logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

30/07/2012

JO (2)

 

baignade dans garonne 1.jpg


J'ai aussi pratiqué la natation. J'ai même mon diplôme des 25 mètres nage libre que j'ai égaré et c'est bien dommage car, un diplôme, ça a son importance. C'est tout de même la preuve d'une certaine capacité, même modeste...! Pour la sélection aux JO, peut-être était-ce insuffisant? Je ne me suis jamais renseigné. De toute façon, c'est certainement trop tard désormais: soixante ans après, même si je le retrouvais, la Fédération des JO ne m'accepterait pas. N'en parlons plus.

Je m'entraînais régulièrement en été dans la Garonne, sous le pont de chemin de fer de Saint Pierre de Gaubert. Je traversais, d'arche en arche, grimpant sur les gros blogs* de pierre, plongeant et nageant dans les trous assez profonds...En ce temps-là, ça n'était pas interdit car l'eau n'était pas polluée comme elle l'est aujourd'hui. Il n'y avait pas encore de dépôts verdâtres et gluants sur les galets devenus glissants. Je pratiquais la brasse classique et l'indienne, comme Johnny Weismuller, Tarzan, dont je suivais les exploits, le dimanche après-midi  au Foyer des Campagnes, le cinéma de Layrac.

J'ai encore cherché et n'ai pas trouvé! Il faudra que mes descendants me croient sur parole car j'aimerais qu'on en parle dans l'éloge funèbre que quelqu'un me rendra, le moment venu. Il me serait agréable aussi ( notez l'utilisation du conditionnel et non du futur) qu'il soit fait état de mon brevet sportif populaire*, document que je peux fièrement exhiber.

* Créé en 1937, le brevet sportif populaire, était "un moyen de conquérir et d’entretenir santé et vigueur" . Et ça a à peu près bien marché... jusqu'à maintenant!

 

Brevet sportif.jpg

* c'est la faute au majeur de ma main gauche!


28/07/2012

J O

 

lanceur de poids.jpg

La nuit dernière, j'ai rêvé que je participais aux JO. J'avais été sélectionné pour le lancer du poids, discipline que je pratiquais occasionnellement quand j'étais à l'Ecole Normale mais à laquelle je préférais le sprint, le 80 mètres, car j'étais junior. Je courais vite en effet, plus vite qu'aujourdhui. Pour en revenir au poids, je ne sais plus à quelle distance je lançais ce projectile, cette boule de ferraille assez lourde, souvent rouillée, que tu n'avais pas intérêt à laisser tomber sur ton pied par inadvertance. Sept kilos et plus, ça fait mal aux orteils! Numériser+.jpgCette nuit, le mouvement de rotation que je fis pour lancer le plus loin possible fut parfait, souple et harmonieux, le corps penché à droite, le torse légèrement vers l'arrière, la main droite tenant fermement le poids contre le cou, la jambe droite fléchie, la gauche se soulevant vers l'avant dans un mouvement circulaire ( je simplifie car c'est plus compliqué que ça )...Mon bras se détendit puissamment pendant que ma jambe gauche se raidissait et que mon corps d'athlète se redressait promptement. Putaing de putaing de ... pardonnez-moi! Un élan mal contrôlé et le pied gauche se retrouve en dehors du cercle! Disqualifié! Si j'avais été mieux chaussé, je n'aurais pas glissé! Manque de moyens!

Ce matin, Roro m'a reproché de lui avoir donné des coups; " Un cauchemar", lui dis-je.

18:35 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

26/07/2012

nos chiens...

 

automne avec fa#.jpg


titus.jpgNous avons été propriétaires, essentiellement, de deux chiens. Comment dire autrement... J'essaie une autre  formule moins brutale, moins administrative: deux chiens ont accompagné notre vie. N'est-ce pas mieux? Accompagné...compagnon...oui, voilà qui est plus conforme à la réalité.

Deux fois plus ou moins quinze ans... Depuis une dizaine d'années, finis les aboiements dans la maison et le jardin, les gambades sur le chemin de halage, les caresses... Au début, c'est étrange, déroutant. Puis, on s'habitue. On marche seul.

fa dièse.JPGDe toute façon, Fa Dièse, le dernier, aurait détesté la nouvelle piste goudronnée. Il aurait beaucoup souffert du manque de liberté, d'être tenu en laisse à cause de ces putaings de vélos qui roulent à toute allure. Fa dièse ( fa#, si vous êtes musicien) portait bien son nom. L'altération lui convenait. Mieux qu'un bémol en tout cas. Très vif, toujours courant, bondissant... sauf durant ses derniers mois de vie évidemment. Sur la photo du haut de page, on le distingue, petite tache noire, au bord du chemin.

Le teckel à poils longs s'appelait Titus...

Voilà une note que j'ai écrite pour rester en éveil malgré la canicule. C'est l'occupation que je préfère... avec la musique évidemment. Tiens; je vais souffler dans la clarinette!


25/07/2012

randos...

numérisation0044.jpg

En ce temps-là, chers arrières-petits-fils et autres descendants qui découvrirez peut-être cette note écrite un après-midi de canicule ( 37/38 degrés sous le porche de notre maison), chers petits, donc, en ce temps-là, quelque part au-dessus de Samoens, nous pouvions rencontrer des névés ( voir dictionnaire), à une altitude raisonnable, au cours de nos randonnées alpestres familiales. Plus haut, tout autour, des glaciers...J'espère qu'ils ne sont pas complètement fondus!

Sur cette diapo ( voir dictionnaire), vos arrières arrières... grands-parents, la quarantaine dynamique, se dirigent résolument vers des sommets qu'ils n'atteindront jamais ( faut tout de même pas exagérer!), leurs deux enfants crapahutant, le fils quelque part devant ( c'est lui certainement qui a pris la photo), la fille, assez loin derrière, râlant depuis le premier kilomètre car cet exercice ne lui convient pas du tout, préférant rester au camping jouer avec des copines... On sent bien, à son attitude, que l'arrière arrière...grand-mère en a plein les guibolles et qu'une petite halte serait la bienvenue.

J'ai entendu aux infos de midi que, dans quelques décennies, vous subiriez des températures supérieures de 3 à 4 degrés à celles que nous enregistrons aujourd'hui. Eh bé! Mes pauvres enfants, vous n'avez pas fini d'arroser les tomates!

23/07/2012

dans la classe...

école nouader.jpg

Donc, je fus caporal...malgré tout! Celà me dispensa sans doute, pendant quelques mois, de monter la garde dans la tour. Mais je n'en suis même pas certain! Voici donc un instit, déguisé en caporal, qui fait sa leçon de lecture. Il a recopié le texte au tableau: en ce temps-là, il écrivait bien, l'instit, comme on le lui avait appris quand il était à l'école normale d'Auch. Même les lettres qu'il adressait à ses parents, amis...petite amie, étaient parfaitement lisibles.

Donc ( je résume la lecture car elle est peu visible sur cette diapo) la dent de Chérifa bouge et va tomber. Heureusement, sans douleur. Tant mieux car, dans ce village perdu dans les montagnes, on ne fréquente guère le dentiste! Ni le médecin...ni la sage femme! On accouche, tout simplement...dans le village, dans l'oued parfois, dans la montagne même, au cours d'une corvée de bois. C'est arrivé, paraît-il.

l'instit.JPGDans la classe, anciennement salle de prières, une vingtaine d'élèves, surtout des garçons, élèves souvent studieux, toujours polis, respectueux, relativement assidus. Je ne me rappelle pas avoir tenu un registre des présences. Les punitions? Je ne crois pas en avoir infligé. "Je ne me rappelle pas"..."je ne crois pas"..." sans doute"... C'était autrefois, il y a un demi siècle! Ces vieilles diapos, tout de même, heureusement que j'ai réussi à les rafraîchir un peu. Tout comme mes souvenirs. Des bribes de souvenirs certes mais qui sont des témoignages sincères. 


22/07/2012

comme disait...

WC publics.JPGQuelques jours d'absence et me revoici ce matin à proximité de la halte nautique où vient d'être réalisé un charmant petit chalet dont j'ai déjà parlé, je sais, mais il mérite cette seconde note, construction insolite dans notre vaste vallée mais du plus bel effet reconnaissons-le, sorte de refuge destiné à l'isolement du promeneur désireux de satisfaire un besoin plus ou moins urgent. Hourra ... l'édifice est désormais achevé, la porte ouverte m'autorisant une première visite curieuse! Je constatai avec satisfaction la propreté irréprochable des lieux, j'appréciai leur surface- c'est spacieux- et imaginai aussi leur confort. J'avoue même avoir été tenté de m'asseoir sur la cuvette immaculée, uniquement pour essayer, tester... mais ça n'était pas le moment. De toute façon, la porte était restée ouverte et un petit groupe de retraités matinaux et bavards, promeneurs de chiens, discutaient à l'entrée.

  - La cuvette, chapeau, dit l'un!

  - Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul, rétorqua un autre sur un ton sentencieux.

  - Vous avez bien raison, approuva un troisième. Belle phrase! Bravo!

  - C'est de Montaigne , monsieur, dit le second avec modestie...

Voilà un homme, pensai-je étonné, que je croise tous les jours depuis des années, avec qui je n'ai jamais échangé plus de trois mots ( bonjour...il fait chaud...?), un monsieur capable de citer Montaigne fort à propos d'ailleurs, bref un érudit! Notre bord de canal est bien fréquenté tout de même!

-... C'est mon petit-fils, le lycéen, qui l'a dit l'autre jour quand on regardait le soixantième anniversaire du règne d'Elisabeth II à la télé. J'ai trouvé que c'était bien torché, non? Alors, je le place chaque fois que l'occasion se présente, comme ce matin.

Je suis déçu...

Quand le secteur sera plus calme, je reviendrai pour écrire un graffiti digne de ce lieu...

 

euréka.jpg



17/07/2012

à vos souhaits

Ce matin, comme chaque matin, je marchais au bord du canal. Au moment où je croisai Marie, la vieille dame, vous savez, celle qui promène son chien du côté de la halte nautique, je me mis à éternuer. Sans doute un léger rhume provoqué par le changement de température  (on ne sait plus comment s'habiller ma pôvre). Quand j'eus terminé, Marie me dit: "à vos souhaits"! Je trouvai la formule fort sympathique et plus originale que le traditionnel bonjour auquel on a droit de temps en temps...Aussi, répondis-je, le ton enjoué: "merci beaucoup"!

IMG_2452.JPGJ'arrivai à hauteur de la borne 101, vous savez, celle qui se trouve en face du château Saint Marcel, quand je me mis de nouveau à éternuer. A ce moment me doubla Gréta (c'est ainsi que je l'ai baptisée, mais, croyez-moi, je ne la connais pas), la grande blonde charmante à la foulée chaloupée qui me sussura avec son adorable accent nordique: "à vos souhaits, monsieu..."

Je ne sais pas pourquoi, ça m'a échappé: "chiche"... ai-je répondu instinctivement. Je sentis comme une hésitation dans sa foulée. Mais elle reprit son rythme et me distança rapidement. Ouf! N'aurais-je pas paru, sans le vouloir, un peu audacieux? Mais, peut-être la dame ne connaît-elle pas le sens du mot? D'où le flottement. En tout cas, on fait le malin et, résultat, on est bien embarrassé. J'espère qu'elle me dira bonjour lors de notre prochaine rencontre, bonjour avec le sourire comme d'habitude. Et si elle me disait: "chiche" à son tour!  J'ai répondrai "à vos souhaits"  et on sera  quitte!

15/07/2012

la puce...


podcastVous la connaissiez? Mille excuses...J'aurais dû m'en douter et remplacer "puce" par "sauterelle" ou même "cheval" . Peut-être n'auriez-vous pas reconnu l'histoire avant sa chute. J'avais pensé à "chat", animal réputé bondissant lui aussi. Moins que la puce tout de même. Mais le risque de me faire traiter de tortionnaire, de bourreau, de sadique...était grand. Pourtant, il faut arracher les six pattes à la pauvre petite puce pour que l'expérience soit réussie alors que, pour le chat, deux suffiraient sans doute, les postérieures évidemment? Je devine: l'insupportable serait d'imaginer les miaulements de souffrance atroce du chat pendant les amputations. Car la puce, elle, on ne l'entend même pas geindre. Nuance. Quand vous avez écouté l'histoire ( si vous l'avez écoutée!), avez-vous pensé un instant à la barbarie de cette expérience, expérience stupide et inutile au progrés de la science d'ailleurs! Allez, avouez!

 


Je regrette désormais d'avoir lu cette abominable histoire et écrit cette note totalement inutile

13/07/2012

à Mimizan

 

à Mimizan.jpg


Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir...René Char.

Je vais donc m'obstiner le plus longtemps possible... et essayer, aujourd'hui, de me souvenir de mon premier séjour en colonie de vacances à Mimizan. Pas facile! Une certitude: je découvrais la mer. Car, pour le gascon, l'océan et la mer, c'est la même chose. Peut-être pas pour tous, je ne sais pas. Chez nous, quand on dit je vais passer ce dimanche à la mer, on prend la voiture et on va au plus près, sur la côte landaise, par exemple. Pour Maman Aline venue me rendre visite un dimanche avec Gabriel, le petit frère et la tatie Georgette, ce fut aussi une première!  Quel voyage! Depuis Eauze étant*, plus de cent kilomètres, vous vous rendez compte, cent kilomètres parcourus dans la traction avant d'un ami épicier. 

colo de Mimizan..escapade à Biarritz 2.jpgQue dire du séjour proprement dit? Rien, franchement rien! Je regarde cette photo extraite d'une pochette, elle même extraite d'une boîte métallique rangée sur une étagère de la bibliothèque... Non, rien! Je remarque le béret, le "marcel" tricoté par maman, l'attitude empruntée du gamin (timide, le gamin), la barboteuse du petit frère...

Alors, Henri, as-tu bien mangé, dormi, t'es-tu bien baigné ( je pratiquais la nage indienne comme Johnny Weismüller!), à quoi jouiez-vous... Est-ce que je sais, moi! Quand j'écrirai mon autobiographie, je ferai comme certains: je m'inventerai une enfance passionnante riche en évènements captivants... Je peux dire tout de même, sans risque de me tromper, que j'ai été heureux. Vraiment.

* D'ici étant, il y a bien dix kilomètres... dit le gascon.


12/07/2012

Oubli...? Non-dit...?

à l' entrée de la cuisine+ bis.jpgCinquante ans écoulés...

Dis-moi, papa, pourquoi ce silence prolongé sur ton service militaire, "là-bas", comme tu dis? 

Ma fille m'interroge, récemment, au moment du dessert clôturant un repas anniversaire. C'est vrai; je n'ai pas été très bavard, comme beaucoup. Elle a tout de même raison d'oser me poser, pour la première fois, si longtemps après, cette question . Je dis bien "oser me poser" car elle aurait pu imaginer, pourquoi pas, que ma conduite, là-bas, avait été, parfois, ... indigne. Celà expliquerait mon mutisme prolongé. Mais je suis certain qu'elle n'a jamais eu d'inquiétude à ce sujet même si certains témoignages récents ont fait état, de la part d'appelés, d'un certain nombre d'exactions non avouables par leurs auteurs... J'ai été, certes, quelquefois, un témoin passif d'actes pas trop graves dans le contexte, de quelques brutalités gratuites, insultes, de quelques larcins dans les maisons au cours de "ratissages"... Jamais de viols, de tortures, d'exécutions sommaires de prisonniers dites 'corvées de bois"... Me croit qui veut, évidemment.

Deux ans, là-bas, pour moi et pour d'autres, celà n'avait pas de sens. Un vrai gachis. Oublier, reconstruire sa vie, voilà à quoi je me suis consacré tant bien que mal à mon retour. Seuls, longtemps après, des diapos m'ont incité à raconter mes quelques mois dans ce village haut perché, des bribes de souvenirs...

Mais je ne raconterai pas le commando de chasseurs, les embuscades, les opérations, les ratissages... je ne raconterai pas la guerre que certains appelaient pudiquement "maintien de l'ordre" ou "pacification". Mon expérience d'instit pendant plus d'un an au service des jeunes chaouis fut plus originale, plus intéressante, me semble-t-il. Je resterai donc sur ce sujet.

Ma photo: encore trop jeune pour comprendre...



09/07/2012

hygiène...

 

IMG_0178.JPG


Enfin, des toilettes publiques à la halte nautique! La demande devenait de plus en plus pressante comme, parfois, le besoin. Ce lieu fort agréable, surtout en été, devient en effet de plus en plus fréquenté. La canisette pour les clebs, le petit chalet pour les humains, on peut dire que notre municipalité fait le maximum pour le bien-être des boétiens et autres visiteurs. J'ai, comme vous peut-être, lu dans la presse récente qu'en Suède, dans la région de Sörmland, on obligerait les hommes à pisser assis. Souci d'hygiène d'abord ( je ne vous fais pas un dessin) mais aussi prévention du risque du cancer de la prostate. Il 280px-Bruxelles_Manneken_Pis.jpgparaît aussi que les hommes qui urinent assis ( j'évite les répétitions) sont, mesdames, des amants très performants... Qu'en pensez-vous? Moi, je ne sais pas. La question que vous vous posez sûrement: comment s'effectue le contrôle? Je vous le dirai quand je le saurai... Ce projet avait tenté nos voisins belges mais, que deviendrait le "mennekin pis", fierté des bruxellois? Peut-on imaginer une nouvelle statue du "môme qui pisse" assis? Voilà qui manquerait de prestance.

Le conseil municipal de Boé consacrera bientôt, m'a-t-on dit confidentiellement, une séance à l'étude de ce sujet. Nous dirigeons-nous, pour commencer, vers une simple recommandation argumentée avant la publication d'un arrêté? Le risque est grand d'une manifestation de protestation de la part des retraités fréquentant ce lieu, hommes fiers habitués à pisser debout depuis des décennies? Personnellement, comme le dit souvent mon ami le juge Robert Val: je m'en balance.

17:38 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

08/07/2012

histoire de guerre...

 

Je n'ai jamais appris l'anglais et ne saurais imiter convenablement l'accent suisse... Dommage, car l'histoire que je raconte aurait davantage de saveur.
 podcast

J'oserais presque dire que j'accepterais volontiers la guerre si elle était pratiquée de cette manière... humainement et aussi, avec humour. Sans morts. Pour rire. C'est malheureusement rarissime, à ma connaissance. Car la guerre, ça n'est pas un petit jeu comme dit la chanson. Boris Vian disait que "si les guerres étaient mieux faites, il n'y aurait pas de survivants". Un utopiste ce Boris! Cette performance n'a pas encore été atteinte. Mais, patience! 

 

personne veut faire le boche.jpg

- Alors, les gosses... on joue à la guerre?

- On peut pas, personne veut faire le boche!



06/07/2012

la prière...

J'aime, surtout, les histoires qui s'achèvent sur une note indéfinie, que le lecteur ou l'auditeur concluent à leur manière en fonction de leur sensibilité du moment...

J'en ai enregistré quelques unes que je lirai de temps en temps avec mon accent gascon. Je me suis écouté bien sûr et me suis dit, qu'au moins, on comprenait ce que je racontais. Je tenterai cependant de faire mieux encore les prochaines fois...

J'ai puisé dans les contes philosophiques proposés par Jean-Claude Carrière homme aux talents multiples pour qui j'ai, depuis toujours, beaucoup d'admiration.

Mon histoire n'est pas très longue...
podcast... et voilà.

Les questions que je me pose: les prières sont-elles vraiment utiles pour nous aider dans notre traversée? Que serait-il arrivé à cet homme s'il avait suivi les conseils du Saint?

Je n'espère pas de réponses, évidemment.


05/07/2012

rencontre...

IMG_0805++.jpg

David Foenkinos lui aurait peut-être dit: "Vous êtes si belle que je préfère ne plus jamais vous revoir..."*.

Moi, je n'ai pas osé cette déclaration. Trop risqué! La vie n'est pas toujours comme un roman. Tu dis une belle phrase comme celle-là, pour faire le malin, et, patatras, rideau. L'histoire est finie avant d'avoir commencé.

Donc, je préfère: "s'il vous plaît, madame, je suis de passage sur le bassin d'Arcachon. Je prends des photos pour la revue Cinémonde**. Votre silhouette est agréable, comparable à celle de Gréta, j'ose vous le dire. Si vous me permettez quelques clichés à l'aide de mon kodak-rétinette, appareil particulièrement performant acheté en Algérie, je vous promets un abonnement d'un an gratuit... si vous me donnez votre adresse, bien entendu".

Elle hésite pendant quelques secondes, me sourit ingénuement, prend la pose tout comme une star de cinéma sur la croisette et clic ( le kodak fait clic, je vous assure)... Une autre? Oui, une autre...

A bientôt, madame...

Je laisse le soin au lecteur d'imaginer une suite.

* A lire "les souvenirs", si vous voulez... Moi j'ai aimé.

** C'était hier: je feuilletais parfois Cinémonde chez le coiffeur.

c' est quoi, ça...flou.jpg

04/07/2012

frères et soeur...

frère et soeur 2.jpg

pain...chocolat... gateau....JPGCeux-là, frères et soeur, ne fréquentent pas l'école. Trop jeunes... Enfants de harki, nous avons régulièrement leur visite au poste, visite intéressée qui leur permet de s'approvisionner en pain, mais aussi en chocolat ou biscuits expédiés de la "métropole" par nos familles... Sur la première photo, ils tentent de se protéger de la poussière portée par le vent. Car nous sommes dans une région de poussière, de rochers, de maigres buissons... à perte de vue. Ils ont l'habitude, ces petits chaouis, allez-vous penser, de vivre dans ce paysage aride, hostile. De toute façon, ils n'ont pas le choix. Ils n'avaient pas le choix... Ils ont aussi l'habitude, ces enfants, de leur crasse sur les mains, les pieds, de leur morve sous le nez, des mouches, l'été, sur leur visage. L'eau, ici, dans ce village haut perché, est un luxe, savez-vous. Il faut la chercher tout en-bas, dans l'oued. Alors, d'accord, ils sont sales. Mais, leur sourire... avez-vous remarqué leur sourire?

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique