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13/02/2015

le gros camion...

          
podcastL'atelier-chant "Boé si boé la" chante sur la place de Pimpous, devant le café "le pousse-rapière" (certains choristes avaient, semble-t-il , abusé de cette boisson gersoise...!)
                     
vers Nérac.JPG

                                             Un paysage gascon...la cave d'armagnac n'est pas très loin.

                                             J'avais décidé ce jour-là de faire une petite marche sur la vicinale étroite et très sinueuse qui grimpe vers Pimpous, village gascon de moyenne altitude. Quand j'entendis derrière moi un bruit de moteur, je me retournai vivement et, ô surprise, vis arriver un énorme camion qui montait lentement la côte assez raide...en marche arrière! Je me rangeai prudemment sur le bas-côté. Quand la cabine fut à ma hauteur, le chauffeur stoppa,  baissa sa vitre et m'interpella:

- Bonjour Monsieur...Dites-moi, c'est loin Pimpous?

- A deux kilomètres, à bisto de naz, répondis-je. Mais...pourquoi roulez-vous en marche arrière???

- On m'a dit qu'au village, je ne pourrai pas faire demi-tour.

- Bon, mais, soyez prudent. La route est très étroite par endroits et vous rencontrerez quelques méchants virages!

- Merci...

Et nous poursuivîmes notre chemin.

Un peu plus tard, alors que j'atteignais les premières maisons du village, je vis le camion qui redescendait...toujours en marche arrière! Il s'arrêta de nouveau à ma hauteur.

- Vous voyez, me dit le chauffeur, finalement j'ai pu faire demi-tour. Mais j'ai drôlement mascagné*, croyez-moi!

* mascagné: du verbe mascagner, faire avec difficultés. Souvent, le gascon rajoute quelques jurons. " Ce matin, j'ai drôlement mascagné pour faire démarrer la tondeuse,  putaing!"...Il y a pire encore!

 

Commentaires

Une histoire contée à reculons par un Gascon... putaing !
Bizoux Doubs du soir !

Écrit par : françoise la comtoise | 13/02/2015

Je l'ai d'ailleurs écrite en commençant par la fin. C'est un drôle d'exercice!
Bises

Écrit par : henri | 15/02/2015

Merci pour cette amusante petite histoire qui va à... contresens (contresens de quoi, ça, je ne sais pas...)

Bonne soirée, amicalement,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 13/02/2015

aller au bon endroit à contresens...c'est difficile!
Cordialement

Écrit par : henri | 15/02/2015

il a une conduite " rétro" ton camionneur
le monde serait peut étre différent si nous roulions
tous toujours en marche arrière ! amitiès

Écrit par : ventdamont | 14/02/2015

Il y aurait moins d'excès de vitesse !!

Écrit par : Nicole la berrichonne | 14/02/2015

La philosophie de cette petit histoire ne t'a pas échappé. Devrions-nous, tous, rouler en marche arrière? Où cela nous mènerait-il?? Je m'interroge...
Merci d'avoir participé à cette réflexion.
Cordialement

Écrit par : henri | 15/02/2015

Cela me serait vraiment impossible de faire une longue marche arrière. Pas douée....mais je suis une femme.
Ton camionneur, lui, a de ces idées......
Bises.

Écrit par : pimprenelle | 14/02/2015

j'avais envie de lui faire conduire un semi-remorque...mais mon histoire aurait peut-être manqué de crédibilité ?
bises

Écrit par : henri | 15/02/2015

"pimpous" est il à rapprocher de notre"pimpoy" et de "pitchipoï" (utilisé par les juifs à Drancy pour dire " on ne sait pas où" là où les tours de manège sont gratuits" " ça n ' existe pas" ) ?? je suis curieuse de savoir .;il semble que le début du mot veut dire "petit" si qqun sait qq chose ... mais ne "mascagnons" pas trop .... et merci pour ce beau paysage et le pousse rapière délicieusement joyeux et presque oublié aujourd' hui il faudrait le réhabiliter!!

Écrit par : annie | 15/02/2015

Pimpous désignait, dans ma famille, un lien indéfini. Ce nom serait d'origine béarnaise, peut-être à rapprocher du "diable vauvert"? Dans mes histoires, Pimpous se situe "quelque part" dans notre vaste Gascogne...jamais au même endroit!
Bises Annie

Écrit par : henri | 15/02/2015

un club de supporters bagnérais s'appelait les Pimpous, cela signifie loin chez nous!
mascagner je sais aussi, cela signifiait abîmer une pièce dans le jargon de l'usinage, j'ai débuté comme fraiseur, je vivais ainsi du fruit de mon travail!
J'ai connu la version belge de ton histoire mais comme ma belle-fille est belge j'évite d'aborder les sujets qui fâchent!
bravo pour ces bons mots pleins de soleil!
Amitiés
Dédé

Écrit par : Andre | 15/02/2015

Tout en reculant, il avançait dans ce fichu village ! Ce fût un bon camionneur.

Amicalement.

Écrit par : judith | 16/02/2015

Les commentaires sont fermés.

 
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