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04/12/2008

le puits... suite et FIN!

.Justine regarda dans la direction de Firmin qui fixait obstinément son verre de floc.
Pas bavard le voisin, pensa Magret.
- Voilà, commissaire. Mon mari était un peu dépressif depuis quelques jours. Avant hier soir, il est sorti dans la cour... Et il n’est plus rentré depuis.
- Depuis, vraiment? Vous confirmez: depuis?
- Oui, confirma Firmin qui parlait enfin. Depuis!
Magret nota quelque chose sur son carnet.
- J’ai demandé à Firmin de m’aider à le chercher tout autour de la ferme: rien! Disparu, mon pauvre mari...
- Bon. Puis-je vous demander de m’accompagner pour une visite de routine de votre ferme? Commençons par l’extérieur.
medium_montréal_vieux-puit.jpg
Ils sortirent donc dans la cour. Magret retroussa les jambes de son pantalon. Mes chaussures vont être dans un état, pensa-t-il!
-Vous avez un magnifique puits. De quelle époque est-il?
- Heu... Je ne sais pas. Il est vieux, ça c’est sûr.
Le commissaire était tout près de la margelle.
- Mais... Il y a quelqu’un là-dedans, s’exclama-t-il!
En effet, on entendait comme des gémissements.
- Allez chercher une corde, vite, pendant que j’enlève la grille.
Ainsi fut fait.
On lança la corde dans le puits.
- Attachez- vous, nous allons vous sortir de là... ça y est? Tirons!
Et ils tirèrent. Une tête apparut. Pas belle la tête avec la corde nouée autour du cou, croyez-moi!
- Moun Diou! Il s’est suicidé, gémit Justine.
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medium_commissaire_Magret.2.jpgLe commissaire Magret repartit à Auch. Il avait retrouvé le disparu. Cependant quelque chose le tracassait, le tracassait même tellement qu’il faillit encore une fois manquer le méchant virage à l’entrée d’Eauze, vous savez!
- Il va falloir que je change de voiture, pensa-t-il. Ces 4CV ne tiennent décidément pas la route.
Et voilà. Laissons réfléchir le commissaire: dans le fond, c’est son boulot.



-

03/12/2008

le puits... suite

medium_restaurant-sous-arches.2.jpgAprès avoir bu un café sous les arcades de la place à Montréal du Gers, Magret prit la direction de Pimpous, roula pendant 2/3 kms, tourna dans le chemin à l'entrée duquel on devinait l'inscription " A Mascagne" ce qui signifie que c'est un endroit où on bosse dur pour des clopinettes, s'arrêta dans la cour de la ferme, entreprit de descendre de sa 4cv, enfonça le mocassin tout neuf de son pied gauche dans la gadoue jusqu'à la chaussette, grommela  "hilh de puta "...Bref, je passe sur les détails.
Une femme arriva en s'essuyant les mains à son tablier. Elle était jeune et assez bien roulée, ma foi.
- Commissaire Magret, sans doute? Venez. Attention où vous mettez les pieds car il a plu toute la nuit. Je suis dans les canards jusqu’au cou.medium_gavage_des_oies.jpg
Elle avait en effet entrepris ce travail ingrat qu’on appelle le gavage lequel permet de se régaler de confits, foies gras... magrets, qu’on accompagne volontiers d’un vin gascon : Madiran, Buzet ... etc.
- Je vous présente Firmin, un voisin qui a bien voulu, étant donnée l'absence de mon mari, me donner un coup de main pour attraper les volailles.
Un costaud ce Firmin, constata le commissaire.
Ils entrèrent tous les trois dans la grande cuisine.
- Je vous sers un floc, demanda Justine? ( Je vous rappelle qu'elle s'appelait ainsi dans ma note précédente; je confirme)
- Un floc à un flic, ça s'impose, dit Magret qui, parfois, avait beaucoup d'humour. Donc... votre mari a disparu? Racontez-moi.
...........à demain si vous le voulez bien pour la fin de l'histoire. Je vais y réfléchir.


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Cliquer sur le petit triangle blanc, comme d'habitude.
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Je sais: sur l'image, la dame gave des oies. C'est parce que je n'avais pas de canards sous la main. De toute façon, le travail est le même et ce sont aussi des palmipèdes...
medium_Montréal_rue-vers-place.jpg
Montréal du Gers, ça existe, je n'invente rien. Même que c'est un bourg qui mérite d'être visité. On peut commencer par internet. Comment voulez-vous aller au Canada en 4CV! Allons, soyons sérieux!!!
Hilh c'est le fils; donc hilh de puta vous avez compris.
Si vous avez d'autres précisions à me demander, n'hésitez pas.

02/12/2008

le puits

medium_IMG_2248.JPG
Bien installé dans son fauteuil, le commissaire Magret fumait tranquillement sa pipe ( une habitude qu’il avait prise durant son séjour en Algérie, parmi les chasseurs à pieds), réchauffant dans le creux de sa main gauche le verre ballon contenant un vieil armagnac offert par un ami élusate ( habitant d’Eauze, capitale de l’Armagnac, voyons!) en écoutant, comme tous les vendredis soir, sur radio Toulouse une émission de jazz, sa musique préférée.



Vous cliquez sur le petit triangle blanc, vous attendez que ça vienne...

- Putain qu’il est bon, murmura-t-il, associant à son compliment le clarinettiste soliste et la divine liqueur!
La sonnerie stridente du téléphone interrompit brutalement ce grand moment de bien-être que le commissaire s’octroyait de temps en temps et dont il avait le plus grand besoin car toutes ces enquêtes particulièrement difficiles qu’on lui refourguait comme il disait sous prétexte qu’il était, et de loin, le plus fin limier de toute la Gascogne et même au- delà, ça le stressait un peu surtout tant qu’une affaire n’était pas totalement élucidée. C’était le cas de cet homme qui avait été repêché sous la passerelle Saint-Pierre à Auch, vous vous souvenez. Magret était certain qu’il avait été assassiné, une intuition, mais il n’avait aucune preuve. Il avait même parié avec la veuve. Son honneur était engagé! En terre gasconne, on ne plaisante pas avec ça...
A la troisième sonnerie, il se leva, fit tomber sur le tapis quelques brins de tabac qui s‘accrochaient à son pantalon, baissa la radio et décrocha.
- Allo, commissaire Magret...
- Bonjour monsieur, fit une voix de femme. Je m’appelle Justine V...... Je m’excuse ( pas d’instruction, pensa Magret) de vous déranger mais mon mari a disparu depuis deux jours...
- Complètement, demanda Magret?
- .... Comment cela, complètement???
- Oui; parfois on retrouve une tête par exemple. Celà m’est arrivé récemment. Donc, votre mari a disparu...
- Tout à fait, confirma la dame.
- Ce ne sera pas facile, je préfère vous le dire.
Il demanda l’adresse, la nota sur son carnet.
- Je serai chez vous dans deux bonnes heures, dit-il. Montréal, ce n’est pas la porte à côté...
medium_arcades-place-montreal.4.jpg
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Voilà une nouvelle enquête qui s’annonce très difficile. Je ne sais pas du tout comment le commissaire va procéder et le temps qu’il lui faudra pour la mener à son terme.

22/11/2008

fin d'enquête...


podcast

Quel talent ce Serge Réggiani! Et quelle interprétation de la chanson de Boris Vian !
Voilà; je ne pouvais trouver mieux pour clôturer superbement une semaine d'enquête difficile.
" J'avoue" ( pour rester dans l'ambiance) que je ne savais pas du tout, quand Roro a photographié il y a bien longtemps ( j'ignore à quel endroit), ma tête sur une souche, que celà m'occuperait pendant une semaine, le jour comme la nuit car, m'étant mis jusqu'au cou dans l'ambiance de mes notes comme doivent le faire les bons auteurs, je fis de nombreux cauchemars et me voilà, ce samedi complètement lessivé même que je me demande comment je vais pouvoir souffler ce soir dans mes clarinette et saxophones car, je ne l'ai pas dit, je donne un concert de jazz Nouvelle Orléans quelque part pas trop loin... (ouf! c'est un peu long, mais comment faire autrement).
Ce début de semaine donc, j'ignorais absolument, tout comme vous, comment cette affaire allait se terminer. Et tous les soirs, je me posais la question:
- Comment vais-je faire pour achever dignement cette putaing d'histoire!
Voilà; c'est fait. Grâce à vos encouragements ce dont je vous remercie.
Je répète: C'EST FINI! . Même si certains (es), dont je taierai les noms, attendent une suite. Un corps sans tête, pour changer? Comme... Mais chut!
J'ai tout de même eu le temps d'apprécier les déclarations de Monsieur Darcosy, sinistre de l'éducation encore nationale mais si ça continue pas pour longtemps, suite à la grève réussie des enseignants qui en ont ras le bol!
Voilà pour l'essentiel...

J'ai encore pris quelques photos ces jours derniers de notre canal
En voici une, pour faire joli.
medium_IMG_2205.JPG

21/11/2008

la tête... suite et...

... peut-être, fin? ( il me tarde!)
medium_dartagnan.jpg Le commissaire Magret se rendit le lendemain au domicile d'Hector. Celui-ci était reparti dès potron minet à la palombière car, ces jours-ci, les vols se succèdaient à un rythme jamais vu.
- Je suis dans les salmis jusqu'au cou, lui dit la femme d'Hector.
- Je voulais voir votre mari... vous a-t-il parlé de ... la tête?
- Très peu. D'ailleurs il n'a plus tout à fait la sienne, figurez-vous! Toutes ces palombes, ça le rend fou. Tenez; l'autre jour, au lieu de prendre son fusil, il est parti avec une rapière qu'il avait achetée à une brocante, une soi-disant rapière ayant appartenu à d'Artagnan. Tu parles! Elle était accochée là, au-dessus de la cheminée.
"Bon dieu...mais c'est bien sûr", pensa Magret se prenant tout à coup pour le commissaire Bourrel.
Il prit congé et, cap sur la palombière. Cette fois il mit moins de temps que la veille et faillit même aller dans les décors en négociant un peu serré le méchant virage à l'entrée d'Eauze, vous voyez?
Arrivé à proximité de la cabane, il siffla comme on doit le faire pour signaler sa présence et ne pas se faire cribler de plombs. Sans attendre qu'on l'y autorise, il entra.
- Hector! vous êtes en état d'arrestation!
Si vous aviez vu sa tête à Hector! Décomposée!
- Comment avez-vous deviné, commissaire?
- Peu importe; dîtes -moi tout!
Et Hector raconta.
medium_180px-Dartagnan-Maastricht.jpg
Fernand, il ne le connaîssait pas. C'était un emmerdeur qui, depuis quelques jours venait cueillir des champignons autour de la palombière, chantait à tue-tête de profondis, les filles de La Rochelle, la route de Chatillon... , se prenait les pieds dans les filets, rouspétait... bref, faisait un tel boucan que les palombes allaient se poser ailleurs. Hector ne le supportait plus.
Un matin, les deux autres paloumayres étaient allés rendre visite à leur toubib pour faire prolonger leur arrêt de travail maladie. Hector avait porté sa rapière. Quand Fernand arriva, Hector l'attendait l'arme à la main. L'autre se moqua de lui et le traita de ferrailleur. Hector leva la tête et s'exclama, comme s'il avait vu un vol de palombes:
- Putaing...putaing...eh bé ...!
Fernand leva la tête à son tour...et VLAM!
Hector avait caché le corps dans un fossé, pas loin et la rapière dans un fourré. Pour la tête, il n'avait pas eu le temps car ses deux collègues étaient revenus...
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Le commissaire Magret allait passer les menottes au criminel quand un phénoménal vol de palombes se posa sur les branches des chênes, juste au-dessus de la palombière.
- Laissez-moi tirer une dernière fois, supplia Hector. Alleeeeez...s'il vous plait!
- Bon; vas-y petit! Et ne te trompe pas de côté, putaing!
Un bien brave homme ce commissaire tout de même. Et tellement perspicace!

20/11/2008

la tête...suite

Le commissaire Magret stoppa net: le chasseur de palombes est prêt à tout pour préserver son territoire et un coup de fusil en direction des intrus histoire de leur "dégourdir les jambes" n'est jamais exclu. Magret le savait.
- Je suis le commissaire Magret. Je viens pour la tête.
Il perçut des chuchotements, s'approcha, trébucha dans des fils tendus parmi les fougères, s'étala...
medium_palombes1.jpg
Un homme vint le relever:
- Entrez, monsieur le commissaire.
Celà va retarder l'enquête mais je dois expliquer aux ignorants qui se sont égarés dans ce blog ce qu'est un palombière. Je comprends l'impatience des autres et leur demande de bien vouloir m'excuser.
Une palombière est une sorte de cabane plus ou moins grande qu'on trouve dans nos bois et dans laquelle, essentiellement, on mange, on boit, on se raconte des histoires de "culs" ( c'est comme celà qu'on les appelle, je n'invente rien), on fait la sieste... Il n'y est pas interdit de rouler une cigarette, bourrer une pipe. De temps en temps, on tire sur un vol de palombes qui a eu la malheureuse idée de se poser sur les arbres autour.
L'intérieur est fort bien aménagé et confortable: l'électricité permet l'installation du frigo ( des glaçons pour le ricard, c'est mieux), d'un poste de télé, mais oui...
medium_palombes2.jpg
Et l'enquête...où en est-elle l'enquête?
- Avez-vous vu la tête, demanda Magret?
- Oui, dit le plus rouge des trois ( car ils étaient trois). C'est même Hector qui a averti la gendarmerie de Barbotan; n'est-ce pas Hector?
- Oui, confirma Hector, un jeune costaud.
- Et le corps, Hector, vous n'avez pas une idée de l'endroit où...
- Non, trancha Hector. Si je savais...
Le commissaire prit son carnet, nota quelques détails importants, releva l'identité des trois chasseurs, leur adresse...
- Je dois rentrer à Auch pour une autre affaire non élucidée. Je reprendrai contact avec vous ces prochains jours. Adichats*...
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Il rejoignit sa 4CV en chantonnant "en sortant de l'école" de Prévert, mit la radio pour avoir des infos sur le déroulement d'une grève des enseignants, grève qu'il approuvait car il aimait l'école publique...
- Des ministres sans tête, ça existe aussi... pensa-t-il.
*Familièrement: adieu

podcast

19/11/2008

la tête ... suite


podcast

..."au bois de mon coeur" enregistré au cours d'une répétition.

La suite d'hier:
La tête ayant été identifiée, on pouvait considérer sans trop s'avancer que l'enquête irait à grand pas.
- Etait-il croyant, demanda le commissaire à la veuve?
- Non, hélas, dit-elle en sanglotant. Mais je prévois des obsèques religieuses afin qu'il ait toutes ses chances. Mais...pourquoi cette question?
- Ses yeux étaient levés vers le ciel, comme ça, dit le commissaire en imitant le mort.
- Mon Dieu, dit la dame effrayée!
medium_Numériser0001.28.jpg
- Je ne vous le fais pas dire, et il nota quelque chose d'important sur son carnet.
Il fallait, maintenant, retrouver le corps.
- Il n'a sûrement pas été très loin, pensa le commissaire.

Il quitta Auch à bord de sa 4CV et prit la direction de Gabarret. Disons, pour être précis qu'à bisto de nas il y avait environ une quarantaine ou plus de kilomètres à faire. Il introduisit dans le lecteur une cassette du quartet " Plein jazz" sur laquelle était enregistré " au bois de mon coeur", son morceau préféré et, bien que la vitesse ne fût pas limitée à cette époque, il arriva à l'entrée du bois deux heures plus tard.
Il se gara et emprunta le sentier qui devait le conduire vers la souche sur laquelle on avait découvert la tête de Ferdinand, tête qu'on avait pris la précaution de mettre dans une boîte déposée au frais à Auch afin que les oiseaux et autres bestioles ne jouent pas avec.
Chemin faisant, il se mit à fredonner, sur l'air de "nous n'irons plus au bois":
trouver un corps sans tête
coyez-moi c'est pas chouette...
mais une têt' sans corps
alors ça c'est plus fort!

Puis de plus en plus fort:
Trouver...etc
TA GUEULE... PUTAING*!
Il n'avait pas vu qu'il se trouvait tout près de la palombière!
medium_les_palombes.jpg

*Il est fréquent, chez nous, d'entendre un "g" à la fin de ce mot; c'est comme ça.
Les dessins sont de Duverdier.

18/11/2008

la tête


Découvrez Henrick Garell!

Il faut cliquer sur le petit triangle blanc et attendre un tout petit peu...

Avertissement: je conseille aux lecteurs et lectrices trop sensibles de ne pas lire cette note et dégage toute responsabilité quant aux cauchemars qu'elle pourrait entraîner...

Voici la "une" du journal la dépêche du midi, un jour de novembre gris des années 60...
medium_la_tête.jpg
LA TETE DU BOIS DE GABARRET...ACCIDENT? MEURTRE? SUICIDE? L'ENQUETE PIETINE
En effet, un chercheur de champignons était, deux ou trois jours avant, tombé quasiment nez à nez avec cette tête, posée sur une haute et large souche. IL crut à une plaisanterie, imaginant que le reste du corps était caché derrière. Il contourna prudemment: RIEN!
PUTAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN! cria-t-il, courant à toutes jambes à travers les fougères, épouvantant le vol de palombes qui allait se poser à proximité ce qui entraîna les vociférations des chasseurs qui les attendaient de pieds fermes dans la palombière d'à côté.
TA GUEUUUUUUUUUUUUUUUUULE CO................................................!
Bref; passons sur les détails.
medium_commissaire_Magret.jpgL'enquête fut évidemment confiée au commissaire Magret dont je vous ai un peu parlé dans une précédente note ( il n'a pas encore résolu l'énigme de la semaine dernière; il cherche). Si cet homme n'avait pas la prestance de son ancêtre Antoine Mégret D'Etigny bien qu'il portât fièrement le béret, il était comme lui d'une intelligence exceptionnelle et d'une perspicacité qui faisait l'admiration de ses supérieurs. C'était un malin gascon ( excusez le pléonasme)... Mais, revenons à l'essentiel.
La tête appartenait à un chercheur de champignons car on trouva, à côté de la souche un panier plein de trompettes de la mort.
Voilà qui était prémonitoire, pensa le commissaire.
Un indice, peut-être, qu'il nota sur son carnet.
La photo qui parut dans la presse permit une identification assez rapide du décapité. Une dame en état de presbytie avancée et mal corrigée, crut reconnaître son mari lequel avait quitté le domicile conjugal depuis de nombreuses années. Mais ce n'était pas lui.
Celle qui vint dans le bureau du commissaire le lendemain était plus crédible: elle fit une description très précise du visage de Ferdinand son époux qui en effet était parti cueillir des champignons trois jours avant et, bien sûr, n'était pas revenu à la maison...
L'enquête avançait.
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Je m'arrête là pour aujourd'hui car je dois, vous le comprenez, me reposer un peu.

16/11/2008

le noyé assassiné...


Découvrez Fausto Papetti!

Il faut cliquer sur la flèche.

medium_auch.jpgCe dimanche matin, à l'heure où sonnaient à toute volée les cloches de la Cathédrale Sainte-Marie au risque de détériorer plus encore l'escalier monumental et de faire culbuter la statue de d'Artagnan, le commissaire Magret gara sa 4 CV sur un parking en bordure du Gers. En réalité il appartenait à la famille Mégret d'Etigny bien connue en terre gasconne. Mais "commissaire Mégret", il trouvait que ça faisait prétentieux et la consonnance plus locale de "magret" lui plaisait bien.
Donc, le commissaire Magret ouvrit précautionneusement sa portière à cause du vent assez violent qui arrivait de face.
- Ce n'est pas le moment de me l'échapper comme l'autre jour, pensa-t-il.
Car la réparation lui avait coûté assez cher! Et il n'était assuré qu'au tiers. En plus un vélo arrivait derrière et le vieux cycliste s'était retrouvé à l'hosto! Celà lui avait causé des soucis.
medium_patrimoine-escalier-dartagnan.2.jpg
Le commissaire descendit avec difficulté car il n'était plus très jeune. Il aurait pu faire valoir ses droits à la retraite depuis déjà 4 ou 5 ans mais il avait peur de s'emmerder et il espérait "travailler" jusqu'à l'âge maximum, c'est à dire 70 ans. De toute façon le coin était calme: le gascon, s'il est soupe au lait et fier, ne se laisse pas entraîner dans la délinquance sauf s'il est obligé. C'est surtout l'été qu'on peut craindre des actes de malveillance, quand les gens du nord ( au-dessus de Bordeaux) viennent en masse danser la country à Mirande et écouter du jazz à Marciac. Ils ne supportent pas le pousse-rapière.
- Putain de rivière, grommela le commissaire.
On avait en effet retrouvé, au petit matin, dans l'eau boueuse ( il pleuvait des cordes depuis quelques jours) , échoué sous la passerelle Saint Pierre, le cadavre d'un homme qu'on avait identifié.
Le commissaire se dirigea vers la rue de la Vieille Pousterle. Pas de chance, le N° 99 où il devait se rendre était tout en haut! ( une pousterle est, à Auch, une rue très pentue et très étroite).
medium_patrimoine-pousterle.gif
- J'aurais mieux fait de me garer sur la place de la cathédrale, re-grommela-t-il.
Il entreprit péniblement l'ascension, arriva tout essoufflé devant le N°99. Il attendit un peu afin de reprendre son souffle, sonna. Une dame au peignoir rose ouvrit:
- Mon dieu, dit-elle; qu'est-ce donc? ( hum, hum...pensa le commissaire)
- On a assassiné votre mari!
- Robert?...mais ce n'est pas possible!
- Qu'est-ce que vous pariez!


Voilà, je n'en dis pas plus. L'enquête est en cours et vous comprenez que je dois préserver le secret de l'instruction. Attendons...

 
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