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07/03/2010

l'héritage

Jules, petit paysan de Pimpous, village gascon de moyenne altitude, avait 17 vaches et 3 fils. Sa femme s'était laissé séduire par le tubiste de la Bandas Los Prunos et l’avait quitté sans tambour ni trompette quelques années après son retour des Aurès. Il faut dire que son séjour de deux ans dans ces montagnes lointaines et arides l’avait rendu taciturne, difficile à vivre…

 IMG_2282.JPGJules mourut des suites d'un repas d'ancien combattant d‘Algérie. ( Moi je n'y vais jamais; mes bribes de souvenirs me suffisent)  Il avait laissé un testament olographe qu'on découvrit dans son portefeuille en cuir de chameau acheté à Batna en 1962, au moment de sa libération.

Il léguait la moitié des vaches à l'aîné, le tiers au second, le neuvième au cadet.
Je dois vous dire que la scolarité de Jules s'était arrêtée net au niveau du certificat d'études ; il ne l'avait pas obtenu à cause d'un problème sur les fractions.
Trois enfants se partagent une croustade à l'armagnac de ...grammes. L'aîné en prend la moitié, le second... .etc. Quel poids de croustade ..........?
Jules avait de la mémoire et il trouva malin de rédiger son testament comme l'énoncé du problème en question... sans savoir d’ailleurs quel en serait précisément le résultat. Il avait fait une évaluation « à bisto de nas » ( au pifomètre si vous préférez) et cette répartition lui semblait équitable.
Les fils, qui pourtant avaient le niveau BEPC, furent incapables de trouver la solution. Alors; comment respecter les dernières volontés de leur père?
Comme Jules n'avait laissé aucune consigne particulière, ses obsèques furent religieuses bien qu'il ne soit plus rentré dans une église depuis sa première communion, et nombreux furent ceux qui l'accompagnèrent de la ferme à l'église  et de l'église au cimetière. Tous les anciens d’Algérie de Gascogne et d’ailleurs étaient présents avec le drapeau bien sûr. Le représentant local fit un discours. La tradition était respectée. Les trois fils alignés à côté du portail un tantinet rouillé, eurent droit aux bises mouillées et aux poignées de mains viriles car le gascon, comme chacun le sait, a, outre la souplesse, beaucoup de force dans le poignet ( rappelez-vous d'Artagnan)

 

………………….. demain, suite et fin………………………………..

17:40 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

c'est bien raconté histoire vraie ou romancée
j'attends la suite
amitiès vous 2

Écrit par : ventdamont | 07/03/2010

Les problèmes de fractions ! un cauchemar....
bises neigeuses.

Écrit par : pimprenelle | 08/03/2010

C'est mal parti pour le partage de l'héritage ! S'il faut couper quelques vaches en morceaux, qui va s'en charger ?...
Bonne journée,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 08/03/2010

Il était comme moi pas tres copain avec les fractions... Je reviens demain pour la suite Bonne journée Bises Brigitte

Écrit par : fleurbleu | 08/03/2010

Pas dur le problème j'ai parfaitement vu que Jules avait 78 ans à sa mort.Putaing ,couper des vaches en deux on aura tout vu.Embrasse Roro pour moi

Écrit par : heraime | 09/03/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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