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27/06/2011

partageons...

Cette note, laborieusement écrite il y a quelques mois, est diffuseé une nouvelle fois, revue, corrigée, actualiseé... pour de nouveaux/éventuels lecteurs

qué cagnard.jpgMon arrière grand-père Ferdinand fut, il y a longtemps bien sûr, maire de Pimpous, village de moyenne altitude situé quelque part dans notre profonde Gascogne.
Une année, l'été fut très long et tellement torride que toutes les récoltes crevèrent, les pâturages séchèrent, la vache, maigre, affamée, le pis flasque, ne fournissait plus de lait...un vrai désastre! A cette époque, on n’était pas habitué, on n’avait pas encore entendu parler de réchauffement de la planète. On n'avait jamais connu ce phénomène dans cette région habituellement si prospère, qui ressemble tant à la Toscane comme le prétend fort justement l‘italien immigré! Point de stratus, encore moins de cumulo-nimbus … bref, de l'ouest océanique pourtant si proche, rien à espérer, et jour après jour, rien de nouveau. Hélas, avant l’août, la famine fit son apparition et la population courait à une mort certaine si une solution n'était pas trouvée dare dare.
Mais il y avait tout de même dans le village, des gens riches: des gros propriétaires qui possédaient des réserves abondantes dans leur grenier, leur cave, leur hangar...Ces nantis représentaient, à bisto de nas*, la moitié de la population.
Ferdinand décida de prendre le taureau par les cornes avant qu’il ne fût trop tard, réunit son conseil lequel était composé, à nombre égal de représentants de pauvres et de riches. C’est lui, démocrate convaincu, qui l’avait voulu ainsi.
Il fit un long et beau discours, appelant à la solidarité de toute la population, à un juste partage...
Le soir, tard, il rentra chez lui, épuisé.
Sa femme Léontine, inquiète car elle était au courant de sa démarche, lui demanda:
- Alors...tu les a convaincus?
- Oui, dit-il, à moitié.
- Comment cela, à moitié??
- Oui...à moitié. Les pauvres sont d'accord.

*au pifomètre, si vous préférez ( expression gasconne)

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Aujourd’hui, heureusement, un impôt sécheresse résoudrait ce problème s'il survenait de nouveau. Il ne ferait pas pleuvoir, certes, mais il permettrait au petit paysan de survivre et même, d’envisager l’avenir sereinement. Non?

Le dessin est de Pertuzé

18:35 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Déjà qu'on n'était pas d'accord sur tout, et si tu te mets maintenant à réclamer un impôt supplémentaire pour le petit paysan charentais ou poitevin (au hasard), je sens que nos marches matinales vont être animées...

Écrit par : SERGE | 29/06/2011

Aprés avoir lu ta note ligne par ligne pou bien lla retenir, en ces temps de canicule, je vote pour ton impôt sécheresse qui serait le bienvenu . Citoyens partageons, aurait dit notre big chef!



Bises et à Roro
Hélène

Écrit par : hélène | 30/06/2011

Pas besoin d’impôt gascon le gouvernement va leurs octroyer sans l'ombre d'un doute une prime sécheresse de l'ordre d'un million d'euros .C'est pas rien 1 million de nos jours et divisé par le nombre de paysans qui va décroissant, rappelons le , ça va faire dans les ....chacun.Que dis tu !!!c'est pas assez .Bien sur mon ami ,chaque fois que le gouvernement donne une rallonge ça me fait sourire ,c'est tellement peu .Mais je me mets à la place des riches ,ça fait beaucoup .

Écrit par : heraime | 30/06/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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