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30/07/2011

Feilluns, des nouvelles d'Antoine

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Chers parents,

Je passe de très bonnes vacances à Feilluns. Avec Clément, quand nous ne sommes pas en promenade, nous jouons au foot autour du platane de la place: un abri pour attendre la boulangère ou le bus ( on ne l’a jamais vu), nous sert de cage de goal. Personne ne nous embête. Il n’y a pas d’enfants dans ce village sauf une fille mais elle a quatre ans. C’est dommage.

IMG_0023.JPGHier, nous sommes descendus dans une vallée pour voir un aqueduc. Papi a voulu prendre un raccourci. Nous avons roulé longtemps sur un chemin pas facile du tout qui traversait des vignes et des bois avec plein de virages et des bosses et des trous en veux tu en voilà. On s’est un peu perdus mais une dame gentille nous a bien renseignés, heureusement!

Ces romains, ils étaient vachement intelligents! Ils faisaient couler de l’eau dans une rigole sur un pont qui passe au-dessus d’une rivière. Ils ont même construit un tunnel au-dessous où on a pu se promener. Je vous expliquerai avec les photos.

IMG_0015.JPGPapi a de drôles d’idées: il a voulu que nous nous cachions dans la vigne, à côté du pont. On a fait semblant pour lui faire plaisir. Raymond, qui a toujours mal au dos, a failli glisser en voulant voir de plus près l’eau qui coulait dans la rigole. Maïté n’était pas contente. Clément et moi, nous avons bien rigolé.

Bon, je vous quitte pour ce soir. Nous allons parler foot Clément et moi jusqu’à ce qu’on vienne nous dire de dormir.

Bises de votre Antoine

Papi m’a demandé de vous dire d’arroser les tomates, s’il ne pleut pas bien sur.

 

20:24 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9)

28/07/2011

Feilluns, chapitre 3

IMG_3703.JPG- Chouette la cabane, papy! Ce serait super si on en ferait (!) une dans le jardin, non?

- Tu demanderas à ton père, réponds-je en cadrant la photo.

Car Feilluns n’est pas le bout du monde contrairement à ce que l’espiègle marchande de vin m’a dit lors de notre arrivée. Si la route s’arrête au village, on peut continuer à pieds par les chemins de vignes et ça n’est pas désagréable quand la tramontane te pousse hardiment en montant, quand il ne pleut pas, quand tu n’as pas encore trop mal aux guibolles, quand tu aimes sentir le parfum subtil des plantes aromatiques qui poussent dans la caillasse de chaque côté, quand tu t’arrêtes pour admirer les papillons aux couleurs vives qui virevoltent autour de toi, quand tu prends le temps de contempler les forêts et les vignes et les petits villages perdus dans les montagnes, avec leur tour, plus ou moins cathare, leur clocher… voilà que je m’emballe un peu exagérément, je le reconnais!

IMG_0052.JPGRevenons à Antoine qui découvre, de visu, imperturbable, le mégalithique. Les milliers d’années, ça lui fait ni chaud, ni froid. Tout comme la dette publique, c’est vous dire! Le poids de la grosse pierre que son père devra se coltiner pour faire le toit de la cabane ne l’impressionne pas d’avantage.

Je redeviens un moment instit:

- Un dolmen, Antoine, c’est…patati, patata…

Je ressens comme un début de lassitude. Bon, on en reparlera. Plus tard, quand il sera en CM1, en septembre. Aujourd‘hui, il me fait comprendre que nous ne sommes pas en voyage d’études.

 Demain, nous irons tout de même visiter un aqueduc romain, quelque part dans la vallée…

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18:37 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5)

25/07/2011

Feilluns, nous y voilà

IMG_3692.JPGLa place « principale » de Feilluns au milieu de laquelle a poussé un superbe platane planté en 1848 nous dit l‘écriteau, arbre de la liberté du village, est habituellement déserte du matin au soir sauf au moment, vers midi moins quelque chose, où stationne la boulangère ou l’épicier. La foule, une dizaine de personnes venues on ne sait trop d’où, autochtones facilement reconnaissables à leur âge respectable et deux ou trois touristes en bermuda égarés et curieux, s’attarde un peu pour quelques échanges de civilités mais aussi pour des révélations de première importance telles l’abondance étonnante d’une récente cueillette de giroles ( je tente avec subtilité mais vainement d‘en savoir plus…), le passage destructeur de sangliers dans les jardins potagers, le temps … mais rien sur l’ actualité et c’est tant mieux! La cave a été rachetée par des mexicains ( comment sont-ils arrivés jusque là???) qui exportent le vin vers leur pays à un tarif incroyablement élevé nous a dit un vénérable octogénaire lequel, à notre avis ( nous en avons ensuite discuté à table et étions au moins d‘accord sur ce point ), doit confondre les pesos, les euros et peut-être les francs. Quoique…

Pendant que nous, les grands parents, demeurons prudemment planqués dans notre gite, à l’abri de ce putaing de vent qu’ils appellent la tramontane, Clément et Antoine courent inlassablement, infatigables sur leurs guibolles de bientôt CM1, et se font des passes autour de l’arbre précité lequel n’avait connu pareille animation depuis, sans doute, quelques décennies.

Le 14 juillet a tout de même été fêté semble-t-il, car j’ai remarqué quelques guirlandes d’ampoules restées accrochées aux branches. Mais, que s’est-il passé? Je n’ai pas demandé. Un défilé autour de l’arbre? Cela m’ étonnerait . L’armée a besoin de plus grands espaces, surtout les chars. Les écoliers? Il n’y en a plus ici depuis longtemps. Alors? Des vieux, quelques vieux? Pourquoi pas. J’aurais volontiers participé mais je n’étais pas encore arrivé dans le village. Tiens, une ronde autour du platane, ça m’aurait tenté! Pas de Marseillaise, non, un chant de Paix! Pas difficile à trouver, non? Qu’en penses-tu Eva?

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24/07/2011

Feilluns, arrivée

IMG_3694.JPGFeilluns… vous allez au bout du monde, s’exclama avec un sourire mi-figue mi-raisin la marchande de vins à qui j’achetai, par précaution, un cubitainer de 5 litres de rouge du pays ( pour la semaine, à quatre, avouez que ça n’est pas trop!) avant d’entreprendre l’ascension d’une petite demi-heure jusqu’à ce discret village d’une trentaine d’habitants où nous avions loué un gite avantageusement présenté sur internet, pas trop cher, confortable, offrant une vue exceptionnelle sur les montagnes abondamment boisées et les petites parcelles de vignes pentues, bref, un bout du monde certes, mais, sans doute, les prémices d’un paradis dans la mesure où ( ne soyons tout de même pas trop exigeants et d‘ailleurs, en avons-nous le droit!) on n’attend pas autre chose de celui-ci ( le paradis) que le calme permettant d’échapper un temps à tout ce que vous savez qui nous empoisonne la vie, toute cette actualité malsaine, pourrie, nauséabonde.. ( vous ajoutez ce que vous voulez, les pointillés sont faits pour), bref, nous voulions du calme: nous l’avons eu.

Voilà une phrase fort longue en guise d’introduction utile à un récit de vacances fort riches en évènements dont la relation future ne manquera pas d’étonner le lecteur friand d’évènements rares, étonnants…etc.

IMG_3698.JPGNous jouxtions la petite église trapue, impénétrable qui carillonnait de temps en temps une heure incertaine: Entre elle et nous, la ruelle dite de la tramontane, la bien nommée, ruelle fréquentée occasionnellement par Roro en cas de force majeure, pour aller acheter le pain à la boulangère ambulante par exemple car, dans ce village du bout du monde, fermés les commerces depuis des années, plus d’école, plus de poste, plus de … rien.

( à suivre)

Une vue de la montagne depuis le sentier qui s'élève au-dessus du village: tout en bas, ma vigne-chaussette... ( Antoine prétendait qu'elle ressemblait d'avantage à une botte)

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17:56 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8)

15/07/2011

compétences


podcast Un autre morceau répété récemment en trio...

J’ai déjà, de fort belle manière, raconté cette histoire, autrefois…Je la recopie, me contentant de déplacer quelques virgules, de modifier quelques phrases aussi: vacances obligent.

Beaucoup de gascons, de gersois en particulier ont des origines italiennes: le cousin Bruno, par exemple, est petit-fils de Silvio venu presto de Lombardie dans les années 30 pour échapper à la police de Mussolini.
Bruno est un vaillant. Il a ouvert, il y a quelques années une pizzeria à Mirande et ça marche bien. Il faut dire que cette bourgade est capitale de la country et que le motard qui descend du nord ( de Marmande), en grande tenue de cow-boys mais sans le révolver, néglige stupidement nos produits gascons et se gave de pizzas ou de frites ou de hamburgers ce qui n’est pas meilleur pour sa santé mais allez donc le lui expliquer ...

Marco, le frère de Bruno, un rêveur, a décidé, lui, d’entreprendre une carrière de musicien de jazz. La proximité de Marciac est sûrement la cause de cette vocation. Se régaler, sur la place principale, de cette musique généreusement offerte par des musiciens de grand talent venus de tous les coins du monde et même d’Agen... voilà son activité principale durant toute la période du festival!
Donc, à part souffler dans un saxophone et dans une clarinette, rien d’autre n’intéresse Marco. Justement, il aimerait faire l’acquisition d’un Selmer haut de gamme comme celui dans lequel soufflait le talentueux Guy Lafitte. Mais il n’a pas un rond et, croyez moi, un Selmer haut de gamme, même d’occase, ça va chercher dans les... je ne sais pas, ça dépend.
Il décida donc, l’autre jour, de rendre une visite à Bruno et gestes à l’appui ( vous connaissez les italiens!), il essaya de le convaincre de lui prêter une certaine somme qu’il lui restituerait après l’août, quand serait terminé le festival.
- Je ne peux pas, lui répondit tout net Bruno.
-
Tu ne peux pas? Mais, pourtant, ton affaire marche bien. Tu as de l’argent...
- Oui, j’ai de l’argent mais je ne peux pas le prêter.
- Et pourquoi, s’il te plaît?
- Tu vois la Caisse d’Epargne en face; avec le directeur, nous avons conclu un accord: je ne prête pas d’argent et lui ne vend pas de pizzas.

13/07/2011

agression?


podcast ...notre nouveau  trio en répétition hier soir

IMG_3462.JPGQue reprocher à Herman, le soi-disant agresseur de notre président en promenade à Brax, patelin proche d’Agen désormais célèbre dans toute la France et sans doute au-delà? D’avoir eu la tentation irrépressible de lui tendre la main afin de le retenir un instant et lui dire le ras-le-bol des petites gens comme lui, geste mal interprété par le service d’ordre qui le surveillait à cause de ses cheveux longs, sa boucle d’oreille, son percing sur la lèvre, sa tenue noire…? Manifestement, ce louche individu n’était pas à sa place parmi la cinquantaine de personnes sélectionnées pour acclamer Nicolas, lui serrer la main!

Tiré violemment en arrière par les policiers, en perte d’équilibre, Herman essaie de se retenir au costume de Nicolas, réflexe que vous auriez certainement eu si vous aviez été à sa place, se retrouve plaqué au sol ( du bitume s’il vous plaît!), menotté et placé en garde à vue. De quel côté est la violence, je vous le demande!

Serge, avec qui j’ai eu ce matin, au bord du canal, une conversation animée sur ce sujet, Serge qui accable outrageusement cet employé municipal discret, timide même, apprécié de tous, bref, un homme sans histoire, Serge donc m’a envoyé une vidéo qui ne prouve nullement, à mon avis, le caractère agressif de cet acte.

Serge prétend que je suis de mauvaise foi. Une première! …

Et quand bien même, comme on dit!

Herman, je le crois très sincèrement, même si les faits relatés comme je viens de le faire, ne sont pas tout à fait exacts, Herman ne mérite pas d’être viré de l’école de musique d’Agen. Monsieur le Maire, monsieur Jean Dionis du Séjour ( c’est le nom du maire), je vous en supplie…ayez pitié!

Si je rencontre Herman, un de ces prochains jours peut-être, je lui ferai promettre de ne plus recommencer ces espiègleries.

18:55 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

11/07/2011

défilons..

poulbot 4.jpg

Roro, qui ne s’endort pas devant le poste de télé ( je trouve qu’elle a du mérite!) vient de m’annoncer, au réveil de ma courte sieste journalière, que, pour le défilé du prochain 14 juillet, sur les Champ’s, à Paris, les bidasses chanteront. Même que certains chantent faux a avoué un chef et que des mesures seraient prises afin que notre fête nationale demeure aussi ensoleillée que possible et qu’ainsi, le peuple, respectueux des traditions patriotiques, toujours curieux et avide de spectacle martial, vienne nombreux voir et complimenter l’armée française…

 Quel sera le répertoire? Identique pour tous les régiments? Cela m’étonnerait fort car j’entends mal le légionnaire ou le parachutiste, habitués aux tempos lents, interpréter «  dans le plumard de la Comtesse, nous étions quatre-vingt-chasseurs… », chanson que le chasseur à pieds que je fus, entonnait avec conviction et entrain en traversant Tours au petit matin pour aller batifoler dans les bois d’Azay le Rideau . Car le chasseur à pieds marche deux fois plus vite que le para, peut-être trois fois plus vite que le légionnaire lequel garde, dans ses rangers, le souvenir des sables des désert africains.

Le problème serait aussi celui de la tonalité. Le para et surtout le légionnaire adoptent, pour affirmer une virilité exacerbée, une voix de basse forcée qui ressemble à un 45 tours d'Armand Mestral qu’on écouterait à la vitesse d’un 33. Ceux qui ont vécu la lointaine époque du microsillon me comprennent.

Moi qui n’ai participé à aucun défilé ou parade ( merci moun diou!), je me pose parfois la question suivante, un peu con sans doute: comment fait-on pour que le régiment de chasseurs, s’il est derrière au départ de la manif, ne double pas les paras, les légionnaires ce qui serait tout de même vexant pour ces vaillants et tellement virils soldats et ferait un peu désordre au niveau de l’organisation. Si les chasseurs partent devant, ils arriveront au rond point de l’Arc de Triomphe alors que les autres piétineront encore au milieu des Champs Elysées… ce qui n’est pas mieux. Bref, je n’ai pas de réponse à cette question essentielle et, avoue je, comme dit souvent mon ami, le juge Robert Val… je m’en balance.

Si j’osais, je suggérerais un chanson que notre troupe Boé si Boé la a inscrite à son répertoire depuis fort longtemps. La voici:

http://youtu.be/Kr9fkyOKelY

 

 

16:14 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

09/07/2011

à la borne 101

IMG_0044.JPGCe matin, Serge et moi marchions de concert le long du canal. Pas loin de la borne 101, presque en face du château Saint Marcel ( il est vendu, paraît-il), il m’informa avoir lu ma note écrite la veille. Un point aurait mérité un plus long développement, d’après lui.

- Ahmed, cet employé qui a récupéré des fruits invendables jetés dans une poubelle du super marché où il travaille et qui, finalement, n’a pas été sanctionné ( en raison de pressions extérieures sans doute), cet Ahmed donc ne serait-il pas un récidiviste? Ne l’aurait-on pas déjà surpris en flagrant délit de larcin, réprimandé, averti, blâmé… ne serait-il pas un peu paresseux… ne manquerait-il pas de sérieux dans le travail qui lui est confié, qui lui est offert…Bref, ne l’aurait-on pas jusque là épargné en raison de ses origines afin d’éviter des conflits inutiles, préjudiciables à la bonne marche de l’entreprise…Avec cette affaire de melon avarié, il aurait dépassé les bornes. S’il ne s’appelait pas Ahmed mais ….( il cherche un autre nom, puis renonce), ne serait-il pas licencié purement et simplement?

Je m‘assis, penaud, sur la 101. Pour ma défense ( sur le coup, je m’imaginai fautif) , je dis que je n’avais fait que résumer la nouvelle entendue à la radio et lue dans mon journal mais que, effectivement, je n’avais pas approfondi le sujet comme sans doute j’eus dû le faire. Dois-je présenter des excuses à mes fidèles lecteurs? C’est la question que je pose tout au long de cette journée…

PS: vous pouvez aussi lire le Blog de Martin Hirch sur ce sujet.

re-PS : je ne vous conseille pas la lecture du bouquin que m’a prêté Serge ce matin ( Confessions d’une radine). Je le lui rendrai à la toute prochaine occasion.

Vengeance…

08/07/2011

l'actualité, en vrac...

photo de Ronis.jpgOn en pense ce qu’on veut mais moins on en parlera, mieux ça vaudra. Il est sage désormais d’aller respirer un peu d’air pur, quelque part, n’importe où…si on a les moyens bien sur. Ahmed, qui a volé quelques fruits dans une poubelle du Super Marché où il travaille et qui bénéficie d’une seule journée de mise à pieds pour cet acte délictueux ( merci Patron, merci Patron…), restera dans son HLM. Bien fait pour lui! Encore heureux que ce bougre ne soit pas mis en examen. Toujours les mêmes qui trinquent!

Il ne pleut qu’avec parcimonie. Le débit de Garonne sera-t-il suffisant, bientôt, pout refroidir les réacteurs de Golfech? La question est posée. En attendant, il faut économiser l’eau, ne pas arroser en abondance l’inutile. Tiens, par exemple, le gazon! Au risque de choquer quelques connaissances, je suis contre, farouchement contre la verte pelouse tondue sans arrêt. Comme le disait le jardinier Alain Baraton ce dernier WE, le spectacle du tourniquet en action dans le jardin est, en ces temps de pénurie, indécent. Si j’osais, je suggérerais à Monsieur le Maire, un rappel au civisme. Pour commencer…

Excusez-moi, je suis un peu énervé! Nos tomates, pourtant abondantes, ne mûrissent pas assez vite à mon goût. Alain Baraton, encore lui, dit que cette plante, qui nous vient d’Amérique de Sud, n’a nul besoin d’être arrosée en abondance. Elle est habituée aux sols arides, paraît-il. Voilà qui tombe bien. Mais sans doute a-t-elle pris de mauvaises habitudes depuis qu’elle nous fréquente. Peut-être, cette année, n’ai-je pas été suffisamment performant pour les aider à rougir? L’âge en serait-il la cause? Je m’interroge…

IMG_3673.JPGHier soir, avant notre répétition, Thierry le contrebassiste m’ a dit que je ressemblais de plus en plus à Antoine. Pas mon petit-fils! A Antoine, le chanteur-navigateur. Je l’ai dit à Roro qui, armée de ciseaux, a coupé ras la barbe et rafraîchi l’abondante chevelure. J’ai balayé: en blanc, c’est la barbe ( belle photo, non?).

Il fait chaud putaing: je vais arroser mes huit pieds de tomates. En catimini, sait-on jamais!

 

04/07/2011

retour de Lauraët


podcast

La lettre ci-dessous est destinée à Mme S…… qui nous a si aimablement reçus la semaine dernière à Lauraët, village gascon cerné par le laurier-sauces ( voir ma précédente note).

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Chère Madame,

IMG_3659.JPGNotre voyage retour s’est déroulé sans embûche, je dois même vous avouer, et cela grâce à vous, dans l’euphorie. Nous avons chanté sans arrêt jusqu’à Boé. Tout notre répertoire pourtant considérable y est passé y compris ce aqueros mountagnos que vous pouvez j‘espère écouter avec ravissement. C’est ainsi que nous l’avons chanté l’année dernière et j’espère que nous l’interpréterons aussi bien en septembre dans votre magnifique salle des fêtes!

Nous ferons, pour nos choristes impatients de connaître nos impressions, un compte rendu particulièrement optimiste de notre rencontre. Ces deux mois qui nous séparent nous paraîtront excessivement longs, j’en suis convaincu.

Nous avons fait, à la demande insistante de Roro, un petit détour par Mouchan afin d’admirer son église et, entre autres, ses fameux modillons. mouchan, embrassade.jpgElle ne l’a pas avoué mais je soupçonne sa curiosité pour certains obscénats dont elle avait entendu parler. J’ai donc photographié: j’ai bien repéré les ébats érotiques du couple mais le solitaire a disparu. J’ai pourtant cherché, cherché…Point de solitaire. L’aurait-on caché je ne sais où? Dommage. Heureusement, on le trouve encore sur le net.

Voilà, voilà ce que je voulais vous dire en toute amicale simplicité.

Recevez……………

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mouchan, solitude.jpgLe lecteur indiscret qui a lu cette lettre peut, au point où il en est, visiter plus précisément, plus sérieusement aussi, l’église romane de Mouchan dans le Gers, en se rendant sur le net... Elle le mérite, parole de gascon!

01/07/2011

Lauraët nous attend...

Cette lettre est destinée aux talentueux choristes de l’Atelier-Chant Boé si Boé la désormais réputé dans notre blogosphère...

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Chères amies, chers amis,

IMG_3653.JPGVous avez bien noté l’invitation pressante, pour le 11 septembre prochain ( je n’ai pas choisi cette date), que nous a adressée la responsable de l’association culturelle de Lauraët , Mme S….., enthousiasmée par notre dernier spectacle à Boé dont il faut reconnaître, avec modestie mais fierté, la qualité. Voici donc notre talent déjà vicinalement (mot nouveau que je préfère à localement, par exemple) reconnu , prochainement exporté parmi les coteaux gascons tellement chers à mon cœur, coteaux de vignobles, de pâturages, de culture de tournesol et autres végétaux non identifiés, pour le plus grand plaisir des autochtones. Le laurier-sauce, qui serait à l’origine du nom du village ( on a négligé d‘ajouter sauce à Lauraët, et je me suis permis, poliment, de regretter ce manque de précision) a complètement échappé à notre vigilante attention. Pourtant, nous a révélé Mme S…….., cet arbuste, dont l’utilité est évidente pour relever les daubes de sanglier, de chevreuil et autres gibiers fréquentant assidûment cette région…, cet arbuste donc est omniprésent aux alentours. Vous pourrez le photographier à l’occasion de notre prochaine expédition et le montrer ainsi à votre famille.

D’ici étant nous avons relevé 55 kms au compteur. L’aller. Donc vous devrez penser à approvisionner suffisamment le réservoir de votre voiture, car, comme c’est un dimanche, vous aurez du mal à trouver un poste d’essence ouvert et ne comptez pas sur un hyper-marché défigurant outrageusement un paysage qui, comme le disait l’Italien immigré du début du siècle dernier, rappelle la Toscane. Et ça, c’est vrai.

Nous fûmes, Monique, Roro et moi, reçus à bras ouverts ( c’est un image) par Mme S…… qui nous fit visiter la salle de spectacle laquelle pourra contenir facilement 150 personnes, au moins. Je lui ai dit que nous nous en contenterions. La scène n’est pas très large et nous serons obligés de nous serrer un peu les coudes quand nous chanterons, au grand complet , les filles de La Rochelle ou en revenant du Piémont. Monique et Roro ont d’ailleurs interprété ces deux chansons pour Mme S…… qui a fort apprécié et a même applaudi chaleureusement ce que j’ ai jugé fort encourageant pour l’avenir. Soyons donc raisonnablement confiants.

A lundi pour la dernière répétion de l’année et…

…adishatz.

 
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