logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

28/06/2012

d'autres voitures...

 

pareloup+.JPG


Pour satisfaire la curiosité légitime manifestée par certains de mes lecteurs assidus, voici une nouvelle note par laquelle je les informe simplement que mes troisième, quatrième et cinquième voitures furent toutes des 2CV, voitures réputées économiques, parfaitement adaptées aux petits budgets tels ceux de l'instit aux plus bas échelons dont l'épouse, sans profession, élevait ses deux très jeunes enfants, femme méritante, première du canton de Gabaret au certif en 19.., qui, plus tard, à force de courage, de volonté, s'élèvera dans l'échelle sociale et accédera à un poste de secrétariat, à des responsabilités de plus en plus importantes assumées avec énergie, compétence reconnue unanimement par ses supérieurs, responsabilités assorties de salaires décents permettant au couple d'autres acquisitions dans le domaine du transport telles une série, trois également, de 504 peugeot diesel d'occasion permettant la traction d'une caravane plus confortable que la tente et des vacances familiales pas trop onéreuses tout de même car il fallait financer la contruction de la maison individuelle au bord du canal latéral, maison modeste que nous occupons toujours et dont nous avons terminé depuis pas mal de temps, sans incident de parcours, le règlement des mensualités d'emprunt... Voilà résumé en une phrase un peu longue je reconnais, une tranche de vie d'une vingtaine d'années qui mériterait un développement plus complet, cette époque-là ayant été le théâtre d'évènements de la haute importance. Nous y reviendrons sans doute.

La 2CV était capable de performances remarquables: celle de la photo fut, l'été 19..., chargée à blog à bloc , tranportant dans le Massif Central la toile de tente quatre places achetée à la défunte CAMIF et tout le bazar nécessaire pour une quinzaine de jours de camping...Je vous laisse imaginer.

Par contre, je n'ai pas retrouvé, ni beaucoup cherché j'avoue, une seule photo de mes 504.

26/06/2012

fête des écoles

Hip, hip, hip, hourra! m'écriai-je hier soir... Nous avons gagné!

Roro contrôla derechef: l'un de nos billets de tombola achetés à l'occasion de la fête des écoles de Boé portait en effet un n° figurant sur la liste des heureux gagnants. Nous retirerons notre lot ce soir même...Vous pouvez imaginer notre impatience jubilatoire!

 

IMG_0737.JPG

la grande soeur...

Des fêtes des écoles, combien en ai-je connues, en qualité d'organisateur, de parent d'élèves, de grand-père spectateur admiratif aussi...Des photos, des vidéos, j'en ai en veux-tu en voilà! Que l'embarras du choix! Il y a déjà ( oui, déjà!) quinze ans et plus, nos deux petites filles, costumées pour quelques danses traditionnelles répétées dans la cour de l'école sous la conduite de la maîtresse sont prêtes, impatientes sans doute car un public nombreux les attend, les espère sous un soleil de juin particulièrement ardent ( l'orage menace)... 

 

la belle robe !!!.jpg

la petite soeur...

Si le lot est conséquent, ce que j'espère, j'écrirai une note spéciale d'allégresse.


 

25/06/2012

la dauphine

la dauphine et moi.JPG

Je vous laisse un peu de temps pour la contemplation de cette photo..............

La dauphine remplaça donc la vieillissante 4CV, histoire de mieux affirmer une situation sociale plus aisée bien que modeste de jeune instit débutant. Evidemment, le garage N...... de Layrac n'avait pour moi que des occasions exceptionnelles, des affaires "à saisir": celle-ci, extérieurement, je le reconnais, avait " de la gueule", un certain look dirions-nous aujourd'hui. Bien astiquée, nous pouvions être invités à toute fête ou cérémonie sans rougir.

Mais, hélas, elle démarrait fort mal malgré des visites répétées au garage N...... qui démontait ceci, nettoyait cela, remplaçait parfois... Quand nous nous aventurions à Agen, nous nous garions place Pelletan, juste en arrivant dans la ville, un endroit tout plat car pour repartir, Roro, enceinte de quelques mois, devait pousser pendant que je pilotais et passais au moment opportun la première vitesse. Habituellement la manoeuvre réussissait assez vite. Je dois dire que Roro, à cette époque-là, n'avait pas son permis. Sinon, c'est moi qui aurais poussé... je suppose! Heureusement, la circulation était beaucoup moins dense qu'aujourd'hui bien que l'époque des fiacres fût révolue. Je ne sais plus combien de temps nous gardâmes cette merveille.

Revenons à la photo car elle nécessite un bref commentaire.

Le jeune homme est rentré d'Algérie depuis peu, libéré de ses obligations militaires comme on dit. La pipe, ramenée de là-bas, lui confère une certaine autorité, de la dignité aussi... C'est un futur " ancien combattant"!

22/06/2012

la 4 CV...

 

roro et 4 cv.jpg


238 CY 47... je ne me rappelais plus. Je n'ai jamais été fichu de retenir les n° d'immatriculation de mes voitures, même pas essayé! Alors, le numéro de cette 4CV, ma première auto, j'avoue le découvrir sur cette diapo un peu jaunie, diapo recyclée tant bien que mal. D'ailleurs, l'intérêt de la photo ne se situe pas dans le n° de la voiture. C'est ce que j'ai trouvé de mieux en guise d'introduction d'une note dont je n'imagine que très confusément le développement. 

Certains esprits malveillants chuchoteront qu'elle m'aurait aidé, cette voiture, à séduire la charmante brune qui caresse la petite chienne de mes parents, qu'elle aurait même été un élément décisif? Erreur. En ce temps-là, même à bicyclette, j'étais capable de plaire aux jeunes filles.

Un souvenir, en deux mots...

Nous sortîmes du chapiteau ( quelle chaleur!) où nous avions fait plus ou moins connaissance en dansant quelques tangos. Je lui proposai aimablement un petit tour afin de nous rafraîchir. Elle accepta sans se faire trop prier. Dès que nous fûmes dans la voiture, un violent orage éclata... une aubaine car l'orage, comme chacun le sait, favorise les rapprochements. Au bout d'un temps incertain, elle me déclara que des gouttes lui tombaient sur les jambes.

Il pleut dans cette putaing de bagnole, pensai-je...!

J'étais dépité. C'était la première fois que celà arrivait. Et au plus mauvais moment! Pas de chance! Nous revînmes donc danser quelques boléros puis nous nous séparâmes. Provisoirement...

Conclusion: je dois à moi seul et non à ma promotion sociale, le fait d'avoir séduit cette  superbe jeune fille. Voilà une mise au point que je tenais à faire.

18/06/2012

chemin de halage...

 

IMG_0730.JPG


Il a vécu, le chemin de halage. De toute façon, il n'y a plus rien à haler depuis longtemps déjà. Les péniches ont déserté notre canal depuis une quinzaine d'années, concurrencées par le train de marchandises, le transport routier...

chevaux de halage.jpgElle a quinze ans, à peu près, cette photo. Ce sont nos deux petites filles, derrière chez nous, à proximité de la borne 103. Oui...Ce sont NOS deux petites filles. Oui... c'est possible. Trève de civilités, je vous en prie. Elles pouvaient, alors, faire tranquillement du vélo sans être dérangées continuellement par les cyclistes qui pédalent ferme sur la nouvelle piste bitumée. De vrais dangers publics! Elles auront donc fréquenté souvent le fameux chemin de halage sur lequel passait et repassait, autrefois, au début du siècle dernier, leur arrière-arrière grand-père maternel qui exerçait la profession de haleur, activant, encourageant les chevaux qui tractaient les lourdes péniches chargées le plus souvent de céréales. 

Si vous les rencontrez, ces deux fillettes, vous ne les reconnaîtrez pas. Elles ont en effet changé de moyen de locomotion et sont vêtues différemment.

15/06/2012

débuts scolaires

 

heureux...!.jpg


Que dire de ces deux écoliers débutants dont j'ai extrait la photo de mon dossier " famille"? Je la publie sans l'autorisation des intéressés, autorisation qui ne m'a pas paru nécessaire car, plus de quarante ans se sont écoulés...Ils me paraissent un peu figés, impressionnés sans doute par le photographe qui leur a demandé de sourire ( manqué!), de se déplacer un peu vers la droite, puis vers la gauche, de se rapprocher, de ne plus bouger... sous les regards des autres qui peut-être se moquent, de la maîtresse qui ne rit pas du tout parce qu'elle en a un peu marre la maîtresse de sa journée, de tous ces cris, de ces bousculades...parce que, à plus de cinquante balais, c'est épuisant de se baisser, se relever, d'essayer de se faire entendre, de se faire obéir par des gamins de trois à six ans...parce que, tout à l'heure, il faudra rendre tout ce petit monde en bon état aux mamans, des mamans inquiètes " as-tu bien mangé à la cantine?...qui t'a griffé?... tu ne t'es pas battu au moins... tu as une tache de peinture sur ta robe...tu as perdu tes crayons de couleurs tout neufs!!!...tu n'as pas été puni, j'espère" ...La retraite à cinquante-cinq ans...ouf, c'est pour bientôt! C'est ce qu'elle pensait la maîtresse, il y a quarante ans. 

Que dire donc de ces deux enfants? Qu'ils sont mignons? Evidemment, ce sont les nôtres. Et aujourd'hui, que sont-ils devenus? Ils ont changé. Si vous les rencontrez, vous ne les reconnaîtrez pas. C'est la raison pour laquelle ils ne m'en voudront pas d'avoir publié, cette photo. D'ailleurs, je n'ai presque pas parlé d'eux.

Là, c'est mieux mais nous sommes à la maison!

 

grande soeur 3.jpg


22/02/2012

séduction...


podcast

notre quartet répète...mais ce morceau ne sera pas joué samedi soir

drague.jpgJ'ai hésité à écrire cette note. Mais vouloir à tout prix rester modeste, discret, est parfois inopportun. Il faut, de temps en temps, se contraindre, pour le plus grand bien d'une collectivité, d'un groupement, d'une association ( c'est le cas présentement), de la nation, de l'Europe...bref, il est essentiel de parler de soi et d'en révéler les qualités sans exagération évidemment. C'est d'ailleurs une pratique courante dans certains milieux...

La photo: nous sommes à Eauze, une des capitales de l'Armagnac. Alix Combelle souffle un slow dans son ténor ( ce n'est pas lui dans l'enregistrement que je vous propose, mais moi... ne pas confondre!). Vous avez remarqué le costume? C'est celui du mariage. La classe. On la devine charmée, captivée... peut-être éblouie?

Samedi, à 21 heures, à l'Espace culturel de Boé ( il reste des places),  entre un morceau de clarinette et de saxophone, je vous ferai d'autres confidences. En chansons. Promis!

Ps: Si vous rencontrez Roro...chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut!

20/01/2011

nouvelle autobiographie

J’ai décidé de reprendre mon autobiographie en commençant par le début ce qui ne va pas être facile car je ne me souviens de rien du tout et personne ne m’a raconté ma petite enfance. Ma première photo a été prise quand j’avais deux ou trois ans. Donc, je vous avertis, tout ne s’est certainement pas passé exactement comme je vais l’écrire.

Une seule certitude : je suis né un 9 décembre, à l’hôpital d’Agen. C’est écrit sur les documents officiels.

le dictateur.jpgEnsuite, imaginons…Il faisait un froid de canard et , dans la pouponnière, croyez-moi, nous n’avions pas chaud du tout malgré le gros poêle en fonte de marque Godin qui ronflait dans un coin... Dans le local de l’infirmerie, une TSF diffusait une chanson de Ray Ventura, "qu’est-ce qu’on attend pour être heureux", interrompue brutalement par la retransmission en direct d’un discours de Adolphe Hitler au Reichstag... Au premier « achtung ! » mes petits camarades et moi-même, terrifiés, nous mîmes à brailler, Mme J., la sage-femme qui accoucha maman Aline ( ça c’est vrai), cria:

- Arrêtez cette radio!

Voilà; quel début! Je suis déjà épuisé.

Après? Après... je crois qu’il y a eu une guerre.

Note déjà écrite mais revue, corrigée et raccourcie. A ce train-là, mon autobiographie n’est pas prête d’être publiée ! Si je suis atteint d’alzheimer, sait-on jamais, je ne pourrai même pas raconter la fin. Ni l’imaginer. Sauf si je m’y colle dès maintenant. Je vais y réfléchir dès que possible.

09/12/2010

à propos de nénuphars

Claude_Monet_nymphéas.jpg
Je reconnais que ce Monet dont on fait grand tapage actuellement malgré la neige, ce Monet donc a de grandes qualités de peintre. Roro qui, elle , est une aquarelliste remarquable,  me l'a confirmé. Mais cette passion qu'il voue aux nénuphars, je ne la partage pas. Pourquoi?
..................................................................................................................

Un chaud après-midi d’été, j’invitai ma nouvelle conquête à une petite promenade dans ma 4CV que j‘avais astiquée à fond le matin. Je connaissais, à proximité du pont de Bigarrat, un endroit tranquille au bord du Gers, herbu à souhait et ombragé. Sous le regard suspicieux d’Eléonore ( c’est ainsi qu’elle se prénommait, crois-je), j’installai une sorte de plaid que je trimballais toujours dans le coffre.

numérisation0041.jpg- Asseyons-nous donc, lui dis-je en lui tendant la main afin de l’aider dans cette manœuvre délicate car elle était vêtue d’une robe assez courte comme c’était la mode en ce temps-là.

Elle consentit. Nous nous retrouvâmes côte à côte et au moment où j’entreprenais une discrète opération de rapprochement, elle se releva brusquement en se frottant les fesses qu’elle avait, vues de dessous, avantageuses.

- C’est dur!

Putaing… c’était vrai. Je n’avais pas pensé aux glands!

- Oh…les jolies fleurs! Que c’est beau!

Allons bon, pensai-je, encore une tergiversation …Je suivis son regard: devant nous, des nénuphars aux fleurs roses du plus bel effet.

- J’aimerais que tu me cueilles une fleur. S’il te plaît, mon ami…

La plus proche se trouvait à un bon mètre de la rive qui était haute à cet endroit. Bon, pensai-je, à gascon rien d’impossible ( qui a dit ça en parlant de quelqu’un d’autre?): je me mis à genoux, me penchai, me penchai ( ce n’est pas aujourd’hui que je pourrais faire ce numéro d’acrobate) et…plouf! Heureusement le niveau était au plus bas. Je remontai tant bien que mal sur la berge. Eléonore riait aux éclats!

Mon costard ( on s’habillait en dimanche à l’époque, quand on fréquentait) était tout tioc. Il fallait rentrer…

Je ne sortis plus jamais avec Eléonore. Le gascon a sa fierté, vous savez!

 

05/11/2010

suite autobiographique

16%20Zozo%20Montmartre.jpgIl y a quelques mois, j’entrepris l’écriture d’une autobiographie. Roro m’y encouragea: elle pensait que je livrerais, ce faisant, quelques petits secrets de mon adolescence, quelques épisodes peut-être coquins comme celui de la boulangère que j’avais connue à l’âge de 13 ou 14 ans à l’occasion du mariage de mon frère et que j’avais fréquentée pendant quelques mois avant mon entrée à l’Ecole Normale. Durant cette période et pendant les vacances, je pédalai beaucoup car nous étions éloignés d’une dizaine de kilomètres et nous rencontrions souvent. La bicyclette de maman Aline n’était pas équipée d’un dérailleur. Pourtant, la côte de Layrac, si vous connaissez, n’est pas des plus faciles! Mais, j’avais des mollets comme ceux de Rabic, celui qui gravissait les cols en danseuse ( oui, il avait le droit) avec une facilité déconcertante!

En ce temps-là, les relations amoureuses n’étaient pas, habituellement, comme celles d’aujourd’hui. Car nous vivons une époque, ma bonne dame! Il n’y a plus de moralité…Vivement que les femelles grizzlis des amériques fassent école dans notre Europe pervertie. Il faut reconnaître qu’en France, en particulier, l’exemple ne vient pas d’en haut, vous voyez ce que je veux dire… je ne vous fais pas un dessin. D’ailleurs, vous le savez, je suis nul en dessin: demandez- moi de crayonner une femme nue, par exemple. J’en suis incapable. Pourtant, sans me vanter, j’en ai vues…Bref.

Et, que faisions-nous, la boulangère et moi? Les baisers étaient chastes comme nous l’avaient montré au cinéma Michèle Morgan et Jean Gabin dans Quai des Brumes. Nous avions d’autres références identiques à la précédente et c’est tout.

Une seule fois, j’ose l’écrire, je vis… sa culotte! Toute blanche, sa culotte. Normal pour une boulangère. Elle avait passé le dimanche sur la plage de Mimizan avec ses parents.

- Regarde comme j’ai bronzé, me dit-elle en soulevant juste ce qu’il fallait sa robe.

Et voilà. Je me demande si je peux faire un chapitre avec cette histoire? Il faudrait sans doute que j’invente quelque chose de plus croustillant, que j‘en rajoute un peu. Mais quoi? Si vous avez des idées…

Merci.

01/11/2010

souvenir d'école normale ....

numérisation0005.jpgNotre professeur de dessin nous avait demandé d'imaginer une affiche ayant pour thème la prévention des accidents domestiques. Je suis incapable de vous dire quelle fut ma production: rien de bien original sans doute car je n'ai jamais été très fort en dessin et je vous en apporte la preuve dans cette note! Raymond, lui, était très mauvais, encore plus que moi. Jules, de loin le meilleur de la promo dans cette matière, avait crayonné en quelques minutes une affiche qui représentait un gamin (?) dégringolant d'un immeuble après avoir, je suppose, basculé par-dessus la  balustrade. La perspective était impressionnante. Pourtant, Jules n'était fier de son chef d'oeuvre: il le donna généreusement à Raymond qui séchait devant sa feuille vierge. C'est Jules qui avait raison car la note attribuée par le prof fut très basse...

Celà me rappelle un fait divers (?). Un homme quitte sa femme car il en a marre d'entendre sans arrêt ses reproches pour un oui pour un non. Il descend par l'escalier car l'ascenseur est en panne. Quand il sort de l'immeuble, PLAN, il reçoit sur la tête madame qui s'était jetée du balcon du cinquième pour se suicider. Il en meurt. Madame n'a eu que quelques égratignures à cause de la plate-bande des rosiers, s'est remariée et habite désormais dans un pavillon de plain-pied.

La première partie de cette note est vraie...

Mort d'une panne d'ascenseur, avouez que ça n'est pas de chance!

17/09/2009

retour au Cours Complémentaire

 

 

IMG_0007.JPG- Tu vois, dis-je à Roro, vu ainsi, de l’extérieur, rien n’a changé à quelques détails près.

Nous passions dimanche dernier à Fleurance, gros bourg gersois, et j’eus envie de retrouver le Cours Complémentaire ( devenu école primaire), établissement que je fréquentai pendant 5 ans, de 1949 à 1954, année de mon entrée à l’Ecole Normale d’Auch. J’y étais pensionnaire car nous habitions à Eauze ( capitale de l’Armagnac!) distante d’une soixantaine de kilomètres.

Agé à mon entrée en 6ème d’un peu moins de 11 ans, je subis, comme mes copains internes, toute la panoplie du traditionnel bizutage imbécile, activité fort prisée par quelques anciens de 4ème et de 3ème , de redoutables costauds de 14 et 15 ans. En faire baver à la bleusaille était leur jeu préféré. Le directeur, évidemment, n’était pas au courant de ces pratiques…

L’après extinction des feux, dans le dortoir, était toujours le moment le plus redouté.

- Le premier soir, nous subîmes la séance du cirage…

- … ?

- Je t’explique….

Roro m’écoutait en rougissant:

- Est-ce possible… ce n’est pas vrai!

- Si…

- Et vous ne disiez rien? Au directeur? A vos parents?

- Non; c’était ainsi depuis toujours. Nous subissions, voilà…

Je montrai à Roro les fenêtres du fameux dortoir, au premier étage, dortoir sans doute transformé en salle de classe.

…………………………………………………………………………..................................................

vers Aubiet en sept 2009.JPG

Après avoir quitté Fleurance, nous roulâmes sagement dans la campagne gasconne qui, dit-on, ressemble à la Toscane*, en direction de Saint Caprais, mon premier poste d’instit. C’était ma journée « souvenirs »!

Nous arrivâmes à Masseube.

- C’est au cours complémentaire que j’ai fait la connaissance de Mag Do, te l’ai-je dit?

- …?

- Oui, Magret Dominique. C’est là et à cause des bizutages que nous avions subis qu’il voulait devenir justicier, comme Zoro. Plus tard, après avoir vu Jean Gabin au cinéma, il décida qu’il serait commissaire de police…

Roro haussa les épaules, descendit de la voiture et photographia la magnifique halle de XIVème.

IMG_2913.JPG
* D'ailleurs, beaucoup d'italiens s'installèrent en Gascogne dans les années 30.

 

 

15/09/2009

cinquante ans après...

… je me décidai pour un pèlerinage à Saint-Caprais, tout petit village gersois situé à une vingtaine de kilomètres d’Auch, capitale de l’Armagnac.

Mais… cinquante ans après quoi? Telle est la question que vous vous posez peut-être et à laquelle, à tout hasard, je réponds.

Il y a un demi-siècle donc, le jeune Barthélémy, pas encore vingt ans et même pas majeur en ce temps-là, débutait dans cette école à classe unique* où il avait malencontreusement été nommé à la sortie de l’Ecole Normale. Mais bon sang de bon sang, pourquoi avait-il coché ce poste sur la liste qui lui avait été proposée à la fin de sa quatrième année dite de « formation professionnelle »? Pourquoi n’était-il pas allé auparavant faire une inspection des lieux? Pourquoi n’avait-t-il pas demandé une classe à Eauze, Fleurance, Lectoure… ou tout autre bourg animé de notre Gascogne comme l’avaient fait Pierre, Paul, Jacques et d’autres, plus malins que lui ?

Je garde pour ma prochaine autobiographie (?) le récit de ces débuts professionnels assez mal vécus.

IMG_0011.JPG

Extérieurement, rien n’a changé, rien du tout, même si ce n’est plus une école depuis fort longtemps. Intérieurement, je n’ai pas vu car le bâtiment est squatté. Quand j’occupais le « logement », il était déjà en fort mauvais état… si je vous le décrivais, vous ne me croiriez pas.

Depuis longtemps j’avais envie, malgré tout, de revoir. Un moment d’émotion, tout de même…

La classe unique est en voie de disparition. La mienne totalisait 15 élèves et toutes les sections, de la classe enfantine au certificat d’études préparé, cette année-là ( autre malchance !) par un cancre que le sans doute médiocre pédagogue inexpérimenté que j’étais ne réussit pas à sauver du désastre. J’en fus dépité  et imaginai même que ce métier ne me convenait pas. Je ne demandai pas de sursis. Hélas…

PS : les conditions d’exercice de la profession d’enseignant ne se sont guère améliorées durant ces dernières années. Le saviez-vous ?

29/07/2009

lendit

journée de lendit.jpgVous reconnaissez sur cette photo les superbes jambes que je me suis permis de montrer dans ma note d'hier, sans l'autorisation de la propriétaire ce qui, je le reconnais, est assez répréhensible et m'a valu, à juste titre, un blâme dans la soirée. J'ai donc décidé, pour me racheter, de consacrer cette note exclusivement à Roro et à ses exploits de jeunesse.

Je me contenterai de citer quelques passages de son autobiographie. Je ne peux vous donner les références de celle-ci car la publicité est interdite mais, si celà vous intéresse, vous pouvez lui téléphoner. Donc, je cite ( les parenthèses, c'est quand je mets mon grain de sel).

"... J'étais, à 14 ans, une grande jeune fille, la plus grande de ma classe et je préparais avec beaucoup de sérieux le certificat d'études que j'obtins d'ailleurs brillamment car je fus première du canton ( c'est exact, j'ai vu son diplôme).360px-LENDITaligne.jpg L'école de Gabarret participait chaque année à une grande fête départementale à Mont de Marsan, important rassemblement laïque au cours duquel les élèves exécutaient des mouvements d'ensemble, des danses devant un public toujours nombreux et enthousiaste ( quand j'étais jeune instit, j'ai moi-même participé à cette fête avec mon école). Nous étions, à cette occasion, les genêts car cette plante est très répandue dans notre forêt landaise et, comme j'avais été promue capitaine, je portais fièrement le fanion. Nous consacrions un peu du temps scolaire pour travailler les mouvements imposés à l'ensemble des écoles: c'était plus intéressant que les leçons de gymnastique dispensés par la maîtresse car nous avions un formateur de premier choix dans la personne de Pierre Lacroix, qui fut un grand du rugby, capitaine même de l'équipe de France. Il était moniteur de gym à Mont de Marsan..."

Ces fêtes s'appelaient les lendits: elles ont disparu dans les années 70 et c'est fort regrettable.

Voici "une brève": ma présentation est plus longue que la chanson!


26/06/2009

radio- crochet

caudecoste 1.jpgSamedi et dimanche, j'irai à la fête de Caudecoste. Ce n'est pas très loin de Layrac où nous habitons: dix kilomètres à vélo, même sans dérailleur, ça ne me fait pas peur. La côte de Fongrave est un peu raide, mais ensuite, c'est du gâteau; que du plat ou presque. De toute façon, j'ai la forme et des mollets comme Louison Bobet! J'exagère bien sûr. Je viens d'être reçu au concours d'entrée à l'Ecole Normale: imagine un peu la joie de maman Aline et de Gabriel! Même si je rentre tard, je ne me ferai pas engueuler. Engueule-t-on un instituteur en puissance, voyons!

A Caudecoste, je retrouverai les beaux-frères de Roger, mon frère aîné. Ils sont un peu plus âgés que moi mais ils acceptent volontiers ma présence: avec eux et leurs copains, je ne m'ennuie pas. J'apprends beaucoup. Je commence à danser mais je suis un peu timide pour inviter des filles. Je préfère écouter l'orchestre.

Je vais être obligé de participer au radio-crochet: on sait que j'ai une belle voix de ténor (encore léger!) et je connais le répertoire de Mariano, de Guétary... Peut-être gagnerai-je, comme l'année dernière, une bouteille de mousseux que nous boirons tous ensemble. Celà me donnera des jambes pour le retour de nuit et de la voix aussi car je chanterai, c'est certain, pendant tout le trajet.

Adrienne Rossignol.jpg
peinture naïve d'Adrienne Rossignol
 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique