logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

31/05/2012

féria


Nous ignorions, quand nous réservâmes notre chambre, juré, que Nîmes vivait sa Pentecôte de féria. Trois jours de liesse que nous évitâmes en visitant les environs... plus calmes! La corrida ne nous a jamais attirés malgré nos origines. La mama de Roro ( vous rrrrroulez les "r" s'il vous plaît) a trrrrraversé les Pyrrrrrénées toute jeunette. Je suis gascon et la Gascogne, comme vous le savez, est une région où les arènes sont nombreuses. Brrrrrrrrref!

aficionada.JPGUn soir, cependant, nous nous mêlâmes hardiment à la foule en délire, à la recherche hasardeuse du restaurant qui accepterait de nous accueillir afin que nous nous sustentions un minimum après une journée de visites ici et là. Ce ne fut pas facile et quand nous réussîmes à nous poser, épuisés, nous étions disposés à avaler n'importe quoi. Ce que nous fîmes. A proximité, une banda sévissait bruyamment nous incitant à ne pas trop nous attarder... Nous ne prîmes pas de dessert.

arênes.jpgEt Nîmes, alors, c'est comment Nîmes? Je comprends votre curiosité. Il y a, à Nîmes, des arènes dont nous avons fait le tour au moment où se déroulait une corrida. De l'extérieur, c'est intéressant car on peut imaginer, deviner peut-être si on est plus ou moins aficionado, selon les bruits qu'on perçoit, les silences, les rumeurs, les applaudissements, les exclamations... le déroulement du spectacle. Pour moi, c'est suffisant et... gratuit. Car, figurez-vous, ça n'est pas donné de voir trucider trois ou quatre taureaux! Les plus riches acceptent de payer au moins quatre-vingt euros, paraît-il. Quand on aime... Je ne critique pas. Pas plus tard que ce matin, j'ai, volontairement, écrasé une petite fourmi qui crapahutait sur la table en direction du pot de miel. Alors...

La Maison Carrée? Evidemment qu'on la vue! On n'a pas pris la photo car, les monuments, ils sont mieux sur internet. D'ailleurs, si vous voulez visiter Nîmes, allez sur internet. Je n'en dirai pas plus.

arènes.JPG

16:53 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9)

25/05/2012

ombre

ombre 1.jpg

 

ombre 2.jpg

ombre 3.jpg

Pierre Elie Ferrier ( PEF) dessinait dans "Pourquoi", une ancienne revue de la Ligue de l'Enseignement à laquelle je fus abonné et dont j'ai gardé pas mal d'exemplaires ... dans le grenier. Je n'aime pas jeter même si je suis persuadé de l'inutilité de certains objets, de bouquins tels ceux de la bibliothèque verte devenus illisibles à cause des caractères d'imprimerie trop petits pour le jeune lecteur d'aujourd'hui...

Donc, feuilletant mes "Pourquoi", je redécouvre les dessins de Pef et, les lecteurs de ce blog aimant tout comme moi, j'en suis convaincu, ce genre d'humour...partageons.

Je mets toutefois en garde mes lectrices sur les dangers des expositions prolongées au soleil, appuyant ainsi la campagne engagée fort à propos par les médias. Je ne doute pas un instant de l'impact positif de la présente note sur la population... 


15:33 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (7)

23/05/2012

les enfants

nouader 4.jpg

Une photo (plus précisément une diapo) prise par mon regretté kodak-rétinette...un excellent appareil tout de même!

Nous sommes dans la salle de classe. Par la fenêtre, on aperçoit les massifs arides où ne poussent que des buissons, quelques arbustes rachitiques ici et là, sans doute des chênes verts. C'est dans ces montagnes que les femmes vont chercher leur énorme chargement de bois mort qu'elles rapportent le soir au village, éreintées. C'est aussi ce djebel que le chasseur à pieds Bartheloche parcourut pendant quelques mois à la recherche du fellagha...Mais ceci est une autre histoire.

au pied de la tour... bis.JPG

J'ai promis à Nabila, petite fille de harki, quelques photos du village et des enfants. Le plus souvent, ils ont le sourire, un beau sourire nullement affecté ou contraint semble-t-il. En arrière-plan, le même paysage... J'ai déjà dit que j'avais oublié les noms de la plupart de mes élèves. Pas les visages. Vous allez imaginer que j'ai aussi oublié les noms du village, du djebel...Tout de même pas! Si je ne les mentionne pas, c'est volontairement, par souci de tranquillité. Vous m'avez compris.

Un autre sourire, voulez-vous ( nous sommes dans la rue):

 

joli sourire nb.jpg



21/05/2012

à propos...


podcast

On ne va tout de même pas chicaner pour trois ou quatre ans de plus ou de moins! De toute façon, ce temps pourri ne permet pas de renouveler la photo. Le banc ( toujours aussi bleu) est trop humide pour que Roro et moi-même y installions, même pour un court moment, nos fesses fragiles risquant, ce faisant, une rhume de cerveau. Donc, mon à propos est ancien, je le confesse pour mes lecteurs à qui je dois, de temps en temps, un peu de sincérité, de vérité.

Je n'ai rien changé à ma petite chanson ( vous avez reconnu la musique de Georges) et ma guitare est toujours aussi mal accordée. Mais l'intention d'être agréable demeure, pour longtemps j'espère, malgré les nuages...

Ce jour-là, il faisait beau:

animation canal.JPG

 

20/05/2012

la barque

vieille barque bis.jpg
Je l'ai photographiée il y a deux ou trois ans, attachée tristement en bordure du bassin d'Arcachon, abandonnée peut-être pour cause de mauvais état. Une apparence? Je ne suis pas spécialiste en bateau. Elle avait certainement beaucoup, beaucoup navigué cette barque, ai-je pensé. Etait-elle encore capable de traverser le bassin sans risque de naufrage? Moi, je ne m'y aventurerais pas. Mais, telle qu'elle était, elle me plut, comme dit la chanson. J'ai recherché le meilleur angle et voilà! Ses couleurs altérées lui siéent, elle a bien vieilli, pensais-je. Je la trouve belle. Et ça n'est pas de la pitié, pas du tout!
Elle m'a rappelé une petite aventure de ma folle jeunesse ( il m'est arrivé de voler des cerises dans le verger du père François!), aventure que je vais vous conter en deux mots.
Un bel après-midi d'été, j'avais invité mes deux cousines, Hortense et Amélie, à une partie de canotage sur la Garonne. Je ramais vigoureusement. Amélie, la plus jolie, assise juste en face de moi, portait ce jour-là, je me souviens parfaitement, une culotte à petites fleurs bleues. Très vite, tout de même, malgré une distraction légitime, je constatai que notre embarcation prenait l'eau. Pas d'affolement, pas de panique à bord, gardons notre sang-froid, pensai-je.
Nous allons faire naufrage, dis-je sur un ton aussi naturel que possible dans ces circonstances périlleuses. Nous n'avons qu'un gilet de sauvetage. Hortense, je suppose que, comme moi, tu sais nager...
C'est que...a balbutié Hortense...
Nous coulâmes mais, comme à l'endroit où nous naviguions, la profondeur n'était pas excessive, une cinquantaine de centimètres peut-être, nous pûmes regagner la rive proche sans encombre.
Hortense fila chez elle pour se changer. Amélie et moi décidâmes de nous sécher au soleil,sur place, dans l'herbe haute...
J'aime bien les vieilles barques.
PS: tout n'est pas vrai dans cette note... Ma photo, si, tout de même.

14:26 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (7)

16/05/2012

post-scriptum

IMG_0136.JPG
Un PS à ma dernière note...

Je suis confus vous n'imaginez pas à quel point! Figurez-vous que ma dernière note m'a valu une volée de bois vert de la part de la mairie de Châteauroux, Services de la Propreté, de l'Hygiène et de la Salubrité des rues, espaces verts et autres lieux publics. La secrétaire, très en colère, m'a téléphoné pour me déclarer que je ne comprenais rien à rien, que les nombreux petits drapeaux que j'avais remarqués, plantés ici, là et ailleurs avaient été placés par les services compétents à l'endroit où une crotte avait été repérée ( par lesdits services) et pas avant comme je l'avais écrit stupidement ( c'est elle qui parle!) afin que, avais-je sottement imaginé, le clebs, bien éduqué, défèquât* à proximité. Donc, j'ai bien compris désormais que des salariés territoriaux ayant acquis une formation spéciale de détecteurs de cacas de chiens, plantaient le drapeau juste à côté afin que le promeneur étourdi n'y marchât* point dedans. Donc, autant pour moi, mea culpa...comme vous voudrez.

Mais, je me pose toujours La Question: qui ramasse? Et, quand?

*Verbes à l'imparfait du subjonctif, ce qui est peut-être abusif dans le contexte.

La photo: un lavoir de Châteauroux. Notre guide nous a expliqué que les lavandières s'installent dans les barriques ( vides) afin de laver leur linge plus confortablement. Encore une idée à soumettre aux autorités boétiennes afin de réhabiliter nos tristes lavoirs du canal!

IMG_1964.JPG

 


18:09 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (9)

14/05/2012

une nouvelle suggestion

canisette 1.JPG

Monsieur le Maire,

Comme promis dans ma dernière correspondance et toujours avec le souci de calmer les esprits de certains de vos administrés, de mes concitoyens dans le désarroi, je me permets de vous suggérer un geste bienveillant en faveur de leur chien  auquel ils sont tellement attachés ( je ne parle pas de la laisse, accessoire rarement utilisée au bord de notre canal au grand dam du cycliste de passage!). Vous aviez, à grands frais, créé une canisette 2+.jpgcanisette à proximité de la halte nautique, un espace joliment décoré ( bravo à votre service technique et à ses dons artistiques) afin d'attirer les clébards et les inviter à y déposer leurs crottes. Erreur! L'endroit resta pendant plus de trois ans totalement vierge de souillures malgré le petit écriteau que je m'étais cru autorisé de rajouter, écriteau que quelque vandale eut tôt fait de subtiliser.

Lors d'un voyage d'études récent à Châteauroux, alors que je traversais un vaste jardin public, mon attention fut attirée par un nombre conséquent de petits drapeaux je dois ramasser....JPGcolorés plantés dans les massifs, au bord des allées, un peu partout, drapeaux représentant un chien fort sympathique. Au pied de chaque drapeau, une crotte. Voilà, me dis-je, une initiative intéressante que je suggérerai dès mon retour à Boé. Les chiens, attirés irrésistiblement semble-t-il, par le drapeau, défèquent à cet endroit précis et nulle part ailleurs ai-je constaté. Pourquoi le comportement du chien boétien serait-il différent? Pourquoi ne pas tenter l'expérience?

La question que je me pose: qui va ramasser la...merde?

12/05/2012

une solution...

Monsieur le Maire,

Vous savez combien je suis dévoué, dans la limite de mes compétences diverses, connues et parfois reconnues, à la magnifique commune que vous administrez avec tellement de compétence même si vous n'obtenez pas toujours, en retour, de la part de "certains" la reconnaissance que vous méritez. J'ai osé, pas plus tard qu'hier et afin de vous alerter, écrire une note mi-figue, mi-pruneau comme on dit chez nous, laissant ainsi à chaque lecteur et lectrice le soin de l'interpréter à sa guise en fonction de ses orientations, de sa sensibilité... Dieu me garde (comme le fredonne Charles, vous savez, le riche octogénaire Suisse ), Dieu me garde en effet d'afficher mes opinions. Je ne veux en aucun cas influencer personne. Quoique, disait le grand Devos.

cap047.jpgJe révélais donc que nos aînés, très sensibles aux rumeurs plus ou moins fondées, aux déclarations renouvelées pendant ces derniers mois par certains candidats à la dernière élection, candidats dont, je l'avoue, je ne partage pas tout à fait les idées ( je n'en dirai pas plus, restons discrets)... nos aînés, donc, étaient inquiets. Ils ont même la frousse, monsieur le Maire! Cela se voit, cela s'entend. Venez donc me rejoindre un matin au bord du canal et vous constaterez par vous-même les dégâts. Pour un avenir proche, je redoute le pire! Il faut faire quelque chose très vite, un geste qui apaise, qui rassure... Je voulais donc vous proposer, dans un premier temps, la création d'une M.S.C.L.G.P.P.A ( Milice Spéciale du Canal Latéral à la Garonne pour la Protection des Personnes Agées). J'ai déjà un peu d'expérience acquise dans l'exercice de mon activité artistique au sein de l'admirable troupe Boé si Boé la dont la renommée vicinale assure une certaine notoriété à notre cité. Je sais que vous en êtes fier. Je fus, figurez-vous, garde-champêtre pendant une soirée et obtins dans ce noble rôle un grand succès. Si vous me confiez la mise en place et, pourquoi pas, le commandement de cette milice, je vous garantis que l'Ordre régnera désormais dans notre vaste plaine, que les petits vieux, pourront, apaisés et d'un pas plus assuré que jamais promener leur clébard sans se soucier du chemineau de plus en plus présent sur nos berges...

J'aurais d'autres suggestions à formuler... plus tard  ( cette lettre est suffisamment longue)

Recevez, monsieur le Maire...

Votre toujours dévoué:

10/05/2012

port de la cagoule

pub collant.jpg

Doit-on avoir peur de la cagoule?

Les temps ont changé. Autrefois portée par le bourreau dans l'exercice de sa cruelle besogne, puis par les terroristes et agresseurs divers de banques, bijouteries et autres endroits pourvus de richesses alléchantes, la cagoule est désormais utilisée par les forces spéciales de police lors d'interventions diverses auxquelles vous avez pu assister, souvent en direct, si vous regardez la télé de temps en temps, ce qui n'est pas nécessaire...Je suppose qu'ils ne souhaitent pas, pour des raisons qui leur sont personnelles et que je comprends, être reconnus par celui-ci ou celui là. Prudence...

Désormais, le malfaiteur agit à visage découvert, avec plus de liberté, de franchise si j'ose dire.

ponpon au travail.jpgAussi devons-nous nous méfier de tout le monde. Par exemple, quand je marche au bord du canal, je ne me sens pas du tout en sécurité. Les vieux qui promènent leur clébard ne circulent qu'en groupes, de préférence tôt le matin, à l'heure où le malfrat dort encore, fatigué par ses sorties nocturnes. Certains sont armés de canne ou de parapluie même quand le temps est au beau fixe. Je les soupçonne d'avoir dressé leur chien pour faire face à une éventuelle agression. Car, sachez-le,tout est désormais possible. Le maire de Boé devrait prévenir les familles des dangers que courent leurs enfants qui fréquentent l'aire de jeux de la halte nautique. Il y gagnerait en crédibilité, son autorité en serait renforcée, sa réélection future assurée. Un certain laxisme a régné jusqu'à ces derniers temps dans notre commune et les gens ne sont pas contents du tout: c'est ce qu'ils ont exprimé il y a peu. Je n'en dirai pas plus mais je n'en pense pas moins...


08/05/2012

des enfants

devant l'école.jpg

Aujourd'hui, nous célébrons le 8 mai 45...

Je suis, moi aussi, un ancien combattant, reconnu comme tel puisque je reçois, chaque semestre, une pension. Quelques mois de commando dans les chasseurs à pieds avant de me retrouver, ouf, dans ce village haut perché afin de remplacer l'instit libéré de ses obligations militaires... une aubaine! De la première période, je ne raconterai rien: d'autres ont déjà témoigné (ils y ont mis le temps certes) et je n'ai rien à rajouter car j'ai vécu les évènements globalement comme eux. De toute façon, je n'en ai pas envie... n'insiste pas Sylvie ( Sylvie est ma fille). Quelques bribes peut-être au détour d'une phrase, dans une parenthèse, si nécessaire.

Nous restons donc, aujourd'hui encore, dans ce village perdu dans des massifs arides, austères, à priori inhospitaliers, forcément hostiles au petit gars du contingent avec ses étés chauds, secs, ses hivers rudes. Rien à voir avec la Gascogne!

Ma photo a certainement été prise avant de rentrer en classe. Certains enfants révisent semble-t-il leur leçon ce qui prouverait leur désir d'apprendre, malgré tout. Car ils n'ont aucune obligation vis à vis de  l'école. Ils  viennent, ils ne viennent pas. Ils doivent aider le père, la mère. Ils ne porteront pas au maître un mot d'excuses! Le registre des présences n'existe pas. Et pourtant ils sont assidus, dans toute la mesure du possible. C'est certainement compliqué de suivre un programme dans ces conditions. Je ne sais plus quelle était ma méthode! Je pratiquais sans doute le rattrapage en continu, le soutien individuel... Bref, je devais m'adapter.

des élèves.jpg

 

Les filles, elles, ne venaient qu'occasionnellement sauf cas particuliers. Aider leur mère aux divers travaux domestiques, s'occuper de leurs jeunes frères ou soeurs...ne leur permettaient pas une fréquentation régulière de l'école. Ces trois jouent aux osselets, c'est certain, je me rappelle parfaitement. Les cailloux ne font pas défaut!

fatima nb.jpg

Lisa, c'est bien Lisa, fille de harki, partage son temps entre l'école et ses petits frères et soeurs. Elle nous rend souvent visite au poste pour récupérer du pain qu'elle préfère, c'est certain, à la galette familiale un peu...coriace, surtout si elle a passé une grande partie de la journée dans la poche, grignotée de temps en temps selon la faim du moment. Du matin au soir, elle promène le petit frère ou la  petite soeur sur son dos. Beaucoup d'enfants ne portent pas de chaussures. J'avais négocié la douche plus ou moins hebdomadaire à la compagnie, en bas, dans l'oued. J'accompagnais les enfants, évidemment. Les filles venaient rarement. Pudeur. Cette expérience n'a pas duré longtemps, je crois. Trop risqué pour moi, peut-être?


04/05/2012

la mare

Au bord de la mare, une vieille femme ramassait du bois mort. Germain s'arrêta pour la questionner.

- Oui, mon garçon, dit-elle, c'est ici la Mare au Diable. C'est un mauvais endroit et il ne faut pas en approcher sans jeter trois pierres dedans de la main gauche en faisant le signe de croix de la main droite; ça éloigne les esprits. Autrement, il arrive des malheurs à ceux qui en font le tour...

IMG_3879.JPG

 

Je n'ai pas l'intention de recopier cette histoire en entier, histoire que vous avez dû lire, étudier, quand vous étiez au collège, dans les années 19.. environ. Quelle imagination cette George! Ces trois lignes, déjà, vous fichent une sacré frousse et ne vous engagent pas à emprunter, même en compagnie, le sentier qui, dans le sous-bois, vous conduit à cette mare rendue célèbre par notre illustre romancière. Nous cherchâmes et ramassâmes donc, chacun, trois pierres, suivant ainsi les conseils de la vieille femme et, pas très rassurés, il faut l'avouer, fredonnant " les copains d'abord" pour nous donner du courage, nous nous dirigeâmes vers ce lieu mythique. Je fermai la marche, prétextant des photos à prendre pour un reportage demandé par les services culturels de Boé informés de mon voyage d'études berrichon. Tout à coup, Roro, qui marchait bravement en tête, stoppa net et s'exclama:

- Nous y sommes!

En effet, nous y étions. C'est ce que nous indiquait un panneau placé là fort à propos, sinon, nous passions à côté sans rien voir. La mare est assez discrète en effet et, sans eau, pas facile à repérer. Nos guides ( un couple de berrichons fort sympathiques), s'excusèrent. Je leur dis qu'il n'y avait vraiment pas de quoi, que notre canal aussi avait été à sec durant tout l'hiver, que par conséquent nous étions habitués... Quand une corneille que nous n'avions pas repérée, se mit à croasser juste  au-dessus de nos têtes, nous nous regardâmes un peu inquiets.

- Le diable ... chuchota Roro.

Nous nous débarassâmes de nos pierres, oubliâmes le signe de croix et reprîmes sans nous attarder le chemin du retour. Je pris cette fois les devants afin de faire chauffer la voiture car, ce jour-là, le temps était à la fraîcheur...

Quelle aventure!

IMG_3882.JPG

 


20:23 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (7)

02/05/2012

dans le berry...

IMG_3887.JPG

Nous avons finalement cédé à la tentation, à l'invitation renouvelée depuis deux ou trois ans par des amis pour une visite de ce coin, leur coin, que nous ne connaissions pas, où nous ne nous étions jamais arrêtés, aventurés, que nous avions négligé, j'avoue, n'ayons pas peur des mots, sans aucune raison ou prétexte à faire valoir pour nous justifier si ce n'est d'autres envies, d'autres priorités...Bref, nous y étions il y a peu.

Quand je dis ce coin, le mot est assez mal choisi car, le Berry, sans doute le savez-vous, c'est davantage le centre. Je parle du centre de la France bien entendu. Ce qui frappe le gascon habitué aux collines et vallons qui rappellent tant la Toscane à l'italien immigré, aux routes tortueuses, c'est le paysage à peine ondoyant, paisible, verdoyant, souvent illuminé par de vastes étendues de colza du plus bel effet sous le soleil... quand celui-ci apparaît ce qui fut exceptionnel pendant notre séjour.

Voilà pour une brève et très incomplète présentation de cette région. Vous en saurez plus, si vous voulez, chez Wikipédia... ou ailleurs.

Je consacrerai ultérieurement un peu de temps à ce que je considère l'essentiel, à savoir, pour commencer, l'accueil chaleureux: je vous donnerai une adresse, une seule adresse, mais quelle adresse ( plus tard, car pour le moment et pour une durée indéterminée, il n'y aurait personne pour vous recevoir)! Nous irons aussi, si je suis suffisamment inspiré, en visite ici ou là. Car, figurez-vous, dans le Berry, il y a des choses à découvrir, notamment, ne vous moquez pas, une mare! Non, pas la mare aux canards de Georges mais, je vous aide un peu, celle de George! Quelle devinette subtile, n'est-ce pas? De quoi, de qui, parlé-je donc? Si vous trouvez, vous gagnez un séjour chez des gens sympathiques.

Dans le jardin de George, rencontre avec deux blondes réjouies:

on se marre!.JPG

 

18:11 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6)

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique