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31/08/2009

une odeur de...

canisette 2.JPG

Si le chien est fidèle, c'est parce que l'homme pue ( Cavanna)

La canisette de la halte nautique de Boé est opérationnelle depuis deux mois et attend son premier client. J’effectue régulièrement, bien que n’étant pas missionné pour ce travail, un contrôle méticuleux des lieux: je n’ai relevé aucune trace de crotte, je n’ai respiré aucune odeur de pipi... C’est nickel; les mamans peuvent y faire jouer sans crainte leur progéniture. Celle-ci se salira beaucoup moins que sur l’aire de jeu qui se trouve à proximité, aire très fréquentée par les clébards dès qu’ils ont sauté de la voiture de leur maître...

« Canisette »... c’est joli, je trouve. Je ne savais pas que ce lieu s’appelait ainsi. Les propriétaires de chiens non plus d’ailleurs. En tout cas, pas ceux que j’ai interrogés.

- Votre toutou a-t-il utilisé la canisette, cher monsieur?

- Quésaquo?

Enfin, bref...

Pourtant, elle est accueillante cette canisette ( je ne m’en lasse pas).

canisette 2+.jpgQuelques reproches tout de même: ce chien rose à l’entrée. Celà ne fait pas sérieux. Et cette affiche! Vous connaissez un clebs qui sait lire, vous? Même Ténor, à qui j’ai consacré une note récemment, ne sait pas lire. Pourtant, comme l’affirme son maître, il est intelligent Ténor.

Et, déféquer... ça veut dire quoi? Ne peut-on pas utiliser des mots ( certains érudits disent « verbes ») plus compréhensibles?

ON m’a dit qu’à Boé, on dépensait l’argent en c......., je vous assure! Tel quel! Si monsieur le Maire savait ça! Je ne voudrais pas cafter, mais je les connais bien ces mauvaises langues que je rencontre tous les jours à proximité de la halte nautique.

Demain, tant pis, je ferai des photos, j’enregistrerai certains propos malveillants sur mon minidisc.

PS: Ce matin, je marché dans une, vraiment grosse et toute fraîche, déposée sur la piste. A midi, mon percepteur me demande mon dernier tiers! C'est pas juste!

30/08/2009

pruneau show

C'est fini; le grand évènement agenais vient d’avoir lieu. La presse locale en faisait sa « une » depuis quelques jours préparant psychologiquement l’autochtone à vivre un WE inoubliable sur le thème de la prune et de son dérivé, le pruneau. C’est ce que nous appelons, depuis cinq ans le Pruneau Show, appellation originale quand on sait qu’ont été distribuées gratuitement 15 tonnes de prunes chaudes; à quelques noyaux près.

On connaît les effets de la prune et notamment de la prune chaude recommandée par le corps médical à tout patient chroniquement constipé On avait donc heureusement prévu la réhabilitation exceptionnelle des WC publics et l’installation de sanisettes gratuites ( évitant ainsi la recherche fastidieuse et prolongée de la monnaie adéquate).
medium_graffitis_de_wc_pruneau.JPG
Les chaussées furent progressivement recouvertes d’un tapis brunâtre et visqueux car les noyaux, figurez-vous, ça ne s’avale pas. Utilisés comme projectiles, de joyeuses bagarres de quartiers ont été organisées mais on ne déplore que des glissades avec entorses et fractures; pas de décès. La mairie avait d’ailleurs invité les femmes enceintes, les vieillards, les unijambistes...à rester tranquillement dans leur appartement. Le nettoyage des places et des rues va nécessiter un recrutement important de chômeurs ( on en trouve désormais en abondance) et l’armée prêtera main forte aux employés municipaux afin que la rentrée de cette semaine puisse s’effectuer dans les meilleures conditions. Il faut aussi, à tout prix, éviter que les noyaux soient récupérés par certains individus malveillants qui utiliseraient les amandes à des fins meurtrières car, certains l‘ignorent, ces amandes contiennent de l’acide cyanhydrique. Je compte sur votre discrétion.

 J’en ai peut-être « rajouté », mais croyez-moi, d’après la presse locale, ce fut tout de même une belle fête... qui sacrifie, de source autorisée, la moitié du budget culture de la ville. Tirons la chasse...

J'ai modifié quelques graffiti de l'image à cause des enfants et personnes sensibles qui lisent souvent mes notes.

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Il paraît que le nouveau centre est aujourd'hui à Agen. Le nouveau centre de quoi? Si c'est du monde, Salvador Dali et les perpignanais ne vont pas être content du tout...

 

numérisation0005.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai volé cette image dans un récent journal. Mais... ne sont-ce pas des travailleurs immigrés qui récoltent NOS prunes!

19:13 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (5)

29/08/2009

la lune est morte

Boé si Boé la reprend ses répétitions dès ce lundi. Voici une chanson que nous avons commencé à travailler: la lune est morte. En attendant notre interprétation (rendez-vous dans... quelques semaines), voici celle des Frères Jacques dont , avec modestie, nous nous inspirerons car ils furent inégalables. Cliquer sur le lien et, en principe, ça doit marcher...

http://www.dailymotion.com/video/x1y5vf_freres-jacques-la...

19:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)

28/08/2009

répétition jazz

Je n'avais pas enregistré depuis longtemps une répétition de notre quartet. Pourtant, celà n'est pas inutile car on peut ainsi relever les imperfections et, ainsi, les améliorations à envisager dans l'interprétation de nos morceaux. On se rend compte également des progrès réalisés par le groupe sur le plan collectif et notamment, la cohésion, la qualité du son... Nous n'avons malheureusement pas de studio d'enregistrement: j'utilise, depuis fort longtemps un petit appareil très performant, le minidisc. On n'en trouve plus guère dans le commerce.

Mais, je vous ennuie certainement avec ce bavardage fastidieux. Aussi, sans plus tarder car je devine votre impatience, écoutons cette chanson, répétée pour la première fois cette semaine, chanson que nous avons l'intention d'ajouter à notre répertoire. Je croise les doigts, espérant qu'elle vous plaira...


podcast

Bon; j'ai relevé comme vous quelques petites erreurs dans l'exposé du thème. Mais nous pouvons faire encore mieux, promis. Vous avez tout de même reconnu la chanson?

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A propos de ma note d'hier: si les mannes sont toujours présentes en quantité dans notre fleuve, les pêcheurs ont déserté depuis longtemps déjà ses berges et son lit. Trop de pollution! La mousse qui recouvre les galets pue au brûlant soleil d'été. L'eau est verdâtre et le poisson, comme asphyxié. Je ne prends plus ma carte ( de pêche) depuis des années...

Un petit matin de cette semaine: devinez où se trouve l'est?

IMG_2873.JPG

19:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12)

27/08/2009

seul, l'éphémère dure...

Cette note a déjà été publiée. Le nombre impressionnant de mes nouveaux lecteurs m’oblige à une rediffusion actualisée. Son classement dans la rubrique "sciences approximatives" me paraît, après l’avoir relue, tout à fait justifié.

Seul, l'éphémère dure... Ionesco ( voilà une citation qui introduit parfaitement la note qui va suivre)

numérisation0004.jpg
Il faut, pour commencer, à contre-courant, de l'eau jusqu'aux genoux ou plus..., le tamis rectangulaire ( fabriqué "maison") appuyé contre les jambes, piocher dans les galets pour débusquer les mannes* qui se retrouvent plaquées, stupéfiées, sur le fin grillage ( j’ai fait cette année un dessin qui permet, j’espère, de mieux comprendre). Il faut ensuite soulever le tamis avec précaution et, délicatement, prendre la larve fragile entre le pouce et l'index et la placer dans un chiffon mouillé qui se trouve ( si vous ne l’avez pas oublié sur la berge) dans un petit seau pendu autour de votre cou ou à la ceinture. Il faut renouveler cette opération jusqu'à ce que vous jugiez la récolte suffisante pour pêcher pendant une bonne heure. Il faut ensuite rejoindre la rive sans glisser sur ces putaings de galets gluants car recouverts d'une sorte de mousse verdâtre ( excusez-moi, mais de penser aux valdingues que j'ai pris parfois, ça me fiche en colère!)
"A Garonne " il y en a des multitudes de ces bestioles qui vivent dans l'eau pendant 2 ou 3 ans. Les accrocher à l'hameçon ( je vous recommande du n°15 ou 16) nécessite de l'expérience. Sinon ça ne tient pas car c'est excessivement fragile et quand votre ligne touche l'eau, il ne vous reste que la ferraille. J'avais oublié de dire que le but de toutes ces opérations ( et je ne suis pas rentré dans le détail!) était, si possible, de prendre du poisson.

pêche au coup.jpgAprès vous être débarrassé du tamis rectangulaire que vous avez fabriqué vous-même parce que, dans le commerce on n'en trouve pas qui soient pratiques pour la cueillette des mannes, vous revenez donc dans l'eau avec votre canne cette fois, le panier de pêche en bandoulière; vous pendez le petit seau où vous voulez, mais à portée, car vous devez en extraire de temps en temps la manne qui servira d'appât. De l'eau jusqu'à la ceinture, c'est suffisant. N'oubliez pas le chapeau et protégez-vous avec un tee-shirt ( on ne le dira jamais assez) car nous sommes au mois d'août et le soleil, dans la vallée de la Garonne, est généreux. Tout autre vêtement est facultatif.
J'allais oublier: pêchez dans le bon sens, pas vers la rive que vous venez de quitter... et jetez votre ligne, en souplesse, vers l'amont.

 

éphémère 3.jpg
*Vous avez compris que la manne est la larve de l'éphémère. Très prochainement, je vous narrerai son destin tragique.

26/08/2009

ouha, ouah...

ténor.jpgTénor est un chien intelligent; c’est ce que prétend son maître à qui veut l’entendre. C’est un basset-hound, qui, contrairement à son appellation, n’est pas d’origine anglaise mais française*. Il est des nôtres. Il a tout de même longtemps séjourné et chassé chez les british si bien qu’il aboie dans les deux langues. Moi, je ne fais pas la différence. Seul son maître le comprend ; c’est l’essentiel.

Ce matin je fus à l’agence postale de Boé. Elle était ouverte ! Une chance car on a réduit considérablement les heures d’ouvertures. Bientôt elle fermera, c’est certain. Bref… excusez cette digression.

J'entrai donc et claironnai, comme chaque fois:

- VIVE LE SERVICE PUBLIC, PUTAING!

Ténor, qui était là avec son maître, aboya en remuant la queue. Il adressait un télégramme à une meute de copains, quelque part dans un château en Angleterre.

Anne-Marie, la postière dont je louerai volontiers, profitant de l'occasion, la conscience professionnelle, lut ce que le maître avait écrit sur le formulaire adéquat ( Ténor ne sait pas écrire) :

- Ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha…

Elle ajouta :

-         Savez-vous que pour le même prix, vous pouvez écrire dix mots ?

-         Je sais, dit le maître. Mais si on ajoute un ouha, ça n’a plus de sens…

Je demandai poliment :

-         Vous avez rédigé le télégramme en anglais ?

-         Ouah ! me répondit Ténor.

 

* Si vous ne me croyez pas, vous pouvez vérifier sur internet.

25/08/2009

mise à l'index

l'index+.jpgCe doigt est un index. Pointé vers le ciel, il souligne la mise en garde du Maître: attention, je compte sur votre RESPONSABILITE, sur un COMPORTEMENT EXEMPLAIRE de votre part, bla bla bla... sinon, DIEU qui vous regarde, vous punira!

La rentrée est proche: cette leçon de morale est exemplaire. Honteux et confus, les élèves au col banc baissent la tête, les yeux fixés sur leurs chaussures Boss rutilantes. Tout à l'heure, ils applaudiront très fort. Puis ils se serreront longuement et chaleureusement les mains en s'exclamant:

- Il a très bien parlé! Ce rappel à l'ORDRE était nécessaire. A la prochaine, mon cheeer! 

En lisant leur journal du soir, ils apprendront qu'un certain Madoff a voulu se tirer de la prison où il doit rester plus de 107 ans sauf si on lui accorde une remise de peine de 20 ou 30 ans ce qui ne serait pas si mal étant donné son âge. Finalement, son cancer était un poisson d'avril et un poisson d'avril, au mois d'août ça ne fait pas sérieux.

- Quel salopard, se disent les élèves de tout à l'heure. Voilà un mauvais exemple qui nous fait énormément de tort. Il devrait se pendre dans sa cellule...

Voilà... une fois n'est pas coutume comme dit le proverbe qui, d'ailleurs, est discutable; car il y a des habitudes dont il est difficile de se débarrasser.

numérisation0002.jpg

 

 

19:07 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

le voleur de bicyclette...

afte.jpg"Le voleur de bicyclette", ça vous dit? Ce film de Vittorio de Sicca faisait le tour des ciné-clubs et les élèves de l'Ecole Normale d'Auch dans les années 54/58 furent évidemment invités à sa projection. Je ne vais pas vous rappeler l'histoire que vous retrouverez facilement sur internet. Je n'ai pas revu ce film mais je vais me le procurer. Une envie...

Quand j'étais instit à Layrac, à côté d'Agen (jusque là, tout est vrai), je me rendais à l'école à vélo. Un soir, après avoir corrigé les devoirs de la journée et préparé ma classe pour le lendemain, il était tard comme d'habitude ( c’est encore vrai…), je constatai que mon vélo, que j’appuyais habituellement contre le mur au fond du préau, avait disparu. Il n'était pas neuf certes, mais en bon état et me rendait un réel service. J'en fus dépité.
Le directeur de l'école, Monsieur A........., avait la réputation d'un homme très sévère.
Avec son autorisation, je rédigeai une lettre aux parents ( car je soupçonnais fortement un élève d'avoir commis le délit), lettre par laquelle je les informais du vol et je leur disais que, si mon vélo ne m'était pas rendu dès que possible, je ferais ce qu'aurait fait Monsieur A........ si on lui avait volé le sien.
Le lendemain matin, le vélo était retrouvé appuyé à l’entrée de la cour de récréation.
Pendant la traditionnelle et quotidienne leçon de morale, un élève leva le doigt et me demanda, un peu gêné:
- Qu'est-ce qu'il aurait fait Monsieur A........ si on lui avait volé son vélo?
- Il en aurait acheté un autre
, répondis-je.

à vélo.jpg

 

Faire du vélo sur une voie ferrée, drôle d'idée pensez-vous. Pourquoi cette photo à cet endroit... mystère. La bicyclette paraît en excellent état: pas étonnant qu'un élève en ait eu envie. C'était une "starnor" je crois, du solide: une vingtaine de Kilos à déplacer. Mais j'avais des mollets comme ça!

En ce temps-là, le trafic de michelines sur la ligne Agen-Auch était important. Pourquoi, pour qui, prendre autant de risques?

Voilà; on retrouve une photo qu'on a la prétention d'utiliser pour illustrer une petite et laborieuse histoire et on n'est pas capable de fournir un minimum de renseignements sur le quand, le comment, le pourquoi...ça ne fait pas sérieux.

 

23/08/2009

vidéo jazz...

La vidéo que je viens d'enregistrer, extraite d'une cassette ( quel boulot!), nous ramène à septembre 1992, au théâtre Ducourneau à Agen. L'orchestre All Moods ( toutes les pulsions) débutait. J'ai beaucoup appris, pendant un bonne douzaine d'années, au contact de l'excellent David, trompettiste anglais, mais également chanteur, violoniste, clarinettiste, flûtiste. Je n'avais jusque là que peu joué le jazz de la Nouvelle Orléans. Le morceau, Avalon, est un grand classique, pas trop difficile pour un "débutant"...

Une précision, svp: Roro voudrait savoir comment faire pour effacer le titre sur l'affiche ci-dessous. Moi je ne sais pas. Elle croit que c'est de la mauvaise volonté de ma part.

derniersjours_300x250.jpg

15:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (13)

21/08/2009

s'il te plaît...

Hier après-midi, Antoine m’a demandé:

- S’il te plaît, dessine-moi un mouton...

Sur le coup, j’ai été surpris. Puis, je me suis dit qu’il s’agissait d’une coïncidence et que n’importe qui pouvait formuler cette demande sans avoir lu Saint-Exupéry. Mais, tout de même, Antoine...

Le moment de trouble passé, je me mis au travail. Car, pour moi, dessiner un mouton, c’est très compliqué. Je ne suis pas fort en dessin.

- Tu le veux tondu ou pas tondu?

- C’est quoi, tondu?

Ma question était idiote: Antoine n’avait sûrement jamais vu un mouton tondu et, de toute façon, c’était plus facile, pour moi, de dessiner un mouton avec sa laine que tout nu. Un mouton sans sa laine, même en photo, ne ressemble presque pas à un mouton. Alors, en dessin!

Je fis quelques tentatives mais Antoine n’était pas satisfait:

- C’est pas un mouton, ça..., me disait il chaque fois.

Il avait raison. Je lui conseillai d’aller voir Roro qui est très douée en dessin mais qui avait les mains dans la farine. Elle consentit tout de même à interrompre la confection de son clafoutis aux prunes et lui dessina un très beau mouton.

numérisation0001.jpgMa nuit fut, une nouvelle fois, agitée. Je rêvai que j’étais un mouton et que j’avais sommeil mais je n’arrivais pas à m’endormir. Alors j’eus l’idée de compter des gens qui passaient au bord du canal. Dans mon rêve ça a duré longtemps. Puis j’ai eu l’agréable impression que je m’endormais...

Ce matin, pendant notre petit déjeuner, Roro m’a demandé si je n’avais pas entendu bêler quelque part...

Je lui dis:

- Tu as sûrement rêvé.

Le dessin est de moi: vous étiez avertis!

20/08/2009

soyons bref...

Pour une fois et parce que je manque de temps, je me contenterai de publier cette image extraite d'une vidéo, image qui m'a beaucoup amusé. J'espère qu'il en sera de même pour vous.

pub collant.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20:14 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (2)

19/08/2009

le prix de l'odeur...

Un de mes copains est médiateur. Pour le moment, je n’ai pas eu besoin ses services. Mais, c’est un homme avisé, diplomate, perspicace... Bref, il a toutes les qualités requises pour exercer la mission qui lui a été confiée. La preuve...

Un homme, misérable ( oui, ça existe encore), passa un jour par hasard, vers midi, devant la fenêtre ouverte de la cuisine d’un restaurant agenais dont je ne vous donnerai pas les références. Subjugué par les effluves émanant de ce lieu, il stoppa net, s’assit sur le trottoir, sortit de sa musette un quignon de pain qu’il entreprit de grignoter: je mastique un peu, je hume un bon coup... et ainsi de suite. Une illusion de délice.

Hélas, le patron l‘aperçut:

- Mes odeurs de cuisine ne sont pas gratuites, figure-toi! Tu me donnes 1 euro ou tu passes ton chemin immédiatement.

Comme par hasard ( si ça continue, vous allez croire que mon histoire est inventée), mon copain médiateur et moi-même étions installés à une table, en terrasse, pas très loin et nous avions tout vu et entendu. Mon copain se leva, se dirigea vers le patron, lui montra sa carte de médiateur (?), sortit de son porte-monnaie une pièce de 1euro, la fit tinter sur le comptoir et lui dit:

- Je paie pour le monsieur: à lui l’odeur, à vous le bruit.

Puis nous invitâmes l’homme misérable à manger... dans un autre restaurant bien entendu. Sinon, où serait la morale?

Le misérable nous dit s’appeler Jean Valjean.

- Drôle de nom, s’étonna le copain.

Brassaï 1.jpg

18/08/2009

journal intime

Ce matin, 10 heures. Le ciel, hypocritement couvert, s’est dégagé d’un coup. Nous avions eu la bonne idée de marcher tôt, à la presque fraîche. Nous avons, sans nous attarder, salué, ici et là, les habitués du canal. Des vieux, comme nous. Pas le temps ni l’envie de serrer des mains. Pas le temps ni l’envie d’engager une conversation. Sur quoi d’ailleurs? La canicule? Les maux d’ici, de là? Ces « putaings » de chiens qui défèquent un peu partout malgré l'installation récente, par la mairie, d’une canisette? Ces « putaings » de cyclistes qui roulent comme des fadas confondant piste verte et piste cyclable? La politique? Surtout pas!

... J’arrête car il y aurait trop à dire, à redire, à contredire... et je n’ai pas envie de gâcher ma journée.

De toute façon, c’est déjà fait.

Il est 14 heures. Ma sieste a été brutalement interrompue par un coup de fil de Sophie, la copine de Roro. C’est chaque fois la même chose! Je sais que les jours raccourcissent; mais il reste tout de même du temps pour téléphoner en dehors de la plage réservée à mon repos quotidien! Elle s’ennuie Sophie. Depuis que son mari ( vous savez, le sénateur?) donc depuis que son mari est mort, elle n’arrête pas de téléphoner pour un oui, pour un non. L’autre jour, je ne sais plus quand, elle nous a dit que René lui manquait ( René, c’était son mari).

- Un homme dans une maison, avait-elle pleurniché, c’est comme un animal de compagnie... Un chat, un chien... Une présence...

Roro pense l’inviter à manger, un soir, à cause le sieste. Je trouve que ça n’est pas une bonne idée.

Edika 4.jpgJe sais que vous vous fichez pas mal de ce que je vous raconte. L’idée d’écrire autre chose que des futilités me traverse parfois, me traverse uniquement. Le pape, les religions en général, les généraux, les palmés et médaillés, les présidents d’Italie et d’ailleurs, la laïcité, mon ECOLE PUBLIQUE... Mais cela m‘intéresse de moins en moins. Ou alors, du bout des doigts, des deux doigts: l’index de la main droite, le majeur de la main gauche; ça a toujours été ainsi, et ça ne changera plus. Du bout des doigts et discrètement: au détour d’une phrase, entre parenthèses, dans un pointillé...

Maintenant, je vais parcourir le blog, laisser quelques commentaires plus ou moins pertinents ici ou là, toujours polis.

Car je suis toujours poli malgré mon grand âge.

Il est 19heures: je relis pour éviter de laisser des fotes. Attention, je vais valider...

Le dessin d'Edika peut ne pas être du goût de tout le monde, j'en suis conscient. c'est le seul qui, dans ma collection, m'a paru convenir à ma note.

Une lueur d'espoir: on parle de privatiser notre système de santé.

19:00 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (7)

17/08/2009

laï laï laÏ laÏ...

Sylvio avait invité Mariano, un de ses copains de bamboche, à une promenade dans son avion personnel, sorte de garçonnière volante, en compagnie, comme il se doit, de deux superbes très jeunes filles...

dub8.jpgQuelque part, au-dessus de la méditerranée, alors que la fête battait son plein, le pilote déclara que l’appareil subissait une panne inopinée de son système électronique et qu’il fallait sauter illico, subito i presto ... mais qu’il n’y avait que deux parachutes. Sylvio, qui est très malin, décida que les nanas seraient harnachées et que les deux hommes se cramponneraient hardiment à leurs chevilles. Ce qui fut fait. Tous quatre sautèrent comme prévu, les parachutes s’ouvrirent. Sylvio et Mariano résistèrent au choc et la descente s’amorça dans les meilleures conditions...

Mariano leva la tête et, ébloui par le spectacle qui s’offrait à lui ( je vous laisse imaginer), se mit à chanter à tue- tête:

- Ah, quélé son’ iolies les filles dé moun’ païs... ( vous connaissez)

Et Sylvio, levant lui aussi son visage poupin, de poursuivre, hilare:

- Laï laï laï laï...

... en tapant dans ses mains comme le demande la chanson.

Il tomba dans l’eau au milieu d’une bande de requins égarés qui poursuivirent leur voyage sans faire cas de lui.

Il put donc regagner tranquillement les côtes italiennes à la nage. Car il sait nager Sylvio. La question que je me pose: pourquoi les requins ne l’ont-ils pas croqué??

J' aurais pu mettre la chanson, je sais... mais je ne l'aime pas. J'ai osé cette image de Dubout; j'en ai d'autres encore plus torrides dans ma collection.

C'est tout de même beau l'Italie... ( photo perso)

venise 3.jpg

 

 

16/08/2009

prénom de nom...

Hier soir, à la presque fraîche, pendant que j’arrosai mes pieds de tomates ( il était temps!), un couple discutait au bord du canal, à quelques mètres de notre jardin.

Elle:
- Tu te rappelles, Sidonie, qui était en classe avec nous à l'école primaire de *Tournon d'Agenais?
Lui:
- ...un peu.
Elle:
- A mon avis, plus qu'un peu; passons. Elle a même été rosière du village; tu te rends compte! Elle doit avoir 25 ans et déjà 5 enfants! Et pas de mari... Ses enfants portent tous le même prénom: Fernand.
Lui:
- C'est marrant ça; et... quand elle appelle "Fernand!", ils rappliquent tous?
Elle:
- Elle les appelle par leur nom, tiens!
Elle, encore:
- Et Marie-Jeanne, tu te rappelles....
Nous n'entendîmes pas la suite car ils avaient sûrement enfourché leur vélo. Dommage.
- On fête toujours les rosières à Tournon, me demanda Roro, étonnée?
- Oui... tu as un article sur le sujet dans le journal Sud-Ouest de ce matin; ne l’as-tu pas lu?

- Je n’ai pas encore eu le temps, figure-toi! Le repassage, qui l’a fait? Et la tarte aux pommes? Et...

Le téléphone sonna: c’était Sophie, la copine de Roro. Ouf!

Je ne dirai pas qu’elle est vertueuse, Roro. Ce serait désobligeant. Méritante, peut-être...

Vertu, mérite... Quézaquo?

Une peinture naïve de Klaus Burandt

Klaus Burandt.jpg

 
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