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30/11/2011

mes classes... quelques banalités

Me voici donc au quatrième chapitre de mes aventures de bidasse incorporé au 18 ème BCP ( bataillon de chasseurs à pieds) pour… AFN. C’est écrit sur le livret militaire. Pas de surprise…

1920.gifDonc, après les quatre mois de classe, direction l’Afrique du Nord! Un beau voyage en perspective pour un jeune gascon habitué aux collines de l‘armagnac qui rappellent tellement la Toscane ( c‘est ce que disait l‘italien immigré fuyant Mussolini), voyage programmé par les autorités compétentes, nécessitant une bonne préparation psychologique ( j’ai déjà parlé du fameux cinéma des armées) mais aussi un apprentissage intensif des techniques militaires les plus perfectionnées, apprentissage dispensé par des gradés aux compétences indéniables en matière d’armement, de stratégie guerrière, de subtiles manœuvres dans les bois d’Azay-le-Rideau ( nous y reviendrons sans doute) …

Ces activités dont le caractère essentiel ne nous échappait pas, nous laissaient un peu de temps pour participer, c’est la moindre des choses, aux diverses tâches domestiques telles le nettoyage des chiottes, le balayage de la cour, des dortoirs, l’épluchage des patates…

Tiens, justement, voici qu’Antoine vient d’arriver. Nous en avons la charge le mercredi matin et, pour midi, Roro préparera de la purée. Il adore! Mais il ne sait pas éplucher les patates. C’est vrai qu’il n’a que neuf ans. Je vais tout de même lui faire une démonstration. Je me sers toujours d’un couteau. Une très, très vieille habitude. Du travail en finesse. Tu vois Antoine: les épluchures sont fines. A Tours, nous ne faisions pas dans la dentelle, comme on dit! Nous étions pressés de finir pour rejoindre le pieu. Il paraît qu’à Buchenval, les déportés planquaient les épluchures pour les consommer dans la journée. Un délice, écrit Jorge Semprun dans le mort qu’il faut.

Mais, fort heureusement, au 18ème BCP, je ne me rappelle pas avoir crevé de faim. Un petit creux de temps en temps, certes. Mais pas au point de bourrer les poches du treillis de nos très épaisses épluchures pour les consommer, en douce, dans les bois d’Azay-le Rideau. Je ne veux pas être accusé de propos malhonnêtes, mensongers, d’antimilitarisme primaire…

Plus tard, j’essaierai d’apprendre à Antoine comment on fait son lit au carré. Cela lui sera certainement utile, plus tard.

27/11/2011

un peu d'humanité, putaing...


podcast

Vendredi dernier, je l’ai écrit dans ma précédente note, après les tristes élucubrations d’un homme politique sur France Inter, j’écoutai, avec un brin d’émotion, j’avoue ( mais je suis un homme hyper-sensible!), la chronique de François Morel, chronique hebdomadaire que je manque rarement, sauf circonstances exceptionnelles.

Pour ceux qui l’auraient oubliée, négligée pour des raisons diverses que je suis prêt à pardonner ( tout le monde n’a pas la chance d’être disponible comme moi au bon moment, j’en conviens), j’offre une séance de rattrapage: surtout, si vous n’aimez pas, ne me le dites pas! Vous me désobligeriez…et je serais très affecté. Ce n’est pas ce que vous souhaitez, j’imagine!

Donc, ma note débute avec Morel et se termine avec mon quartet en répétition. Vous reconnaitrez, j’espère , « au bois de mon coeur », version jazzy… ( si ça ne démarre pas avec le vert, vous cliquez sur le noir)


podcast

25/11/2011

pause plus ou moins musicale

 

podcast

Mood indigo que nous avons joué lors de notre dernier concert...

hiver canal +.jpg

Ce matin, sur Inter, vers les huit heures, cinq minutes de trop avec Mariani. De quoi vous fiche le moral à zéro! J’ai failli m’étouffer de colère en buvant mon café… Une heure plus tard, la chronique de François Morel: le soleil a percé à travers la brume. Merci François. Tu es un homme, avec un cœur gros comme ça… toi.

…………………………………………………............................................................................................................................................

Un mal qui répand la terreur,

Mal que le ciel en sa fureur

Inventa pour punir les crimes de la terre,

La dette ( puisqu’il faut l’appeler par son nom)

Capable en un jour d’étouffer* les nations

Déclarait aux humains, la guerre…

Henri de La Fontaine

Vous connaissez la suite de la fable originale**. Inutile de vous infliger son développement un peu long.

Je vous rappelle simplement sa conclusion, approximative dans la formulation qui suit mais, je crois, respectueuse de la pensée de Jean: ce sont toujours les plus faibles, les innocents qui trinquent.

C’est ainsi depuis toujours. Et pour des siècles et des siècles encore…amen.

* on peut trouver mieux, je reconnais

**les animaux malades de la peste

23/11/2011

un général, des....

le retour.jpg

L’apprentissage de la guerre est une nécessité. Il convient de préparer le chasseur à pieds, physiquement, psychologiquement, à cette aventure algérienne dont le bien-fondé, l‘utilité, lui échappent complètement. Quatre mois de classes, ça n’est pas trop. D’ailleurs, Antoine, si on m’avait demandé mon avis, j’aurais été catégorique: en mars, quand on nous a fait prendre le train pour Marseille, je n’étais pas prêt. Il m’aurait fallu beaucoup plus de temps.

Pourtant, le cinéma des armées ( nous avions droit à une séance de temps en temps) nous apportait les renseignements les plus précieux sur ce que nous allions vivre prochainement… Oui, Antoine, c’était gratuit. Encore heureux! Je me rappelle vaguement les avions qui bombardaient les viets lesquels couraient dans tous les sens dans les rizières avant d’être exterminés, les valeureux généraux entrant dans Paris qu’ils avaient enfin libérée, les défilés, les tanks, les musiques militaires… C’est quoi des généraux? Ceux qui commandent, Antoine. Sans eux, la troupe serait désemparée, elle ferait n’importe quoi, elle perdrait les batailles, même la guerre. On leur doit le respect, de la reconnaissance, on doit leur rendre hommage comme on la fait récemment à Bigeard… Non, Antoine. Tu confonds encore avec le comique. Le général, lui, ne faisait rigoler personne…Au contraire!

Si j’en ai vu de près en vrai? Oui, Antoine. Une fois, en Algérie. On l’a attendu dans la cour de la compagnie, bien alignés, en plein soleil, pendant plus d’une heure. Il est descendu d’un hélicoptère. On nous a ordonné de nous mettre au garde- à -vous ( je te montre, c’est comme ça), il a serré les mains des chefs, leur a dit je ne sais pas quoi, et il est reparti. Pourquoi il est venu? On n’a pas osé demander …

Mercredi prochain, je te raconterai des choses très intéressantes sur notre vie dans la caserne. .. Non, on ne dit pas des générals.  Ce n'est pas grave. C'est un nom qu'on n'utilise que pour les grandes occasions...

17/11/2011

pause musicale


podcast

Le deuxième morceau de notre récent concert: Swanee river. Je souffle dans la  clarinette pour l'exposé du thème, dans le saxo alto pour une improvisation... Entre les deux, Bibi intervient au trombone...

Moi, vu de haut:

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Moi, vu de profil:
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Moi, vu de dos:
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Moi, vu de face:
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18:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8)

16/11/2011

oun, dé, oun, dé....

80chasse.jpgTours… si tu me demandes, Antoine, si c’est une belle ville, je te réponds que je n’en sais rien. Je ne l’ai parcourue, de jour, hâtivement, que pour me rendre à la gare à l’occasion de deux permissions: une pour les fêtes de Noël, l’autre avant mon départ pour l’Algérie. En quatre mois, ça n’est pas trop. De nuit, par contre, je l’ai traversée plusieurs fois, au pas chasseur, afin de jouer à la guéguerre dans les forêts d’Azay-le-Rideau… Le pas chasseur, Antoine? Le plus simple est de te faire une démonstration… Tu vois, je marche vite: le chasseur à pieds est le militaire qui marche le plus vite… Pourquoi? Je ne sais pas. C’est comme ça. Le parachutiste, lui, n’est pas pressé. Le légionnaire encore moins. Quand le parachutiste ou le légionnaire chante c’est comme quand tu passes un 45 tours d’Aznavour ( ou d’un autre) à la vitesse d’un 33... Tu ne sais pas ce qu’est un 45 tours? Ni un 33?…Je te montrerai.

Le soir, revenant à la caserne, le chasseur à pieds, harassé, se donne du courage en chantant une chanson gaie où il est question de comtesse… Non. Je ne peux pas te la chanter, je ne me rappelles plus les paroles… Non, je te dis! N’insiste pas.

Quand, arrivé dans le dortoir, le chasseur se déchausse enfin, ça sent mauvais, mais mauvais! Ce n’est pas de sa faute au chasseur: ses pieds ont beaucoup marché et, enfermés, serrés qu’ils étaient pendant des heures dans des godillots, ils sont en piteux état, crois-moi. Le pire, c’est les ampoules!… Non, Antoine. Ce ne sont pas les mêmes: les ampoules aux pieds ça n’éclaire pas… Tu me fais rire Antoine!

Bon, il est tard… demain peut-être je te dirai ce que nous faisions dans les bois, en plein hiver! … Il te tarde? Je te comprends: c’est tellement passionnant ces souvenirs d’anciens combattants!

15/11/2011

pause musicale


podcast

Il y a longtemps que je n'avais pas écrit aussi longuement sur ce blog. Je m'accorde une récré! Antoine ne m'en voudra pas si je remets à plus tard mes aventures de bidasse...

Vous entendez le début de notre dernier concert.

Le turc n'en a rien à cirer:

cireur.jpg

16:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

14/11/2011

un peu d'ordre...

Je te pose la question suivante, Antoine:

- De quoi sont les pieds?

Je comprends ton embarras. Pourtant, je te jure, cette question-là était écrite dans le manuel du parfait soldat distribué aux bidasses pour leur formation quand ils étaient recrutés. La réponse? Je te la donne:

- Les pieds sont l’objet de soins attentifs et réguliers de la part du fantassin.

Je n’invente rien Antoine! Tu crois que, comme cela m’arrive souvent, je plaisante encore. C’est vrai que cela ressemble à un sketch de Fernand Raynaud. Tu ne le connais pas?… Oui, il est mort…. Depuis longtemps…Meilleur que Bigard? C’est de la provocation Antoine! Un peu de respect pour ton grand-père s’il te plaît!

Pourquoi je te pose cette question? Figure-toi que je suis en train de mettre un peu d’ordre dans mes papiers… Non! Ne t’inquiète pas, Antoine! C’est simplement parce que, aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi, cela me paraît nécessaire.

numérisation0018.jpgJe viens de retrouver mon livret militaire. Il est en excellent état. D’ailleurs, tu pourras le consulter si tu en as envie, plus tard, quand tu seras grand…. Non. Je ne vais pas recommencer à raconter mon séjour en Algérie. Je reprendrai mes anciennes notes et, peut-être, les réunirai proprement dans un classeur. Mais c’est du boulot, tu as raison Antoine. On verra…

Il faut tout de même que je te raconte le début, mes quatre mois de classe à Tours chez les chasseurs à pieds avant mon départ dans les Aurès pendant deux ans… Tu as raison, oui, c’est long deux ans!

Pour commencer, aujourd’hui, je me contenterai de te montrer la photo du jeune bidasse ( Bartheloche!) photo prise dans la caserne peu de temps après mon incorporation. Quand maman Aline m’a revu lors de ma première permission, elle ne m’a pas trouvé bonne mine. Qu’en penses-tu?… Oui. J’étais plus jeune! …21 ans! …C’est beaucoup??? Tu plaisantes, Antoine . C’est vrai que tu n’as que 9 ans!

Demain, ou plus tard, je te raconterai comment on a tenté de me transformer en guerrier.

Ah… disent certains anciens combattants; c’était le bon temps!

On verra bien.

bureau de vote.jpg

13/11/2011

chat va pas , non?

chat tigre +.jpgDieu a fait le chat pour donner à l’homme la possibilité de caresser le tigre… c’est ce qu’écrivit Alexandre Vialatte dans une de ses chroniques.

Qu’a voulu dire le grand Alexandre. J’hésite. En tout cas, caresser un tigre ne me tente pas.

L’homme, photographié dans mon journal du dimanche, faisant tournoyer un chat en le tenant par la queue, se venge-t-il d’un tigre qui aurait dévoré quelqu’un de sa famille au cours d'un voyage quelque part en Inde?

Ou bien, tout simplement, n’aurait-il pas surpris ce chat, animal parfois cruel, j’ose le dire car aujourd’hui est le jour de la gentillesse et j’espère que les commentaires, s’il y en a, demeureront courtois, donc, n’aurait-il pas surpris ce chat jouant avec la pauvre petite souris, spectacle insoutenable quand on a un minimum de sensibilité, avant de la laisser, agonisante, sur le paillasson. Même pas faim! Même pas propre!

IMG_2116.JPGVoilà…! Je savais que vous le diriez! L’Homme aussi est capable de cruauté! N’a-t-il pas torturé ici et là! D’accord, d’accord, Madame. Mais l’Homme ne torture qu’à bon escient, quand il est obligé…Pas pour jouer.

On recherche, paraît-il, celui de la photo du journal. S’il vous plaît messieurs-dames, basta, fichez-lui la paix… la justice a d’autres chats à fouetter vous savez!

Je sais le risque que je prends en publiant cette note. Le caricaturiste, l’humoriste vivent une époque dangereuse! Jean de la Fontaine a eu de la chance. Ses Rodilardus et autre Raminagrobis sont, ose-t-il le dire en effet, des personnages hypocrites, sournois, cruels …Va-t-on interdire ses contes? Tout est possible…

 

20:27 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (5)

11/11/2011

bornes, revenons-y

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IMG_3849.JPGNotre visite du site d’Ephèse, visite dont j’ai fait un compte rendu fort détaillé dans une récente note, m’a permis de ramener quelques photos intéressantes permettant, j’ose l’espérer, un embellissement des berges de notre canal notamment de certaines de ses bornes qui, ayant subi quelques dégradations dues au passage de gros engins lors de la construction de l’horrible piste remplaçant mon regretté chemin de halage parcouru en toute quiétude pendant une trentaine d’années avant l’invasion agressive et intempestive vélocipédique souvent dangereuse pour le piéton pacifique …

Mais, là n’est pas le sujet du jour: revenons aux bornes.

IMG_1578.JPGLa 103, celle que je considère désormais comme ma propriété parce qu’elle se trouve derrière mon jardin, mais aussi parce que je l’ai déterrée juste ce qu’il fallait pour la mettre en valeur, que j’ai nettoyée pour faire en sorte que les chiffres soient bien apparents, bref, la 103, ON N’Y TOUCHE PAS! C’est la seule, dans le secteur qui, malgré son âge respectable ( 150 ans environ), a conservé une certaine fraîcheur, la seule qu’on peut présenter au touriste de passage avec fierté, un patrimoine ça s’appelle.

bornekm102.JPGD’autres sont en piteux état. Leur restauration me semble hasardeuse telle la 102 près du pont de Pourret. Pauvre 1O2... Chaque matin, en passant près d’elle, je la regarde avec infiniment de tristesse. Par contre, la 101, en face la château Saint Marcel, a encore de l’allure. Comme les chiffres sont devenus presque illisibles, surtout le 1 des unités ( je dis, sans me vanter mais avec un peu de fierté tout de même, que je suis certainement une des rares personnes à savoir que cette borne marque le Km 101 depuis Toulouse!), donc, on pourrait embellir cette borne en sculptant quelques pruneaux ou un cervidé ou tout autre chose…

J’en parlerai à Monsieur le Maire et lui montrerai ce que les anciens, grecs, romains, peuples dont on se gausse aujourd’hui étaient capables de réaliser avec un simple burin. Heureuse époque. Mais, peut-être y reviendrons nous?

Une photo de Roro:

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18:23 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (13)

10/11/2011

marchandages

marchandes.jpg

Si tu veux mieux connaître le pays où tu séjournes, un petit tour au marché est profitable. Tu sais ce qu’on mange, combien ça coûte, si tu peux, si tu sais, grosso modo, convertir les livres en euros, tu fais des comparaisons , tu découvres des fruits, des légumes inconnus à l’intermarché de Bon-Encontre, on t’interpelle, on t’invite à goûter, à acheter aussi… Tu te dis que la petite paysanne reléguée quelque part à la sortie avec ses paniers doit tirer le diable par la queue. Tu voudrais bien lui acheter quelques patates, quelques haricots, des oignons, une citrouille (!), des oranges, enfin, n’importe quoi, mais qu’en faire ensuite dans les rues de Bodrum?

marché 6.jpgDans le hall de l’hôtel, un matin, un touriste averti disait à qui voulait l’entendre qu’il était de notre devoir de négocier. Sinon le vendeur n’est pas content. Il avait réussi, au bout d’une heure, après de subtiles manœuvres ( je vais voir ailleurs, je reviens, je repars, je re-reviens…) à faire baisser le prix d’un objet (?) d’un euro.

Moi, je ne sais pas négocier. Roro non plus.

- Combien cette coupe?

- Dix euros.

Et elle paie. Elle est contente car elle est belle, la coupe. Le marchand aussi avait l’air satisfait ( tiens , je prends la photo afin que vous nous disiez, franchement, ce que vous pensez de cette acquisition).

Voilà, aujourd’hui, ce que m’ont inspiré quelques images extraites de mon dossier ouvert à la lettre T. Je sais que ça n’est pas très original. Mais je m’intéresse surtout aux petites choses car elles me paraissent parfois… essentielles.

Le touriste « averti » est tout de même un grand couillon! ( je suis gentil). Que de temps perdu inutilement! Pour un Euro!

La coupe de Roro:

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16:38 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (7)

08/11/2011

petite suite Turque


podcast

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 - La relation de votre voyage en Turquie… tu t’es pas foulé!

IMG_3841.JPGVoilà ce que m’a dit Serge ce matin. Il a raison. Une note sur les chiens et les chats, sur les glands et une visite ultra-rapide du site d’Ephèse, c’est peu, reconnais-je penaud. Pourtant, je l’ai écrit, des photos, j’en ai ramené un stock impressionnant qui mériteraient mieux, sans me vanter, que de dormir dans le dossier que j’ai ouvert et qu’on peut trouver bien classé dans le grand dossier voyage, à la lettre T. Mais, actuellement, je n‘arrive pas à ingurgiter les bouquins de la bibliothèque de Boé et ceux que me prête le même Serge dont un, illisible, extrêmement volumineux et que j‘ai abandonné à la trois ou quatrième page.

J’ai mascagné* aussi pour recopier des enregistrements ramenés d’un récent concert à Pujols : le cable que j’utilisais pour brancher mon minidisc à l’ordi était naze et , comme je ne suis pas très malin question technique, je ne m’en étais pas rendu compte jusqu’à tout à l’heure. C’est fou le temps que j’ai perdu pour vous permettre d’écouter cette nouvelle version de petite fleur interprétée accompagné de René au banjo et Pierre au tuba. Original, non? Les autres musiciens, au chômage pendant quelques minutes, ricanent jalousement ( les entendez-vous?), essayant de me déstabiliser. Mais en vain. Le public, enthousiaste, n'a pas été dupe et m'a longuement ovationné...

J’ai ramené de la forteresse de Bodrum la frise ci-dessous découverte par hasard sur un mur du jardin  dont je vous livre quelques photos judicieusement choisies.

* mascagner, chez nous, c’est quand les choses ne se font pas aussi facilement qu’on le souhaiterait…Peut-être cela vous est-il arrivé parfois?

 

fresque citadelle.jpg

 

17:39 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (10)

04/11/2011

Ἔφεσος

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Les glands, les chiens et les chats sont des sujets de première importance, convenons-en, mais, répondant à une forte, insistante tout autant qu’amicale demande, il devient semble-t-il urgent de m’engager dans une relation de voyage beaucoup plus traditionnelle. Tel sera l’objet de cette note que j’aborde avec beaucoup de modestie me demandant ce que je pourrais bien apporter d’intéressant, d’original, de nouveau, dans des domaines qui sont, sur internet, développés avec force détails historiques, illustrations…

Donc, vous parler d’Ephèse ( Ἔφεσος, si vous préférez), je veux bien. Mais, qu’en dire?

IMG_0061.JPGTout d’abord, c’est grandiose. Plus que ce que j’avais imaginé. D’ailleurs, je ne vous cacherai pas que je n’avais rien imaginé du tout. Nous n’avons pas tout visité car, en deux, trois heures, c’est impossible! Et fatiguant. Heureusement, il faisait beau. Ni trop chaud, ni trop froid, un vent d’est de force moyenne. Nous prîmes, avec nos deux numériques, des quantités de photos qui sont stockées désormais dans un dossier que j’ai nommé « Turquie » pour faciliter les recherches au cas où, photos qui, j’ai vérifié, sont à peu près les mêmes que celles proposées par Wikepedia ou autres sites fort instructifs du reste.

Evidemment, j’ai rajouté la petite touche personnelle prouvant que nous étions bien allés crapahuter au milieu de ces ruines tellement chargées d‘histoire ma chère, que ça n’est pas de la tricherie, du collé/copié!

Nous fûmes, je dois l’avouer, un peu déçus parfois. On nous avait parlé d’une bibliothèque et Roro, passionnée d’ouvrages historiques aurait bien aimé en feuilleter quelques uns. On la voit, sur la photo du haut, assez dépitée car, malheureusement, tout a brûlé depuis longtemps, nous a-t-on dit.

Quand à l’amphithéâtre de plus de vingt mille places, paraît-il, je vous assure que question confort, on trouve mieux. Je ne sais pas si j’aurais apprécié dans ce lieu, même si on vante la qualité acoustique de celui-ci, une pièce du regretté Aristophane ( je suis sur la photo du bas).

Voilà. C’est court, j’en conviens, peut-être insuffisant pour une conférence…

La devise de ces temps-ci: faire preuve d’humilité. Surtout quand on parle de ruines.

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17:48 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8)

02/11/2011

une vie de chien...et de chat

   Comme Max, le chien turc est libre. Le chat aussi.                                                                      

 IMG_0090 bis.jpg                                                                                    On rencontre l’un et l’autre ici et là, dans la rue, le jardin public, la plage… Le chat fréquente impunément les salles de restaurant, les hôtels. Si on n’y prend garde, on peut s’asseoir dessus en revenant du buffet.

Le chien et le chat turcs sont-ils heureux pour autant? Je ne sais pas.

Le chien m’a paru assez mélancolique. Il ne s’intéresse pas à l’environnement. Le passant lui est indifférent, il n’aboie pas, ne remue pas la queue. Il est souvent couché.

Le chat est plus affectueux, collant même, intéressé par le contenu de ton assiette.

Il paraît que ces animaux n’ont pas toujours eu la vie facile dans ce pays. On les aurait même exterminés ici ou là si Brigitte et d’autres ne s’en étaient pas préoccupés.

IMG_0096.JPGA Güsmülük, dans un parc, près du restaurant où nous avons mangé du poisson ( excellent, si vous passez par là un jour, je vous donnerai l‘adresse), on peut déposer dans des gamelles des aliments, ici pour les chats ( ma photo), là pour les chiens. Voilà une délicate attention, non?

PS: je voulais vous dire deux mots d’Ephèse… Plus tard.

17:42 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9)

01/11/2011

le gland

IMG_3855.JPG- Mais… ne sont-ce pas des glands! Et bé, ça alors! Viens voir Roro!

Nous avions garé notre véhicule de location avant de nous engager dans Ephèse*, car l’endroit était propice pour une halte hygiénique. Une sage précaution…Un arbuste inconnu du gascon me séparait de la route et sur cet arbuste aux petites feuilles piquantes, un peu comme du houx mais pas pareil quand même, en tout cas ne ressemblant en rien du tout à nos chênes plus majestueux, disons-le sans forfanterie, bref sur les branches assez fines mais robustes malgré tout car j’ai eu du mal à en couper une comme ça avec mes doigts le couteau étant resté dans le vide-poches, re-bref, sur les branches en question: des glands. Et des beaux! Beaucoup plus gros que nos glands de France ou d’ailleurs sans doute.

- Elle est bizarre la nature tout de même, dis-je à Roro en lui montrant ma cueillette! Voici, n’en doutons pas, une variété de chêne ( car cet arbuste ne peut être qu’un chêne n’est-ce pas, puisqu’il fournit des glands), voici donc une variété de chêne assez rachitique dont les fruits sont beaucoup plus développés que chez nous…Voilà qui va surprendre notre famille et nos amis à notre retour.

Il doit tout de même y avoir une raison, le Créateur n’ayant pas fait les choses à la légère. Sans doute vous rappelez vous cette fable de Jean de la Fontaine: le gland et la citrouille ( ou l’inverse, mais c’est sans importance).

Je résume.

stabisme conv.JPGLe personnage de la fable s’étonnait du fait que la superbe citrouille aux riches couleurs ne se balançât pas à la branche du beau chêne, bien en vue du promeneur extasié, au lieu de se traîner lamentablement sur le sol. Il comprit, le jour où, faisant une sieste sous le bel arbre, il fut réveillé par la chute, sur son nez, d’un modeste gland.

L’homme a tout de même, dans sa grande sagesse, réhabilité les cucurbitacées en créant halloween.

Peut-on imaginer sérieusement, après celle de la courge, une grande fête du gland?

 * PS: bientôt nous visiterons Ephèse; promis.

 

 

10:26 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (10)

 
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