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25/09/2016

ce 25 septembre...

"Comme je m’y suis engagé, si le peuple français m'accorde sa confiance, je m'engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France." ( François Hollande pendant la campagne présidentielle)

Voilà qui est fait, aujourd'hui 25 septembre 2016. Ouf!

avec Boussouf ZZ.jpgMais, qu'est devenu mon vieux copain Boussouf, harki à Nouader, village chaoui perdu dans les Aurès? Je l'ai quitté pour retourner en "métropole" en mars 1962 après deux longues années passées dans ces montagnes arides. A-t-il réussi à rejoindre* la France échappant ainsi au massacre qui suivit le départ de nos troupes? A-t-il séjourné dans un de ces camps d'accueil dont on peut déplorer les conditions d'hébergement ( lire ce qui suit, si vous avez un peu de temps) ?

* Rappel: 20000 harkis ont réussi à rejoindre la France après le cessez-le-feu. 38000 sont restés dans leur pays...abandonnés par les responsables politiques de l'époque.

 " ...L’organisation de la vie familiale s'est heurtée à d’importantes contraintes matérielles : promiscuité du fait de l'occupation des tentes par plusieurs familles ou de la superficie insuffisante des logements attribués, insalubrité, WC extérieurs collectifs dépourvus d'eau courante, douches collectives peu accessibles, manque de couchage mais aussi de chaises pour toute la famille. Et surtout, certaines familles souffrent de déséquilibres alimentaires.

Les témoignages concernant le camp de Bias ( dans le Lot-et-Garonne) décrivent une situation très dégradée. L'ancien délégué interministériel aux rapatriés, Guy Forzy, souligne, plus généralement, que les camps d’accueil « sont des camps militaires très sévères avec un couvre-feu à 22 heures. Les enfants ne sont pas scolarisés dans les écoles du village ».

Chaque camp d’accueil fonctionne de manière autonome, en autarcie, avec son règlement propre édicté par le directeur du camp. C’est ainsi que le règlement intérieur du camp de Bias impose aux familles la levée des couleurs et le couvre-feu à 18 heures (ou 22 heures selon les sources). La note de service du directeur du camp, donne un aperçu d’une situation qui reste exceptionnelle. L’administration contrôle également le courrier et les colis qui sont ouverts. L’usage des douches est aussi réglementé, limitées à une fois par semaine et facturées 0,08 €.

Au niveau social, les familles bénéficient de prestations sociales mais elles ne les touchent pas : en fait, le ministère des Rapatriés les réaffecte au financement de dépenses de fonctionnement des camps. Ainsi les allocations familiales « étaient versées sur un compte spécial du service social nord-africain qui servit à financer les lieux de relégation ». La gestion des fonds est parfois opaque.

Ces conditions de vie misérables et oppressantes ont des conséquences sur l’état physique et moral des personnes : beaucoup, dont des enfants, deviennent dépressifs. C’est ainsi que certains, adultes et enfants, se retrouvent internés en hôpital psychiatrique. Souhaitant intégrer au mieux les familles de harkis, les animatrices de promotion sociale, affectées dans les camps, choisissent parfois des prénoms français pour les nouveau-nés. Certains directeurs de camps imposent également un prénom français aux enfants et si leurs parents refusent, ces derniers risquent des mesures de rétorsions...

Aujourd'hui, le copain Boussouf, s'il était encore vivant ( ce dont je doute!), serait peut être satisfait!

 

 

 

 

 
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