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16/03/2011

des prémices

Je crois que, finalement, cette année encore, nous aurons un printemps. Bientôt. C’est ce que nous annonce le calendrier. La météo aussi. Je dis finalement car, comme beaucoup, j’ai trouvé cet hiver particulièrement ch long.

Donc, ce matin, profitant d’un discret rayon de soleil, je décidai de renouveler mon expérience de l’an passé, expérience conseillée et décrite par un jardinier chinois dans un livre dont j’ai, fort heureusement, la traduction sinon je n’aurai pas pu écrire cette note fort intéressante, vous vous en doutez.

IMG_0036.JPGJ’invitai donc Roro à me rejoindre dans le jardin afin qu’elle pût témoigner le cas échéant. Elle accepta en râlant tout de même un peu car elle était occupée à des tâches ménagères de la première importance. Je lui conseillai de faire un peu de silence. Je me penchai vers le jeune abricotier nain et approchai mon oreille d’une fleur, le plus près possible de ses blancs et fragiles pétales. J’attendis ainsi un long moment…………………………………………………........................

- Alors, s’impatienta Roro…je commence à me geler! Tu entends quoi?

- chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut, fis-je, courroucé.

Je fermai les yeux, me concentrai au maximum… Je perçus alors comme un bruissement de pétales s’étirant lentement, très lentement et aussi, comme le murmure lointain d’une petite source.

- Je devine la sève qui monte, qui monte, chuchotai-je, émerveillé, en me retournant vers Roro qui s’éloignait déjà vers la véranda.

- C’est bon signe; nous aurons encore des fruits cette année, me dis-je. L’année dernière, nous en avons récolté une bonne dizaine.

Je me redressai en grimaçant un peu à cause de mon dos qui me fait toujours un peu mal quand le temps est à l’humidité comme aujourd’hui, mais heureux du résultat de mon expérience. Voici un printemps qui s’annonce sous les meilleurs auspices. Sauf imprévus.

…………………………………………………........................................................................

PS ( en complément de ma note précédente): hier, je fus donc au conseil d’école de la maternelle de Bon-Encontre. On redoute pour la rentrée prochaine la fermeture d’une classe. 16000 postes supprimés en septembre dans le secteur public…Une bagatelle!

Un conseil aux parents: si un enseignant est provisoirement absent, essayez donc de savoir pourquoi il n’est pas remplacé. Et manifestez votre désapprobation au sein d’une association de parents d’élèves qui s’adressera aux autorités académiques. Vous participerez ainsi, dans toute la mesure du possible, au maintien d’un service public de qualité. C’est mieux que se lamenter et dénigrer sans chercher à comprendre…

Le 19 mars, nouvelle manif pour l’ECOLE PUBLIQUE… pour nos enfants.

22/02/2011

expo-jazz... fin


podcast Nous sommes quelque part, en plein air...d'où la qualité de l'enregistrement.
Cette note est destinée à mes correspondants amateurs de jazz.

expo 16.JPG

Ce samedi 26, à la médiathèque de Boé, de 14h30 à 16h30, l'orchestre de New Orléans Adijazz et ses invités clôtureront l'exposition par une répétition publique, joyeuse et gratuite. Voilà une originalité qui devrait attirer les curieux. On arrive et on repart quand on veut ( le match de rugueby n'est retransmis qu'à partir de 17h45).

 

18:37 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (7)

09/02/2011

cagoule...

pub collant.jpgOn ne peut plus avoir confiance en personne: qui est qui, voilà le vrai problème du moment. En Egypte,de faux policiers en civil auraient participé activement à la contre- manifestation. A visage découvert! Est-ce possible, mon Dieu, dirait madame Boutin qui m'énerve beaucoup ces derniers jours...Il n'y a plus de morale. Depuis quelques années, le flic porte habituellement la cagoule afin qu'on ne le reconnaisse pas. En Egypte et compte tenu des circonstances, celà aurait paru suspect. J'en conviens. Mais il est  tout de même bien fini le temps où, comme sur la photo, on reconnaissait le gangster ou le terroriste. Désormais, ceux-ci ne cachent plus leur visage. Si bien que dans la rue, à la banque, on ne sait plus à qui on a affaire. Quelle différence entre le flic qui a laissé sa cagoule à la maison, le bandit, l'homme politique...Soyons prudent, nous vivons de plus en plus dangereusement.

18:05 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

06/02/2011

du nouveau?

scoot.JPG
Quézaco???

Cela fait déjà quelques années que j’avais entrevu cette épave dans l’eau plus ou moins claire de notre canal, à proximité du pont de Pourret. Je n’avais pas su identifier cette masse grisâtre aux contours incertains  et, comme je passe à proximité chaque matin, cela me hantait et, je l’avoue, troublait souvent mes nuits… Je rédigeai même un rapport aux autorités locales qui me firent savoir, poliment certes, qu’elles avaient d’autres chats à fouetter ( je suis désolé pour certaines de mes lectrices mais je n’y suis pour rien) que de s’intéresser aux objets divers immergés ici et là, du comment ils y étaient arrivés, du pourquoi et patati et patata… Un peu têtu, je renouvelai ma démarche à deux ou trois reprises. Même résultat! Alors, j'ai écrit au Président: j'attends toujours la réponse! J'en suis à douter des institutions de notre République...

On vient de vider le canal et voilà ce que j’ai vu et même photographié: un scooter! Qu’on ne me dise pas qu’il s’est jeté tout seul dans la flotte! Quelqu’un, mal intentionné, l’y a poussé. On a même commis, auparavant, quelques dégradations: arrachage de fils, substitution de phare … J’ai téléphoné ce matin à mon ami le juge Robert Val: il m’a promis qu’une enquête digne de ce nom serait ouverte dès qu’il aurait repris ses activités. En attendant, j’ai tout de même expédié mes photos au commissaire Magret mais, lui aussi, se trouve provisoirement au repos pour des motifs «  de mauvaise humeur » m’a-t-il dit.

Patience donc. Mais je ne doute pas qu’un jour ou l’autre cette affaire, malgré le temps, sera éclaircie. Comme d’autres.

02/02/2011

expo jazz...


podcastNous avons enregistré ce beal street blues il y a une dizaine d'années...

Demain, les classes de Boé reviendront rendre visite à notre expo. J'ai peut-être déjà dit que celle-ci n'était qu'un prétexte: on parle de l'esclavage, du racisme...Les enfants sont très attentifs, très réceptifs. La vidéo sur le bluesman a beaucoup de succès. On invente alors un blues de l'écolier. J'accompagne le chanteur volontaire au banjo. Il "imagine" un départ à l'école difficile: il se lève très tôt, il se lave à l'eau froide, il déjeune de pain rassis, il ne sait pas ses leçons, il fait très froid...etc. Les "spectateurs" soulignent par des "oyé" d'une infinie tristesse. On applaudit chaleureusement l'artiste en herbe. Le temps passe trop vite. Dans leur classe, les enseignants prolongeront. Promis. Je les crois volontiers car ils me paraîssent très intéressés. 

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Le chanteur de blues raconte sa journée de travail...

18:53 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (7)

29/01/2011

expo jazz...suite


podcast

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Le clarinettiste que vous entendez, je préfère vous le dire, ne figure pas sur ce présentoir. Vous m'avez reconnu...évidemment!  Par contre, la clarinette exposée m'appartient. Mais ça n'est pas celle dans laquelle je souffle dans cet enregistrement. Je dis aux enfants des écoles qui visitent notre expo, simulant une intense émotion: 
- Mes parents me l'ont achetée quand j'avais dix ans... ( ce qui est exact). Comment la trouvez-vous?
- Vieille, répondent-ils spontanément.
Si ma question est volontiers provocatrice, la réponse est franche! 
Petit rappel: n'oubliez pas le concert de samedi 5 février à la médiathèque de Boé. L'orchestre ( Contreband de Toulouse) est excellent. L'entrée est gratuite; pas les crèpes, ni les boissons.
Rappels éventuels:

 

17:32 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

28/01/2011

le joueur de flûte...

expo 5.JPG

Après avoir fait visiter notre expo, soufflé dans quelques instruments, visionné des petites séquences vidéo que j’avais sélectionnées ( esclaves travaillant dans les champs de coton, mardi-gras à la Nouvelle Orléans, danseurs de claquettes, chanteur de blues…), il était temps de libérer ces enfants de cours préparatoire. Trois-quarts d’heure, c’est vite passé! J’imaginai une sortie de salle assez originale. Je saisis ma clarinette, demandai aux écoliers de me suivre dans le couloir deux par deux en imitant le bruit du riverboat, tchu, tchu, tchu… en moulinant avec les bras, fit retentir à plusieurs reprises une corne de brume assez ressemblante ma foi en faisant sonner le mi grave à plusieurs reprises, puis le cri des mouettes à l’aide du do dans les aigus…Nous naviguions sur le Mississipi; franchement, on s’y serait cru. Nous débouchâmes ainsi, fort joyeusement, dans hamelin.jpgla médiathèque sous les regards ahuris des visiteurs du moment. J’entendis Valérie, affolée, suggérer à Lydie* de verrouiller la porte de sortie: elle venait de lire à une autre classe la fameuse histoire du joueur de flûte de Hamelin( vous connaissez, évidemment)! Je stoppai illico le convoi:

- Ne vous inquiétez donc pas, dis-je. Le canal est à sec…

Nos sympathiques bibliothécaires poussèrent un soupir de soulagement!

* surnommée désormais Lady Day

26/01/2011

dernière volonté

Joseph allait mourir. Il savait que, sans doute, il ne cueillerait pas, au prochain mois de mai, les premières roses de son jardin. Les autres aussi le savaient. Mais on n’en parlait pas. On faisait comme si…Il souffrait, mais ne disait rien, ne se plaignait jamais. Les autres voyaient bien qu’il souffrait. Mais, comme il ne disait rien…

Une nuit plus longue que les autres,  une nuit de veille, de douleur, Joseph dit à Emilienne, dans un souffle: s’il te plaît, éteint la chandelle … Ce qu’elle fit après un grand moment d’hésitation, de détresse aussi.

Joseph ne vit pas le lever du soleil.

( j’ai classé cette petite note dans la catégorie « actualité »... pas de méprise; je ne m'appelle pas Joseph!)

h naut 2.JPG

16:46 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (9)

24/01/2011

honte à moi...

Je ne suis pas allé au rassemblement de samedi matin, place des laitiers à Agen...Un empêchement. Ils n'étaient pas très nombreux pour défendre l'école publique. J'ai vu la photo. Une centaine dit le journal. Cent un si j'avais eu le courage, malgré tout, de braver le froid et vaincre un peu de fatigue. Pourtant, il aurait fallu. Je ne peux même pas, comme ce proviseur honoraire écoeuré, rendre mes palmes académiques. Je ne les ai pas obtenues voulues. La notion de mérite m'exaspère. Vanité? Peut-être... Il a raison, monsieur le Proviseur: donner une prime de 22000 euros à la fin de l'année aux recteurs qui appliqueront les décisions de notre gouvernement à savoir réduire le plus possible le nombre de postes, quelle honte! J'en ai déjà dit deux mots dans une récente note.

pont.JPGCeci dit, une bonne nouvelle, Serge.  Le tablier du pont traverse désormais le canal. Tu t'inquiétais inutilement ( je te l'avais dit): il a rejoint l'autre pile avec une précision remarquable. Ce qui te trompait c'est que tu ne te plaçais pas au bon endroit. Tu étais trop sur le côté. Une mauvaise nouvelle tout de même: ils ont coupé le chêne. Je suppose qu'il leur était difficile de l'éviter... http://laissezjazzer.blog50.com/archive/2011/01/03/et-pon...... Tu te rends compte quand la LGV traversera notre plaine les dégats qu'elle aura engendrés! Je termine ma note sur cette très mauvaise plaisanterie...

16:19 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

19/01/2011

lettre à une dame...


podcast
 

Chère Madame Vignals*,

J’ai bien lu votre récent message et comprends votre désarroi. Mes notes de jazz s’échappent en effet de ce blog, depuis quelque temps,  avec beaucoup de discrétion. Un oubli que je répare ce jour même. Le morceau que je vous propose, Apex blues, je crois que vous ne le trouverez pas dans l’album que j’ai eu le plaisir de vous dédicacer un certain jour trop lointain déjà. J’espère qu’il vous plaira car j’y interviens avec ma clarinette, discrètement, mais en excellente compagnie.

Actuellement, je prépare une expo sur le jazz ( évidemment!) en collaboration avec la médiathèque de Boé. Une sacrée entreprise, croyez moi! Je recevrai les enfants des écoles à partir de la semaine prochaine. Ensuite, concerts, café-jazz, répétition en public… jusqu’à fin février. Je regrette votre éloignement car je suis certain, chère Madame, que vous auriez pris du plaisir à nous rendre visite. Mais je vous tiendrai au courant, promis.

jazz-mediatheque.jpgSur l’image ci-contre, je pose avantageusement avec ces charmantes dames de la médiathèque à qui je rends visite aussi souvent que possible ( chut!) et à qui j’ai prêté des instruments dont elles ne savent trop que faire et par quel bout les prendre… Elles auraient besoin de cours particuliers, mais je vais malheureusement manquer de disponibilité ces jours prochains.

Je vous embrasse chère amie.

Bien des choses.

* Madame Vignals est une amie cadurcienne que vous connaissez sans doute?

 

19:17 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (5)

17/01/2011

Etat d'urgence

deux églises.jpgCe matin, 8 heures, on imagine que le soleil va faire une percée du côté de Golfech si ce putaing de brouillard* ne lui résiste pas trop longtemps, j'entends avec effroi et indignation les dernières nouvelles de France Inter**. Si ça continue, de déclarations en déclarations, nous nous dirigeons prochainement vers une séparation de l' église et de l'état! On n'entend plus parler que de laïcité par-ci, laïcité par-là. Bientôt, au train où vont les choses, on supprimera les aides à l'enseignement privé confessionnel! Soyons vigilants! Un dur combat nous attend!

* expression boétienne

** vivement que le boétien puisse capter RTL!

11:05 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

14/01/2011

dans le brouillard

fleurs Boé.JPGCe matin, le boétien, homme de vaste plaine irriguée par le fleuve Garonne, a retrouvé son putaing de brouillard. A l’heure tardive où j’entreprends cette note, on ne distingue même pas les coteaux de Bon Encontre. On peut vivre ainsi pendant quelques jours ce qui explique que l’autochtone, d’un penchant taciturne et on le comprend, essaie de se changer les idées par tous les moyens et notamment, comme moi, en soufflant dans une clarinette ou en écrivant quelques phrases sur un blog avec, pour seule prétention … de se changer les idées, ce que j’ai déjà dit.

Donc, ce matin, à hauteur de la halte nautique, j’entends Pascale, charmante journaliste de France Inter, demander à Maître Lévy où et comment il avait passé sa nuit ce qui, à priori, peut paraître indiscret. J’apprends que depuis deux heures du matin il se trouve près de la ligne à GV, à l’endroit où des salauds de gauchistes avaient saboté…etc… vous connaissez l’histoire. Maître L. avait l’air très fatigué et on le comprend (  je me répète encore mais comment faire autrement) et l’interview trainait, trainait, avec plein de blancs, même que Pascale s’impatientait un peu à cause des infos de huit heures qui devaient commencer incessamment. J’étais moi-même un peu stressé je l’avoue et je marmonnais: allez, vas-y vieux, accouche putaing, comment ça s’est-il passé, que sais-tu…Une certitude: les policiers, principaux témoins, ont oublié de venir. Au moment où je m’attendais à une révélation, merde, voilà le TR Agen-Toulouse qui passe en ferraillant ( chez nous la voie ferrée longe le canal )… Le calme revenu, juste avant les infos, je comprends que si la nuit fut blanche elle n’apporta aucune lumière.

Je rappelle que Julien a été enfermé pendant quelques mois ( ?)… sans preuves. Bref; on est toujours dans le brouillard.

17:07 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

12/01/2011

ce matin...


podcastNotre version de "la route aux quatre chansons" de Brassens...

Ce matin, vers les huit heures, le jour hésitait à poindre à l'horizon de Golfech vers lequel je marchais hardiment sous mon parapluie en écoutant France Inter, j'écoutais le 7/9 diffusé par mon petit poste planqué dans une poche de mon veston. Comme à cette heure-là je ne rencontre personne, ça ne gêne pas. J'aime bien le 7/9: les débats économiques me passionnent. Je n'y comprends rien et comme les journalistes ont des avis très partagés, j'en conclus que je ne suis pas le seul et celà me réconforte. Un invité: unicef 2.JPGLe Pen. Chouette, je vais me marrer pensai-je. Il a dit ce qu'il fallait pour ça! Je ne pouvais m'empêcher de m'exclamer: ah l'e......, ah le s....., ah l'i......, ah.......Comme j'étais seul, ça ne gênait pas ( je me répète, tant pis). Et puis j'en ai eu assez et j'ai éteint le poste. En arrivant à la maison, je me suis empressé d'écouter Sophia Aram. Vous vous rendez compte: Sophia et Le Pen côte à côte! Elle lui a dit de ces trucs, et sur quel ton! Un régal. Une embellie dans ce début de journée pourri... Cet aprèm', j'ai joué Nouvelle Orléans avec des copains. C'était bien.

La photo est de Kevin Kling

 

19:59 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (8)

10/01/2011

rue du Quai...

m-141.jpgCette note a déjà été publiée en novembre 2009. L’actualité me commande une nouvelle diffusion. En effet, j’apprends, ce matin, dans le journal Sud Ouest qu’une grande boutique du préservatif va ouvrir bientôt à Condom ( c’est à deux pas de chez nous) à l’initiative de deux aristos( je ne mens pas : allez voir sur le net !). Le produit sera présenté dans un écrin de luxe donc relativement cher... pas pour toutes les bourses. Sa sainteté le Pape sera vraisemblablement invité à l’ouverture.

J'ai déjà beaucoup parlé de Condom, de son "musée du préservatif", du festival des bandas…

Mais vous ignorez sans doute que ce bourg était autrefois un port actif sur la Baïse ( attention au tréma): des bateaux transportaient en effet les tonneaux d'armagnac jusqu'à Bordeaux. Les vaillants mariniers se retrouvaient après leur pénible travail dans les bistrots de la rue du Quai. A proximité de l'un d'entre eux, le plus fréquenté, un pauvre diable s'asseyait souvent sur une caisse en bois qui avait contenu des bouteilles de Buzet et , comme c'était un ancien saxophoniste de la Banda de Pimpous ( village gascon de moyenne altitude situé pas très loin) , il jouait quelques pasos particulièrement enlevés dont on peut se délecter encore si on fréquente les arènes où sont organisées des courses de vaches landaises. Théo, c'est ainsi qu'on l'appelait, plaçait son béret fort crasseux devant lui, et les mariniers qui sont des hommes généreux ( surtout les gascons), y lançaient souvent quelques sous avant de rentrer dans leur bistrot préféré...
Le temps passa …
marinier souriant.jpgUn soir, une fille assez gironde bien que gersoise, débarqua rue du Quai et se mit à tapiner sans vergogne à deux pas de Théo qui, vous vous en doutez n'apprécia guère cette concurrence. Les mariniers sont, comme chacun (et surtout chacune ) sait, des hommes vigoureux et ils fréquentèrent assidument Honorine ( car c'est ainsi qu'elle s'appelait). C’est ainsi que les recettes de Théo diminuèrent fortement. Il rongea son frein pendant quelques jours. Bientôt, il n'eut même plus envie de souffler dans son saxophone. Un plongeon dans la Baïse le tenta...
Un soir sans lune, il se leva péniblement de sa caisse et il s'apprêtait à commettre l'acte fatal quand Honorine sortit du petit hôtel où elle venait d'accomplir vaillamment sa besogne. Elle était paraît-il très consciencieuse. Elle s'approcha de Théo et lui adressa gentiment la parole pour la première fois:
- Voici, dit-elle simplement en lui tendant une liasse de billets. J'aime beaucoup votre musique surtout pendant mon travail.
Et elle ajouta, tristement:
- Je dois revenir à Auch car ma pauvre maman est malade. Le trottoir là-bas, ça n'est pas marrant car toutes les rues sont en pente!
-...et...dans laquelle serez-vous, demanda timidement Théo?

PS: J'ai ajouté la photo d'un marinier en costume d'époque.

18:17 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

05/01/2011

dans le brouillard

IMG_2237.JPG
Voilà le fond d'écran que j'ai choisi et installé. Je sais: mes photos du matin sont habituellement plus lumineuses,éclairant fort agréablement votre journée, vous incitant à l'optimisme malgré cette tendance généralisée à voir désormais tout en gris. C'est ce que vous me dites et je suis très flatté des remerciements que vous m'adressez avec beaucoup de spontanéité. Mais voilà, je viens d'écouter l'émission de France Inter ( le téléphone sonne) et j'avoue que pour vous plomber la soirée, c'est difficile de trouver pire. On m'a conseillé d'écouter de préférence Mr Zemmour sur RTL, mais mon poste ne capte pas cette radio. Revenons au fond d'écran. On ne distingue pas grand chose. Les questions que je me pose: y verrons-nous plus clair un jour? Vais-je garder cette image longtemps? Qu'apparaîtra-t-il si le brouillard se dissipe? Qui viendra s'asseoir sur le banc bleu? Le messie? Une nouvelle vierge? Voilà qui serait excellent pour le commerce local! En attendant, je dois reconnaître que cette image offre des avantages: je distingue beaucoup mieux mes icônes.

20:38 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (5)

 
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