logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

29/10/2014

j'aurais aimé...suite

baignade dans garonne 1.jpgEspérer devenir un chanteur célèbre, un athlète de haut niveau, un brillant rugbyman ... que d'ambitions, quelle prétention diront peut-être certains qui auraient oublié leurs rêves, leurs fantasmes d'enfants, d'ados. Moi, j'aurais aimé aussi faire acteur comme  Gary Cooper, Errol Flinn, Cary Grant...dont j'admirais les prouesses, leur art de la séduction dans le dernier film que j'avais vu au cinéma un dimanche après-midi. Gamin, je fus Tarzan! Quand je sus nager ( je n'ai pas retrouvé, hélas, mon diplôme des 25 mètres nage libre), j'imitai la nage de Johny Weissmuller qui traversait les rivières au milieu des crocos en faisant une brasse dite indienne que je trouvais fort élégante même si elle est moins efficace que le crawl pratiqué par l'illustre acteur en compétition ce qui lui valut un certain nombre de médailles. Mais, dans les bois gascons, difficile de trouver les lianes qui m'auraient permis de parfaire mon entraînement! Dommage.

Sur la photo, je nageais dans Garonne entre les piles du pont de chemin de fer de Saint Pierre de Gaubert. C'était tout de même dangereux mais à cet âge-là on est un peu...inconscient.

Je ne pense pas avoir été Tarzan trop longtemps. De toute façon je n'ai jamais su imiter son cri d'homme-singe, cri que je jugeais assez débile.

Le pont de Saint Pierre de Gaubert photographié 60 ans plus tard!

 

IMG_0053.JPG

 

26/10/2014

j'aurais aimé...suite

 

Brevet sportif.jpg

 
podcast

                                                                   Je dois, comme beaucoup, à Léo Lagrange cette preuve irréfutable de mes capacités physiques, de mes qualités sportives, preuve que je peux exhiber fièrement: mon brevet sportif populaire. Au Cours Complémentaire de Fleurance, j'avais donc passé avec succès les diverses épreuves: lancer du poids, vitesse ( 100m), saut en hauteur, 1000m, grimper à la corde. J'étais désormais reconnu comme un bon produit gascon, label bio en quelque sorte tel le poulet élevé en plein air dans les fermes de nos verdoyants coteaux.

 lanceur de poids.jpg                                  A l'Ecole normale, je fis de l'athlétisme, d'un niveau moyen dans toutes les disciplines mais excellent sprinter. Je ne sais plus quelles étaient mes performances mais, c'est certain, je courais vite. J'aurais aimé, plus tard, avec un peu d'entraînement, égaler et, pourquoi pas, dépasser le record du monde de Bob Hayes, le premier à être descendu sous la barre des 10 secondes. Je fus sélectionné un jeudi, pour une compétition UFOLEP sans doute, à Toulouse. On me prêta les chaussures à pointes nécessaires pour la pratique de ce sport, chaussures qui, je me souviens, m'étaient un peu trop grandes. Au coup de pistolet donné pour le départ, je me relevai vivement de la position accroupie, m'élançai... et constatai que mes adversaires avaient déjà quelques bonnes longueurs d'avance. La faute aux godasses sans aucun doute! Dépité, je finis la course au petit trot. Le prof de gym n'était pas content! C'est ce jour-là que je pris une décision irrévocable: je ne  participerai point aux futurs championnats du monde, ni aux jeux Olympiques même si on m'y encourageait, même si on m'en priait... ce que personne ne fit d'ailleurs. Ma carrière d'athlète battait désormais de l'aile.

23/10/2014

j'aurais aimé...suite

rugby EN.JPGMa future et probable carrière de chanteur ne pouvait, me semblait-il, être un obstacle à la pratique d'un sport viril tel le rugby ( ou rugueby comme dit le gascon). C'est ce que j'imaginais quand j'étais ado et que je jouais tantôt troisième ligne ( 1m74, 70kg!), tantôt ailier ( j'étais un bon sprinter) dans l'équipe de l'Ecole Normale d'Auch. Bien entendu j'écartais l'hypothèse d'un recrutement dans une équipe de 3ème division comme celle de Layrac dans laquelle je m'étais fourvoyé à deux reprises, deux matchs durant lesquels je passai quatre vingt minutes à éviter les mauvais coups. Non; j'ambitionnais simplement une sélection plus noble, dans l'équipe de France, parmi les Coqs,  en remplacement de Jean Prat bientôt atteint par la limite d'âge, magnifique joueur qui, comme moi, pouvait jouer à différents postes, des trois quarts à la mêlée. Myster rugby , comme l'avaient surnommé les Britihs, mesurait à peine un ou deux centimètres de plus que moi et nous avions à peu près la même corpulence. Donc, là encore, tous les espoirs étaient permis! Je passais, au stadium de Twickenham, de nombreuses nuits fort agitées, perforant avec une vélocité surprenante le rideau défensif adverse, déposant triomphalement la balle entre les poteaux et transformant moi- même l'essai sous les regards médusés du public anglais...Je suis, sur la photo ci-dessus, en fond de touche ( suivre la flèche) prêt à me saisir du ballon. En ce temps là, nul besoin de mesurer 1m90 et peser 110 kg pour espérer briller dans les stades.

Donc, j'aurais aimé devenir un grand rugbyman...Après l'Ecole normale, j'eus d'autres préoccupations, d'autres projets. Je ne rechaussai les crampons que vers la quarantaine, le dimanche matin, pour me distraire avec quelques copains. Aujourd'hui, je regarde les matchs à la télé, installé confortablement dans mon fauteuil. Je ne dispute plus de match nuitamment ce qui ne m'empêche pas d'avoir mal au  niveau des lombaires le matin, au réveil...

21/10/2014

j'aurais aimé...

                                       "J'aurais aimé"... J'ai jugé qu'aujourd'hui, utiliser un passé du conditionnel pour intituler cette note, était mieux adapté que le présent. L'âge en effet m'y contraint. "J'aimerais" ne serait pas raisonnable...Dommage.

général Castagnétas.JPGDonc, "j'aurais aimé" , devenir chanteur professionnel. Mais oui! Dès ma plus tendre enfance, je m'identifiai à Marcel Merkes chantant " Heure exquise..." en duo avec Paulette Merval dans "la veuve joyeuse " , opérette à laquelle j'assistai enthousiasmé au théâtre Ducourneau d'Agen en compagnie de mon grand frère Roger passionné d'opérettes, puis à Enrico ( prénom prédestiné!) Caruso, l'illustre ténor que j'avais connu au Foyer des Campagnes de Layrac, un dimanche  après-midi, dans le film retraçant sa vie, "le grand Caruso". J'avoue que j'avais placé la barre assez haut mais, comme je n'avais pas encore tout à fait mué, tous les espoirs m'étaient permis! Puis, ce fut l'adolescence. Plus modestement je fus tenté par la variété. Pourquoi pas une carrière comme celle de Montand qui, par son talent, avait su séduire Marilyn. Ou comme celle de Sacha Distel qui savait si bien jouer de la guitare. Ou... Je participai à quelques radios-crochets de villages et gagnai ici et là des bouteilles de mousseux. Un début de succès, une promesse de gloire. J'me voyais déjà...

                                                Plus tard, à l'école normale, je découvris les Frères Jacques. Avec des camarades, nous chantâmes au théâtre d'Auch le Général Castagnétas ( je suis l'homme au pistolet) et la queue du chat ( je suis, sur la photo ci-dessous, le plus penché vers l'avant). C'était un bon début sur les planches.

                                               Après...je fus instit débutant pendant quelques mois puis on m'expédia en Algérie. J'aurais aimé, figurez-vous, rester en métropole!

                                                Plus tard, beaucoup plus tard, en compagnie de l'Atelier- chant Boé si Boé la, je chantai "le barbier de Belleville" comme le talentueux Serge Reggiani...enfin, presque. Ce fut tout de même un des grands moments de la chanson lyrique dans notre vaste plaine garonnaise!

Cette photo était pliée en deux dans une boîte!

 

la queue du chat.JPG

 

19/10/2014

le fou chantant...

 Le quartet "Plein jazz" répète:
podcastMénilmontant


podcastLa mer


podcastQue reste-t-il de nos amours


podcastLe jardin extraordinaire

trénet.JPGUn copain de l'Atelier-chant Boé si Boé la, groupe dont je vous raconte les exploits de temps en temps, aimerait qu'une chanson de Trénet soit retenue pour notre futur spectacle dont le thème, je vous le rappelle, est "jazz et java". Il a raison car cet artiste est reconnu, à juste titre, comme étant un des précurseurs du jazz en France. Il a révolutionné la chanson française et donné à ses concerts une ambiance "swing" déroutante pour certains à cette époque d'avant-guerre. C'est ainsi qu'on le surnomma le fou chantant. Maman Aline, elle, lui préférait la voix sirupeuse de Tino Rossi. Mais si on aime plus ou moins le chanteur, l'interprète, un grand coup de chapeau tout de même à l'auteur- compositeur! "La mer", "Que reste-t-il de nos amours", "Ménilmontant", "le jardin extraordinaire"...sont de magnifiques mélodies reprises par de nombreux orchestres de jazz comme notre quartet "Plein Jazz" composé de Roger et Jacques aux guitares, Thierry à la contrebasse et moi-même à la clarinette.

"Boé si Boé la" a déjà rendu un hommage à Trénet, en 2001, année de sa disparition. Que chantera notre groupe cette année? La question reste posée...

Georges Brassens qui connaissait presque tout le répertoire de Trénet pourrait guider notre choix: 

http://youtu.be/XRXJyw200TI

19:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

15/10/2014

un franc cinquante...


podcast

vian.JPGJe m'empresse d'écrire que je ne suis pas l'auteur des paroles anachroniques de cette chanson . Le coupable est Boris Vian, le joueur de trompinette du Tabou, qui s'est amusé avec un air de jazz traditionnel, Whispering, particulièrement prisé par les musiciens. J'ai moi-même souvent interprété ce morceau comme ce soir, à Barbotan, devant une foule de curistes enthousiastes...mais oui! Dédé est à la trompette, Michel au piano, Patrick à la contrebasse, Jean-Yves à la guitare, Bernard à la batterie. Je chante et souffle dans le saxophone ténor. L'enregistrement est particulièrement mauvais mais vous vous imaginez tout simplement au milieu des spectateurs,  vous sortez du restaurant où vous avez mangé garbure, foie gras, confit de canard et tourtière ( excellent régime pour le curiste) et vous tapez dans vos mains, à contre-temps évidemment, tout en conversant avec vos voisins, n'écoutant la musique que d'une oreille distraite!  Le musicien de jazz a l'habitude de ces situations et il n'est nullement dérangé. Il ne fait pas dans la dentelle et joue ce qu'il appelle des "saucissons"; morceaux faciles, assez connus du grand public, des morceaux qui "balancent", qui donnent envie de bouger. Il y rajoute même un peu de scat, improvisation vocale, sorte d'onomatopées comme celles que vous entendez si vous avez la patience d'écouter l'enregistrement jusqu'au bout...Et c'est le succès assuré!

Voici la version originale de l'illustre Boris Vian:

http://youtu.be/7mPDFG2izAE

19:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)

13/10/2014

chômage...



podcastL'Atelier -chant Boé si boé la  répète " Chômage au fond de la vallée"( de Chanson plus bifluorée). Vous pouvez suivre plus facilement tout en écoutant l'admirable et tellement émouvante interprétation du groupe, le déroulement de cette tragique histoire en lisant le texte ci-dessous ( je sais que vous pouvez faire les deux simultanément):

Chômage au fond de la vallée
C'est là la vraie fatalité
Voici qu'en la nuit étoilée
Un sans emploi nous est donné
Séraphin Deudroit il se nomme
Il était cadre et respecté
Aujourd'hui pôvre petit homme
Voilà que tu es licencié
Quand la cloche sonne sonne
C'est à l'Armée du Salut
Que se rassemblent les hommes
Les hommes qu'ont tout perdu
Armée froide qui résonne
En haillons et peu vêtus
Plus de trois millions entonnent
Le chant triste et monotone
C'est la chanson du chôm'du

Chômage au fond de la vallée
Peu de familles sont épargnées
Voilà qu'après dix-neuf années
Le Séraphin est remercié
Qu'arrive-t-il ? Ah quel marasme !
Sa femme geint près de l'évier
Ses deux fillettes font de l'asthme
Son vieux chien est paralysé
Quand la cloche sonne sonne
C'est la douleur des vaincus
Qui au fond des coeurs résonne
Comme un cri d'amour perdu
Et l'assistante sociale
Ne pourra rien y changer
Séraphin est au plus mal
Part à la banque locale
Avec un grand pistolet

Chômage au fond de la vallée
Un drame horrible est arrivé
Hier un homme a pris en otage
Le patron du Crédit (censuré)
Séraphin Deudroit il se nomme
Il était cadre et respecté
Aujourd'hui pôvre petit homme
Les policiers l'ont arrêté
Quand la cloche sonne sonne
C'est chaque jour à midi
Que se rassemblent les hommes
Pour un repas netre amis
Séraphin est tout sourire
Plus besoin de RMI
A l'atelier on l'admire
On assure son avenir
A la prison de Fleury x2

Que d'émotions dans ce texte! La fin est tout de même optimiste. A l'heure où on parle encore un peu, beaucoup....de ce fléau social qui peut engendrer tellement de souffrance, de drames, il faut nous excuser pour l'interprétation de cette parodie. Au nom du groupe Boé si Boé la, je sollicite votre indulgence et, pour nous faire pardonner, vous propose une balade pyrénéenne pas loin de Gavarnie , un beau site qui, malheureusement, manque cruellement de neige désormais. Décidément...

 

IMG_0016.JPG

 

 

17:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6)

10/10/2014

à propos de bacs...


podcast

Mon amie Flo me téléphona ce matin:

- As-tu un bac vert?

Je devinai comme du courroux dans sa voix. Je répondis, histoire de détendre l'atmosphère:

- Le bac "vert"??? Quand j'étais à l'école normale, autrefois, c'est sans doute celui que nous appelions le bac "sciences naturelles" que nous passions en deux parties: la première en classe de ...première, la seconde en terminale.  Je ne savais pas qu'on le nommait désormais "bac vert"! C'est plus joli d'ailleurs...J'ai évidemment obtenu ce diplôme absolument nécessaire pour exercer le métier d'instit. Mais pourquoi cela t'intéresse-t-il? 

boé 1.JPGAlors mon amie Flo me débita une histoire cocasse de container qu'on lui avait livré afin qu'elle y entreposât ses déchets de jardin, histoire tellement compliquée  que je préfère vous renvoyer à sa note traitant ce sujet ( voir ci-dessous). Je lui dis que notre commune de Boé était à la pointe du progrès depuis longtemps déjà car des bacs, nous en avions de toutes les couleurs, verts, bleus, jaunes... ce qui embellissait plus encore nos cités fleuries ( trois fleurs, s'il vous plait, qui dit mieux!). Le boétien ( ne pas confondre) est ainsi devenu maître dans la pratique du tri sélectif: ordures ménagères, papiers, cartons, boîtes métalliques, objets en matière plastique...

Pour en finir avec cette affaire de poubelles je propose à Flo l'écoute d'une chanson désopilante de Boby Lapointe qui, j'en suis certain, la fera sourire malgré le temps un peu pourri de cette fin de semaine.

http://hommageapimprenelle.blog50.com/archive/2014/10/09/...

 

02/10/2014

après rentrée...

  
podcast
         Une leçon de guitare sommaire par Boby Lapointe                           

                                             Les normaliens des années 54/58 ( ma promo) découvrirent Brassens avec enthousiasme. Evidemment! Ces ados qu'on appelait "élèves -maîtres" se délectèrent de ses premières chansons. C'est ainsi que Le gorille, au marché de Brive la Gaillarde ...étaient souvent entonnées dans le car qui nous transportait le jeudi au stade de rugby ou de foot, mais nous ne négligions pas pour autant les incontournables gendarme de Redon, filles de la Rochelle...et bien d'autres que vous connaissez, je suis sûr. Le retour était généralement plus calme.

  boe si boe la 364.jpgBrassens me donna l'envie d'apprendre à gratter  une guitare. Il fallut évidemment acheter l'instrument. Je me rendis à Auch un jeudi après-midi. Ce fut encore un investissement important mais je ne l'ai jamais regretté, contrairement à celui des dicos Larousse! Elle était superbe ma première guitare. Elle avait la même coupe que celle de Django, c'est vous dire! J'achetai aussi une méthode simple mais suffisante, me semblait-il, pour un autodidacte de mon espèce qui n'avait qu'une "modeste ambition": chanter les bancs publics, l'auvergnat... en s'accompagnant comme le faisait si bien Georges. Je me rendis compte assez vite que ça n'était pas de la tarte comme disait l'oncle de Boris Vian dans la java des bombes atomiques! Après avoir préparé ma classe pour le lendemain, j'occupais ma solitude - Saint Caprais, je l'ai déjà écrit, c'est un vrai bled- à tenter de placer mes doigts de la main gauche aux endroits adéquats permettant ainsi à la main droite de plaquer les accords de do, de mi de...etc accords simples pour commencer mais utiles tout de même! Bref, si je peux dire, au mois de juin, j'avais bien progressé. J'arrivais même à jouer le pénitencier ou jeux interdits, les deux morceaux préférés de guitaristes débutants! La guitare ne fut tout de même pour moi qu'un instrument secondaire bien que souvent utile ( pour accompagner surtout l'Atelier chant Boé si Boé la): la clarinette eut en effet toujours mes faveurs. Dommage qu'on ne puisse pas jouer des deux à la fois.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique