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30/09/2009

oh... putaing!

En complément de ma note d’hier, j’ai lu, peut-être dans la revue Notre Temps, revue fort documentée sur des sujets divers et essentiels, qu'il existe quelque part en France un personnage fortuné grand collectionneur de poils pubiens appartenant à des célébrités: il paie pour cela les services de femmes de chambre travaillant dans certains hôtels de luxe ( à Canne notamment). J'ai son nom sur le bout de la langue et vous le livrerai dès que je l'aurai retrouvé...
Fichue mémoire!

 

IMG_0001.JPGCe matin nous fîmes une halte sous un noyer et j’entrepris quelques acrobaties afin de distraire des touristes anglais qui naviguaient mélancoliquement: la traversée de la zone commerciale de Boé ne présente en effet qu’un intérêt limité. Roro en profita pour me photographier. Il lui fallut de la promptitude et elle dut même s’y reprendre une dizaine fois et plus pour me saisir dans une position intéressante et valorisante car cet exercice ne m’est pas familier: souvent mes pieds avaient repris contact avec le sol avant qu’elle ait pu appuyer sur le bouton adéquat. Nous échangeâmes quelques propos que je juge inutile de rapporter dans cette note… J’entendis des « oh! », « bravo! » ,  « spendid! », «  stupendous! », « magnificent »… et même des applaudissements.

Ce soir, je dus renoncer au ping pong, jeu que les Neuillens s’obstinent  à appeler tennis de table avec leur putaing d’accent, ce qui n’arrange rien. J’espère passer une bonne nuit malgré mes douleurs dans le bas du dos. J’ai décidé de ne pas me plaindre…

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Incroyable, non!

29/09/2009

après les cheveux, les poils...

medium_IMG_4790.jpg

J'ai acheté, il y a quelques années, un dictionnaire de la Bêtise et je ne le regrette pas car il occupe mes longs moments intimes et les prolonge même parfois plus que de besoin. Ce bouquin est volumineux ce qui n'a rien d'étonnant étant donné le sujet traité. Je lis dans le désordre, c'est mieux. Ce matin, je l'ouvre à la page des "P"; ne me demandez pas pourquoi. Le mot poil retient mon attention.
Un incertain Nicolas Venette* écrivait dans un revue de 1690, la génération de l'homme, ce qui suit ( je résume):
La Nature est admirable dans tous ses effets et ne produit jamais rien sans dessein. Le poil commence à poindre à 12 ou 15 ans lorsque, selon la pensée de Théodoret*, l'âme peut distinguer le vice de la vertu. C'est ainsi que la Nature met un voile sur les parties naturelles de l'un et de l'autre sexe, pour leur marquer que l'honnêteté et la pudeur y doivent établir leur principal domicile.
*Je ne connaissais pas Théodoret: il existe discrètement sur internet en qualité d'évêque de Vème siècle. Celà ne m'étonne pas car les évêques, à cette époque, tout comme les cardinaux ainsi que les chanoines contemporains ont une grande connaissance du poil.
Quant à Nicolas, il fut bel et bien docteur à La Rochelle et a contribué efficacement à l'éducation sexuelle au XVIIème siècle; le petit passage que j'ai recopié en est une preuve   évidente.

 

La légende de l'image de Poulbot ( pour les mal-voyants): me fous pas le feu au c.. (?)

28/09/2009

une soirée avec... (suite et fin!)

Cette histoire est commencée depuis deux jours; j’espère la conclure ce soir malgré une journée musicale chargée…

…………………………………………………........................................

- Tu prends des médicaments pour quoi, demanda Roro à Sophie qui  rejoignait sa place à table?

- « J’angoisse »…

- Voyons Sophie, René est mort depuis quelques mois…

- Ce n’est pas à cause de René; j’ai peur de devenir comme Brigitte Bardot.

Une discussion s’engagea, vite bâclée: nous étions parmi les 30 % qui accordent peu d’estime, pour des raisons diverses, à cette « illustre » dame. Aussi, sommes nous très vite revenus sur le sujet de la soirée, c’est-à-dire mes cheveux.

- Je suis comme Samson; ma force se trouve dans mes cheveux. Plus ils sont longs, mieux je me porte. C’est ainsi depuis mon retour d’Algérie, va donc savoir pourquoi…

- Si vous saviez toutes les scènes que me faisait René quand il découvrait un cheveu sur ma robe ou mon chemisier!

-Evidemment; il était chauve, dit Roro!

Je ne vous raconte pas la fin de cette soirée: nous échangeâmes agréablement sur une certain nombre de sujets. Nous avons conseillé à Sophie d’aller au cinéma voir « un dernier coup pour la route ». Car, contrairement à ce qu’affirme l’incomparable BB, depuis qu’elle n’est plus actrice, de bons films ont été réalisés.

IMG_0006.JPG

 

Quand mes cheveux auront repoussé, je tenterai de redresser l’arbre qui commence à pencher dangereusement vers le château Saint Marcel.

19:30 Publié dans sophie | Lien permanent | Commentaires (6)

27/09/2009

une soirée avec... (suite)

Le début de l’histoire se trouve sur ma note d’hier.

 

- Samson et Dalila… pas Dalida!

Le regard de Sophie ne permettait aucun doute: elle ignorait complètement cet épisode du Grand Testament.

- Je te raconte, si tu permets?

Elle hocha la tête en guise de permission.

- Je m’occupe du rôti, décida Roro qui , sans doute, connaissait l’histoire. Et elle s’éclipsa à la cuisine.

Samson-Dalila-r1.jpgJ’entrepris de résumer, mais profitai de l’absence de Roro pour rajouter et décrire avec forces détails quelques scènes croustillantes de libertinage  que Sophie, subjuguée, écoutait la bouche ouverte, le rose aux joues… laissant parfois échapper un « et bé! » ou « c’est pas possible! » ou tout simplement un petit soupir…

Parfois, j’élevais le ton, allant même jusqu’à taper du poing sur la table pour souligner l’odieux harcèlement, la traitrise de cette Dalila… « Oh! » « Oh! » s’exclamait Sophie, indignée.

Quand j’eus terminé mon récit, elle essuya ses yeux avec la serviette de table en papier rose et me dit:

- Il faudrait que je prenne un médicament.

Je saisis la carafe et m’apprêtai à verser un peu d’eau dans son verre. Elle me dit:

- Ce n’est pas la peine ; ça ne s’avale pas.

Elle se leva avec grâce et, comme elle connaissait les lieux, emprunta le couloir et ouvrit la première porte à gauche…

Roro arriva, portant précautionneusement le rôti:

- Elle est où, Sophie, fit-elle?

- Elle prend un médicament.

………………………………………………….....................................

Je profite de l’absence de notre amie pour reporter la suite de cette histoire à demain. Elle est un peu tirée par les cheveux, je reconnais. Patience; je pense conclure incessamment.

 

18:02 Publié dans sophie | Lien permanent | Commentaires (6)

26/09/2009

une soirée avec ...

- Tu es allé chez le coiffeur; ça te rajeunit!

Sophie venait passer la soirée en notre compagnie car, depuis le décès de son mari, René, le sénateur, la copine de Roro avait besoin de temps en temps d’un soutien psychologique. Nous étions semble-t-il ses amis préférés car elle était chez nous tous les « quatre matins », disons un soir par semaine, ce que je jugeais excessif car Sophie, pour ce qui est de la conversation, c'est Gala,  Point de vue, Paris soir, France Dimanche…, et autres revues pipoles comme on dit chez nous. Mais Roro la connaît depuis leur scolarité commune à l’école publique de Gabarret, dans les Landes ( ça fait un bout de temps!). Si Roro, je crois l’avoir déjà écrit, réussit son certificat d’études brillamment et fut même première du canton, Sophie dut redoubler à cause d’un problème sur les fractions très à la mode en ces temps lointains: un paysan gascon mourait dans des circonstances non précisées, laissant à ses 5 enfants ( on ignorait encore l’usage de la pilule) un certain nombre de vaches, veaux, cochons, couvées… à partager aussi équitablement que possible. Sophie répondit que, ses parents étant fonctionnaires, elle était incompétente en matière d’héritage dans le milieu paysan…

Henri baby 2.jpg- Tu es allé chez le coiffeur; ça te rajeunit!

- De combien, dis-je?

- Euh….

- Je fais donc « si vieux que ça », d’habitude?

- Ce n’est pas ce que je voulais dire…

Sophie était embarrassée. Roro jugea utile d’intervenir

- Tu sais que c’est moi qui lui coupe les cheveux depuis qu’on se connaît, c’est-à-dire depuis

- Un certain temps, interrompis-je! De toute façon, je n’abuse pas. Une fois tous les deux ou trois moisje ne m’aime pas avec les cheveux courts. Comme Samson…

- Samson…???

- Oui…tu connais…Samson et Dalila, tu sais

- Les chanteuses?

Je stoppe là pour ce soir car cette conversation devient consternante; mais je n’y peux rien. Je reprendrai demain…

 

PS: Sophie nous a appris que Johnny avait été opéré d’un polype.  Cette nouvelle capitale nous a été confirmée à plusieurs reprises par la presse, la radio, la téléOn se fout de nous!

19:30 Publié dans sophie | Lien permanent | Commentaires (10)

25/09/2009

réphorme de l'ortografe

02%20Zozo%20Montmartre.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La léjande pour les malvouaillant :

- Faut deux "r" à terrain.

- Attendez au moins que ce soit sec!

Conclusion d'un débat interne que je viens mener et dont je sors exténué: je vais continuer à écrire comme on m'a appris et comme j'ai appris aux gamins qui ont fréquenté ma classe. Je vous prie de m'excuser, je ne sais pas faire autrement. Pour ce qui est de réformer l'orthographe, tact et mesure seront nécessaires pour préserver les vieux fossiles de mon espèce. Si on peut attendre encore quelques années, tant mieux. Mais... je ne suis pas contre... enfin pas complètement contre... Si je vous dit celà, c'est à cause du dessin de Poulbot. Sinon vous pensez bien que je me serais bien gardé d'aborder ce sujet délicat à l'heure où vous avez d'autres préoccupations. Vous avez lu ou entendu toutes ces con sottises proférées en aussi peu de temps! Actuellement, le niveau est au plus bas; alors, mettre deux "r" à terrain ou un seul!

J'ai remarqué que des feuilles mortes, superbement colorées j'en conviens, se posaient sur les notes ici et là, et les décoraient agréablement. Certaines et certains se félicitent, s'enthousiasment même du retour de l'automne... Que de chansons, de poèmes , de photographies, de tableaux a en effet inspirés cette saison! Mais, avez-vous pensé à votre prochaine note de gaz, d'électricité... Avez-vous payé vos impôts divers? Et la grippe, les grippes, vous ferez-vous vacciner avant qu'il ne soit trop tard? En voilà des soucis pour les jours prochains qui s'annoncent tellement maussades!

Alors... deux "r" à terrain!

Pour rester dans l'ambiance:


podcast

Ce ne sont pas de branches qui craquent ( nous n'en sommes pas encore là!), mais une chaise...( nos moyens sont limités)

PS: hier soir une émission littéraire recevait un illustre Auvergnat. Je confirme: le niveau est très bas.

19:18 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (4)

24/09/2009

tout n'est pas perdu

John_Travolta_and_Princess_Diana.jpgRoro, je dois vous l'avouer, est d'un caractère pessimiste. Il faut dire qu'elle regarde les infos à la télé ce que je m'interdis formellement. Après déjeuner, bien installé dans mon fauteuil, j’en profite pour m’accorder une petite sieste.

Aujourd’hui, au moment où Lady Di , à l'entrée de sa chambre, me prenait la main et m’adressait un sourire ravageur, j’entendis Roro qui s’exclamait:

- Non…! C’est pas vrai! C’est pas vrai!

Je me réveillai donc tout à fait et, la voyant la bouche ouverte, les yeux exorbités fixant le poste, je me dis qu’elle m’avait surpris avec Diana ( je l’appelle ainsi en privé)  alors qu’il ne s’était encore rien passé.

- Que vous arrive-t-il mon amie, fis-je, un peu embarrassé.

Elle me dit, catastrophée:
- Pire que ça, ce n'est pas possible, ça n'est pas possible.
La voyant dans cet état, j'entrepris de la rassurer:
- Mais si! C'est possible! C'est possible!
Heureusement que j'ai un caractère optimiste, moi.
* Pouvez-vous éviter de me téléphoner entre 13h et 13h30; SVP.

 PS: des sujets graves, affligeants, cruels, imbéciles… abondent notre quotidien. Je ne me juge pas suffisamment compétent pour les analyser, ici, avec le sérieux qu‘elles méritent. D’autres le font avec talent; je les lis volontiers… Je ne sais pas pourquoi j’écris cela aujourd’hui

23/09/2009

le dernier souffle

 numérisation0002.jpg

La semaine dernière, j’ai oublié de vous raconter, je reçus une bien mauvaise nouvelle de Pimpous, le village gascon dont je vous parle parfois. Ma cousine Germaine me téléphona sur le coup de 20 heures, au moment où je m’assoupissais ( déjà!) dans mon fauteuil en regardant le début des infos à la télé:

- Grégoire vient de décéder, sanglota-t-elle.

- Comment ça, décédé, fis-je, tu plaisantes…!

- Décédé, mort si tu préfères; il menait notre âne au pré, il a eu un malaise en tirant trop fort sur la corde et il a succombé à un infractus; c’est ce qu’a dit le docteur.

- Putaing, m’exclamai-je! Il ne manquait plus que ça! RORO ( elle était encore dans la cuisine), RORO… GREGOIRE EST MORT!

Roro me rejoignit, un torchon à la main:

- C’est pas vrai…! GREGOIRE…! Le cousin? Et bé, il ne manquait plus que ça!

…………………………………………………..............................................................

Mes cousins de Pimpous sont très pauvres. Grégoire ne recevait que sa retraite de la MSA ( autant dire des clopinettes) et, tous les semestres, une pension de guerre de 250 euros environ car il avait, comme moi, participé efficacement à la pacification de l’Algérie, quelque part dans les montagnes des Aurès… Comme moi, il en était revenu sans une égratignure (un peu fada quand même, comme beaucoup d’autres) et voilà qu’il mourait dans son lit, d’un infarctus ce qui fit dire au maire, au cimetière (on l’a enterré hier):

- C’est quand même idiot de finir comme ça!

Il paraît que Grégoire avait compris, en voyant la tête de Germaine encore plus triste que d’habitude, que sa fin était toute proche. Il se tourna vers la bougie qui brûlait sur la table de nuit (depuis quelques jours on leur avait coupé l’électricité pour non paiement de facture) et il dit:

- Ce n’est plus la peine de gaspiller…* ( c'est volontairement que j'écris de plus en plus petit)

Et son dernier souffle éteignit la modeste flamme.

 

Au cas où vous n'auriez pas entendu il a dit: "Ce n'est plus la peine de gaspiller"

Comme je n'ai pas retrouvé de photo du village de Pimpous, je termine avec un autre bourg gascon: nous sommes à Solomiac.

IMG_2918.JPG

 

22/09/2009

la haine...

Pourquoi ai-je donc tellement envie, aujourd'hui, de vous faire écouter cette chanson intitulée "tyrolienne haineuse", des Quatre Barbus? La troupe Boé si Boé la l'avait à son répertoire il y a quelques années. Je vais la proposer une nouvelle fois pour notre prochain spectacle... Ma démission est imminente!

Un conseil: vous suivez avec les paroles, c'est beaucoup mieux...


podcast

Lorsque sans parti pris
On établit le bi-
-lan d'l'humani-
-té d'aujourd'hui

Eh bien limpide comme
Un clair de lune et lu-
-mineux comme un clerc de notaire
C'est pas d'sitôt qu'les hommes s'ront frères
Et qu'malheureusement au contraire

Nous vivons à présent
Sous le signe affligeant
De la haine et d'ses affluents

C'est triste et déprimant !


Y a de la haine partout
Y a d'la haine tout autour de nous
Surtout partout où
Tout se passe par en d'ssous

De mémoire de grincheux
Jamais dans les yeux
On n'vit tant d'regards haineux

Ah y en a t-y, y en a-t-y
De cette haine qui
Sous les esprits qui
Perdent le sens d'la fraterni-
-té et ainsi
Suit l'altruisme aussi


Hélas hélas l'altruisme est foutu
Et c'est couru
Y a pas plus d'altruiste
Que de beurre au r'bus

Y a plus que d'la haine
Si bien que dans l'pays
Bientôt tout le monde sera haï

L'haï l'haï l'haï ti
L'haï l'haï l'haï ho
L'haï l'haï l'haï ti
L'haï l'haï l'haï ti


Mais là où la chose se complique
Et d'vient tragique
C'est qu'la haine devient pour chacun
Une espèce de besoin
Que d'authentiques sagouins
Entretiennent de près comme de loin

Y a d'la haine de toutes les nuances
D'la haine standard ou d'circonstances
Y a d'la haine de mouton pour les haineux d'salon
Et de la grosse laine de confection

Mais de toutes les façons :


Y a trop de haine oui y a trop de haine
Et y a trop d'haineux
Ca tourne au scabreux
Et au scandaleux
Car certains haineux
En arrivent même entre eux
A s'traiter de tête d'haineux

C'est un cercle vicieux
Car quand un haineux
Hait un autre haineux
Celui qui hait est aussi
Par l'autre haï
De même que celui
Qui est haï haïssant
Celui dont il est haï
Chaque haï donc est
Un haï qui hait
Ce qui fait qu'en fin d'compte
On peut voir comm' ça
L'haï ici et l'haï là.

L'haï l'haï l'haï ti
L'haï l'haï l'haï ho
L'haï l'haï l'haï ti
L'haï l'haï l'haï ti

Et voilà c'est comme ça
Oh bien sûr y a pas
Non y a pas d'quoi
En signe de joie
Se passer les paupières à la crème de chester
Avec une tringle à rideau d'fer

Y n'reste plus qu'une seule chose à faire
C'est d'rassembler par toute la terre
Tous les hommes généreux
Qui d'un coeur valeureux

Haïssent la haine et les haineux

C'est ce qu'il y a de mieux !

Hardi donc allons-y
Roulez tambours
Et sonnez trom-
-pettes et hélicons
Sus à ceux qui suent
La haine par tous les pores
Et qui s'font un sport
D'haïr de plus en plus fort.

A bas la haine et les haineux
Ainsi qu'ceux
Qui hurlent avec eux
Assez de haine assez d'gens
Qui passent leur temps
A haïr bêtement

Si nous tenons bientôt nous
En viendrons sûrement à bout
La confiance alors
Mettra l'monde d'accord
Et l'on s'ra content d'voir alors
Les hommes d'à présent
Dev'nir de plus en plus con-
-fiants.


Haine par ci
Haine par là

Ah, y en a-t-y d'la haine
Ici-
-bas.

18:23 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

21/09/2009

incivilité (suite)...

Voici le message que monsieur le Maire de Boé m'a adressé à la suite de ma note d'hier:

Cher administré, cher ami,

Comme il est rassurant de pouvoir compter sur des collaborateurs aussi zélés et perspicaces!

Ainsi donc le civisme et le sens de l'intérêt général sont toujours de mise.

Poursuivez vos investigations mon ami, ne négligez aucun détail.La collectivité vous en sera reconnaissante et saura bien vous l'exprimer un jour!

C...D...

Merci Christian ( c'est le prénom de notre maire) pour ta participation amicale... et ton humour!

 

Pour celles et ceux qui auraient douté des intentions du maire de Boé à la lecture de ma note d'hier ( tout est possible!) je tiens à affirmer que prôner, encourager la délation est à l'opposé de ses idées.

La preuve.

Samedi matin, après la remise des prix récompensant les photographes exposant leurs oeuvres à la médiathèque ( je vous rappelle que j'ai été classé second!), nous buvions le verre de l'amitié et je me trouvais à deux pas d'un petit groupe de conseillères municipales dont le comportement et les bribes de leurs propos me parurent assez louches. J'imaginai un complot. En aparté, je dis à notre maire:

- Tu devrais te méfier de Cathy, Annie, Michèle et Françoise; je crois que...

Il m' a tourné le dos avant que je finisse ma phrase! J'étais vexé! Pourtant, je vous assure... Bref, celà ne vous intéresse pas, je le sens.

...................................................................................................................................................................

IMG_2118.JPGVeuillez noter mon changement d'adresse; vous pouvez m'expédier un petit mot amical, un encouragement, des félicitations, des insultes (ou une carte) à:

Henri Barthélémy, clarinettiste

Km 103

canal latéral

47550 Boé

( c'est pour donner un surcroît de boulot à la poste et maintenir ainsi l'agence postale de la cité)

 

 

20/09/2009

incivilité...

sous le noyer.JPG

Monsieur le Maire,

 

Je donne suite à notre récent entretien au cours duquel vous m’avez sollicité afin que je vous signale tout acte réel ou supposé d’incivilité que j’aurais constaté ou soupçonné au cours de mes nombreuses promenades pédestres, notamment au bord du canal.

Je vous remercie au préalable de la confiance dont vous m’honorez en me missionnant de la sorte.

Ce matin même, je surpris, sous un noyer pas très éloigné du château Saint Marcel, une dame d’âge mur et l’air à priori respectable qui, à mon approche, se mit à chantonner, histoire sans doute de se donner une contenance.

Je me dis:

- En voici une qui n’a pas la conscience tranquille.

Et tout haut:

- Bonjour madame. Quelle voix superbe vous avez. Sans mentir… excusez-moi de vous interpeller aussi cavalièrement mais… auriez-vous égaré quelque chose par hasard?

- Que nenni, me répliqua-t-elle; je cherche des mousserons.

- Pardon? Des mousserons? A cette saison? Tiens donc!

- Oui; et je n’en trouve point, hélas… Excusez-moi; il faut que je vous quitte car mon pauvre mari qui a des soucis avec un ménisque m’attend dans notre véhicule à proximité de la halte nautique….

J’avais en effet remarqué en passant un monsieur qui faisait je ne sais quoi dans sa voiture et avais, à tout hasard, relevé le N° que je vous peux vous communiquer  si vous le souhaitez.

Je constatai que les poches de l'imperméable ( il pleut ce dimanche, le savez-vous) de la dame étaient anormalement gonflées

- Elle a sûrement volé des noix, imaginai-je, outré.

Nous  nous quittâmes simplement après avoir échangé un au revoir très poli malgré tout.

Voilà; je reste, monsieur et très cher Maire, à votre disposition pour le complément d’information que vous jugerez utile de me demander fort légitimement afin que soit infligée à cette personne la punition méritée. Il est temps que des  exemples forts soient donnés à nos concitoyens!

Recevez……………………………..

PS: je crois savoir quel est l’auteur des graffiti qui apparaissent parfois dans les toilettes publiques ou les arrêts de bus; je vous tiendrai informé quand j’aurai suffisamment de preuves.

que d'eau.JPG

19/09/2009

prudence...

Cette météo incertaine doit nous inciter à la prudence. Je me permets ce petit conseil, sous forme de chanson brève. L'expérience...

 podcast

Ce matin, je fus invité,  à la médiathèque de Boé, au vernissage de l'expo photo à laquelle je participais. Le thème était " l'eau". J'étais dans mon élément! J'avais fourni trois de mes nombreuses photos sur le canal. Quelle joie quand monsieur le Maire m'annonça que j'avais obtenu le second prix! J'eus droit à des applaudissements nourris chaleureux ( il était midi passé). Mon retour à la maison fut triomphal: imaginez la stupéfaction de Roro quand je lui tendis le livre " Home" si généreusement offert par la commune!

IMG_2105.JPG
Je me demande tout de même si je ne méritais pas le premier prix...

Je profitai de l'occasion pour dire à monsieur le Maire que sur France Inter, ce matin même, un homme, sans doute politique, incitait chacun à "l'acte citoyen" consistant à signaler aux "autorités compétentes" tous faits et gestes jugés suspects. Il a eu l' air intéressé. Je lui proposai donc de lui écrire prochainement afin de lui signaler ce que j'avais remarqué au cours de mes promenades. Et j'en ai des choses à raconter pas jolies jolies! Je m'y colle dès demain...

18/09/2009

i love Paris...

...tel est le titre de la chanson répétée cette  semaine par notre quartet ( je rappelle que nos moyens techniques d'enregistrement sont très modestes!).


podcast

 henri chante bis.jpg

Au cours d'une de mes nombreuses tournées, j'acceptai de chanter dans la capitale. il y a trois ans, n'hésitant pas à me mêler au peuple de Paris qui m'accueillit  fort chaleureusement.
paris _0066 bis.jpg
Avec les clopinettes qu'il aura empochées, pourra-t-il faire son marché? A voir la mine de ce pauvre gars, j'en doute.
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Venir d'aussi loin pour faire des chinoiseries devant Notre-Dame, voilà qui ne fait pas sérieux du tout.
jardin luxembourg 4.JPG
Nous attendons Sophie, l'amie de Roro et épouse de René, le sénateur, pas encore décédé ( sinon Roro ne sourirait pas de la sorte).
Et voilà; j'ai été très heureux de vous montrer ces photos que je gardais dans "mes images", à tout hasard et au cas où j'aurais un jour l'opportunité de les publier. J'en ai d'autres  pour plus tard...

 

15:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8)

17/09/2009

retour au Cours Complémentaire

 

 

IMG_0007.JPG- Tu vois, dis-je à Roro, vu ainsi, de l’extérieur, rien n’a changé à quelques détails près.

Nous passions dimanche dernier à Fleurance, gros bourg gersois, et j’eus envie de retrouver le Cours Complémentaire ( devenu école primaire), établissement que je fréquentai pendant 5 ans, de 1949 à 1954, année de mon entrée à l’Ecole Normale d’Auch. J’y étais pensionnaire car nous habitions à Eauze ( capitale de l’Armagnac!) distante d’une soixantaine de kilomètres.

Agé à mon entrée en 6ème d’un peu moins de 11 ans, je subis, comme mes copains internes, toute la panoplie du traditionnel bizutage imbécile, activité fort prisée par quelques anciens de 4ème et de 3ème , de redoutables costauds de 14 et 15 ans. En faire baver à la bleusaille était leur jeu préféré. Le directeur, évidemment, n’était pas au courant de ces pratiques…

L’après extinction des feux, dans le dortoir, était toujours le moment le plus redouté.

- Le premier soir, nous subîmes la séance du cirage…

- … ?

- Je t’explique….

Roro m’écoutait en rougissant:

- Est-ce possible… ce n’est pas vrai!

- Si…

- Et vous ne disiez rien? Au directeur? A vos parents?

- Non; c’était ainsi depuis toujours. Nous subissions, voilà…

Je montrai à Roro les fenêtres du fameux dortoir, au premier étage, dortoir sans doute transformé en salle de classe.

…………………………………………………………………………..................................................

vers Aubiet en sept 2009.JPG

Après avoir quitté Fleurance, nous roulâmes sagement dans la campagne gasconne qui, dit-on, ressemble à la Toscane*, en direction de Saint Caprais, mon premier poste d’instit. C’était ma journée « souvenirs »!

Nous arrivâmes à Masseube.

- C’est au cours complémentaire que j’ai fait la connaissance de Mag Do, te l’ai-je dit?

- …?

- Oui, Magret Dominique. C’est là et à cause des bizutages que nous avions subis qu’il voulait devenir justicier, comme Zoro. Plus tard, après avoir vu Jean Gabin au cinéma, il décida qu’il serait commissaire de police…

Roro haussa les épaules, descendit de la voiture et photographia la magnifique halle de XIVème.

IMG_2913.JPG
* D'ailleurs, beaucoup d'italiens s'installèrent en Gascogne dans les années 30.

 

 

16/09/2009

soyons bref...

Aucune envie d'écrire aujourd'hui: il faudra se satisfaire d'une de mes anciennes chanson brève. Pardonnez cette façon un peu désabusée de traiter une invention qui fut de la première importance pour le commerce mais aussi pour l'apprentissage de la mesure des poids dans nos écoles. J'ai écrit cette chanson dans un moment de déprime et quand je l'ai enregistrée, je n'étais pas tout à fait rétabli. On devine d'ailleurs beaucoup de tristesse dans la voix. A ce moment-là, je devais avoir d'autres chats à fouetter et c'est le hasard qui a voulu que je choisisse cette balance comme thème: ç'aurait pu être tout autre chose. Car des objets dont je me fiche éperdument ce n'est pas ce qui manque. En plus, je dois avouer que j'ai du respect pour ce Monsieur Roberval né le 9 août 1602 à 15 heures ( vous pouvez vérifier). Voilà qui devait être dit afin qu'il n'y ait point de malentendu.

podcast

 
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