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05/07/2009

savez-vous tuter

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Tutâtes-vous quand vous étiez enfant? Je l'espère pour vous.
Importants sont les travaux d'approche.
Certains utilisent des méthodes scientifiques faisant intervenir des notions pointues de géométrie appliquée. Il faut prendre des repères, fixes de préférence ( privilégier par exemple les arbres aux bicyclettes ou même aux péniches si vous habitez, comme nous, au bord d‘un canal)), tracer des droites imaginaires, calculer des angles... C'est très compliqué. Je préfère la méthode dite " à bisto de nas" dont j'ai déjà parlé dans d'autres notes et pour d'autres sujets: la recherche "pifométrique" si vous préférez.
Localiser le terrier en se repérant aux stridulations de la bête, s'en approcher sans éveiller ses soupçons... nécessite énormément d'entraînement, de patience. Tous tes sens sont en éveil, tu es devenu sioux. C'est une aventure.
Enfin, voilà l'entrée du terrier avec son petit balcon bien entretenu. Le propriétaire était là à l'instant mais il a entendu arriver l'intrus et il se cache dans une petit pièce au bout d'un couloir, à quelque dizaine de centimètres sous terre. Il se tait.
Tu prends alors un brin d'herbe assez long et rigide... et tu tutes. Tu as pris la précaution de ne pas te placer devant le trou. Ne t'énerves pas; au bout d'un moment si tu le chatouilles bien, il en aura marre et sortira pour voir ce qui se passe. Alors là, tu ne perds pas de temps: sans sommation, tu bouches avec un doigt et tu saisis la bestiole avec le pouce et l’index de l’autre main, sans trop serrer ( ne t'énerves pas!) avant qu'elle disparaisse dans les herbes alentours.

Quelquefois tu passes un temps fou à tuter mais en vain: tu t'es trompé de trou; celui-là est vide. Où bien, tu as affaire à un récalcitrant. Tu adoptes une solution extrême: tu pisses dans le terrier. il n'aime pas ça du tout. Reste plus qu'à le saisir... comme je l'ai déjà expliqué.
J'aurais beaucoup à dire sur le grillon en liberté, sa sexualité par exemple; sur les moeurs du grillon gascon, auvergnat, parisien (grand amateur de métro); sur le grillon captif aussi: comment le nourrir, éviter qu'il s'ennuie derrière ses barreaux... Je préparerai une thèse bientôt sur ce vaste sujet mais pas tout de suite car, comme vous le savez,  je me suis engagé dans l'écriture de mon autobiographie et ça n'avance pas... J'ai des trous de mémoire.

Commentaires

Coucou du soir !

Ouais ! je m'en souviens j'ai tuter les grillons dans mon enfance mais pas comme la petite fille sur le dessin , peut être que j'aurais dû essayer parce-que rien ne venait au bout de mon brin de paille .

Bonne soirée bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 05/07/2009

Tiens, tiens ! On en apprend des vertes et des pas mûres sur "Laissez jazzer" !

Bonne soirée,
Aliette

Écrit par : Aliette | 05/07/2009

Moi aussi je tutais, mais j'ai arrêté...
La clope également.
Et aussi ... ?

Écrit par : serge | 05/07/2009

J'attends la thése complète sur les grillons pour laisser un commentaire...tu ne donnes pas assez d'explications sur ce gentil insecte pour se faire une opinion...au boulot!!! Tu feras ton bouquin plus tard...


Bises à tous deux
hélène

Écrit par : hélène | 05/07/2009

Hélas ! Je n'ai jamais tuté..... C'est grave, docteur ?

Écrit par : gazelle | 06/07/2009

Bonjour Henri

Le grillon a résolu le problème du logement bien avant son lointain cousin homo sapiens, qui ne l’a toujours pas fait de manière satisfaisante. Seul de tous les insectes solitaires, il a domicile fixe, il a construit un ermitage. Mais sais tu que notre garrigue possède trois autres espèces de grillons : le bimaculé, le grillon de Pallas et le grillon bordelais. Il ressemble au champêtre comme des frères, mais aucun de ces trois ne construit de logis, habitant qui des tas d’herbages, qui des fissures entre deux mottes de terre.
Les deux sexes du grillon champêtre sont domiciliés à part et tous deux sont casaniers à l’extrême. Qui rejoint l’autre ? Faire 20 pas à découvert pour un grillon inexpert en topographie est une aventure redoutable. Seuls, les mâles chantent et les grillonnes écoutent.
C’est lui qui s’avance vers le terrier désiré, menant son chant avec ardeur. Arrivé devant l’orifice du logis de sa belle, il trépigne, lance des ruades, fait vibrer ses élytres en un frolment désordonné. Vaine déclaration. La grillonne se terre.

Il reprend son chant, entrecoupé de silence et de trémolo. Fléchie par tant de passion, la belle finit par sortir de sa cachette. Il vient alors à sa rencontre, fait brusquement demi-tour, s’aplatit face contre terre et rampe à reculons pour se glisser sous sa compagne. Doucement, petit, doucement. Aplati et discret, il parvient à s’insinuer et à déposer un spermatophore, granule plus petit qu’une tête d’épingle, au lieu requis.
Le père s’enfuit au plus vite, car son acariâtre compagne aurait tôt fait de lui déchirer son violon, voire d’en déguster un cuissot.

Mais en juin, tous les grillons champêtres succombent de vieillesse. Ce que l’on entend les nuits d’été est le chant des grillons d’ Italie, insecte tout pâle, presque blanc, menant vie aérienne, ventriloque doué qui t’égare avec ses secrets d’acoustique.

( propos emprunté à Jean-Henri Fabre et quelque peu arrangé)

Amitiés d’un autre

Écrit par : christian | 08/07/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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