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11/05/2009

civilités...

Comment appelle-t-on cet endroit spécialement aménagé et réservé aux chiens et où ceux-ci sont invités à déposer leurs crottes et arroser ( les mâles, évidemment) le petit mât planté à cet effet au milieu de l’espace... Crottinière? Cagadou?... ?

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Donc, un matin de cette dernière semaine, je dépassai d’un pas décidé, comme toujours, le pont de Pourret et je vis, à proximité de la halte nautique, comme un rassemblement, j’entendis des exclamations... bref, j’imaginai une manifestation inhabituelle en ce lieu et à cette heure matinale. Je m’approchai et reconnus quelques promeneurs de chiens avec qui j’échange volontiers des « bonjour... ça va?... Quel putaing de brouillard! ... » Et c'est tout.. et c'est suffisant..
Certains étaient perplexes, d’autres paraissaient fort mécontents, deux étaient franchement hilares... Quelle agitation!
Arrivé à leur hauteur, je m’inquiétai poliment de la situation.
- Regardez-moi cette c.......!
- Voilà où passe l’argent du contribuable... !
- Pour une cagade, c’est une cagade!
- Tu parles! Le mien n’acceptera jamais de faire ses besoins ici!
- Le mien ne sait pas lire, alors...
- C’est quoi « déféquer » ?

J’osai:
- C’est peut-être mieux là qu’à côté, sur l’aire de jeu des enfants.
- Vous avez mille fois raison, Monsieur. Et j’espère qu’on obligera bientôt à tenir les chiens en laisse!
medium_bicyclettes_dame_à_l_arret.4.jpgJe n'avais pas vu arriver Pimprenelle qui était descendue en souplesse de son vélo, juste à côté de moi. Pimprenelle est une amie d'enfance et c'est elle qui intervenait, d'une voix ferme.
- Ah, c’est toi, me dit-elle.
- Comment vont tes chats... lui demandai-je? (elle adore les chats)
Et nous quittâmes promptement les lieux.
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25/10/2008

au kilomètre 103...

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Je m'asseois souvent sur cette borne, au kilomètre 103, pour me reposer un peu. Pour réfléchir aussi comme vous le voyez.
Notre maison est derrière moi. La semaine qui s'achève a été compliquée. Ces histoires d'argent me troublent et me font écrire des notes pas très claires. J'ai bien senti que le jugement porté sur moi, sur mes écrits, n'est guère favorable.
Je voulais, pour tenter de me racheter un peu, mettre un peu de musique...ça ne marche pas!
Ce matin, j'ai pris quelques photos. Pas terribles tes photos, m'a dit Roro qui ne fait rien pour me remonter le moral.
Bon, j'y vais car elle m'attend...
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Ces couleurs d'automne sont magnifiques...non?
Ma triste photo d'hier a été embellie cette nuit pas une amie. Elle l'a même encadrée. Mon moral est désormais au beau fixe.

19/10/2008

les feuilles mortes


Les feuilles mortes...cette chanson est devenue un "standard". Ses harmonies inspirent l'improvisation et le jazzman l'inscrit volontiers à son répertoire. Un reproche cependant: on oublie systématiquement l'introduction et on "entre" carrément dans le thème principal. Pas moi; par respect d'abord pour Joseph Cosma mais aussi parce que je trouve cette introduction intéressante à exposer.

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Voici une photo assez ancienne. La petite tache noire, à droite, sur le chemin de halage aujourd'hui remplacé par une piste goudronnée, s'appelle fa dièse, notre dernier chien. Il m'accompagnait tous les matins...
Voilà; pour un dimanche, je trouve que c'est suffisant.

16/10/2008

l'ombre...

L'autre matin*, je marchais solitaire au bord du canal. Roro avait décidé de rester à la maison afin de préparer la réception d'amis que nous n'avions pas vus depuis fort longtemps.medium_IMG_2088.JPG




























Il était très tôt et sur la piste dite "verte" nul promeneur de chien, de cycliste, de coureur à pieds, de marcheur de mon espèce. Sur l'eau, point de touristes en pénichette, de rameurs, encore moins de mariniers. Seul traversa un ragondin, pendant que des canards cherchaient leur pitance en becquetant le long des berges.
Je m'arrêtai soudain, admiratif devant le spectacle qui s'offrait à mon regard.
- Une telle perspective, il faut la saisir et vite, me dis-je.
Ce que je fis.
C'est en rangeant mon appareil que je m'aperçus de la présence de l'ombre de moi-même. Elle était démesurée.
- Quand je pense qu'ils m'ont rapetissé de deux centimètres lors de mon dernier bilan de santé! Ce matin, je dois mesurer au moins trois mètres cinquante!
Je me mis à rire car je trouvai cette pensée amusante. Un héron que je n'avais pas vu s'envola.
J'eus soudain une envie irrésitible de faire le clown. Cela m'arrive parfois quand je suis avec Roro: je me lève de ma chaise ou de mon fauteuil ( jamais de notre lit), je grimace et esquisse des pas de danse par exemple; ça la fait rire. Seul, je suis habituellement plus réservé.
Mais, cette ombre de moi-même qui me précédait était un aubaine, comme une sollicitation. Je me mis à faire des mouvements désordonnés, levant une jambe, l'autre, sautant les bras en l'air, esquissant des entrechats; je marchai comme Charlot, comme un cosmonaute, comme un orang-outan... Je ne pus réfreiner une envie irrésistible de siffler la Marseillaise et de marcher au pas, lentement d'abord, comme un légionnaire, puis comme un parachutiste et enfin, beaucoup plus vite, comme le chasseur à pieds que j'avais été autrefois et qui chantait en allant faire la guéguerre dans les bois tourangeaux :
Dans le plumard de la comtesse
Nous étions quatre-vingt chasseurs
Quatre- vingt quatre- vingt quatre- vingt
Quatre -vingt quatre- vingt quatre -vingt
Qui n'avaient pas peur......
".
J'ai pris la peine d'écrire cette chanson presque aussi belle que celles de Patrick Sébastien.
Mais mon patriotisme a des limites et je me lassai assez vite de ce défilé solitaire. J'en étais à courir en zigzags en imitant l'avion quand je fus stoppé net par le timbre d'un vélo qui arrivait derrière moi. Je me rangeai prestement sur le côté. La dame me dépassa, me dit bonjour, se retourna, me sourit...
Et nous nous remîmes, mon ombre et moi-même, à marcher normalement.

* ça me revient: c'était samedi!
Je ne sais pas si j'ai bien fait d'écrire que j'ai sifflé la Marseillaise. Si Edwige le sait!

27/08/2008

petite conversation...

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Je prenais comme d'habitude mon petit deuj sous la véranda, face au canal et il était environ sept heures trois, quand, subitement, les érables furent illuminés comme avec de puissants projecteurs. Manifestement, la lumière venait de l'est. J'en conclus que le soleil se levait. Ce spectacle grandiose et subit stoppa net le mouvement de mon bras portant la tartine de confiture de figues ( ma préférée) à ma bouche et je ne pus m'empêcher de pousser un "AH!" d'émerveillement. Je fus à deux doigts d'aller réveiller Roro afin qu'elle profitât ( j'ose) du spectacle mais me ravisai, saisis l'appareil photo et voilà...Vue ainsi, ma photo est assez banale mais en plein écran, si le coeur vous en dit, vous serez enthousiasmé (e)...peut-être. Plus que Roro, j'espère. Elle n'aime que les couchers de soleil.; cépouça, comme dit Antoine.
Durant cette matinée qui avait si magnifiquement commencé, nous partîmes comme chaque jour faire notre marche d'une petite heure. La péniche de location " Caves de Buzet" arrivait à notre hauteur quand nous aperçûmes une dame qui pédalait à notre rencontre. C'est le moment que choisit Roro pour me parler.
- Elle ressemble à Betty , compris-je.
- Ca m'étonnerait, dis-je en faisant un signe amical à la blonde qui me souriait, installée sur un transat du bateau pour bronzer et admirant au passage la zone commerciale de Boé.
La cycliste se rapprochait à vive allure.
- Je crois plutôt que c'est Héty, suggérai-je. ( c'est une amie boétienne)
- C'est ce que je te disais à l'instant; mais si tu m'écoutais au lieu de...bonjour Laurence!
C'était Laurence...

26/08/2008

un dimanche matin...

Cette note a été publiée l'an passé à la même époque. Je me contente de l'actualiser et la ressers sans vergogne...

Donc un dimanche matin...comme les autres, après le marché, j'équeutais les haricots verts réputés sans fils que nous venions d'acheter comme d'habitude au paysan marocain qui tient son petit étalage juste en face l'escalier qui mène à la mairie, haricots cueillis la veille au soir par sa femme ce qui est un gage de fraîcheur et j'écoutais, ce faisant, Philippe Meyer. J'aime bien; ses choix musicaux correspondent assez souvent à mes goûts. En introduction, la chanson "on" ( je ne sais pas si c'est ainsi qu'il l'écrit): Doc Gynéco , le chanteur (!) et Bernard Tapie (?) en duo "interprétaient" C'est beau la vie. Effectivement, plus "on" ça n'est guère possible.
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Un couple passait à bicyclette sur la piste au bord du canal ( vous savez, sans doute, que nous habitons au bord du canal latéral à la Garonne et non du canal du midi, je vous le dis et le répète): Madame devant, suivie de Monsieur, évidemment.
Monsieur:" Pimprenelle...y a ton garde-boue qui clinque!"
J'écris comme j'ai entendu...
Pimprenelle:" Quoi??"
Monsieur, plus fort:"Je te dis: y a ton garde-boue qui clinque!!"
Pimprenelle:" Quoi???"
Quand j'écris en gras, c'est plus fort.
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Monsieur, encore plus fort:"je te dis:
Y A T ON GARDE-BOUE QUI CLINQUE, P.....!!!"
Pardonnez; je n'ai pas compris la fin de la phrase.
Pimprenelle: J'ENTENDS RIEN...J'AI LE GARDE-BOUE QUI CLINQUE!
................................................................................................................................................................
Toute ressemblance avec des personnages.....................etc

15/07/2008

le prénom

Il n'a pas fait suffisamment chaud, c'est pour ça.
C'est ce que me disait Roro ce matin alors que nous étions tous les deux , perplexes et déçus, devant le pied de tomates qui supporte depuis déjà une quinzaine de jours un fruit énorme qui n'en finit pas de mûrir. Nous espérions le consommer pour ce 14 juillet. Ce sera pour plus tard...
Un couple discutait au bord du canal, à quelques mètres de notre jardin.
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Elle:
- Tu te rappelles, Sidonie, qui était en classe avec nous à l'école primaire de Tournon d'Agenais?
Lui:
- ...un peu.
Elle:
- A mon avis, plus qu'un peu; passons. Elle a même été rosière du village; tu te rends compte! Elle doit avoir 25 ans et déjà 5 enfants! Et pas de mari...Ses enfants portent tous le même prénom: Fernand.
Lui:
- C'est marrant ça; quand elle appelle "Fernand", ils rappliquent tous?
Elle:
- Elle les appelle par leur nom, tiens!
Elle:
- Et Marie-Jeanne, tu te rappelles....
Nous n'entendîmes pas la suite car ils avaient sûrement enfourché leur vélo. Dommage.
- On fête toujours les rosières à Tournon, me demanda Roro?
- Oui...les tourtières aussi.
Et c'est vrai; si vous ne me croyez pas allez donc voir sur internet.

( L'image est de Klaus Burandt)

08/07/2008

bla bla bla...

Hier après-midi, j'étais dans mon jardin et me livrais à mon occupation désormais favorite consistant à inspecter nos deux pieds de tomates afin d'y découvrir les petites nouvelles et surveiller la croissance des anciennes ( nous mangerons, je l'espère, la première pour le 14 juillet), quand j'entendis deux dames converser à quelques mètres, au bord de notre canal. Nous profitons assez souvent des discussions des passants de plus en plus nombreux sur la nouvelle voie verte: une épaisse haie de troènes nous met à l'abri des regards et nous ne commettons aucune indiscrétion. Nous sommes chez nous; nous entendons, c'est tout. Comment faire autrement?
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Donc, voici à peu près ce que j'ai entendu:
- Tu sais, mon mari, ce n'est pas le besoin de m'étreindre qui lui donnera des lumbagos!...
- Et vous n'avez jamais eu d'enfants?
- Comment veux-tu...Je ne sors jamais
!
Il y eut un moment de silence le temps du passage d'un monsieur à bicyclette. Puis:
- Et toi; tu l'as trompé souvent?
- Euh...attends..
- Attends quoi?
- Attends que je compte!

Je n'ai pas compris la suite. L'une d'elles a fait " et bé!!!", elles sont remontées sur leur vélo et voilà.

Dans cette histoire, il y a un peu de Françoise Sagan, de Tristan Bernard et bien sûr...de moi-même.

23/06/2008

à propos de chien...

J'ai déjà consacré quelques notes à mes rencontres canines au bord du canal.
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Pompon, Ténor et les autres existent toujours. Ils essaient avec plus ou moins de bonheur d'éviter les vélos ( notamment celui de Pimprenelle qui se voit de loin car il est rose). Désormais, depuis quelques mois, le chemin de hâlage est devenu " voie verte" et le cycliste y pédale avec ardeur.
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La majorité des promeneurs de chiens ignore l'usage de la laisse prétextant que celà nuit au bon équilibre psychique de leur compagnon. Car le chien est, peut être avec la femme mais celà n'est pas prouvé, le plus ancien compagnon de l'homme. Il remonte à la plus haute antiquité. On lui doit du respect , de la reconnaissance. Le chien aide le chasseur, il garde les troupeaux, il surveille votre maison, éloignant le cousin pauvre en le mordant au gras de la cuisse ( Alexandre Vialatte). Il vaut mieux être prudent avec le chien car s'il est habituellement joueur - jetez-lui une ba-balle, il vous la rapportera 10 fois, 20 fois en remuant la queue- , il est aussi "soupe au lait".
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Rappelez-vous cette affaire navrante, pas très récente je le reconnais, du berger Actéon qui fut dévoré par des chiens parce qu'il avait vu Diane au bain. Cette affaire fit grand bruit dans certains milieux mythiques et des peintres reconstituèrent les faits comme on les leur avait racontés.
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Si vous voulez mon avis, je trouve que cette Diane, un tantinet aguicheuse, a un peu exagéré.
La nuit dernière, je fis un cauchemar. Je marchais pensif au bord du canal quand j'aperçus, toute nue au milieu des canards, Marie, oui Marie, qui faisait la planche. Déjà, c'était un bon début pour un cauchemar. Mais quand Ponpon, son clebs ( celui qui tient un bout de bois dans la gueule sans trop savoir ce qu'il va en faire), donc quand ponpon me sauta dessus, je me mis à crier:
- Pitié, Diane, pitié...
...Je me réveillai en sueur (faut dire qu'il faisait très chaud et ça n'est pas fini).
Roro alluma et me dit:
- Mais qu'as-tu donc , mon ami? Et qui est cette Diane?
Je lui dis que j'avais sommeil et que je lui fournirais toutes les explications quand il ferait jour.
D'où l'intérêt de cette note.

28/05/2008

des bornes...

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Il n'en reste plus beaucoup de ces bornes-là. Celle-ci a été épargnée par les bulldozers et autres gros engins. 99 kilomètres jusqu'à Toulouse; celle qu'il y a en face chez nous est illisible et aux 3/4 enterrée. Dommage. Elle devait, dans sa jeunesse, afficher 103 ou 104 Kms.
Roro trouve que j'exagère. Tu photographies "n'importe quoi", dit-elle. L'autre jour, je ramenai des herbes de pas grand chose, des fleurs de rien. Celà me valut quelques compliments, polis certes, mais des compliments quand même de la part de certains visiteurs.
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Elle se retourne pour voir si je vais me décider à la rejoindre. La cycliste passe à côté d'elle sans la regarder. Le chien remue la queue; une consolation.
Une fois qu'on a dépassé les bornes, il n'y a plus de limites
Voilà ce que je lui dis alors que nous avons repris notre marche...Un silence; puis:
- Pourquoi dis-tu celà?
- Comme ça ..pour rien
.
Ce sont les moments creux de la vie. Savoir se contenter de peu, dire ce qui te passe par la tête, chanter "de profondis" en croisant une cycliste malpolie...L'essentiel, c'est d'avoir la santé, comme dit Madame Bachelot.
Une fois qu'on a passé les bornes .......ça fait réfléchir quand même.

03/05/2008

aujourd'hui...

medium_animation_canal.JPG...de retour.
Nous allons retrouver les bords de notre canal.
Peut-être publierai-je, quand j'aurai un peu de temps, quelques photos de notre voyage et visiterai les blogs...

17/02/2008

des nouvelles d'Albert...

Un de ces derniers matins, nous marchions comme d’habitude du pas décidé qui fait l’admiration des promeneurs que nous rencontrons, nous marchions donc en direction de Golfech quand Roro stoppa net.
Qu’est-ce… ? me demanda-t-elle en désignant des petits nuages de fumée bleutés qui s’élevaient vers le ciel clair en maints endroits de notre vaste plaine boétienne.
Des signaux, répondis-je. Les pêcheurs s’informent d’un lâcher conséquent de truites dans le canal pour ce WE. Heureusement pour eux que ce putain de brouillard s’est levé ! Roro était ébahie. Je lui expliquai que ma passion pour les westerns quand j’étais gamin m’avait beaucoup appris sur ce moyen de communiquer fort commode et peu onéreux adopté par nos autochtones. L’idée leur est venue quand les tours de Golfech se sont profilées à l’horizon…Bref.
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Depuis que l’alose a quasiment déserté Garonne, nos intrépides pêcheurs se retrouvent en grand nombre sur les bords de notre canal, une fois par an, pour traquer la truite portion arrivée fraîchement de la pisciculture, interloquée de se retrouver dans cet espace grandiose et affamée consécutivement à deux ou trois jours de jeûne car habituée à des repas copieux et quotidiens. Elle se jette donc sur le premier appât qui se présente… et va rejoindre dans le panier ses sœurs agonisantes.
Donc, ce samedi, ils étaient venus, ils étaient tous là…Parmi, il y avait le vieil Albert qui habite dans la cité, à deux pas de chez nous. Son visage, depuis quelques mois, a viré du rouge sanguin à une teinte plus violacée surtout quand il fait frisquet comme ce matin-là. Nous lui demandâmes « si ça piquait » et aussi des nouvelles de sa santé.
Sans quitter des yeux son gros bouchon, il nous dit avoir rendu visite à son médecin dans la semaine car il a comme une barre rouge au bas de chaque œil (nous l’avions remarqué en effet) et il a l’impression que « ça clignote ».
Le toubib demanda s’il honorait toujours sa femme.
Bien sûr, répondit Albert
Alors, c’est que vous êtes sur la réserve … !

Le soir, pendant le repas, je constatai que Roro était soucieuse.
Qu'y a-t-il donc, lui demandai-je, sont-ce les derniers sondages qui t’inquiètent ?
Que nenni, répondit-elle... Je pensais à ton oeil rouge, la semaine dernière.
Je compris.
Ce n’est rien. De toute façon, ça « ne clignotait pas ».
Je la sentis rassurée.

02/11/2007

avec leur p'tit vélo...

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Dès le petit matin, malgré le brouillard, depuis que le chemin de halage a été bitumé, ça roule. Les marcheurs rasent prudemment les bords. Quand le cycliste arrive derrière vous à toute allure, ça surprend! Pour le moment, Roro et moi n'avons subi aucun dommage corporel.
L'autre jour, près d'un pont, pas loin de chez nous, deux messieurs, à l'aide d'un petit marteau-piqueur, traçaient des figures géométriques dans le goudron, des losanges pour ne rien vous cacher. Je m'arrêtai et leur demandai, poliment, ce que celà signifiait, si c'était pour faire joli, s'ils allaient dessiner ainsi un peu partout...L'un deux, courtoisement, m'apprit qu'à cet endroit précis, des capteurs seraient installés, capteurs reliés à un compteur dans un coffre, sur le bas-côté.
"Pourquoi, un compteur ?", demandai-je
" Pour compter les vélos" , me dit-il toujours gentiment et, je dirai même assez content, me sembla-t-il, que quelqu'un s'intéressât (!) à leur art.
"Et pourquoi les compter?", interrogeai-je de nouveau
" Pour savoir combien il en passe"
Je ne décelai aucune arrière-pensée malveillante dans cette réponse pleine de bon sens et pris congé.
Cette semaine, un autre monsieur relevait le fameux compteur au moment où nous arrivions. Ma curiosité me poussa à questionner encore:
" Alors, ça roule?
- Oui, même ça roule beaucoup: à quatre heures, ce matin, il est passé mille vélos!"
Il nous dit que le truc était détraqué, qu'il ne savait pas pourquoi, que les groupes de cyclistes devaient probablement fausser les stats...Bref; comme il faisait un peu frais, nous le laissâmes à sa perplexité.
Cette affaire me tracasse. Pourquoi compter les vélos? Saura-t-on combien vont vers Toulouse ( chez Betty) et, dans l'autre sens, vers Bordeaux. Et si le nombre est différent, qu'en déduire? Et les piétons, on s'en fiche des piétons!
medium_chien_1.jpg Et les chiens! Hier, j'ai demandé à Pimprenelle: elle n'était même pas au courant. Pourtant, elle fait du vélo au bord du canal...
Je suis sûr que cette note en intéressera plus d'un. Ce sont des évènements de cette importance qui enrichissent notre vie.
Au-dessus, la tête de Ténor que nous rencontrons tous les matins ( le chien, bien-sûr)

01/11/2007

de tout et de rien..

Quand je ne saurai où classer mes notes qui, je l'avoue, parlent parfois de tout et surtout de rien, je les rangerai dans ma "chronique du canal" puisque, je l'ai déjà dit et répété, le canal latéral à la garonne ( qu'il ne faut pas confondre avec le canal du midi) a été creusé juste derrière notre jardin.
Après dissipation des brumes matinales fort épaisses ce matin dans la vaste plaine boétienne et que, je vais encore me répéter, l'autochtone qui a beaucoup d'humour, appelle "putain de brouillard", donc , après dissipation de celui-ci, le soleil brille, brille , brille, ce qui est de bon augure pour ce mois de novembre débutant...L'ex- chemin de hâlage devenu piste cyclable est le lieu de promenade de citadins bruyants ( les agenais) qui passent par familles entières envahir nos paisibles campagnes.
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Voici une de nos dernières roses du jardin. Tout en pleurs, la belle...La solitude peut-être. Je la cueille délicatement avec le numérique et ne la dérange pas davantage. Dans un moment, Pimprenelle vient nous faire une petite visite: elle pourra attester que je dis la vérité...pour une fois. Vous savez, voyons , Pimprenelle...la dame qui adore les chats et qui fut ma petite voisine, il y a une cinquantaine d'années. Elle est sympa, Pimprenelle. Elle vient écouter mon orchestre de jazz chaque fois que nous jouons dans le coin. Elle dit que ça lui plaît et elle sera à notre prochain concert du 10 novembre. D'ailleurs, si vous voulez venir, il reste encore quelques places.

16/10/2007

promenade quotidienne...

Que dire de l'actualité...J'ose à peine vous relater les propos indécents de Jean-Marc Sylvestre entendus sur France-Inter ce matin à propos de cette histoire de gros sous de l'UIMM: sûrement pas de quoi fouetter un chat ( d'ailleurs, Pimprenelle ne serait pas d'accord!)...bla bla bla. Et Madame Parisot...outrée, Madame Parisot! C'est une affaire de famille incroyaaaaaaaaaaaaaaaable!
Bref. Je fais confiance à Crabillou pour une analyse plus complète et toujours pertinente de l'actualité .
Le temps est propice à une promenade. Quel mois d'octobre dîtes-donc! Dommage qu'il y ait toute cette pollution médiatique.
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Pas loin de chez nous, une petite halte devant la fresque réalisée il y a quelques années par des élèves de l'école primaire conseillés par un peintre local. Ils ont imaginé une péniche. Rêvons...
Roro me dit que Betty habite dans cette direction, elle aussi au bord du même canal mais qui s'appelle "du midi" et non plus "latéral"; c'est un peu compliqué pour des nordistes ( les gens qui vivent au nord de Bordeaux) mais c'est ainsi. "Ces choses-là sont rudes, il faut pour les comprendre avoir fait ses études". Certains tribuns adorent vous accabler de citations: Hugo, Jaurès...rarement Francis Blanche; re-dommage.
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Voici le canal de Betty...A une ou deux gouttes près ça pourrait être le nôtre.
Roro a trouvé que le cadre me convenait, m'a fait asseoir sur le banc bleu ( à Boé, les bancs bleus sont réservés aux anciens) et a pris cette magnifique photo...Elle devait être en perte d'équilibre semble-t-il.
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Je suis revenu la pantalon collé aux fesses car la ferraille était très humide. Mais, que refuserais-je à Roro?