02.07.2009
mon projet d'écriture
Quand j’annonçai hier à Roro, en mangeant ma portion de salade de notre première tomate du jardin, que j’allais écrire un bouquin, elle n’eut pas l’air surprise du tout. Elle sait que j’ai envie, depuis longtemps, de devenir écrivain. Le blog ne me suffit plus: manque d’espace, lecteurs très cultivés certes, capables d’apprécier mes écrits mais trop peu nombreux. Je le lui ai dit et elle me comprend, m’encourage même.
- Tu tiens le sujet, désormais?
Bonne question. En effet, jusqu’à hier, j’étais hésitant; le choix est vaste et, à mon âge, je n’ai pas droit à l’erreur: un bouquin n’est pas une note! Quand on entreprend l’écriture de 300 pages minimum et si on s’essouffle à la cinquantième par manque d’inspiration, on a bossé pour des prunes et on se décourage.
- J’ai pensé à une autobiographie.
- Enfin! Des révélations! Parleras-tu, entre autres, de la boulangère...?
- Euh... Sans doute...
Ma décision était prise, irrévocable, quelles que soient les conséquences. D’ailleurs, je me levai illico...
- Où vas-tu?
- Je m’y colle dès ce soir.
Je suis au clavier depuis plus d’une heure et ne sait par quoi commencer. Logiquement, allez-vous dire, il faut commencer par le début. Oui, mais mon début à moi se situe vers les quatre, cinq ans. Avant, que sait-il s'est il *passé? Qui pourrait me le dire bon sang! S’il faut déjà que je m’invente une petite enfance; ça va être compliqué! Essayons malgré tout...
Avertissement au lecteur: tout ne s'est pas passé exactement comme je l'écris.
Je suis né un 9 décembre, à l’hôpital d’Agen. Il faisait un froid de canard et , dans la pouponnière, croyez-moi, nous n’avions pas chaud du tout malgré le gros poêle en fonte de marque Godin qui ronflait dans un coin... Dans le local de l’infirmerie, une TSF diffusait une chanson de Ray Ventura, "qu’est-ce qu’on attend pour être heureux", interrompue brutalement par la retransmission en direct d’un discours de Adolphe Hitler au Reichstag... Mes petits camarades et moi-même, terrifiés, nous mîmes à brailler, Mme J., la sage-femme qui accoucha maman Aline, cria:
- Arrêtez cette radio!
Voilà; quel début! Je suis déjà épuisé.
Après? Après... je crois qu’il y a eu une guerre.
Ce n’est pas demain que j’aurai les 300 pages. Je crois que je ferai un saut jusqu’à mon adolescence et attaquerai le chapitre sur la petite boulangère; pour faire plaisir à Roro.
* et bé!
19:18 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note


