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25/11/2012

le fusil

Steam_Locomotive.jpgPendant la dernière guerre, Gabriel était parfois obligé de tracter avec sa locomotive des convois militaires allemands. Impossible de refuser, sinon... Un jour, entre Agen et Bordeaux, pour une raison indéterminée, peut-être une alerte à la mine ( les maquisards en posaient parfois ici ou là), le train fut stoppé en pleine voie. Des militaires allemands en profitèrent pour satisfaire quelque besoin naturel. L'un d'eux avait posé son fusil contre un wagon,  situé sans doute à proximité de la locomotive. Une négligence impardonnable car Gabriel eut tôt fait de le chaparder ce qui était un acte particulièrement dangereux. Il cacha l'arme dans le tender, sous le charbon. Imaginez le branle-bas de combat! Finalement le convoi reprit sa route.  Nous habitions à l'entrée d'Agen et notre jardin était situé juste en contrebas de la voie ferrée. Gabriel, au passage, y jeta le fusil. Ni vu ni connu...une chance! Arrivé à la maison et après avoir subi les contrôles habituels ( Gabriel avait un laissez-passer pour se rendre de la gare au domicile et inversement), il  récupéra l'arme et la cacha sous le toit d'une cabane de jardin. Elle y resta jusqu'à la libération. Je crois même l'avoir vue. Je ne sais pas ensuite ce qu'elle est devenue...

Je me demande quelle punition a été infligée au soldat! Je l'imagine tout de même. Gabriel était un homme brave et bon. Sans doute y a-t-il pensé. Mais c'était la guerre...

23/11/2012

Gabriel

gabriel, maman....JPGGabriel, je parle parfois de toi, tu sais. Pendant la guerre de 39/45, je ne sais pas quand au juste car j'étais très jeune, je devins ton enfant. Vraiment, je t'assure, tout naturellement, tu es devenu mon vrai père, celui qui m'a recueilli, éduqué, élevé....qui m'a tout donné. D'un côté de mon arbre généalogique, tu occupes toute la place. Donc, pour les enfants et petits enfants qui me lisent, de temps en temps, j'évoquerai quelques souvenirs...aussi fidèlement que possible.

Sur la loco à vapeur que tu conduisais, tu étais le mécanicien. Responsable de la bonne conduite du train, la tête penchée vers l'extérieur, tu surveillais les signaux tout le long du parcours ( par grand froid, ça n'était pas une partie de plaisir!) pendant que ton ami S.... à l'aide d'une large pelle, ravitaillait la chaudière en charbon. Il était le chauffeur. Les conditions de travail se sont améliorées quand tu as pris ta retraite, à cinquante balais, ce qui n'était pas un cadeau car les gars comme toi, qui faisaient ce boulot, mouraient jeunes...comme toi. Vous adhériez tous les deux à la CGT, étiez abonnés au "Travailleur" car communistes convaincus. Athés, évidemment! Des exemples...Quand j'entends parfois dire pour une raison ou pour une autre que "les chiens ne font pas des chats" rapport à l'héridité, aux gènes...ça me fiche en colère. Intérieurement bien sûr.

Voilà pour une présentation sommaire. Je vous raconterai une prochaine fois comment il a chapardé un fusil à un soldat allemand. Gonflé Gabriel!

La photo: Gabriel, maman Aline, le "petit frère" en barboteuse ( leur enfant) et moi, vrai gascon coiffé du béret!

19/11/2012

souvenirs de marinier...(1)

marinier souriant.jpgPour certains autochtones et autres lecteurs avides de connaissance, un éminent membre honoraire de la Confrérie des Mariniers de Boé,  ci-contre en tenue d'apparat, revisitant ses volumineuses archives, en extraira de temps en temps quelques souvenirs particulièrement marquants, étonnants, incroyables même de cette grande épopée que fut, pendant presque un siècle, la navigation parfois hasardeuse, intrépide, sur notre Garonne, fleuve capricieux, imprévisible... Tout ce qui sera rapporté dans ces notes est, pour l'essentiel, la vérité à quelques détails près que je me suis permis d'ajouter ici et là, afin de donner, à défaut d'authenticité, une forme plus romancée à des récits rédigés le plus souvent dans un style assez rébarbatif, ennuyeux...

navigation sur la Garonne 1.jpgDonc, ce 4 juillet 1822 après-midi, malgré la canicule, Agenaises et Agenais curieux,  excités se pressaient nombreux sur les quais de Garonne afin d'assister à un évènement exceptionnel, unique même: l'arrivée du Télégraphe, bateau à vapeur parti deux ou trois jours plus tôt ( peut-être ?) de Bordeaux situé à peu près 120 kilomètres en aval ( précision utile pour certains lecteurs ignorants...). Une première! Un sacré pari même, quand on sait que ce fleuve, en été, manque souvent de flotte si quelque bel orage n'a pas éclaté quelques jours auparavant en amont, vers Montauban, Toulouse ou ailleurs... D'ailleurs, le Télégraphe, qui avait la prétention de remonter plus loin encore, au moins jusqu'à la "ville rose" ( une centaine de kms en amont), stoppa sa navigation dans notre capitale des pruneaux en raison justement des basses eaux. Déjà bien joli d'être arrivé jusqu'ici après avoir raclé par endroits, fort heureusement sans dommages, d'imprévisibles gravières et évité branchages échoués et grosses pierres détachées des piles de ponts à la suite d'inondations redoutables parfois.

Mais nos ascendants eurent ainsi le privilège de pouvoir admirer pendant quelques jours cet étrange bateau avec sa grande roue qui ressemblait à ceux qui naviguaient déjà sur le Mississipi et dont certains érudits avaient vu quelques images étonnantes dans des revues...

Ils ne se doutaient pas que leur ville allait être, quelques années plus tard et pendant des décennies, reliée à la capitale girondine par bateaux à vapeur et que leurs enfants allaient vivre "une grande épopée digne du Far West" ( c'est ce qu'écrit un journaliste de l'époque!)... donc, à suivre.

Garonne01.jpg

 




09/11/2012

amapola...


podcastAmapola! Mais oui, c'est, bien sûr , aurait dit le commissaire. Ce qui m'a égaré ( faut bien que je me défende!), c'est l'interprétation de cette chanson dans le film de Sergio Léone, interprétation à la clarinette avec accompagnement un brin jazzy. Comme j'aime.  N'empêche que "cet air m'a trotté dans la tête" pendant trois ou quatre jours et même, un peu, la nuit! Je le connaissais, c'est certain. Un souvenir lointain, très lointain...

maman et Sylvie.JPGSi maman Aline avait été encore de ce monde, elle m'aurait tout de suite révélé le titre. Elle connaissait tout le répertoire de Tino et même plus. Elle chantait à longueur de journée, maman Aline, et quelle voix! Chaque repas de fête familiale se terminait en chansons et en airs d'opérettes interprétés par le grand frère Roger. Une tradition qui, malheureusement, s'est un peu perdue. 

Avec mes copains du quartet, nous répétons une autre chanson, certes moins ancienne, que nous avons aussi un brin "jazzifiée":
podcast

La photo: 45 ans ont passé... Aline et sa petite-fille Sylvie qui a pu entendre ses chansons, pas assez longtemps.


02/11/2012

maman Aline...

vers arcachon.JPG

Ces diapos mériteraient une meilleure restauration diront certains. Sans doute. Moi, je les trouve très belles telles qu'elles sont. Elles ont une cinquantaine d'années. Alors, s'il vous plaît, un peu d'indulgence.

Je présente.

à arcachon.JPGJe commence par maman Aline, à droite sur la première photo. Elle a déjà perdu son compagnon, Gabriel, un homme à qui je dois... tout, qui m'a recueilli et éduqué comme son propre fils. A la fin de sa vie, maman Aline a beaucoup souffert. Une vie de galère même, je dirais. Toujours à "tirer le diable par la queue". Ici, nous faisons une halte pique-nique dans les pins landais avant d'arriver à Arcachon, "voir la mer". Maman Aline aura vu la mer deux ou trois fois durant son existence, peut-être? Un vrai bonheur pour elle d'y patauger jusqu'à mi-mollets!

A gauche, une jeune épousée. Elle a revêtu, pour l'occasion, sa belle robe blanche du mariage qu'elle a elle-même retaillée et qui lui va à ravir... Elle s'entend parfaitement avec maman Aline qui l'aime comme sa propre fille.

Nous pensons souvent à toi maman Aline, malgré le temps qui passe...

J'adresse cette courte note à tes petits enfants qui t'ont à peine entrevue et à tes arrières petits enfants que tu n'as pas connus. Ils auront, je suis sûr, une petite pensée pour toi...

17/09/2012

borne 103

IMG_2118 penseur.jpgHier j'ai été moqué* vous ne pouvez imaginer à quel point! Dans "le Billet du mois", notre petit bulletin d'informations locales, l'annonce avait été faite d'une visite guidée, dans le cadre des journées du patrimoine, des bornes de notre canal latéral. Comme ma borne 103 (que j'ai pris la peine d'exhumer il y a quatre ou cinq ans à coups de pioche malgré mes douleurs chroniques au niveau des lombaires et dont j'assure bénévolement et périodiquement l'entretien), est certainement parmi les  mieux préservées, je m'attendais à la pas content.JPGvenue de nombreux visiteurs à qui j'aurais pû faire un petit historique fort documenté sur les bornes bien sûr, les arbres, les péniches, la faune, les gens aussi ( un grand père paternel fut, je vous le rappelle, haleur au début du 20ème siècle) ...le canal en général. J'ai attendu, attendu. Ils ne sont pas venus! Heureusement, Antoine a bien voulu me remplacer pendant un moment. " A bien voulu"...façon de parler.

* formule gasconne

06/09/2012

la lune est morte

 
podcast"Boé si Boé la" chante ( sur PODCAST)

henri sur la lune.JPGPleurez Pierrots, poètes et chats noirs,
La Lune est morte, la Lune est morte.
Pleurez Pierrots, poètes et chats noirs,
La Lune est morte ce soir...

Un homme marche sur le sol
De ce vieux miroir de vos rêves
Et c'est votre coeur que l'on crève.
La corde qu'on vous passe au col !
Il va falloir aller plus loin,
Par delà des millions d'étoiles
À la recherche de l'étoile
 Qui vous fera rêver demain...

Pleurez Pierrots, poètes et chats noirs,
La Lune est morte, la Lune est morte.
Pleurez Pierrots, poètes et chats noirs,
La Lune est morte ce soir...

rolande sur la lune.JPGComme une fleur de tournesol
On a mis la Lune en bouteille
Et les enfants de la corbeille
Ont applaudi comme à guignol.
Un homme marche sur le sol
De ce vieux miroir aux merveilles,
Dans mon jardin depuis la veille,
Ne chante plus le rossignol...

Pleurez Pierrots, poètes et chats noirs,
La Lune est morte, la Lune est morte.
Pleurez Pierrots, poètes et chats noirs,
        La Lune est morte ce soir...

Paroles: Jacques Mareuil. Musique: Georges Liferman  

16 juillet 1969... envolées nos illusions! Désormais, nous ne chantons au clair de la lune, mon ami Pierrot que par habitude. Le poète manque d'inspiration, il cherche plus loin, en vain. Finis les clairs de lune à Maubeuge, inutile de chercher fortune auprès du Chat Noir, les rendez-vous avec le soleil sont annulés... Combien de chansons, de poèmes à mettre au placard?
La lune est morte...

 

16/08/2012

se canto...


podcastCliquer sur podcast

gavar...+.JPG

Notre version de se canto est paloise ( je l'avais empruntée, il y a deux ans, à Marcel Amont).  Comme dans cette chanson traditionnelle d'occitanie et aussi comme le montre la photo, je gravissais en ce temps-là, vaillamment, les pentes pyrénéennes, d'un bon pas de montagnard amoureux car, tout en haut du col, parmi les fleurs sauvages, telle une abeille, m'espérait une belle...

Mais où sont les neiges d'antan, écrivait Villon chanté par Georges.

 

IMG_0792.JPG

14/08/2012

le million...

Je viens d'achever "la liste de mes envies"de Grégoire Delacourt. Une découverte littéraire très agréable. Je ne vous en dirai pas davantage au cas où cette lecture vous tenterait si ce n'est que cette histoire m'a rappelé un fait divers, un évènement agréable, inattendu, que nous avons vécu dans les années 70.

 

10000 !!!.jpg

Nous n'avons jamais joué ni au loto, ni au bingo, encore moins au casino, ni misé sur un cheval...Nous achetons tout de même à Antoine des billets de tombola pour la fête de l'école publique et cette année, nous avons même gagné un lecteur Mp3!

En 197?, au cours de la quinzaine commerciale d'Agen, nous fîmes quelques achats au SUDECO du quartier. Leur montant donnait droit à un certain nombre de billets de tombola, une dizaine pour ce qui nous concernait, billets que nous donna la gentille caissière en rendant la monnaie et que Roro enfouit machinalement dans son sac.

Vous avez vu l'article de presse ci-dessus de La Dépêche du Midi: on remet à Roro un sac contenant des pièces d'or d'une valeur de 10000 francs nouveaux soit un million d'anciens francs; nous avions gagné le gros lot! En réalité le sac ne contenait sans doute que des cailloux car, les photos prises, on le remplaça par un chèque ce qui, d'ailleurs nous convenait davantage!

Comment dépenser cet argent? Etablir une liste de nos envies fut inutile. Même pas de nos besoins tellement ceux-ci étaient évidents: remplacer notre vieille 2CV, financer les cours de conduite de Roro et mettre le peu qui restait sur un compte-épargne, début d'un futur apport personnel dans la perspective plus ou moins lointaine de la construction de notre habitation.

Finalement, si vous lisez Grégoire Delacourt, ce que je vous conseille, vous constaterez que ma petite histoire n'a qu'un rapport très lointain avec son roman. Et c'est tant mieux...





 


09/08/2012

JO...(3)

journée de lendit.jpg

Vous avez, tout comme moi, suivi dans la presse la brillante prestation du groupe "les Genêts" de l'école publique de Gabarret, bourgade mi-gasconne, mi-landaise... Ces jeunes filles, rappelez vous, soulevèrent l'enthousiasme de la foule à l'occasion de la dernière rencontre départementale dite des "Lendits" à Mont-de-Marsan, leur mouvement d'ensemble ayant été exécuté avec une parfaite harmonie et beaucoup de grâce. Je ne serais pas étonné si l'une ( ou plusieurs, pourquoi pas?) de ces athlètes en herbe, élevées dès le plus jeune âge au magret et confit de canard, respirant tous les jours à pleins poumons des effluves de résine de la forêt de pins toute proche, effluves portés par la brise océanique, et, aussi de marc provenant de la cave d'armagnac d'Eauze lorsque le vent est pyrénéen..., je ne serais pas étonné, disais-je, si l'une d'entre elles, et je pense notamment à la Capitaine, la plus grande à droite, celle qui tient fièrement le fanion " Les Genêts", était sélectionnée pour les futurs JO. Elle a le physique, c'est certain. Elle pourrait avantageusement, avec un peu d'entraînement, assurer la relève dans une discipline qui bat de l'aile, celle de l'escrime car  l'honneur de notre belle province, la renommée de notre illustre D'Artagnan  ont beaucoup souffert ces derniers jours... et le fier* gascon est, croyez moi, fort dépité!

*Fier mais modeste quand même...telle est sa devise.




30/07/2012

JO (2)

 

baignade dans garonne 1.jpg


J'ai aussi pratiqué la natation. J'ai même mon diplôme des 25 mètres nage libre que j'ai égaré et c'est bien dommage car, un diplôme, ça a son importance. C'est tout de même la preuve d'une certaine capacité, même modeste...! Pour la sélection aux JO, peut-être était-ce insuffisant? Je ne me suis jamais renseigné. De toute façon, c'est certainement trop tard désormais: soixante ans après, même si je le retrouvais, la Fédération des JO ne m'accepterait pas. N'en parlons plus.

Je m'entraînais régulièrement en été dans la Garonne, sous le pont de chemin de fer de Saint Pierre de Gaubert. Je traversais, d'arche en arche, grimpant sur les gros blogs* de pierre, plongeant et nageant dans les trous assez profonds...En ce temps-là, ça n'était pas interdit car l'eau n'était pas polluée comme elle l'est aujourd'hui. Il n'y avait pas encore de dépôts verdâtres et gluants sur les galets devenus glissants. Je pratiquais la brasse classique et l'indienne, comme Johnny Weismuller, Tarzan, dont je suivais les exploits, le dimanche après-midi  au Foyer des Campagnes, le cinéma de Layrac.

J'ai encore cherché et n'ai pas trouvé! Il faudra que mes descendants me croient sur parole car j'aimerais qu'on en parle dans l'éloge funèbre que quelqu'un me rendra, le moment venu. Il me serait agréable aussi ( notez l'utilisation du conditionnel et non du futur) qu'il soit fait état de mon brevet sportif populaire*, document que je peux fièrement exhiber.

* Créé en 1937, le brevet sportif populaire, était "un moyen de conquérir et d’entretenir santé et vigueur" . Et ça a à peu près bien marché... jusqu'à maintenant!

 

Brevet sportif.jpg

* c'est la faute au majeur de ma main gauche!


26/07/2012

nos chiens...

 

automne avec fa#.jpg


titus.jpgNous avons été propriétaires, essentiellement, de deux chiens. Comment dire autrement... J'essaie une autre  formule moins brutale, moins administrative: deux chiens ont accompagné notre vie. N'est-ce pas mieux? Accompagné...compagnon...oui, voilà qui est plus conforme à la réalité.

Deux fois plus ou moins quinze ans... Depuis une dizaine d'années, finis les aboiements dans la maison et le jardin, les gambades sur le chemin de halage, les caresses... Au début, c'est étrange, déroutant. Puis, on s'habitue. On marche seul.

fa dièse.JPGDe toute façon, Fa Dièse, le dernier, aurait détesté la nouvelle piste goudronnée. Il aurait beaucoup souffert du manque de liberté, d'être tenu en laisse à cause de ces putaings de vélos qui roulent à toute allure. Fa dièse ( fa#, si vous êtes musicien) portait bien son nom. L'altération lui convenait. Mieux qu'un bémol en tout cas. Très vif, toujours courant, bondissant... sauf durant ses derniers mois de vie évidemment. Sur la photo du haut de page, on le distingue, petite tache noire, au bord du chemin.

Le teckel à poils longs s'appelait Titus...

Voilà une note que j'ai écrite pour rester en éveil malgré la canicule. C'est l'occupation que je préfère... avec la musique évidemment. Tiens; je vais souffler dans la clarinette!


25/07/2012

randos...

numérisation0044.jpg

En ce temps-là, chers arrières-petits-fils et autres descendants qui découvrirez peut-être cette note écrite un après-midi de canicule ( 37/38 degrés sous le porche de notre maison), chers petits, donc, en ce temps-là, quelque part au-dessus de Samoens, nous pouvions rencontrer des névés ( voir dictionnaire), à une altitude raisonnable, au cours de nos randonnées alpestres familiales. Plus haut, tout autour, des glaciers...J'espère qu'ils ne sont pas complètement fondus!

Sur cette diapo ( voir dictionnaire), vos arrières arrières... grands-parents, la quarantaine dynamique, se dirigent résolument vers des sommets qu'ils n'atteindront jamais ( faut tout de même pas exagérer!), leurs deux enfants crapahutant, le fils quelque part devant ( c'est lui certainement qui a pris la photo), la fille, assez loin derrière, râlant depuis le premier kilomètre car cet exercice ne lui convient pas du tout, préférant rester au camping jouer avec des copines... On sent bien, à son attitude, que l'arrière arrière...grand-mère en a plein les guibolles et qu'une petite halte serait la bienvenue.

J'ai entendu aux infos de midi que, dans quelques décennies, vous subiriez des températures supérieures de 3 à 4 degrés à celles que nous enregistrons aujourd'hui. Eh bé! Mes pauvres enfants, vous n'avez pas fini d'arroser les tomates!

13/07/2012

à Mimizan

 

à Mimizan.jpg


Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir...René Char.

Je vais donc m'obstiner le plus longtemps possible... et essayer, aujourd'hui, de me souvenir de mon premier séjour en colonie de vacances à Mimizan. Pas facile! Une certitude: je découvrais la mer. Car, pour le gascon, l'océan et la mer, c'est la même chose. Peut-être pas pour tous, je ne sais pas. Chez nous, quand on dit je vais passer ce dimanche à la mer, on prend la voiture et on va au plus près, sur la côte landaise, par exemple. Pour Maman Aline venue me rendre visite un dimanche avec Gabriel, le petit frère et la tatie Georgette, ce fut aussi une première!  Quel voyage! Depuis Eauze étant*, plus de cent kilomètres, vous vous rendez compte, cent kilomètres parcourus dans la traction avant d'un ami épicier. 

colo de Mimizan..escapade à Biarritz 2.jpgQue dire du séjour proprement dit? Rien, franchement rien! Je regarde cette photo extraite d'une pochette, elle même extraite d'une boîte métallique rangée sur une étagère de la bibliothèque... Non, rien! Je remarque le béret, le "marcel" tricoté par maman, l'attitude empruntée du gamin (timide, le gamin), la barboteuse du petit frère...

Alors, Henri, as-tu bien mangé, dormi, t'es-tu bien baigné ( je pratiquais la nage indienne comme Johnny Weismüller!), à quoi jouiez-vous... Est-ce que je sais, moi! Quand j'écrirai mon autobiographie, je ferai comme certains: je m'inventerai une enfance passionnante riche en évènements captivants... Je peux dire tout de même, sans risque de me tromper, que j'ai été heureux. Vraiment.

* D'ici étant, il y a bien dix kilomètres... dit le gascon.


05/07/2012

rencontre...

IMG_0805++.jpg

David Foenkinos lui aurait peut-être dit: "Vous êtes si belle que je préfère ne plus jamais vous revoir..."*.

Moi, je n'ai pas osé cette déclaration. Trop risqué! La vie n'est pas toujours comme un roman. Tu dis une belle phrase comme celle-là, pour faire le malin, et, patatras, rideau. L'histoire est finie avant d'avoir commencé.

Donc, je préfère: "s'il vous plaît, madame, je suis de passage sur le bassin d'Arcachon. Je prends des photos pour la revue Cinémonde**. Votre silhouette est agréable, comparable à celle de Gréta, j'ose vous le dire. Si vous me permettez quelques clichés à l'aide de mon kodak-rétinette, appareil particulièrement performant acheté en Algérie, je vous promets un abonnement d'un an gratuit... si vous me donnez votre adresse, bien entendu".

Elle hésite pendant quelques secondes, me sourit ingénuement, prend la pose tout comme une star de cinéma sur la croisette et clic ( le kodak fait clic, je vous assure)... Une autre? Oui, une autre...

A bientôt, madame...

Je laisse le soin au lecteur d'imaginer une suite.

* A lire "les souvenirs", si vous voulez... Moi j'ai aimé.

** C'était hier: je feuilletais parfois Cinémonde chez le coiffeur.

c' est quoi, ça...flou.jpg

 
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