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31/07/2010

buffalo bill... fin

La suite d’hier…et aussi d'avant-hier: il est préférable de lire les tois notes dans l'ordre...

 

commissaire Magret.jpg- J’ai retrouvé ton Buffalo, m’apprenait donc dimanche soir au téléphone l’ami Magdo.

Je m’assis, un tantinet intrigué, pour écouter la suite.

- Je me promenais cet après-midi sur la place de Pimpous où était organisé le vide-greniers du comité des fêtes. Un gamin y vendait des jouets dont… quelques soldats de plomb et parmi… un Buffalo Bill à cheval. Je l’ai tout de suite reconnu ton Buffalo! J’ai interrogé  le gamin en douce ( j'ai l'habitude), lui ai demandé comment il s’appelait, d’où lui venait ce cow-boy car j'imaginais qu'il ignorait son nom... Réponse, tiens-toi bien:

«  C’est mon grand-père qui me l’avait donné »

Et, comment s’appelle-t-il ton grand-père?

«  Fernand Boniface… mais il est mort l’année dernière »

Tu te rappelles, Fernand Boniface? Il était en classe de troisième quand nous sommes entrés au Cours Complémentaire? Quel enfoiré! Tu sais, je l'avais soupçonné!  Mais c'était un malin...

Je restai sans voix. Finalement, Magdo rompit notre silence :

- Je te rendrai ton Buffalo à la première occasion. Je l’ai acheté au gamin sans discuter le prix.

Je ne pus que bafouiller un merci. L’émotion, vous comprenez…

Je rappelle que Magdo devint commissaire, Robert Val, juge d'intruction et je fus éducateur. Un serment que nous avions fait pendant notre sixième. Nous avons ainsi contribué , modestement peut-être, à ce que notre société soit  plus juste, plus fraternelle, moins violente... taratatata...

 .............................................................................................................

Toute ressemblance avec des gens ayant existé, ou que vous connaîtriez, ne serait, sauf exception, qu’extraordinaire coïncidence.

30/07/2010

buffalo bill ... (2)

La suite d’hier…

Magret Dominique, Robert Val et moi-même étions internes au Cours complémentaire de Fleurance, tous trois de la même promotion. Nous y entrâmes à l’âge de 10/11 ans et nous subîmes de la part des grands, des ados de la classe de troisième, des costauds comparés à nous à peine sortis de la petite enfance, nous subîmes donc de nombreuses vexations, des bizutages imbéciles, pratiques fréquentes à cette époque. Le directeur ne voyait rien, n’entendait rien… Notre premier trimestre en classe de sixième fut une rude épreuve. Je ne raconterai pas…

Maureen_O%27Hara_Black_Swan_3.jpgHeureusement, nous nous serrions les coudes. C'est ainsi que nous apprîmes très jeunes la solidarité.

J’avais, en guise de gri-gri, caché dans ma petite valise, entre quelques serviettes et mon linge de corps de la semaine, un Buffalo Bill à cheval que je plaçais sous mon oreiller, au moment de l’extinction des feux, en veillant bien que personne du dortoir ne me surprît. Seuls, à priori, Magdo et Robert étaient au courant. La proximité de Buffalo Bill me rassurait et m’aidait à trouver le sommeil, après avoir souvent, je l’avoue, fantasmé en m’imaginant, trappeur intrépide, sauvé des indiens la ravissante Maureen O’hara. A cette époque, je n’avais pas encore fait la connaissance de Marylin Monroee. J’avais admiré  Maureen ( qu’elle veuille bien excuser cette familiarité) dans le film Buffalo Bill projeté un dimanche après-midi dans la salle de cinéma le Foyer des Campagnes…Bref.

Un soir, je constatai que ma petite valise avait été ouverte. On avait volé mon Buffalo Bill! J’en éprouvai une grande tristesse, pleurai abondamment caché dans les cabinets… Heureusement, Magdo et Robert Val me consolèrent et, même, vous me croyez si vous voulez, se cotisèrent pour m’acheter un autre Buffalo presque identique au premier. Mais ce dernier, je veux dire le premier, avait une valeur sentimentale irremplaçable.

Je conservai longtemps celui de mes deux amis…

La suite demain…( je compte en finir avec une seule troisième note, sauf imprévu)

n1qtsx.jpg

29/07/2010

buffalo bill

Ce nouveau commissaire Magret sera développé sur trois courtes notes, ou quatre selon l’inspiration. Voici donc le premier chapitre qui, en principe, devrait vous inciter à lire le second et aussi les autres tout autant captivants…

Ce dimanche soir, un coup de fil:

- Salut Riton! Comment vas-tu? J’ai une bonne nouvelle à t’annoncer…

Je reconnais la voix cordiale et enjouée de mon ami Magdo ou, si vous préférez Magret Dominique, le fameux commissaire Magret.

- Tu te maries, plaisanté-je car Magdo est un célibataire endurci qui, devenu comme moi septuagénaire n’a nullement l’intention de changer sa façon de vivre!

FP63017-63013.jpg- Tu as presque deviné! ( il se marre).Non; figure-toi que j’ai retrouvé…Buffalo Bill!

- Tu t’es promené au soleil sans ton béret, ça n‘est pas prudent! Je ne savais pas que tu recherchais Buffalo Bill sinon je t’aurais averti de sa mort il y a bien longtemps déjà. Arrête s’il te plaît de te fiche de moi sinon je repose le téléphone et reprends l’arrosage de mes tomates qui en ont grand besoin!

- Ecoute-moi ( le ton était plus calme): j’ai retrouvé ton Buffalo Bill, le soldat de plomb qu’on t’avait volé quand nous étions en sixième au cours complémentaire de Fleurance… te souviens-tu?

Bon sang, si je me souviens! Les bras m’en tombent! Heureusement que j’avais posé l’arrosoir.

Putaing… Buffalo Bill! Mon Buffalo Bill à cheval offert pour mon Noël de l’année 1949!

Bon, il faut que je vous raconte...

28/07/2010

rêvons encore...

Voici un complément à ma note

http://laissezjazzer.blog50.com/archive/2010/07/22/bonne-...

Il paraît que le notaire de Pimpous, bourg gascon de moyenne altitude, estimant que son travail de la journée n’était pas suffisamment payé, ajoutait sur sa note des heures de nuit ( au prix fort) prétextant rêver des affaires qui lui étaient confiées…Comme ses conseils étaient souvent éclairés, les clients payaient les honoraires qu’il demandait sans rechigner.


17:48 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (2)

27/07/2010

les bienfaits de l'argent

9782842303013_2.jpgAvoir de l’argent, beaucoup d’argent, c’est agréable à condition de savoir l’utiliser. Car, le dépenser, peut procurer, certes, des satisfactions: acheter par exemple le dernier modèle de poubelle à piles remplaçant celle à pédale au mécanisme défectueux. Mais, une étude récente démontre que le fait de l’avoir sous la main procure une sensation d’allégresse proportionnelle à la masse de billets qu’on peut toucher, palper, soupeser dans sa poche ou dans son sac. Le phénomène est bien connu des gens fortunés.

Un exemple. Vous voulez acheter un objet de valeur, je ne sais pas, tenez, pourquoi pas une bague à 500000 euros. Je dis n’importe quoi, je ne sais pas si ça existe, mais faisons comme si c’était possible. Au lieu de vous rendre chez votre bijoutier habituel avec votre chéquier ou votre carte bleue, passez d’abord chez votre banquier qui vous donnera la somme en liquide. Vous vous en mettez plein les poches. Le contact de tout cet argent que vous caressez, quelle ivresse! C’est ainsi qu’on apprécie mieux encore la valeur de son achat. En plus, vous ferez certainement plaisir à votre bijoutier.

Il paraît qu’en agissant ainsi, on est moins stressé, on dort mieux, on vit plus longtemps. Donc, un conseil à suivre!

26/07/2010

des baisers

16%20Zozo%20Montmartre.jpg

En reclassant mes fichiers, j’ai retrouvé des images que j’avais stockées sans trop savoir si elles me seraient utiles un jour, si, au moins, j’aurais l’occasion de les visionner pour, peut-être, m’en débarrasser purement et simplement en les jetant dans la corbeille histoire de faire un peu de place. J’ai le même souci avec le grenier: j’accumule des appareils divers car je ne peux me résoudre à les porter à la déchetterie. Ils sont victimes du progrès. Car ils fonctionnent toujours ces appareils, moins bien que ceux qui les ont remplacés, j’en conviens. Par exemple, je sais que le vieux magnétoscope qui se trouve depuis une vingtaine d’années dans l’ancienne armoire à glace, élément de notre première chambre, ne sera plus jamais en service. Si vous le voulez, il est à vous ( frais de port à votre charge car il est pèse énormément). Et le gros camescope tellement encombrant, le poste de radio transistor qui ne lit plus les cassettes audio, l’appareil photo kodak, le projecteur de diapos des années 60, l‘aspirateur… et le reste. Je sais que je ne suis pas le seul.

Revenons aux images. Je crois que je vais conserver tout mon fichier Poulbot. Le premier baiser; voilà un beau sujet. Vous rappelez-vous? En avez-vous gardé comme une brûlure comme l’imagine avec tellement de naïveté la fillette? Si oui, pouvez vous raconter. Allez, s’il vous plaît; racontez… Ou bien avez-vous cru ce que recommandait, entre autres, le Dr A. Narodetzki en 1910 dans son bouquin la médecine végétale ( je ne vous mens pas) à savoir que le baiser expose à la contagion des maladies graves. Et vous vous seriez prudemment abstenu (e) ? Dans ce cas, avez-vous eu des regrets qui perdureraient ?

Que comptez vous faire?

20:09 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (6)

25/07/2010

la truite

 Où est-il passé l’atelier-chant Boé si Boé la? Insouciant et joyeux, il vagabonde ici et là, par monts et par vaux, en ordre dispersé. Dans quel état le retrouverai-je fin août pour la reprise de nos répétitions? Je m’inquiète car je n’ai pas de nouvelles. Pas la moindre carte dans le style:

Bonjour Chef,

Je bronze sur la plage de Mimizan et je pense très fort à toi. Vivement les retrouvailles! Il me tarde, mais il me tarde!

Bien des choses…

En attendant, il fait quoi, le chef au bord de son canal? Il imagine le programme de la prochaine saison, tiens! Une reprise de la truite, version Francis Blanche, pourquoi pas?

J’ai retrouvé cet enregistrement de concert: le public, conquis comme d’habitude, applaudit avant la fin de la chanson.

Je copie les paroles car certains passages sont à peine audibles; c’est du direct et nos moyens sont limités. La musique de Chopin Schubert ( hé bé! merci Framboisine!) accompagnée par un piano ce serait mieux qu’à la guitare, évidemment.

Bon, une image… il me faut une image. En voici une, récente. Pas très originale, mais récente.

IMG_0011.JPG

podcast

Elle était jeune fille
Sortait tout droit de son couvent
Innocente et gentille
Qui n'avait pas seize ans
Le jeudi, jour de visite,
Elle venait chez ma mère
Et elle nous jouait la Truite
La Truite de Schubert

Un soir de grand orage
Elle dut coucher à la maison
Or malgré son jeune âge
Elle avait de l'obstination
Et pendant trois heures de suite
Au milieu des éclairs
Elle nous a joué la Truite
La Truite de Schubert

On lui donna ma chambre
Moi je couchai dans le salon
Mais je crus bien comprendre
Que ça ne serait pas long
En effet elle revint bien vite
Pieds nus, dans les courants d'air
Pour me chanter la Truite
La Truite de Schubert

Ce fut un beau solfège
Pizzicattis coquins
Accords, trémolos et arpèges
Fantaisie à quatre mains
Mais à l'instant tout s'agite
Sous l'ardent aiguillon de la chair
Elle, elle fredonnait la Truite
La Truite de Schubert

Je lui dis: Gabrielle
Voyons, comprenez mon émoi
Il faut être fidèle
Ce sera Schubert ou moi
C'est alors que je compris bien vite
En lisant dans ses yeux pervers
Qu'elle me réclamait la suite
La suite du concert

Six mois après l'orage
Nous fûmes dans une situation
Telle que le mariage
Était la seule solution
Mais avec un air insolite
Au lieu de dire oui au maire
Elle lui a chanté la Truite
La Truite de Schubert

C'est fou ce que nous fîmes
Contre cette obsession
On mit Gabrielle au régime
Lui supprimant le poisson
Mais par une journée maudite
Dans le vent, l'orage et les éclairs
Elle mit au monde une truite
Qu'elle baptisa Schubert.

A présent je vis seul
Tout seul dans ma demeure
Gabrielle est partie et n'a plus sa raison
Dans sa chambre au Touquet elle reste des heures
Auprès d'un grand bocal où frétille un poisson
Et moi j'ai dit à Marguerite
Qui est ma vieille cuisinière
Ne me faites plus jamais de truite
Ça me donne de l'urticaire.

17:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

24/07/2010

a foggy day


podcast

L’heure est aux rangements, classements. Les fichiers sont en désordre: j’ai retrouvé des photos du canal avec ceux de la famille, des images de vacances avec des dessins humoristiques…et tout à l’avenant! Pour les enregistrements de nos concerts et répétitions, c’est itou! Un plaisir tout de même: celui des retrouvailles. Comme ce morceau de George Gershwin: notre quartet débutait. Pas si mal, non? Je crois que nous remettrons cette chanson à notre programme mais il faudra que je souffle dans mon saxophone un peu plus souvent. Car je deviens de plus en plus paresseux. Le ténor est un instrument assez lourd, de plus en plus lourd.

Ce morceau est le premier dans mon dossier de répétitions du quartet car le classement est alphabétique. Voilà pourquoi je le diffuse bien qu’il ne soit pas de saison. Quoique…à Foggy day???

Vous pouvez enregistrer si cela vous fait plaisir: « Plein jazz »; ainsi se nomme le quartet.

Ma photo n’est pas de saison non plus...

borne 101+.JPG

 

18:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8)

22/07/2010

bonne nuit

 

IMG_2187.JPGLe cauchemar classique, celui que toute personne normalement constituée a vécu, est la chute dans le vide, un vide indéfini, insondable, qui n’est pas un ravin, ni un précipice, ni un puits, ni le trou de la sécurité sociale…On dégringole, c’est tout. Pendant un certain temps aussi indéfini que le vide. Ça fait peur, on crie parfois, on se réveille; en pleurs quand on est petit, en sueurs quand on est plus âgé. Mais on ne subit pas de dommages corporels.

Moins fréquente est la lévitation. Je me suis renseigné: parmi mes connaissances, mes intimes, personne n’a lévité. Sauf moi. J’en garde une impression indéfinissable de bien-être. Quand j’étais enfant, je flottais  pas très haut au-dessus du sol et me déplaçais ainsi. J’aimerais léviter encore mais voilà, je suis sans doute trop âgé.

Actuellement, mes rêves sont plus terre à terre. L’autre nuit, j’étais drôlement inquiet à cause de la porte de la chambre qui me semblait trop étroite pour permettre le passage d’une nouvelle literie dont nous venions de faire la commande ( oui, nous avons décidé de dormir plus confortablement afin, si possible, d‘éviter, justement, les cauchemars). Finalement je m’étais compliqué le sommeil inutilement car, en demandant aux livreurs de passer par la large porte-fenêtre côté jardin, cela ne présentait aucune difficulté. C’est ainsi que les choses se sont passées le lendemain; le plus simplement du monde.

On dit que la nuit porte conseil: ça n’est pas toujours vrai, la preuve…

Voilà une note qui, malgré un développement succinct, a le mérite d’aborder les problèmes essentiels de la vie et qui, en conséquence, devrait en intéresser plus d'un, comme on dit;

21/07/2010

et encore une...

Prologue ( en guise de) : Pas facile à interpréter ces histoires de conciliation, j’en conviens. Mais ce blog n’a pas pour unique but de divertir. Faire appel à la réflexion, au bon sens, à l’intelligence… du lecteur ne peut nuire, bien au contraire. Donc, n’en déplaise à Sophie, la copine de Roro, maintenons un bon niveau quitte à voir les stats dégringoler: ce sont toujours les meilleurs qui restent, comme dit le proverbe.

pousterle des houmettos.jpgLa fenêtre des cuisines du grand restaurant Radoz à Auch, donne sur la pousterle des houmettos. Depuis quelques jours, au moment des repas, Antonin vient s’asseoir juste sous cette fenêtre: il y mange lentement la baguette qu’il a achetée au boulanger du coin tout en humant les savoureux parfums de cuisine. Il profite ainsi des fumets de salmis de palombes, de cèpes, de grillades diverses, de magrets…Je respire à plein nez, je mange un peu de baguette…

Maître Radoz a remarqué cette présence. Il la trouve gênante. Il juge qu’elle nuit au standing de son établissement. Un jour, il sort, interpelle Antonin:

- Tu as le toupet de profiter des odeurs de ma cuisine: tu me dois deux euros ou tu déguerpis.

Antonin ne veut ni payer, ni quitter les lieux.

Mon copain le conciliateur que je vous ai déjà présenté, passe par là. Un hasard. Vraiment. Il a tout entendu. Il s’arrête, extrait deux pièces de un euro de sa bourse:

- Maître Radoz pour le prix des odeurs de votre cuisine, je vous offre le tintement de ces 2 pièces.

Et il frappe les deux pièces l’une contre l’autre.

- Voilà; vous êtes quittes. L’un a les odeurs, l’autre le bruit.

Il donne les deux euros à Antonin et s’en va.

Putaing, chapeau le conciliateur! Encore meilleur que la dernière fois!

17:30 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (5)

20/07/2010

au bois de mon coeur

podcast

Au bois de mon coeur, une version répétée par le quartet ( cliquer sur podcast noir, svp)

IMG_2058.JPG
Photo prise au bord de la Baïse ( rivière affluent de la Garonne)

18:21 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8)

19/07/2010

encore une conciliation...

Ma note du 14 juillet http://laissezjazzer.blog50.com/archive/2010/07/14/le-par... 

a suscité quelques interrogations: Sophie, notamment, a téléphoné à Roro pour lui dire qu’elle n’avait rien compris et que ça n’était pas la première fois. Roro a donc expliqué à sa copine le sens de mon histoire, mais ça n’a pas été facile paraît-il.

dubout 1+.jpgL’autre soir, nous étions quelques uns du quartier qui, profitant d’un peu de fraîcheur, avions entrepris une partie de pétanque sur la place des tilleuls. Pour une affaire de boule malencontreusement déplacée à son avantage par mon ami Serge ( il est un peu myope), cet enfoiré de Gaston s’est emporté, l’a traité de tricheur, la discussion s’est envenimée comme on dit, et Gaston a donné un coup de poing à Serge. Sur le nez! J’ai retenu mon ami qui, plus costaud, voulait lui « faire sa fête » ( clamait-il) et lui conseillai de demander réparation par le biais du copain conciliateur dont je vous ai parlé dans ma note citée plus haut, note que tout le monde n’a pas comprise mais c’est trop tard je n’y reviendrai pas.

Ce dernier écouta gravement les deux plaignants, réfléchit intensément. C’est-ce qu’il m’a semblé car j’assistai en qualité de témoin. Il faut dire que Gaston ( l’enfoiré) est une homme politique très influent, du même parti que le conciliateur ce qui évidemment  complique un peu les choses, mettez-vous à la place de ce dernier ( on sait combien il est difficile parfois de rendre la justice quand on est trop proche…)

Finalement, il s’adressa à Gaston et lui dit, sévèrement:

- Je vous prie, en guise de dédommagement, de donner, ici même, 10 euros à Serge!

Gaston  tendit les 10 euros à Serge qui les prit, s’approcha du conciliateur, lui balança un coup de poing sur le nez, (et quel coup de poing!) et lui dit:

- Tenez, je vous donne les dix euros.

Il posa le billet sur la table et il sortit dignement de la salle.

Chapeau bas, Serge, pensai-je. Quelle leçon!

( J’ai ajouté cette phrase pour aider Sophie à comprendre le sens de cette histoire)

17:45 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (4)

17/07/2010

careless love


podcast

Encore un morceau retrouvé dans une ancienne cassette audio. Le titre ne nécessite pas de commentaire. On peut imaginer que la soirée était déjà avancée sur cette magnifique place de Pimpous et que, la pênombre venue, après les rythmes endiablés que nous avions offerts au public, après Tiger Rag, Wild Cat Blues, Muskrat ramble..., le moment appelait plus de douceur, de tendresse et pourquoi pas d'Amour. Donc, à l'heure où s'allument un à un les réverbères, nous avons entrepris ce careless love. Au début, le blues suggère la rencontre: un regard, un petit signe, un sourire... Puis, changement de tonalité (vous remarquez le passage du do en fa): David, en anglais, engage une conversation dont le sens ne peut échapper à personne; même si on ne comprend pas la langue, on devine. Le clarinettiste ( c'est moi ) entreprend, en douceur comme il se doit, des prémices qu'il prolonge le temps nécessaire avant de céder la place au baryton, Andrew, lequel fait ce qu'il a à faire et il le fait bien. Tout le monde se retrouve pour conclure, les couples, cachés derrière les lourds piliers des cornières reviennent lentement sur la place: il est temps d'enchaîner. Avec Hello Dolly peut-être...

11:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

15/07/2010

la branche


podcast

…c’est le titre de la chanson.

Crou  Couou…cou!

Tel est le chant de la tourterelle turque. La note est un do ou un si, je ne sais pas trop. Mais c’est toujours la même note: une blanche, une ronde suivie d‘un soupir, une noire. Répétées inlassablement.

tourterelles 2.JPGLe jour se lève, il est cinq heures comme dans la chanson. Le nid est bâti ( si on peut dire) dans le laurier, le laurier est à deux pas de la fenêtre de la chambre, de notre chambre. Dans le nid, il doit y avoir des oeufs sinon elle ferait quoi la tourterelle couchée à longueur de journée sur ces quatre brindilles en équilibre instable sur la fourche de la branche du laurier?

Et tous les matins: crou couou…cou! et encore et encore!

Oui, il y avait même deux œufs; la preuve voici deux oisillons. Pas beaux les oisillons. Mais ils mettent vite des plumes; des plumes de tourterelles turques.

tourt 7.JPG

Sur le toit, crou couou… cou: papa et maman appellent. Les jeunes s’aventurent sur la pergola et… salut! Paix le matin!

Restent les moustiques du canal; eux sont plutôt du soir.

Et la chanson? Le texte est poétique… on peut en discuter éventuellement. La musique m’a plu et Boé si Boé la chante. L’enregistrement du concert est comme il est, sans plus.

14/07/2010

le partage


Pour accompagner aussi tristement que possible l'histoire qui suit voici un court morceau de saxophone....

Un de mes copains est conciliateur. Sa vie n’a pas été que sagesse, mais c’est un malin, un rusé… Il a fréquenté le monde politique tantôt ici, tantôt là. Il avait donc les qualités requises, de l’expérience. Bref, il a été nommé conciliateur…

Deux frangins enterrèrent leur père la semaine dernière. Le défunt qui était veuf depuis quelques années ( c’est mieux de le dire) ne laissait point de  testament. Sur son lit de mort, il avait murmuré, dans son dernier soupir:

- Qu’ils se dé…… ( le dernier mot ne fut qu’un souffle incompréhensible).

Les deux frères allèrent consulter le copain car l’ainé prétendait que la plus grosse part de l’héritage lui revenait :

- C’est tout de même moi, disait-il, qui ai bossé le plus longtemps à la ferme. J’ai donc davantage de droits;… que je sache! 

Evidemment, le cadet n’était pas d’accord. Sinon ils ne seraient pas rendus chez le conciliateur et je n’aurais pas d’histoire à raconter.

Le copain réfléchit le temps qu’il fallait et déclara:

- Toi, l’aîné, tu vas faire les deux parts… Ensuite, ton cadet choisira le premier.

Et bé, vous me croirez si vous voulez, ça c’est très bien passé.

 

 

17:20 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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