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30/11/2012

morale...

 "Souvent, le terrorisme a un défaut: il n'a jamais rencontré l'autorité paternelle, le plus souvent, il n'a jamais eu de rapport avec les limites et avec le cadre parental", a expliqué un député dans une intervention à l'Assemblée Nationale.

Et bé putaing, comme on dit dans nos coteaux gascons, je l'ai échappé belle! Sans Gabriel qui m'a recueilli, j'aurais peut-être posé quelque bombe ici ou là ou participé à des fusillades et tué plein de gens innocents ou... on peut tout imaginer même  pire encore! Quand je pense au nombre d'individus qu'on laisse en liberté, sans surveillance, qui n'ont ou n'ont pas eu d'papa comme dit la chanson! Effrayant...

caroline fourest.jpgQuelle affaire ce mariage entre homos! Ne peut-on être pour, contre, hésitant... sans éviter la vulgarité, l'invective, l'agression parfois... ( la bêtise, c'est plus difficile). Personnellement et très occasionnellement, je m'amuse (?) de certaines déclarations doctrinaires, péremptoires comme celle de ce début de note. Au hasard de mes promenades rapides et innocentes dans ce blog50, quelqu'un a classé les "pour" parmi les ""veaux". Cela m'a contrarié. J'ai trouvé l'appellation  désobligeante, peut-être malveillante, irrespectueuse...

Voilà, c'est dit. Je vais rejoindre le troupeau.

Meuuuuuuuuuuuuuuuu!

Tabasser Caroline Fourest que j'aime beaucoup, ça non plus ce n'est pas bien du tout!





15:33 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

28/11/2012

les visiteurs...

Je n'ai pas du tout l'intention de commenter le film: j'en serais bien incapable car je ne l'ai pas vu... et c'est peut-être aussi bien.

iderea4 (mose).jpgNon... Cette note (préparée il y a déjà quelques mois!) fait suite à celle d'un autre Henri, nouveau venu sur Blog50 et semble-t-il déjà disparu, qui relevait, dépité, amer, déçu, contrarié...et pire encore, dans une de ses dernières notes, la fréquentation plus que timide de son blog par ses concitoyens, se demandant même s'il allait poursuivre ses exercices littéraires ayant pour objet la relation de la vie de sa commune vendéenne. Comme d'autres, solidairement, je l'encourageai à persévérer. Je lui assurai ( et j'étais sincère sinon je me serais abstenu de tout commentaire), je lui assurai donc que j'aimais sa manière faussement naïve, un brin humoristique, de raconter les petits évènements survenus dans son patelin. Manifestement, je ne l'ai pas convaincu!

D'ailleurs, les visiteurs, qui sont-ils donc, comme dit la chanson? Les plus nombreux passent incognito ce qui ne signifie pas qu'ils sont indifférents, mais non, mais non. Si chacun laissait un commentaire, comme j'ai le souci de rendre si possible la politesse, je passerais mes journées et mes nuits à pianoter laborieusement sur mon clavier! Pitiééééééééééé! Donc, s'il m'arrive d'écrire régulièrement quelques lignes, c'est, très égoïstement avoue-je, pour entretenir un brin mon cerveau vieillissant et tenter de rendre une copie satisfaisante...que je juge satisfaisante.  Car, comme pour un concert, j'ai le respect de mon public même s'il est invisible dans l'obscurité de la salle de spectacle, aveuglé que je suis par les projecteurs. Merci, d'ailleurs, d'être parmi! Et, éventuellement ...d'applaudir ou de siffler ( le musicien de jazz n'est pas hostile aux sifflets, au contraire).

Le blog en question: http://lesbiquettesdemassais.blog50.com/

Une petite chanson de Pierre Louki pour celles et ceux qui sont arrivés à bout de cette note:
podcast

17:36 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (6)

27/11/2012

ouf!

Que vais-je écrire aujourd'hui pour me changer les idées, passer un moment aussi agréable que possible en ma compagnie???

Capture.JPGTiens, revenons à ce court séjour à l'hosto de la semaine dernière. Rien de méchant. On m'a consolidé "vers l'aine" avec une sorte de toile que le chirurgien a introduite par un des trois trous qu'il avait préalablement percés aux endroits appropriés, toile qu'il a agraphée m'a-t-il dit... et ça a l'air de tenir. A l'écouter, ça paraît d'une simplicité! Je lui ai demandé  quand je pourrai souffler dans la clarinette. Question idiote! C'était sans doute la première fois qu'elle lui était posée. Il a été prudemment évasif. Je le comprends.

J'ai fait la connaissance, le temps d'une promenade dans les couloirs entre la salle de réveil et la chambre, d'un tout jeune brancardier sympa mais qui conduisait de manière hasardeuse, heurtant les angles des couloirs à chaque virage. Il venait d'être embauché m'a-t-il dit mais c'était provisoire car il avait un bac. Bien sûr...Je n'ai pas voulu le décourager. Son téléphone portable fit entendre à deux ou trois reprises le début de " when the saints go marching in" dans une version que je qualifierai de primaire. Je le félicitai toutefois pour le choix de ce morceau mais il m'avoua qu'il en ignorait le titre, me remercia de le lui avoir appris. Il l'avait sélectionné car il le trouvait entraînant...

 Infirmières et aide-soignantes ne méritent que des éloges. Elles font un travail remarquable... Bravo. L'anesthésiste? Je l'ai à peine vu. Il m'a endormi le temps qu'il fallait et je me suis réveillé. C'est tout ce que j'attendais de lui.

Bref...comme j'avais choisi le secteur public, je n'ai rien déboursé. Ni ma mutuelle. Et c'est aussi bien.

Le dessin est de Pertuzé.



16:40 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (7)

25/11/2012

le fusil

Steam_Locomotive.jpgPendant la dernière guerre, Gabriel était parfois obligé de tracter avec sa locomotive des convois militaires allemands. Impossible de refuser, sinon... Un jour, entre Agen et Bordeaux, pour une raison indéterminée, peut-être une alerte à la mine ( les maquisards en posaient parfois ici ou là), le train fut stoppé en pleine voie. Des militaires allemands en profitèrent pour satisfaire quelque besoin naturel. L'un d'eux avait posé son fusil contre un wagon,  situé sans doute à proximité de la locomotive. Une négligence impardonnable car Gabriel eut tôt fait de le chaparder ce qui était un acte particulièrement dangereux. Il cacha l'arme dans le tender, sous le charbon. Imaginez le branle-bas de combat! Finalement le convoi reprit sa route.  Nous habitions à l'entrée d'Agen et notre jardin était situé juste en contrebas de la voie ferrée. Gabriel, au passage, y jeta le fusil. Ni vu ni connu...une chance! Arrivé à la maison et après avoir subi les contrôles habituels ( Gabriel avait un laissez-passer pour se rendre de la gare au domicile et inversement), il  récupéra l'arme et la cacha sous le toit d'une cabane de jardin. Elle y resta jusqu'à la libération. Je crois même l'avoir vue. Je ne sais pas ensuite ce qu'elle est devenue...

Je me demande quelle punition a été infligée au soldat! Je l'imagine tout de même. Gabriel était un homme brave et bon. Sans doute y a-t-il pensé. Mais c'était la guerre...

23/11/2012

Gabriel

gabriel, maman....JPGGabriel, je parle parfois de toi, tu sais. Pendant la guerre de 39/45, je ne sais pas quand au juste car j'étais très jeune, je devins ton enfant. Vraiment, je t'assure, tout naturellement, tu es devenu mon vrai père, celui qui m'a recueilli, éduqué, élevé....qui m'a tout donné. D'un côté de mon arbre généalogique, tu occupes toute la place. Donc, pour les enfants et petits enfants qui me lisent, de temps en temps, j'évoquerai quelques souvenirs...aussi fidèlement que possible.

Sur la loco à vapeur que tu conduisais, tu étais le mécanicien. Responsable de la bonne conduite du train, la tête penchée vers l'extérieur, tu surveillais les signaux tout le long du parcours ( par grand froid, ça n'était pas une partie de plaisir!) pendant que ton ami S.... à l'aide d'une large pelle, ravitaillait la chaudière en charbon. Il était le chauffeur. Les conditions de travail se sont améliorées quand tu as pris ta retraite, à cinquante balais, ce qui n'était pas un cadeau car les gars comme toi, qui faisaient ce boulot, mouraient jeunes...comme toi. Vous adhériez tous les deux à la CGT, étiez abonnés au "Travailleur" car communistes convaincus. Athés, évidemment! Des exemples...Quand j'entends parfois dire pour une raison ou pour une autre que "les chiens ne font pas des chats" rapport à l'héridité, aux gènes...ça me fiche en colère. Intérieurement bien sûr.

Voilà pour une présentation sommaire. Je vous raconterai une prochaine fois comment il a chapardé un fusil à un soldat allemand. Gonflé Gabriel!

La photo: Gabriel, maman Aline, le "petit frère" en barboteuse ( leur enfant) et moi, vrai gascon coiffé du béret!

19/11/2012

souvenirs de marinier...(1)

marinier souriant.jpgPour certains autochtones et autres lecteurs avides de connaissance, un éminent membre honoraire de la Confrérie des Mariniers de Boé,  ci-contre en tenue d'apparat, revisitant ses volumineuses archives, en extraira de temps en temps quelques souvenirs particulièrement marquants, étonnants, incroyables même de cette grande épopée que fut, pendant presque un siècle, la navigation parfois hasardeuse, intrépide, sur notre Garonne, fleuve capricieux, imprévisible... Tout ce qui sera rapporté dans ces notes est, pour l'essentiel, la vérité à quelques détails près que je me suis permis d'ajouter ici et là, afin de donner, à défaut d'authenticité, une forme plus romancée à des récits rédigés le plus souvent dans un style assez rébarbatif, ennuyeux...

navigation sur la Garonne 1.jpgDonc, ce 4 juillet 1822 après-midi, malgré la canicule, Agenaises et Agenais curieux,  excités se pressaient nombreux sur les quais de Garonne afin d'assister à un évènement exceptionnel, unique même: l'arrivée du Télégraphe, bateau à vapeur parti deux ou trois jours plus tôt ( peut-être ?) de Bordeaux situé à peu près 120 kilomètres en aval ( précision utile pour certains lecteurs ignorants...). Une première! Un sacré pari même, quand on sait que ce fleuve, en été, manque souvent de flotte si quelque bel orage n'a pas éclaté quelques jours auparavant en amont, vers Montauban, Toulouse ou ailleurs... D'ailleurs, le Télégraphe, qui avait la prétention de remonter plus loin encore, au moins jusqu'à la "ville rose" ( une centaine de kms en amont), stoppa sa navigation dans notre capitale des pruneaux en raison justement des basses eaux. Déjà bien joli d'être arrivé jusqu'ici après avoir raclé par endroits, fort heureusement sans dommages, d'imprévisibles gravières et évité branchages échoués et grosses pierres détachées des piles de ponts à la suite d'inondations redoutables parfois.

Mais nos ascendants eurent ainsi le privilège de pouvoir admirer pendant quelques jours cet étrange bateau avec sa grande roue qui ressemblait à ceux qui naviguaient déjà sur le Mississipi et dont certains érudits avaient vu quelques images étonnantes dans des revues...

Ils ne se doutaient pas que leur ville allait être, quelques années plus tard et pendant des décennies, reliée à la capitale girondine par bateaux à vapeur et que leurs enfants allaient vivre "une grande épopée digne du Far West" ( c'est ce qu'écrit un journaliste de l'époque!)... donc, à suivre.

Garonne01.jpg

 




18/11/2012

ça devait arriver!

 

edika 8.jpg

Brigitte,  députée UMP, membre de la Droite populaire, a raison! Edika, le dessinateur qui illustra certains bouquins de Desproges, eut lui aussi ce pressentiment horrible il y a quelques années déjà. " Après le mariage gay, pourquoi pas le mariage avec des animaux" . Cauchemardesque! Brigitte a raison: on ne sait plus où va notre société. C'est le déclin, la décadence, la déchéance...et je reste poli, moi. Déjà, on était réticent pour la contraception. Vous avez vu, ça n'a pas traîné: dans la foulée, on autorise l'avortement! On aurait dû résister...comme en Irlande par exemple. Et je ne parle pas de la peine de mort. Quand nous déciderons-nous à manifester pour son rétablissement. Bon, là, je crois que j'exagère. Personne, c'est certain ne souhaite tuer son prochain. Sauf peut-être à la guerre. Quoique...  Et si on organisait un sondage?

Pour lire cette note, chaussez vos lunettes double-foyer.

16:00 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

17/11/2012

brèves d'une fin de semaine...


podcastMaxim Saury vient de mourir. Il fut un talentueux clarinettiste. Il rend ici un hommage à Béchet. Adijazz Maxim...

A Montpellier, cette année, à l'initiative de Plantu, une expo que j'ai "visitée" et d'où j'ai extrait quelques dessins d'humoristes. Vous allez rire. Faites votre choix...

 

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 Bon dimanche malgré tout.

 



15/11/2012

sénilité...

Je viens de perdre un temps fou à la recherche de ma souris. J'ai abandonné. Cela m'agace car j'ai l'habitude de la souris. Tant pis, aujourd'hui, j'écrirai peu. De toute façon...pour ce que j'ai à dire!

Tiens, j'avais gardé sous le coude un article concernant monsieur Serge Dassault. Vous êtes peut-être au courant de ses déclarations plus ou moins récentes, de sa position concernant les homos et le mariage gay? Tant pis, je fais un copier /collé, même sans souris, c'est facile:

Serge Dassault dérape sur le mariage gay : "Regardez dans l'Histoire, la Grèce, c'est une des raisons de sa décadence"

grecs.jpg"Y'a plus de renouvellement de la population à quoi ça rime? On veut un pays d'homos, et bah dans dix ans on aura plus personne, c'est stupide."

Et encore:

"Regardez dans l'histoire: la Grèce, c'est une des raisons de sa décadence, à l'époque. Décadence totale, bah bien sûr. C'est l'arrêt de la famille, c'est l'arrêt du développement des enfants, c'est l'arrêt de l'éducation. C'est un danger énorme pour l'ensemble de la nation."

Voila qui fiche les jetons! Je tente de me rassurer: ce type est vieux, peut-être sénile?

Tiens, Roro a retouvé ma souris. Je l'avais planquée dans le frigo! C'était pour te faire rigaler, je lui dis.

A partir de quel âge devient-on sénile?

 

IMG_1319+.jpg





16:31 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (5)

11/11/2012

Verdun...

 

Numériser0001zz.jpg

Je ne sais pas comment "on" a pu prendre cette photo! Je  vise quoi, au juste?


" Ce n'était pas Verdun tout de même! Tu peux raconter, non?"

Bien sûr, je peux raconter. Cinquante après, pourquoi pas. Ce 11 novembre, je vais faire un effort, un très gros effort, puisque tu insistes. Pour une fois, quittons le petit village, son école, ses enfants... D'ailleurs, j'ai déjà suffisamment écrit sur ce thème.

Bon...je te raconte. Pardonne- moi si j'adopte un style lapidaire qui me semble convenir à ce genre de récit!

Avant d'être instit, là-bas,  dans ces montagnes, je crapahutai pendant quelques longs mois au sein d'une compagnie de chasseurs à pieds. Cette nuit-là, comme cela arrivait trop souvent, réveil vers deux ou trois heures du matin. Petit deuj'sur le pouce et départ en opération. Sac à dos, le fusil mitrailleur en bandoulière, on crapahute à la queue leu-leu, sans bruit, sur un sentier pierreux... Surtout, ne pas perdre le contact, ne pas trébucher... On y voit que dalle. Deux, trois heures de marche. Stop. Ouf. On est crevés! On se planque derrière les rochers face à un large oued. En bas, devant nous, on devine un village D'ailleurs, le jour se lève. On entend quelques cocoricos, une âne brait, un peu de fumée s'échappe ici et là des toits en terrasse. La vie reprend. Deux jeunes hommes, fusil de chasse en bandoulière, sortent du village d'un pas vif dans notre direction. Feu! Je n'ai pas eu le temps de tirer, je vous jure. Ils sont allongés sur le sentier, ne bougent pas, certainement morts. Un groupe de chasseurs reçoit l'ordre de vérifier, de récupérer les fusils. Un autre rentre dans le village pour fouiller les maisons...Je t'épargne les détails. Bref, mission accomplie.

Tu as raison...ce n'était pas Verdun, tout de même!


09/11/2012

amapola...


podcastAmapola! Mais oui, c'est, bien sûr , aurait dit le commissaire. Ce qui m'a égaré ( faut bien que je me défende!), c'est l'interprétation de cette chanson dans le film de Sergio Léone, interprétation à la clarinette avec accompagnement un brin jazzy. Comme j'aime.  N'empêche que "cet air m'a trotté dans la tête" pendant trois ou quatre jours et même, un peu, la nuit! Je le connaissais, c'est certain. Un souvenir lointain, très lointain...

maman et Sylvie.JPGSi maman Aline avait été encore de ce monde, elle m'aurait tout de suite révélé le titre. Elle connaissait tout le répertoire de Tino et même plus. Elle chantait à longueur de journée, maman Aline, et quelle voix! Chaque repas de fête familiale se terminait en chansons et en airs d'opérettes interprétés par le grand frère Roger. Une tradition qui, malheureusement, s'est un peu perdue. 

Avec mes copains du quartet, nous répétons une autre chanson, certes moins ancienne, que nous avons aussi un brin "jazzifiée":
podcast

La photo: 45 ans ont passé... Aline et sa petite-fille Sylvie qui a pu entendre ses chansons, pas assez longtemps.


07/11/2012

il était une fois...

 

automne au km 103.JPG


Ce matin, le soleil, aux abonnés absents depuis quelques jours, s'est décidé enfin à transpercer ici et là notre brouillard garonnais, illuminant la piste, ex- chemin de halage qui longe notre jardin d'hiver, embellissant ainsi de couleurs automnales les jeunes chênes américains ( lyrisme inhabituel de circonstance). Voilà, me dis-je, qui confirme les bonnes nouvelles entendues au saut du lit sur France Inter... Même si "rien n'est jamais acquis...." comme disait le poète chanté par *Ferrat, c'est tout de même mieux ainsi... je crois !

Et bientôt les mariages gay dans tous les Etats! Ouh là la...quel mauvais exemple pour notre vertueux pays!

Trève d'insolence, de dérision. Nous sommes entre gens de bonne éducation et ici n'est pas le lieu d'empoignades, de polémiques inutiles. J'effleure le sujet, c'est tout.

Dans le film bien connu "il était une fois l'Amérique", j'ai relevé une musique qui me plaît bien et que je joue ci-après "de tête", pas certain du tout de respecter la partition que je n'ai pas retrouvée car j'ignore le titre! Alors, si vous pouvez m'éclairer, vous aussi?
podcast

* par Brassens me dit Roro: elle a raison.



05/11/2012

la petite chèvre...

Après Blanquette dont on connaît le destin tragique, monsieur Seguin fit l'acquisition d'une nouvelle chèvre à cause du lait dont il avait besoin pour éviter l'ostéoporose ( monsieur Seguin était d'un âge avancé d'après ce que nous a révélé Alphonse), mais aussi pour combattre la solitude car, jusqu'à preuve du contraire, ce brave homme vivait seul, isolé quelque part dans une vallée profonde de nos montagnes pyrénéennes.

mont 2.jpgRosetta, c'est ainsi qu'il avait baptisé sa nouvelle pensionnaire en souvenir d'une petite amie qu'il fréquenta au cours complémentaire ça fait longtemps, Rosetta donc, enfermée dans son petit enclos, sombra très vite, comme les chèvres précédentes, malgré toute l'attention délicate que lui témoignait son maître, dans l'ennui, dans la mélancolie puis carrément dans la déprime. Le lait se fit de plus en plus rare. Toutes les nuits, ce n'étaient que bêlements plaintifs... Monsieur Seguin, un être particulièrement humain, sensible et tout et tout, décida, après moult recommandations, sois prudente, gare au méchant loup, et patati et patata, de libérer un petit matin la petite chèvre qui, comme les autres, se dirigea en gambadant vers la montagne ... Elle occupa sa journée comme le fit Blanquette: vous relisez Alphonse et vous serez ainsi au courant.

Le soir arriva, la nuit tomba. Brrrrrrrrrrrr! Comme vous vous y attendiez, c'est classique, un méchant loup s'approcha. Il avait très faim car cela faisait des lustres qu'il avait digéré l'agneau qui se désaltérait dans l'onde claire du torrent, vous vous souvenez. Il se jeta donc, sans discuter inutilement, sur Rosetta mais au moment où il allait l'atteindre, il reçut une grand coup de corne très pointue dans l'arrière-train ce qui le fit s'enfuir sans demander quoi que ce soit. Un magnifique Isard dans la force de l'âge se tenait là, tout fier, devant la petite chèvre encore tremblante. Il la consola, la cajola etc etc... je ne vous en dis pas plus. Peut-être cela vous paraît invraisemblable, une chèvre, un isard...Vous savez, dans nos montagnes, il y a des biches qui remplacent leur beau cerf par des sangliers...alors!

Chaque année, à cette époque, Rosetta se souvient du brave monsieur Seguin qui lui avait rendu sa liberté, elle redescend dans la vallée et, comme le montre ce dessin, elle entretient la tombe de son ancien maître, à sa façon.

iderea3.jpg


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04/11/2012

ignorance...

La date qu'on retient depuis le primaire: 732. Pourtant...

...C'est le moment de le révéler: la victoire de Charles Martel à Poitiers est un lieu commun historique. Il n'y pas longtemps, un grand médiéviste, Charles Albéric Bourguignon, tenait à la Sorbonne une conférence ( peut-être en avez-vous eu quelque écho dans votre journal, s'il est bien informé) au cours de laquelle il a affirmé: "La bataille de Poitiers n'a pas eu lieu. Si elle a eu lieu, elle a eu lieu ailleurs qu'à Poitiers. Et si elle a eu lieu ailleurs qu'à Poitiers, nous l'avons perdue." Et vlan!

C'est, je le reconnais, désespérant, décourageant, consternant et même pire pour certains crétins agités, fort peu nombreux heureusement, qui feraient mieux de réviser leur histoire au lieu de fiche la pagaille. C'est comme Jeanne d'Arc, tiens...bon, je n'en dirai pas plus car j"avais déjà fait, à l'occasion de certaines manifs, quelques confidences à son sujet. Je ne récidiverai pas car j'ai passé l'âge de recevoir des invectives, des injures parfois*... De toute façon, je m'en balance comme disait et répétait mon ami le juge Robert Val que je vous ai déjà présenté. Un sage.

Si vous me croyez pas, je vous conseille la lecture d'un "dictionnaire des révélations", écrit par Guy Bechtel et Jean-Claude Carrière.

* c'est pour rire, bien sûr. Quoique, dirait Devos...

PS: je n'ai pas de photo de Charles Martel. A-t-il vraiment existé???

09:12 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

02/11/2012

maman Aline...

vers arcachon.JPG

Ces diapos mériteraient une meilleure restauration diront certains. Sans doute. Moi, je les trouve très belles telles qu'elles sont. Elles ont une cinquantaine d'années. Alors, s'il vous plaît, un peu d'indulgence.

Je présente.

à arcachon.JPGJe commence par maman Aline, à droite sur la première photo. Elle a déjà perdu son compagnon, Gabriel, un homme à qui je dois... tout, qui m'a recueilli et éduqué comme son propre fils. A la fin de sa vie, maman Aline a beaucoup souffert. Une vie de galère même, je dirais. Toujours à "tirer le diable par la queue". Ici, nous faisons une halte pique-nique dans les pins landais avant d'arriver à Arcachon, "voir la mer". Maman Aline aura vu la mer deux ou trois fois durant son existence, peut-être? Un vrai bonheur pour elle d'y patauger jusqu'à mi-mollets!

A gauche, une jeune épousée. Elle a revêtu, pour l'occasion, sa belle robe blanche du mariage qu'elle a elle-même retaillée et qui lui va à ravir... Elle s'entend parfaitement avec maman Aline qui l'aime comme sa propre fille.

Nous pensons souvent à toi maman Aline, malgré le temps qui passe...

J'adresse cette courte note à tes petits enfants qui t'ont à peine entrevue et à tes arrières petits enfants que tu n'as pas connus. Ils auront, je suis sûr, une petite pensée pour toi...

 
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