logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

30/11/2014

Echanges...

 Histoire déjà racontée, mais "revisitée" ...                                          

Un américain de passage à Condom, bourg gersois dont j’ai déjà parlé abondamment ( c‘est là que coule la Baïse et qu‘on peut visiter un musée du préservatif, je n'invente rien!), un américain donc prenait son petit déjeuner à l’hôtel des Cordeliers. Il interpella ma nièce, petite gasconne brune qui lui avait porté Numériser0003+.JPGun plateau copieusement garni:
- Votre confiture est excellente...
- Oui; c’est de la prune. Notre fournisseur est de Casseneuil, dans le Lot-et-Garonne...
- Chez moi, au Texas, quand nous mangeons des fruits, nous récupérons les pelures dans des containers; elles sont ensuite recyclées dans des usines qui les transforment en confiture que nous vendons à de nombreux pays et sans doute à la France.
- Pouah! Heureusement, dans notre Gascogne, nous n’avons pas votre cochonnerie...

La brunette écoeurée s’éloigna puis se ravisa et se campa devant l’américain.
- Mon oncle Henri était instituteur. Afin de compléter sa modeste retraite, il  a créé une petite entreprise qui récupère les préservatifs usagés lesquels sont transformés en chewing-gum. On rajoute simplement du jus de gariguette, de pruneaux et autres fruits. Il exporte beaucoup vers les Etats-Unis.

16:58 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (3)

27/11/2014

quand j'étais marinier...

Une petite page d'histoire locale...

medium_marinier_souriant.2.jpg Au temps où Garonne* était plus ou moins navigable ( notre fleuve, désormais assagi, fut en effet très capricieux) , Boé avait un port actif et, bien entendu, des mariniers. Il fallait à ceux-ci beaucoup de courage pour affronter, entre Agen et Bordeaux, un certain nombre de difficultés et diriger leur gabarre chargée de vin, céréales, passagers même...dans les courants et tourbillons sur plus de 120 kms. Comme celui de la photo, ils portaient sur leur front une mâle assurance et en avaient grand besoin. La boétienne, femme du marinier, vivait des moments atroces en période de crue car le danger était grand lors de passages incertains sous les ponts et quelquefois entre les arbres, dans les prés, afin d'éviter un courant trop violent. Si j'avais le temps, je vous en raconterais des histoires sur ces intrépides navigateurs! Mais ça n'est pas la peine car vous ne me croiriez pas.
L'homme de la photo a appartenu à la première Confrérie des Mariniers de Boé. Il avait l'avantage de porter, lors de certaines cérémonies appelées "intronisations", un costume qui lui seyait parfaitement et mettait en valeur ses mollets d'ancien coureur à pieds ( je vous rappelle qu'il avait été champion junior du 80m dans le Gers...il y a pas mal de temps déjà!). Après avoir enfilé en douce un fin caleçon blanc, une chemise blanche avec jabot et manchettes bouffantes, il se culottait avantageusement, enserrait son vaste thorax dans un petit gilet bleu et se drapait d'une cape verte du plus bel effet qui tenait sur ses robustes épaules, tant bien que mal, au moyen d'une cordelette. Les chaussures noires étaient ornées d'une boucle sur le dessus. Il était coiffé d'un admirable chapeau aux origines indéfinies, création originale d'une artiste locale.
On l'avait promu troubadour car il jouait de la clarinette et soulignait avec justesse et à propos les interventions du Grand Maître et autre Chancelier; il avait en cela beaucoup de mérite car cet instrument est, moins que le trompette ou le cor de chasse, adapté à ce genre de cérémonie.
medium_les_mariniers_de_Boé.2.jpg
Voici donc la première confrérie. Le troubatour ( à gauche sur la photo) a abandonné car il n'avait pas la vocation; encore une erreur d'orientation. Mais il est fier, tout en restant modeste quand même comme on dit dans notre Gascogne, d'avoir été marinier pendant quelques années.
* ici, on dit "à garonne "; j'ai déjà expliqué pourquoi.

25/11/2014

Une histoire corse....

 

village corse.jpg

 

Albertu, étudiant en médecine à Toulouse, vient d’être reçu à ses examens de sixième année. C’est, comme son prénom l’indique en Corse ( Albertu signifie brillant), un garçon très intelligent qui apprend sans efforts. Une chance...
Tout heureux, il téléphone chez lui, au village de Lento, dans les montagnes et tombe sur son grand-père Ghilfuccio.
- Papy ! Va bé? Je suis reçu, tu sais!
- Imbéh!!! Quelle bonne nouvelle... Je suis content pour toi... Alors maintenant tu vas revenir faire le docteur ici ?
- Pas encore papy. Je vais d’abord faire une spécialité.
- Et quelle spécialité, mon petit ?
- La médecine du travail.
- Ah ! Ils ont enfin reconnu que c’était une maladie !...Mais, mon petit, si tu reviens ici, tu ne feras pas fortune ..


Cette histoire, je l'ai déjà racontée, mais il y a fort longtemps... 

L'image: une photo prise quelque part en Corse. J'ai oublié le nom de ce village.

Avec Dany et moi , en concert:

http://youtu.be/XZ8z6gSkpcg

 

15:07 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (4)

13/11/2014

fa dièse...(ou F# pour les musiciens)

fa dièse.JPG

Fa dièse" fut, pendant une quinzaine d'années, un fidèle compagnon. C'était un caniche moyen d'un tempérament agité, fougueux même parfois mais aimable, incapable de mordre. S'il lui arrivait de poursuivre les chats qui s'égaraient dans le jardin, c'était par pur instinct, par atavisme et non par méchanceté. J'avais pensé le baptiser "Si bémol" à cause de ma clarinette mais ce vocable est, je trouve, un peu terne pour appeler un chien. "Fa dièse" est une appellation plus percutante, plus autoritaire. Elle collait mieux au caractère, à la personnalité de l'animal. Je l'avais aussi jugée assez originale, unique même, suscitant parfois la surprise, l'étonnement, la curiosité.

Fa dièse a souvent accompagné mes marches au bord du canal à l'époque où, sur le chemin de halage non bitumé, il pouvait gambader sans se soucier des cyclistes. "Fa dièse" était trop indépendant pour supporter la laisse.

Un matin, en douce, " en faisant vite, en se cachant", il a franchi la haie et on ne l'a jamais revu malgré nos recherches. S'est-il caché pour mourir comme l'auraient fait certains chevaux?

Sur la photo ci-dessous on le distingue à peine, petite tache noire dans un paysage automnal.

 

 automne avec fa#.jpg

08/11/2014

banc public...


podcast

sur le banc de pourret.JPG

Photo présentée avec l'autorisation bienveillante des intéressés

( reproduction interdite)

                                               Mes amis basques viennent de me rendre une trop courte visite avant les premiers froids. Hier après-midi, j'ai suggéré: profitons de ce  soleil automnal et malgré la brise un peu fraîche, je vous propose une petite balade au bord de notre paisible canal; cela vous changera un peu de votre tumultueux océan qui fait tant de ravages sur vos côtes. Vous prendrez  bien soin de tenir votre petit clébard en laisse à cause de certains cyclistes qui roulent à toute berzingue sur la piste et déboulent par derrière sans vous avertir.

                                            Je voulais surtout leur montrer notre pont de Pourret  récemment rénové avec goût même si aucune statue n'a encore été érigée de chaque côté comme je le suggérai à Monsieur le Maire dans une précédente note ( http://laissezjazzer.blog50.com/archive/2014/09/20/il-suffit-de-passer-le-pont-176804.html). Manque de crédit sans doute; patience... Mes amis furent admiratifs. Je pris quelques nouvelles photos pendant qu'ils se reposaient, assis sur le nouveau banc bleu dont ils jugèrent l'emplacement idéal pour comptabiliser les nombreuses voitures circulant à proximité immédiate. Le bruit des moteurs et les gaz d'échappement ne nous dérangent aucunement,  m'affirma Maïté qui a l'habitude des encombrements estivaux. Voilà qui va clouer le bec à certains grincheux qui portent un jugement sévère sur le lieu choisi pour l'implantation de ce banc.

                                               A notre retour, j'ai accordé ma guitare et chanté, pour rendre hommage à mes amis, sur un air de Georges Brassens, le petit couplet enregistré au début de cette note.

Une nouvelle photo; le canal vu du pont:

 IMG_3429.JPG

 

 

 

03/11/2014

j'aurais aimé...suite


podcast
sidney.JPGL'envie de souffler dans un saxophone soprano, baptisé carotte par les jazzmen, me prit vers la cinquantaine car j'avais l'intention, la prétention depuis un certain temps de concocter avec mon orchestre un programme Sidney Béchet. J'achetai donc à Toulouse le fameux instrument, assez cher ma foi. Béchet, à ses débuts, tout comme moi, jouait de la clarinette mais, paraît-il, comme il aimait occuper le devant de la scène, qu'il ne supportait pas que le leader fût le trompettiste - comme c'est en général le cas dans les orchestres de la Nouvelle Orléans- il rangea la clarinette dans sa valisette et souffla désormais dans la carotte au son beaucoup plus puissant. C'est ainsi qu'il grimpa très vite en haut de l'affiche.

                                                    Je n'avais pas les mêmes ambitions. Peu m'importait de jouer plus fort que les copains. Non, j'aurais aimé, simplement (!), égaler la virtuosité de cet extraordinaire musicien. Mais je renonçai bien vite quand je constatai que je produisais avec ma nouvelle acquisition, dans les aigus surtout, les mêmes sons qu'avec la clarinette! Autant utiliser cet instrument qui m'était beaucoup plus familier. De toute façon le profane s'en fiche car il fait rarement la différence entre clarinette et saxo soprano.

                                                     Dans les rues d'Antibes, morceau enregistré  ci-dessus, je joue d'abord de la clarinette puis du soprano. Je suis en compagnie de David à la trompette et à la flute (excellent!), Jean-Yves à la guitare, Patrick à la contrebasse et Bernard à la batterie.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique