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28/10/2010

dernier souffle

 La semaine dernière, j‘ai oublié de vous le dire, je reçus une bien mauvaise nouvelle de Pimpous. Ma cousine Germaine me téléphona sur le coup de 20 heures, heure autant tardive qu’inhabituelle pour déranger des retraités déjà installés dans leur fauteuil, devant le poste de télé.

- Grégoire vient de décéder, sanglota-t-elle.

- Comment ça, décédé, fis-je, tu plaisantes…!

 grégoire.jpg- Décédé, mort si tu préfères; il menait notre âne au pré, il a eu un malaise en tirant trop fort sur la corde et il a succombé à un infarctus  ; c’est ce qu’a dit le docteur.

- Putaing, m’exclamai-je! Il ne manquait plus que ça! RORO ( elle feuilletait le passionnante revue Notre Temps  reçue le matin), RORO… GREGOIRE EST MORT! (elle est un peu sourde et avec le bruit de la télé…)

Roro me regarda, bouche-bée:

- C’est pas vrai…! GREGOIRE…! Le cousin? Et bé, il ne manquait plus que ça!

…………………………………………………..............................................................

Mes cousins de Pimpous sont très pauvres. Grégoire ne recevait que sa retraite de la MSA ( autant dire des clopinettes pour cinquante ans de labeur) et, tous les semestres, une pension de guerre de 250 euros environ car il avait, comme moi, participé efficacement à la pacification de l’Algérie, quelque part dans les montagnes des Aurès… Comme moi, il en était revenu sans une égratignure (un peu fada quand même, comme beaucoup d’autres) et voilà qu’il mourait dans son lit, d’un infarctus ce qui fit dire au maire, au cimetière (on l’a enterré hier):

- C’est quand même idiot de finir comme ça!

Il paraît que Grégoire avait compris dans son lit de mort, en voyant la tête de Germaine encore plus triste que d’habitude, que sa fin était toute proche. Il se tourna vers la bougie qui brûlait sur la table de nuit (depuis quelques jours on leur avait coupé l’électricité pour non paiement de facture) et il dit:

- Ce n’est plus la peine de gaspiller…* ( c'est volontairement que j'écris de plus en plus petit)

Et son dernier souffle éteignit la modeste flamme.

Au cas où vous n'auriez pas entendu il a dit: "Ce n'est plus la peine de gaspiller"

27/10/2010

une "belle" mort...

Je me contente aujourd'hui d'ajouter à cette note, diffusée en début de semaine, un peu de musique, en guise d'invitation à notre très prochain concert de Pujols, ce samedi 30 octobre...

Le quartet répète:
podcast

Ce matin, aux infos:

- Il est mort «sur scène » , hier soir…

En réalité, il, homme politique, a succombé à un infarctus dans son bureau, en paraphant divers dossiers. Un Adichatz… pour de bon.

- Une mort réussie, pensai-je, comme je me la souhaite…pour plus tard.

Il avait mon âge, pas plus, apprends-je. Bon…

Sur scène, moi aussi, et pourquoi pas dirait Prévert? Une vrai scène, voilà qui me conviendrait. En soufflant dans ma clarinette, samedi à Pujols, juste à la dernière note du rappel. Nous prévoyons toujours le rappel. D’ailleurs, en annonçant le dernier morceau, je dis toujours:

- Nous terminons notre concert avec Royal Garden Blues… sauf rappel de votre part, bien entendu.

Et ça marche chaque fois.

numérisation0003.jpgDonc, sur la dernière note du rappel ( les feuilles mortes, voilà qui conviendrait), je m’écroule. La foule fait ohhhhhh! se lève et applaudit longuement.

Je réussis à me soulever juste ce qu’il faut sur le coude, je fais un petit signe au public avec la main et dans un silence quasi religieux ( le quasi est de première importance car je connais bien mon public), je murmure:

- Adichatz…

Et je …

Je ne vous raconte pas la suite évidemment parce que je ne la connais pas.

 

 

 

24/10/2010

marchons, marchons...

un manifestant ++++.JPGPour  cette semaine, ma revendication...

J'ai remarqué qu'en faisant les choses plus lentement ( volontairement ou pas), le temps passait plus vite. Celà me dépite car je ne suis pas pressé du tout. Comment faire? Avez-vous une solution?

Bonne nuit.

20:41 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (8)

23/10/2010

chaud et froid


podcastNous répétons une chanson de Pierre Louki que nous jouerons très bientôt à Pujols ( si ça ne marche pas avec la flèche verte, cliquez sur le noir)

Une histoire que j'ai déjà racontée, autrefois...

IMG_2684.JPGErnest et Adeline habitent à Pujols, pittoresque village médiéval du Lot-et-Garonne où nous donnons de temps en temps un concert à l’invitation d'amis responsables d’une association culturelle locale.
Adeline, la quarantaine épanouie, est une femme magnifique. A tel point qu'il serait présomptueux de ma part de vouloir la décrire. Je n'ai pas ce talent et je gâcherais le tableau: les rondeurs de Marylin Monroe, les yeux de Michelle Morgan, la chevelure de Maureen O'Hara, la bouche de ... qui vous voulez.
Elle tient, sur la place du marché de Pujols, un commerce de produits du terroir avec une dominante de pruneaux cuits, crus, fourrés... spécialités du Villeneuvois. Sa clientèle, locale et de passage est nombreuse...
pujols 6.JPGErnest est représentant en lingerie fine ce qui l'oblige à de nombreux et quelquefois longs déplacements. C'est un homme charmant qui n'a qu'un défaut: il est jaloux. Chaque fois qu'il quitte son domicile, ce qui lui arrive souvent à cause de son boulot, il est inquiet. Invariablement, il supplie Adeline:
-
Tu penseras à moi...
- Bien sûr, mon grand bêtassou..." .
 Elle aime bien cette familiarité.
Un matin, très enrhumé, il la serra fortement dans ses bras comme s’il partait pour un très long voyage:
- Tu benseras à boi.. bromis
- Mais oui, mais oui...
Elle ajouta en riant, car elle est assez espiègle:
" Ecoute; chaque fois que tu éternueras, c'est que je penserai à toi"
IMG_2685.JPGIl prit, en gare de Villeneuve, le train de huit heures quarante sept en direction de Toulouse. Il échangea quelques civilités avec son voisin de compartiment, un beau gars qu'il connaissait un peu car il était tromboniste dans un orchestre de jazz réputé dans le coin ( Adeline adorait cette musique),  puis s'endormit.
Du côté de Montauban, il fut réveillé en sursaut; le musicien, le nez dans son mouchoir, s'excusa...
Ernest ne dit mot. Accablé, il pensa:
"Elle me trompe déjà...!"
Il éternua, enfin, en gare de Toulouse... ce qui ne le rassura qu'à moitié.

14:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)

21/10/2010

une histoire de nègres...

Déjà, le titre de cette note est provocateur. Chouette, encore une histoire à connotation raciste, penserez-vous, alléchés…

Trois noirs sont assis sur un banc, quelque part. Ils n’ont pas de boulot alors ils regardent passer les gens qui vont et viennent, affairés. Un homme, barbu, très propre sur lui, s’arrête devant eux.

- Je suis Dieu. Si vous voulez exprimer un souhait, profitez-en. Je l’exaucerai sur le champ. Attention, nous vivons une période de crise et je ne peux accepter qu’un seul souhait par personne.

Un noir se lève et poliment:

- Je voudrais être un homme blanc.

- Accordé!

Et illico, le noir devient tout blanc.

Un second noir se lève à son tour, ôte son chapeau crasseux:

- Moi aussi, monsieur Dieu, je voudrais être blanc, s’il vous plaît.

- Accordé! Et vous, que souhaitez-vous?

Le troisième noir regarde ses deux compagnons puis dit au barbu:

- Je voudrais que mes amis redeviennent noirs.

- Accordé!

…………………………………………………..........................................................................................

Mon souhait à moi ( je ne m’adresse pas à Dieu):

Je refuse que quiconque de notre « famille » Blog50 utilise mon mail pour solliciter mon soutien à toute organisation politique…Je n’ai jamais commis ce genre d’inconvenance: mes petites humeurs exprimées ici et là dans mes notes me suffisent. Les lit qui veut.

autodefense.jpg

16:34 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (5)

20/10/2010

les feuilles mortes... ter


podcastEt voici une nouvelle et dernière interprétation de la chanson d'actualité, cette fois en répétition avec le quartet. Le tempo est plus dynamique.Nous assistons à une dégringolade de feuilles...et de notes.

Pendant que vous écoutez, distraitement, la musique ( je ne vous oblige pas!), vous pouvez lire peut-être ce qui suit?

J’avais aimé, autrefois, une petite histoire dans laquelle on décrivait diverses attitudes humaines…

Dans une pièce obscure, un homme cherche, cherche… c’est un scientifique.

Dans une chambre obscure, un homme cherche quelque chose qui ne s’y trouve pas. C’est un philosophe.

Dans une autre pièce obscure, un homme cherche quelque chose qui ne s’y trouve pas et s’écrie: j’ai trouvé! C’est un religieux ( je ne dis pas la religion)

Je n’ai pas d’autres exemples en tête. La question qu’on peut se poser: pourquoi ces hommes cherchent-ils dans l’obscurité? Pourquoi n’éclairent-ils pas la pièce?

Justement, tiens, un autre exemple…

Ce matin, dans une maison pourtant parfaitement éclairée, un homme cherche les clés de sa voiture et ne les trouve pas: c’est moi. Je les ai récupérées juste à temps pour qu’Antoine ne soit pas en retard à l’école!  

19/10/2010

les feuilles mortes... bis

Voic une version différente de celle d'hier de la célèbre chanson. C'était il y a quatre ou cinq ans...

http://www.youtube.com/watch?v=nMHTfs-I1Nk

20:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6)

18/10/2010

les feuilles mortes


podcast

Combien de fois ai-je joué cette mélodie! Et ça n'est pas fini, croyez-moi! Mais ... pourquoi donc les musiciens de jazz "oublient"-ils, systématiquement, l'introduction? Pourtant, accompagné avec tellement de finesse par la seule guitare de Roger, j'aime bien. Ce soir-là, Jean-Pierre soufflait dans son ténor. Tu devrais nous rejoindre plus souvent, ami... Un extrait de concert de l'automne 2007. 

Un petit moment d'humeur, allez: cet acteur illustre qui s'insurge sur "inter" parce que des étudiants manifestent! C'est indécent... Qu'est-ce qu'il en a à cirer de la retraite ce monsieur!

montalembert bis.jpg
Tiens... la dame en bleu, ne serait-ce pas Roro?
"Vouououous qui passez sans me voir
sans mêm' me dire bonsoir..."

 

19:16 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7)

17/10/2010

ouah...ouha

Ténor est un chien intelligent; c’est ce que prétend son maître à qui veut l’entendre. Je le rencontre souvent à l’occasion de mes marches matinales le long du canal.

C’est un basset-hound, qui, contrairement à son appellation, n’est pas d’origine anglaise mais française*. Il est des nôtres. Il a tout de même longtemps séjourné et chassé chez les british si bien qu’il aboie dans les deux langues. Moi, je ne fais pas la différence. Seul son maître le comprend ; c’est l’essentiel.

Ce matin je fus à l’agence postale de Boé. Elle était ouverte ! Une chance car on a réduit considérablement les heures d’ouvertures. Bientôt elle fermera, c’est certain. Bref… excusez cette digression.

J'entrai donc et claironnai, comme chaque fois:chien 1.jpg

- VIVE LE SERVICE PUBLIC, PUTAING!

Ténor, qui était là avec son maître, aboya en remuant la queue. Il adressait un télégramme à une meute de copains, quelque part dans un château en Angleterre.

Anne-Marie, la postière dont je louerai volontiers, profitant de l'occasion, la conscience professionnelle, lut ce que le maître avait écrit sur le formulaire adéquat ( Ténor ne sait pas écrire) :

- Ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha…

Elle ajouta :

- Savez-vous que pour le même prix, vous pouvez écrire dix mots ?

- Je sais, dit le maître. Mais si on ajoute un ouha, ça n’a plus de sens…

Je demandai poliment :

- Vous avez rédigé le télégramme en anglais ?

- Ouah ! me répondit Ténor.

Je voudrais m’excuser mais je n’ai pas demandé au monsieur la traduction du télégramme. Par discrétion.

* Si vous ne me croyez pas, vous pouvez vérifier sur internet.

15/10/2010

éclairez-moi... suite


podcastNous répétons « les yeux noirs » .

………………………………………………….......................................

Comme promis dans ma précédente note, voici mon histoire de lanterne.

Mon grand oncle Démocrite, ainsi appelé car il perdit la vue sans qu’on sût (ni lui d’ailleurs) pourquoi, mais aussi parce que son savoir immense sur toutes choses était connu et reconnu dans  la vaste Gascogne et même au-delà des Pyrénées ( tra los montes, comme on dit chez nous), bref mon grand oncle habitait une maison isolée à deux ou trois kilomètres de Pimpous, village gascon de moyenne altitude dont je vous ai déjà parlé… Pour se rendre de la maison au village, il empruntait un chemin dont il connaissait le moindre détour, la plus petite bosse ou ornière, chaque pierre saillante…Le parcours lui était donc familier.

Pourtant, un jour, au marché, il fit l’acquisition d’une lanterne.

- Pourquoi cet achat puisque vous ne voyez pas, s’étonna le marchand?

- Pour qu’on me voit, moi, car, ce soir, je rentrerai tard à la maison!

IMG_0054.JPGJe pourrais, si je voulais, stopper là mon récit car la chute est déjà intéressante… non?

Je me permettrai cependant de le prolonger.

Le lendemain, il revint en boitant au village. On l’interrogea. Il avoua qu’un cycliste l’avait percuté.

- Mais… et la lampe?

- J’avais oublié de l’allumer, avoua-t-il!

Je pourrais arrêter ici cette histoire et personne ne m’en tiendrait rigueur.

J’ajouterai tout de même que mon grand oncle Démocrite se laissa mourir de faim à 103 ans. Il jugea avoir vécu suffisamment longtemps: voilà encore un bel exemple à suivre pour résoudre nos problèmes du moment.

Si vous vous rendez à Pimpous, vous pourrez lire sur la stèle qui lui a été dédiée place de la mairie:

« En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits »

Je n’ajouterai rien, tout est dit.

( ma photo: le village de Saint Pierre de Gaubert, près de chez moi)

 

13/10/2010

Eclairez-moi...

artiste lampes bambou.JPGMon envie d’écriture s’est un peu atténuée ces derniers temps. Des préoccupations diverses, des kilomètres de marches ici et là, la reprise de  rencontres musicales ( chant, jazz)… et bien d’autres choses encore m’ont éloigné de l’ordinateur. Je sais, par de nombreux messages, des communications téléphoniques à tout moment de la journée, des cartes de diverses régions et pays lointains… que cette absence est mal vécue par mes correspondants. Je comprends leur impatience, leur inquiétude, leur angoisse même. Je les prie de m’excuser.

La matière ne fait pas défaut pourtant. Je recommencerai par l’essentiel.

J’avais laissé en carafe, dans mes projets de notes, la fin de la relation d’une visite faite par des amis d’une contrée éloignée qu‘on appelle le Berry ( vous trouverez facilement sur une carte de France). Nous leur avions organisé la visite du bourg de Nérac, vous vous souvenez peut-être. Ils avaient été émerveillés.

artiste lampes bambou 1.JPGEn haut de la rue Sully, nous nous sommes arrêtés dans l’atelier d’un artiste libre en lampes-bambous. Cet homme, très volubile au demeurant, fait tout lui-même: il cultive les bambous ( quelques hectares s‘il vous plaît!), les fait sécher, les coupe à diverses dimensions selon son bon plaisir, fait des trous bien ronds, applique du vernis. Il ajoute, dans le fond, une soucoupe contenant une bougie à laquelle il met le feu quand un curieux rapplique, choisit un coin bien sombre de son atelier: l’effet produit est assez original. En tout cas, nous ne connaissions pas ce genre de lampe.

- Sous la véranda, la nuit, cela produirait le plus bel effet, me dit Roro.

- Combien, demandais-je, en désignant une, au hasard?

- Euh… deux jours de travail…disons…et si vous en prenez deux, je vous les fait à…

Je sortis les billets du portefeuille.

- On s’arrêtera au prochain distributeur, dis-je.

IMG_3426.JPGJ’ai pendu les objets d’art sous la véranda, comme prévu, une ficelle de cuisine étant prévue à cet effet. Le soir, à la nuit tombée, j’ai allumé les bougies en me brûlant les doigts car les trous n’étaient pas en face de la mèche, ou trop haut, ou trop bas. On a éteint l’électricité: pas mal… on est resté là, le temps qu’il fallait puis nous sommes allés regarder la télé. J’avais bien entendu soufflé les bougies, ce qui est assez facile.

Sachant que ces lampes, en plein jour, ne présentent qu’un intérêt décoratif limité et que nous n’allons tout de même pas passer nos soirées dans le noir, sous la véranda, sous prétexte d’amortir notre investissement, je me demande si nous avons fait une bonne opération…

Accepteriez-vous de nous racheter une de ces lampes?  Ou les deux? Et combien?

Demain, ou plus tard, je raconterai une histoire de lampe à caractère philosophique. La présente note est déjà suffisamment longue.

10/10/2010

sur le pont...

saut dans la Baïse.JPG

- Hé, vous là bas! Ne savez-vous pas lire!

De l’autre côté du pont, le garde champêtre de Nérac me stoppait en pleine action. J’avais pourtant presque réussi un premier mouvement: lever la jambe à hauteur de la rambarde. Le plus dur était fait…Je me remis péniblement en position debout.

- Je ne voulais pas me baigner, Monsieur le Garde!

- Et quelle était donc votre intention, s’il vous plaît?

Je traversai la route pour le rejoindre afin de l’entretenir plus confidentiellement de mon projet.

- Je m’apprêtais simplement à me suicider.

- Désolé, mais ici, vous n’avez pas le droit. Mais… dîtes-moi, pourquoi cet acte?

Le ton était devenu plus courtois et il avait rangé son carnet de contraventions dans la poche de son veston. Je répondis:

- Mes nuits sont de plus en plus souvent hantées, perturbées par un dragon. Cela devient insupportable. En outre, j’ai réalisé que j’avais largement profité de ma retraite et que je devais donner l’exemple. Les problèmes soulevés actuellement qui donnent lieu à toutes ces manifestations pourraient être résolus si chaque retraité prenait conscience du poids d’une survie inutilement prolongée au-delà du raisonnable. Voilà la vraie solution. C’est difficile certes mais il suffit de profiter du bon moment: par exemple, la venue de plus en plus fréquente du dragon peut être une incitation…

Le garde m’écoutait, bouche bée. Il mit une main fraternellement sur mon épaule:

- Je vous comprends.. Mais ici, ça n’est pas possible. Et… si vous essayiez la Garonne? Une dame s’est jetée de la passerelle, il y a peu. ( c’est vrai). Vous avez aussi les trains, mais dépêchez-vous car des grèves sont annoncées.

- Je vais encore réfléchir.

- Allez, adieu, me dit-il…

- Adieu, répondis-je.

Chez nous, en pays gascon, adieu signifie bonjour quand on se rencontre ( té…adieu!) ou au revoir quand on se quitte (allez…adieu!) ou…adieu.


podcast

17:23 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (9)

07/10/2010

pause musicale...


podcast Si ça ne démarre pas sur le vert, cliquez sur le noir.

Notre quartet a répété cet air, rarement interprété par un orchestre de jazz... à ma connaissance. Si vous reconnaissez la chanson, vous me communiquez le titre à ma seconde adresse: Henri B..., borne 103, canal latéral, Boé. Les gagnants bénéficieront d'un WE gratuit offert par nos amis Nicole et Henri dans leur vaste demeure du Berry.

IMG_0103.JPG

 


20:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12)

06/10/2010

encore une nouvelle rencontre!

 

IMG_0085.JPG

Je les rencontrai fortuitement devant le château et compris, à leur drôle d’accent, qu’ils venaient d’une contrée lointaine.

 

 

- D’où êtes-vous, demandai-je poliment?

- Nous descendons du Berry,

  Et je vous présente Henri

  Qui partage ma literie

  Depuis qu’il est mon mari…

Une poétesse berrichonne à Nérac! Quelle rencontre!

IMG_0087.JPGNous devisâmes aimablement sur le banc de pierre. Je lui racontai avec forces détails croustillants la vie d’Henri IV, ajoutant ici et là à mon récit quelques anecdotes salaces qui enchantèrent la charmante dame et provoquèrent souvent et irrésistiblement son hilarité.

Je les entraînai visiter la Garenne, parc où se trouve la fontaine dans laquelle se serait noyée cette pauvre Fleurette abandonnée par le Vert Galant: je narrai cette histoire aussi tragiquement que possible. Quand j’eus terminé, épuisé, je constatai que la dame pleurait.

fleurette.JPG

 Je lui avouai alors que c’était une légende et que Fleurette vécut longtemps, aussi longtemps qu’il était raisonnable à cette époque qui ne connaissait pas de problèmes au niveau des retraites… Heureux temps tout de même.

 

Puis nous partîmes visiter le vieux Nérac en abordant avec enthousiame les sujets les plus divers.

Si vous voulez aussi rencontrer Nicole : http://artistepeintreamateur.blog50.com/archive/2010/10/0...

 
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