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19/06/2012

l'âne

l'enfant et l'âne.JPGL'âne était omniprésent dans le village. Animal indispensable, il remontait de l'oued l'eau, le fourrage, les céréales qu'on battait le plus souvent sur les toits en terrasses, les diverses récoltes...les fellahs aussi évidemment, fatigués le soir d'avoir cultivé leur lopin de terre toute le journée. Lourdement chargé, on le croisait avec difficulté dans la rue unique dont il occupait toute la largeur. Le plus souvent, on lui cédait le passage.

Une nuit, un copain, de garde dans la tour, aperçût une ombre dans les barbelés en contrebas. Il s'affola, tira. Branle-bas de combat! Tout le poste en alerte...Dans les barbelés, rien ne bougeait. On attendit puis, chacun rejoignit son lit. Ai-je rêvé  qu'un âne égaré avait été la victime innocente du copain? Je l'ai cru jusqu'à ce que, ce jour-même, une communication téléphonique avec Jean-Pierre me fasse douter. Il ne se souvient pas. Pourtant, il a une mémoire phénoménale pour son âge. Peut-être celà s'est-il passé avant son arrivée? Finalement, je préfèrerais que le copain ait tiré sur une ombre. La frousse. Je l'ai eue souvent moi aussi, la frousse, pendant mon tour de garde. Deux heures, c'est très long. La nuit, on voit des choses, on entend des bruits...tout autour, dans le village, dans l'oued. Vivement le petit matin!

Mon tour de garde:

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Commentaires

Je ne vois rien à ajouter à ton histoire Henri. Juste écouter (je veux dire lire). tu vois je me retrouve comme au temps où les hommes de ma famille racontaient, toute ouïe.

Cette photo est très très belle. tu as une posture de général surveillant la plaine et un vrai physique de cinéma. Je dis ça qui me permet aussi d'échapper à ce que tu fais percevoir comme tension. Toutes ces choses dont nous avons entendu parler.

Bises et Merci à toi pour ces souvenirs partagés. Monique C.

Écrit par : monique | 19/06/2012

de durs moments que les jeunes filles partageaient avec leurs filleuls en Algérie , par courrier echangé ...et puis le frère le cousin revenait et racontait longuement ou se taisait intensement ...
j'ai prefere le temps des chemins de halage quand en vacances nous suivions ces boucles de la meuse que j'ai revues avec plaisir...
bises

Écrit par : josette | 19/06/2012

Salut bidasse
le seul avantage considérable que je vois quand je montais la garde a Auxonne ,c'est qu'on était pas en guerre mais moi contrairement à toi j'avais froid car il faisait moins 27° .Il est certain que tu as du trembler plus d'une fois de ces bruits venus d'on ne sait ou .Bises à Roro.

Écrit par : heraime | 20/06/2012

Bonjour

Les tours de garde devaient revenir souvent, dans ce poste où vous n'étiez pas nombreux. La nuit, l'imagination travaille vite et je suppose que vous aviez tous en tête tel ou tel poste qui s'était fait attaquer.
Quand j'ai traversé le pays d'Oran à Oujda en 1959, les histoires de bidasses égorgés, de trains sautant sur les mines, de fellahs assassinant leurs patrons étaient légions.
La peur était partout chez les colons .

Christian

Écrit par : Christian | 20/06/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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