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30/11/2009

le noyé du pont de la Treille (suite)

magret.jpgCe lundi après-midi, le commissaire Magret décida de s'offrir un peu de repos après son escapade dans le pays basque. Nos amis communs en résidence à Anglet l’avaient, comme chaque fois, reçu de fort belle manière: les repas de Maïté accompagnés des vins de la cave de Raymond nécessitent, au retour, une période de diète permettant à l’organisme de se refaire une santé. Il avait donc, ce lundi, frugalement déjeuné ( ici, en Gascogne, on dit le diner à midi mais comme j'écris pour un vaste public, j'utilise le mot adéquat afin que tout le monde comprenne...), donc, il avait frugalement déjeuné d'un confit de canard arrosé d'un ballon de madiran et d'une portion de fromage de chèvre de la ferme Lou Caoubé située à Pimpous, village gascon de moyenne altitude. Il s'était installé au soleil, sur un banc des Allées Mégret d'Etigny, son illustre ancêtre, disait-il, mais sans en apporter la moindre preuve…
Il avait ouvert la Dépêche du Midi à la page des faits divers, sa préférée, et son intérêt s'était porté sur un court article disant à peu près ceci:
- On n'a toujours pas tiré au clair cette affaire de noyé-assassiné ou d'assassiné- noyé ( Magret apprécia la nuance) retrouvé sous le pont de la Treille il y a quelques jours. L'enquête, pourtant confiée à l'illustre Commissaire Magret, piétine.
- Je voudrais les y voir, ne put s'empêcher de grommeler l'illustre!

( A ce point de l'histoire, il est utile de vous reporter à ma note plus ou moins précédente, rubrique Magret, sinon vous courez le risque de ne rien comprendre à ce qui va suivre).
Il leva les yeux de son canard au moment où passait à deux ou trois mètres devant lui, assez légèrement vêtue pour cette fin de mois de novembre d’une robe de percaline rose qu’une délicate brise pyrénéenne soulevait par trop courts moments juste au-dessus des genoux, une très séduisante brune qui paraissait très préoccupée; d’ailleurs elle ne prêta aucune attention au commissaire qui pourtant la dévisageait avec beaucoup d'insistance.
- Tiens, tiens …la dame du 99 de la rue de la pousterle des Houmettous. Elle porte gracieusement le deuil de son mari! Et, diou biban, quel parfum! Magret avait un flair extraordinaire.

Quand elle fut passée, il plia son journal, le glissa dans une poche de sa gabardine beige, remit son béret d'une main preste en le calant d'abord à l'arrière du crâne, puis il tira le feutre noir vers l'avant et le pinça entre le pouce et l'index pour faire comme une pointe. C'était sa façon à lui de porter ce couvre-chef qu'il préférait aux chapeaux des policiers parisiens qu'on voit au cinéma. Il était gascon et fier de l'être, tout en conservant une certaine modestie qu'appréciaient tant ses supérieurs que ses subalternes. Voilà qui méritait d'être dit même si c'est assez inutile...
Il entreprit donc de "filer" la belle qui descendait déjà prestement les marches des allées vers la place de la Libération.

( la suite ... un jour prochain)

Commentaires

Coucou du soir !

Chapeau Gascon .......

Bonne soirée bizoux à vous deux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 30/11/2009

Chez nous aussi, nous disons encore dîner pour déjeuner (et souper pour... dîner).

Pas de chance avec les femmes, l'illustre commissaire ! La belle brune ne l'a pas remarqué... on ne peut pas être brillant en toute chose !

Bonne soirée,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 30/11/2009

Tu veux lui faire porter le chapeau à la belle brune ,celle dont la brise fait remonter la jupe au dessus du genoux ,coquin va ,je ne te crois pas.

Écrit par : heraime | 01/12/2009

Bonjour Henri,

La percaline est souvent une doublure, terme qui dans l'esprit du fûté Commissaire fait germer aussitôt des soupçons qui ne doivent rien au Madiran ni à la médisance.

J'ai dégusté hier une févoulade, l'ancêtre du cassoulet, où les fèves remplacent les haricots, que les gaulois ne connaissaient pas. Le mot fleure bon le terroir et tu pourra peut être l'utiliser dans un repas toujour léger du limier.

Amitiés du grillon

Écrit par : Christian | 01/12/2009

Un vrai Gascon ce Magret...surtout dans la manière de caler le béret sur son crâne...Il n'a rien d'un "privé" à la parisienne comme Burma, c'est un vrai de vrai du Midi.....

On attend le résultat de la filature de la belle...çà m'intéresse...


Bises à tous deux.
Hélène

Écrit par : hélène | 01/12/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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