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18/10/2015

la pince à linge

                                                   Diriger la troupe Boé si Boé la dans son interprétation originale de la 5ème Symphonie de Beethoven revisitée par Francis Blanche fut pour moi, il y a quelques années, un moment phare de ma vie d'artiste au parcours assez éclectique. Dans mes rêves de jeunesse les plus fous, en effet, je m'imaginais parfois à la tête de l'Orchestre National du Capitole remplaçant au pied levé et à la baguette le grand Michel Plasson sans doute empêché.

                                                   Boé si Boé la ne m'a pas déçu et voilà qu'aujourd'hui, le public enthousiasmé par notre première et unique prestation, en redemande. C'est ce qui se chuchote dans nos cités, au bord de notre canal, dans nos marchés fermiers... Comment résister? Nous allons donc, une nouvelle fois inscrire à notre programme cette magnifique Symphonie et commencer incessamment nos répétitions.

                                                     Je vais aussi rechercher cette redingote un peu étriquée à cette époque ( j'étais un peu plus "enveloppé" qu'actuellement) mais qui devrait me seoir désormais à la perfection.

http://dai.ly/xcx6cr

14:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

09/10/2015

Fleurette...

 


podcast Interprètent, style jazzy, "la première fille" de Brassens: à la trompette Dédé, au piano Michel, à la guitare Jean-Yves, à la contrebasse Patrick, à la batterie Bernard... je chante ( un seul couplet  car nous devions privilégier la musique de Georges) et souffle dans ma clarinette.

16%20Zozo%20Montmartre.jpg                                           La première fille... putaing, je ne sais plus son nom, avouai-je à ma copine de marche laquelle me suggéra plein de prénoms à la mode à cette époque lointaine. En vain. D'ailleurs, j'ai menti car la fille du boulanger de Caudecoste n'était pas, malgré mon jeune âge, ma première amourette! Bon... appelons-la Fleurette comme la petite Néracaise amoureuse de mon homonyme Henri de Navarre. C'est mignon. Et disons que Fleurette fut mon premier flirt. Durant ces vacances de l'année 1954, je pédalais beaucoup. Et vite. Tous les jours, je dévorais vaillamment une vingtaine de kilomètres ( aller-retour) pour rencontrer ma belle. Mon vélo devait peser dix-huit ou vingt kilos. Je grimpais les côtes en danseuse. Et, me demandez-vous, que faisions-nous? Et bé, comme on dit chez nous, nous nous étreignions, ma foi, nous nous embrassions longuement comme le faisaient Gary Cooper et Grace Kelly dans "le train sifflera trois fois" que j'avais vu au "foyer des campagnes" de Layrac, film que je vous recommande vivement si vous aimez les scènes d'amour torride... Quand, plus tard, à l'Ecole Normale, quelque ancien nous apprit quel usage on devait faire de la langue dans ces circonstances, je fus, sur le coup, je l'avoue, un peu dégouté... pouah!

                                      Mes rapports avec Fleurette furent donc platoniques même si, de retour de la mer, elle osa un jour me montrer son bronzage en soulevant un peu trop haut sa robe. Elle portait une culotte blanche, ça, je me rappelle. 

La légende du dessin de Poulbot: la première fois qu'on s'embrasse, la plaie vous dure toute la vie!

 

03/10/2015

encore une histoire de bovins

 
podcast
Voici une histoire certainement racontée autrefois mais certainement pas de la même façon. Car une histoire, c'est comme un morceau de musique. De jazz notamment. L'interprétation est toujours différente....comme celle de ce "besame mucho".

Dédé est à la trompette, je souffle dans ma clarinette.

Le père François se rendit un jeudi à la foire aux bestiaux d’Eauze* pour faire l’acquisition d’une nouvelle génisse. Il en découvrit une, superbe gasconne, et, de retour à la ferme, il s’empressa de l’installer dans le pré où se trouvait notre vaillant Hercule, un magnifique taureau. Celui-ci ,qui faisait une sieste méritée sous un saule au bord de la paisible Gélise ( il avait pas mal sailli ces jours derniers), mit sur pieds ses quintaux de muscles, fixa la belle, poussa un beuglement amoureux et fonça...La vache l’évita promptement et prit la fuite à l’autre bout du pré. Hercule s’élança de nouveau; nouvelle esquive... Ce manège épuisant dura jusqu’au soir. Dépité, piteux même, notre taureau renonça définitivement à poursuivre cette femelle insensible à son charme viril.
                                                    Le père François était fort déçu étant donné le coût de l’investissement. Un jour, il fit part de sa déception à un copain.
Celui-ci, après un moment de réflexion lui demanda:
- Tu as acheté ta génisse à Eauze?
- Oui...comment l’as-tu deviné?
- Ma femme est Elusate**.

* bourgade gasconne où j'ai passé une partie de mon enfance

** vous avez deviné: habitant(e) d'Eauze

 
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