeaux samedi. Attendre la page 11 pour relater cet évènement, voilà un manque de respect inconcevable pour cet artiste. La photo de la scène est cependant saisissante. Géante la scène! Le journaliste nous révèle que Johnny a mis de la matière grise partout. Je me demande où il l'a trouvée la matière grise. En voici quelques échantillons, si on peut dire: un demi cercle de feu au-dessus des musiciens ( moi, j'aurais eu la trouille!) , des écrans géants, des rampes de couleur, des statues de femmes en bustier cuirassé et tête de rapace... "Un fantasme héroïque et motorisé, un cauchemar symbolique avec un Horus futuriste. Au-dessus de l'ensemble, un aigle penché prêt à bondir, griffes dehors. L'aigle. Véhicule de Vishnu, attribut de Zeus, du Christ, de César et de Napoléon...", voilà ce qu'a déliré le journaliste. Il n'a pas osé poursuivre son énumération, mais je suis certain qu'il y a pensé! Que de la discrétion, de la simplicité... Juppé et Darcos étaient de la fête évidemment. "Il est des nôôtres..." Et la musique? Comme disait un fan: " Johnny, on aime, on n'aime pas". Je suis bien d'accord.
Et voilà, je ne sais pas pourquoi, que je pense à Brassens, Brel, Ferré, Moulouji, Reggiani, Ferrat... Je ne sais pas pourquoi.
Adijazz a passé sa journée de dimanche à Pujols. Du beau temps, un cadre magnifique, un bon public ( moins nombreux, j'avoue qu'à Bordeaux) mais tellement chaleureux... et des amis organisateurs aux petits soins pour les petits musiciens que nous sommes. Que du bonheur!
( la photo: la place où nous avons joué)
15:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
21.06.2009
ce WE
Ce dimanche, nous ferons de la musique à Pujols*, reçus par des amis responsables d'une association culturelle locale. Il fera beau, c'est certain. J'utilise le futur car j'écris cette note le samedi. Demain, c'est à dire aujourd'hui, je n'aurai pas le temps.
Avez-vous, au moins, reconnu la chanson de Jacques Brel; ne l'avons-nous pas trop abimée?
*Pujols: village pittoresque du Lot et Garonne à qui j'ai déjà consacré quelques notes.
( Roro a, une nouvelle fois retouché ma bannière. C'est de mieux en mieux. Si ça continue, je n'aurai même plus besoin d'écrire des notes: la bannière suffira au bonheur du visiteur. Serait-il possible, toutefois, de faire glisser une péniche sur le canal??? Ce serait le top!)
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20.06.2009
ce WE

19:46 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


