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30/04/2012

le myosotis ou bien la rose

Le myosotis ou bien la rose...j'aime bien ces fleurs, la chanson, Mouloudji aussi.

roses et myosotis.JPGComme chaque année à la même époque et pendant deux ou trois semaines, de fin avril à la mi-mai, "j'oublie" de tondre, de tondre vraiment, de tondre comme vous le faites sans doute, comme le font aussi mes voisins et beaucoup d'autres, personnes ordonnées, consciencieuses, laborieuses...Cette année, j'ai un alibi: il flotte depuis des jours et des jours et ça n'est pas fini, parait-il! Tant mieux. Je sais que celà vous fait râler même si vous admettez que de l'eau, il en faut encore et encore. D'ailleurs à l'heure où j'écris cette note l'orage gronde, l'éclair luit.

Quand je dis que je ne tonds pas, j'exagère un peu: je promène occasionnellement mon taille-herbe dans le jardin (je ne possède pas de tondeuse, ça ne serait pas du tout commode à cause des rosiers qu'il faudrait éviter, contourner sans les abimer et ça fait du bruit, ça fait peur aux oiseaux...) je me promène donc en préservant les touffes de myosotis qui, depuis quelques années, ont élu domicile, sauvagement, et ont même tendance à s'étendre, ce qui me réjouit, évidemment. J'épargne aussi, dans toute la mesure du possible, quelques primevères et, ici et là, des petits tapis de pâquerettes. Ce faisant, je n'ai pas adopté, vous vous en doutez, la solution de facilité: c'est un travail méticuleux, joserai dire....d'artiste.

contemplations.JPGNotre rosier à petites fleurs jaunes, rosier sans épines,s'est développé à une vitesse incroyable. C'est vrai que je ne l'ai pas taillé... et il m'en est reconnaissant, semble-t-il. Il est en pleine floraison et fait l'admiration des passants égarés rue des Tilleuls, rue habituellement peu fréquentée.

Certains jugeront sévèrement mon comportement, l'assimilant à une sorte de laxisme, de paresse, me classant définitivement dans la catégorie de ceux, méprisables, qui se lèvent tard. Demain, leur jugement sera conforté par ma participation, avec mon syndicat ( et oui, je suis encore syndiqué.... pour longtemps, j'espère!)

Il ferait mieux de cultiver son jardin, médiront-ils. Laissons jaser!

Roro aime notre jardin: tel qu'il est il me plaît, chantonne-t-elle. Et ça, c'est l'essentiel.


28/04/2012

le village...suite

dans la rue principale.JPG
Nous sommes dans la rue, au milieu du village, devant l'épicerie. Une rue, une épicerie. Celle-ci n'est pas ouverte en continu. Elle répond aux besoins élémentaires de la population, propose les produits de première nécessité. Une fois par semaine, je crois, on peut y acheter de la viande. Du chevreau sans doute. Un luxe. On devine la bête pendue à l'entrée, à gauche du magasin. Je reconnais, devant l'ouverture, le plus grand de mes élèves parmi les plus assidus. Son nom...?
Un fellah tenant une pioche remonte de l'oued profond dans lequel nous ne nous aventurons jamais. Il doit y cultiver un petit lopin de terre.
J'ai pris peu de photos de ce genre. Par discrétion sans doute.
La photo ci-dessous montre l'entrée basse de la rue: l'oued se trouve derrière nous. Pour rejoindre notre poste ( il se trouve tout en haut, caché par les maisons) c'était une sacrée grimpette! Nous avions vingt ans...
entrée de la rue.jpg
Tiens, le voici le fameux oued, caché par les dernières terrasses! Pas engageant du tout. Il paraît que le fellagah empruntait parfois, la nuit, ce passage profond et étroit pour entrer dans le village.. Il paraît...
vers l' oued zz.jpg



27/04/2012

François Morel

ph-bibliographie.jpgCe matin, comme chaque vendredi, j'écoute avec émotion le billet de François Morel. J'ai énormément de sympathie, d'admiration même pour cet homme, humoriste au grand coeur, comédien talentueux, auteur et interprète de chansons intelligentes, tantôt poétiques, tantôt drôles, souvent engagées...

Ce matin donc, l'invité de France Inter est Jean Luc Mélenchon. C'est l'occasion, pour François Morel, de rendre hommage à son père décédé, ancien cheminot, ancien communiste, tout comme Gabriel qui m'a recueilli à l'âge de quatre ans et qui devint mon père même si je ne l'ai jamais appelé papa, je crois. Gabriel était abonné au journal "le travailleur" qu'il lisait méthodiquement. Conduire les machines à vapeur, quel dur métier! Comment ne pas être communiste! La retraite à 50 ans n'était pas un vrai cadeau car, généralement, on mourrait jeune. Gabriel nous quitta donc dès atteinte la soixantaine. Un accident vasculaire cérébral. Normal... Il aurait soutenu Mélenchon, c'est évident.

Gabriel parlait, me parlait. Il m'a convaincu. Avant de devenir instit ( quelle promotion sociale, quelle fierté pour lui et Aline, ma mère!), j'ai su ce qu'était la précarité, le "tirer le diable par la queue", les difficultés à "joindre les deux bouts", " l'exploitation de l'homme par l'homme" comme il disait souvent. Grâce à lui, à sa générosité, je n'ai tout de même jamais eu faim. Ma reconnaissance est infinie. Je te promets de maintenir la barre à gauche... Papa.

( Je n'ai que deux photos de lui - en ce temps-là, chez ces gens-là chantait Brel- on ne photographiait que pour les grandes occasions. Je préfère les garder dans l'album de famille)

17:09 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

26/04/2012

dans le village

enfants sur une terrasse.JPG
Je pourrais tricher, vous dire que le gamin de droite se nomme Ahmed, celui de gauche Rachid... J'avoue: j'ai oublié. Je sais que Ahmed ou Rachid ou Ali... fréquentaient l'école mais je ne les distingue pas sur mes diapos. Les visages de ces enfants me sont tout de même familiers malgré le temps passé. Cinquante ans. La plupart étaient sans doute fils de harkis. Aujourd'hui, ils ont la soixantaine! Ils pourraient avoir la soixantaine... Certains apprenaient avec facilité les matières que j'enseignais: lecture, écriture, calcul essentiellement. Nous dessinions je suppose. Connaissant mal l'histoire de leur pays ( j'ose dire leur pays) je ne pouvais aborder ce sujet. Je le regrette aujourd'hui.
retour du village 1.JPGJ'organisais, composais mes cours comme je l'entendais. Je ne subissais aucun contrôle. De qui, d'ailleurs? Le matériel scolaire faisait défaut: quelques cahiers de récupération, des crayons, des livres de lecture et puis, quoi encore? J'enseignais du mieux que je pouvais, je crois, considérant ces enfants comme des élèves à part entière, mes élèves. Nous avions une confiance réciproque et c'est certainement ce qui m'a permis de circuler pendant plus d'un an dans le village sans être une seule fois inquiété. Je promenais, obligatoirement fixé à mon ceinturon, un révolver que j'aurais certainement été incapable d'utiliser en cas de danger! Le temps de dégainer, d'enlever la sécurité, de repérer la cible... bref, un vrai soldat d'opérette le chasseur à pieds Bartheloche! La photo le montre, l'allure fière (?), revenant au poste après sa journée de classe... je suppose.

23/04/2012

le village

nouader 14 zz.jpg
Voici la partie haute du village de N......, diapo prise avec mon kodak-rétinette acheté d'occasion au copain qui fut libéré avant moi. Une affaire. J'utilisai en effet cet appareil longtemps après mon retour. Une trentaine d'années! Je le conserve dans ma bibliothéque bien qu'il soit désormais inutilisable. Un souvenir...
Pas mal la photo, non? C'est là que je "séjournai", très involontairement, pendant les années 60/61; dans la tour qui domine le village, plus précisément.
IMG_0829.JPG
Ma diapo a jauni: les ans en sont la cause...
L'unique rue, pierreuse, pentue, très étroite me permettait de rejoindre ma classe quelque part, plus haut, au milieu du village. Les maisons semblent empilées, en désordre: on a du mal à imaginer un passage. D'ailleurs, souvent, celui-ci est inexistant; on marche alors sur les toits, les terrasses, comme le fait l'homme, le chaoui, sans doute un harki, qui descend en bas, à gauche de la première photo. On y rencontre souvent les chèvres qui fournissent le lait. Ce sont, avec les ânes, tellement utiles pour divers transports, les seuls animaux du village. Peut-être quelques chiens faméliques aussi? D'ailleurs, nous avions recueilli un chiot : je peux l'affirmer car j'ai une photo! Une compagnie sans doute éphémère.
Numériser0004.jpg
Vue sur les terrasses...
Sur les terrasses, des tas de bois glâné dans les montagnes alentour. Nous en reparlerons sans doute. Y sèchent aussi, à la saison, des fruits récoltés dans l'oued, figues, dattes... et quoi encore? Je ne sais plus. Les fenêtres sont étroites car les hivers sont rudes dans ces montagnes. Et les appareils de chauffage, vous l'imaginez sans doute, inexistants. On brûle le bois à même le sol, dans une sorte de foyer de pierre et la fumée s'évacue, tant bien que mal, par une cheminée percée dans la terrasse. La colonisation a oublié d'amener jusqu'ici l'électricité, l'eau... Peut-être avait-on voulu éviter de troubler le mode de vie ancestral de ces montagnards?
Hourra! J'ai retrouvé la photo avec le chiot; pas très claire, mais c'est une preuve tout de même! Sans elle, j'aurais sûrement oublié ce ...détail. Vous me reconnaissez, à droite, sans coiffure: l'ombre sous le nez est une moustache; pas du tout guerrière!
IMG_0833 zz.JPG



14/04/2012

la queue du chat

queue du chat.JPG

- Enfin, diront certaines blogueuses! Il se décide à écrire une note sur les chats! Ce n'est pas trop tôt!

Hélas, mesdames, mille et un regrets: je n'aborderai ce sujet que par le petit bout, celui de la queue  ( la queue du chat, bien sûr!) dont je n'ai d'ailleurs aucune photo pour illustrer cette note. J'avais prêté à la dame ( une excellente comédienne) qui passa tout le temps de la chanson, quatre minutes environ, (excusez-moi, j'avais oublié de vous dire qu'il s'agissait d'une chanson), qui passa donc tout le temps de la chanson accroupie sous la table, j'avais donc prêté à la dame mon écouvillon de saxophone alto de couleur fauve, mieux adapté que celui de mon saxophone ténor qui, lui, est de couleur bleue. Ce dernier écouvillon était plus gros mais on m'a fait remarquer que les chats bleus étaient assez rares. J'espère que vous savez ce qu'est un écouvillon et quelle est son utilité. Sinon, vous cherchez sur votre net. Bref...

La dame au chapeau assise à droite sur la photo se trompait souvent au cours des répétitions s'exclamant: ça y est, je le tiens... c'est lui! au lieu de ça y est, je le sens...c'est lui!... ce qui, chaque fois, nous faisait bien rire! ( le sens est assez différent). Elle ne renouvela point cette erreur lors du spectacle et, en plus, elle mit dans sa réplique beaucoup de conviction. Quelle comédienne!

Le médium qui siège au milieu a, lui aussi ( elle aussi, devrais-je écrire), parfaitement interprété son rôle. Quel talent! Quand, à la fin de la chanson, après les applaudissements nourris, prolongés, un spectateur lui demanda si elle pouvait révéler qui serait, prochainement, notre nouveau Président de la République, elle n'hésita pas une seconde; reprenant à son compte la fameuse réplique de Pierre Dac, elle lui répondit, solennellement: OUI, JE LE PEUX...La salle, debout, applaudit une nouvelle fois. Quel succés! A la fin du spectacle, dans le secret des coulisses, elle consentit, par amitié, à me confier le nom de celui... de celle... qui remp qui gouvernerait bientôt notre pauvre France... Mais je ne dirai rien car je n'ai pas le droit. J'espère que vous me comprenez.



08:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8)

11/04/2012

le laboureur et ses enfants


podcast

- Chanter le laboureur et ses enfants en pleine période électorale, c'est culotté, m'a dit une spectatrice à la fin de notre dernier spectacle! Je serais même tentée de vous dire que cela frise la provocation! Je vous pardonne toutefois car, cette fable, chantée sur un air de blues rural des années 20, fallait y penser...Monsieur de La Fontaine aurait certainement apprécié!

J'avoue que je n'y avais entrevu aucune malice. Mais c'est vrai, reconnais-je aujourd'hui, quel candidat oserait proclamer à la tribune du meeting ou à la télé, même sur la Une: travaillez, prenez de la peine, c'est le fonds qui manque le moins. Qu'en penseraient le chômeur, le salarié en CDD et autre petit travailleur sous-rémunéré...C'est risqué car ils sont nombreux ces gens-là!

Conclure en proférant que le travail est un trésor est, aussi, à éviter. D'ailleurs, Ils l'ont bien compris: mieux vaut promettre la lune.

Voilà une note à connotation exceptionnellement politique qui n'engage que moi. J'ai conscience du risque que je prends en l'enregistrant. Oserai-je?

J'ajoute ma photo d'un paysage gascon, prise pas loin d'ici. C'est reposant, non?

Brousteau 2.JPG

 





17:07 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7)

05/04/2012

comment Nabila...

Comment Nabila a-t-elle découvert mon blog et, surtout, la note qui, exceptionnellement, évoquait, à l'occasion du cinquantenaire du cessez-le-feu,coïncidant avec la fin de mes obligations militaires, mon séjour dans ce petit village dominant le large oued et les relations cordiales que j'entretenais avec Boussouf, le vieil (?) harki. Car, il y a quelques mois, j'avais décidé, pour des raisons personnelles, d'archiver ma vingtaine de notes sur le sujet, notes bien rangées désormais quelque part, dans un fichier spécial... Aussi, son commentaire m'a intrigué, mettez-vous à ma place! Une longue communication avec l'intéressée et voilà, j'ai l'explication. Mais celà ne vous intéresse pas... un détail. Allons à l'essentiel.

Nabila est petite fille de harki, née en France. Sa famille est originaire d'une bourgade située à quelques kilomètres du village où j'ai séjourné pendant deux ans ( ce fut long!). J'ai évidemment compris son besoin de témoignages dont le mien, si possible. Son grand-père est mort, si j'ai bien compris, pendant la pacification... le maintien de l'ordre... la guerre... comme vous voulez.

Elle m'a demandé si Antoine, qu'elle a rencontré ici et là en feuilletant mon blog, était bien mon petit-fils. Message bien reçu. Faudrait être idiot pour ne pas l'avoir compris!

Que pourrais-je donc lui offrir, à Nabila, petite-fille de harki, qui présenterait pour elle, un soupçon d'intérêt, qui serait complémentaire de tout ce qu'elle connaît déjà sur cette période trouble, lointaine. Ces derniers jours les médias ont enfin ( cinquantenaire oblige?), provoqué des débats, produit des documents, diffusé des films...Je me suis reconnu souvent à l'occasion de divers témoignages. Pas toujours.

Je vais donc tenter, de temps en temps, de raconter une nouvelle fois, sans doute différemment mais avec la même sincérité, juré, quelques bribes de mon séjour de bidasse innocent, dans ces montagnes arides, austères, souvent inquiétantes aussi.

J'offre à Nabila une première image: celle d'une petite écolière du même âge qu'Antoine, gamine à qui j'ai fait la classe pendant quelques mois. A vingt kilomètres près, cet enfant aurait pu être... sa mère.

studieuse.jpg

 

01/04/2012

concert de Boé si Boé la

débutants.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette note s'adresse essentiellement à mes correspondants, extérieurs à Blog50, susceptibles de participer à notre très prochain concert du samedi 7 avril.

Encore deux répétitions et nous serons... à notre top, disons-le avec modestie. Nous espérons, une fois encore, les filles de joie (2).JPGintéresser, amuser aussi, notre fidèle public composé essentiellement de parents, d'amis et autres, amoureux de bonne chanson française. Telle est notre prétention cette année encore, comme chaque année depuis bientôt deux décennies. Nous oserons, comme d'habitude, des mises en scène que nous jugeons originales malgré leur simplicité, leur amateurisme. Si nous commettons parfois, malgré notre souci de la perfection, quelque erreur d'interprétation, quelques fausses notes, quelques oublis ( les textes de notre vingtaine de chansons sont appris par coeur!) nos musiciens sont là pour rattraper, récupérer, compenser...Leur aide est précieuse, beaucoup plus efficace que la bande sonore utilisée par la Star-Ac, par exemple. La musique vivante est, pour moi, irremplaçable. Mais j'ai la grande chance de fréquenter des amis musiciens que notre spectacle intéresse. J'en profite pour les remercier.

la queue du chat bis.JPGCette année encore, nous n'avons sélectionné dans notre programme aucune chanson de Sardou, Sébastien, Dion... Autant vous avertir pour vous éviter une éventuelle déception. Nous avons préféré Nougaro, Les Frères Jacques, Boby Lapointe, Raymond Queneau, Trénet ( revisité par Chanson Plus Bifluorée), Barbara, Brassens, Perret et même... Jean de La Fontaine ( je me suis permis une musique sur "le laboureur et ses enfants", sorte de blues rural des années 20!).

La première photo: autrefois!

La dernière ci-dessous: aujourd'hui... Certaines et certains  (six ou sept) apparaîssent sur les deux, mais la première photo est un peu floue. Dommage.

Bo- si Bo- la mars 2012.jpg

 


16:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

 
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