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13/11/2011

chat va pas , non?

chat tigre +.jpgDieu a fait le chat pour donner à l’homme la possibilité de caresser le tigre… c’est ce qu’écrivit Alexandre Vialatte dans une de ses chroniques.

Qu’a voulu dire le grand Alexandre. J’hésite. En tout cas, caresser un tigre ne me tente pas.

L’homme, photographié dans mon journal du dimanche, faisant tournoyer un chat en le tenant par la queue, se venge-t-il d’un tigre qui aurait dévoré quelqu’un de sa famille au cours d'un voyage quelque part en Inde?

Ou bien, tout simplement, n’aurait-il pas surpris ce chat, animal parfois cruel, j’ose le dire car aujourd’hui est le jour de la gentillesse et j’espère que les commentaires, s’il y en a, demeureront courtois, donc, n’aurait-il pas surpris ce chat jouant avec la pauvre petite souris, spectacle insoutenable quand on a un minimum de sensibilité, avant de la laisser, agonisante, sur le paillasson. Même pas faim! Même pas propre!

IMG_2116.JPGVoilà…! Je savais que vous le diriez! L’Homme aussi est capable de cruauté! N’a-t-il pas torturé ici et là! D’accord, d’accord, Madame. Mais l’Homme ne torture qu’à bon escient, quand il est obligé…Pas pour jouer.

On recherche, paraît-il, celui de la photo du journal. S’il vous plaît messieurs-dames, basta, fichez-lui la paix… la justice a d’autres chats à fouetter vous savez!

Je sais le risque que je prends en publiant cette note. Le caricaturiste, l’humoriste vivent une époque dangereuse! Jean de la Fontaine a eu de la chance. Ses Rodilardus et autre Raminagrobis sont, ose-t-il le dire en effet, des personnages hypocrites, sournois, cruels …Va-t-on interdire ses contes? Tout est possible…

 

20:27 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (5)

21/10/2011

des nouvelles de Robert...

balance.JPGJ’ai reçu des nouvelles de mon ami le juge Robert Val, un homme dont j’ai parfois vanté les mérites dans mes notes, un homme d’une intégrité, si vous saviez, un homme atterré par toutes ces affaires qui ont encombré pendant des mois et ça n‘est pas fini, que dis-je, qui ont pollué le monde médiatique, dévalué plus encore, mais était-ce possible, les milieux politiques, un homme consterné par leur dénouement ( je parle des affaires), leur conclusion hasardeuse, incertaine, un homme, lui aussi indigné comme d’autres, de plus en plus nombreux, de plus en plus indignés… bref, un homme. Robert, donc, vient de prendre une retraite méritée: être juge, aujourd’hui, c’est compliqué m’a-t-il dit.

Il s’est replié dans son village natal, Pimpous, rejoignant ainsi le commissaire Magret , mon autre ami d’enfance, qui s’y repose depuis quelques mois… comme vous le savez.

Aujourd’hui, il est devenu médiateur dans son canton. C’est une charge moins glorieuse, certes, moins lucrative aussi, mais il a le sentiment d’être plus utile à son prochain dans la mesure où il parvient, assez souvent, à une réconciliation des deux parties. L’expérience.

Quoique…

Récemment, il recevait Joseph, un petit éleveur de vaches gasconnes et Monsieur Contrès, le directeur de l’agence locale de la banque… Je vous raconte en deux mots…

Joseph avait sollicité un prêt pour acheter du fourrage à cause de la sècheresse qui sévit depuis quelques mois et affame nos pauvres bestiaux. Monsieur Contrès avait refusé prétextant que, étant donné la conjoncture et patati et patata, vous connaissez le refrain, il ne pouvait donner une suite à cette demande. Joseph se mit en colère, traita le banquier d’avare, d’homme sans cœur, malfaisant, indigne individu, mauvais français, sarkosiste*… Le ton monta. Le poing du directeur, un homme acerbe, atteignit le nez de Joseph et l’hémoglobine coula abondamment sur la moquette bleue. Et voilà pourquoi Joseph, très en colère, mettez vous à sa place ( pas de prêt et le nez en capilotade), demanda réparation auprès du conciliateur.

Il fût bien embarrassé, Robert, car il fréquente Monsieur Contrès avec qui il joue au bridge une fois pas semaine.

- Aimez-vous la croustade à l’armagnac, demanda-t-il au plaignant.

- Oui, répondit Joseph, un peu étonné tout de même!!

- Monsieur Contrès, la pâtisserie est certainement ouverte. Allez donc acheter une belle croustade et offrez-là à Joseph en guise de réconciliation, dit Robert d’un ton faussement sévère.

Joseph se leva promptement, son poing écrasa le nez de Robert et il sortit très digne en disant:

- La croustade est désormais pour vous, Monsieur Val!

* j'ai préféré le "i" au "Y" pour éviter les  malentendus... les médias vivent eux aussi une époque dangereuse.

15:49 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (8)

10/10/2011

pourquoi

Oui... pourquoi? C’est la question que je me pose de nouveau aujourdhui. Je dis « de nouveau » car ce n'est pas la première fois, vous vous en doutez. Bon; j’écris « vous vous en doutez » parce que, vous-même, vous vous la posez peut-être certainement, parfois, la question. Et, tout comme moi, vous complétez par « est-ce vraiment indispensable? ». Au point où nous en sommes ( je dis nous car je vous associe désormais à ma préoccupation, d'une façon sans doute cavalière, pardonnez moi), ne pouvons-nous pas légitimement nous demander, si ça n‘est pas indispensable: « est-ce au moins utile ? ». Car si nous imaginons que ça n’est pas utile quelque part ( je n‘aime pas du tout cette locution utilisée souvent abusivement de nos jours), alors...pourquoi?

bouteille_a_la_mer.jpg

A tout hasard, j’ai posé la question sur une feuille blanche que j’ai roulée et introduite dans une bouteille de Madiran achevée la veille et, la flotte alimentant de nouveau notre canal, l’ai balancée, plouf, à proximité de ma borne 103. Le lecteur éventuel sera certainement perplexe, lui aussi.

Je ne sais pas si je vais continuer à jeter mes bouteilles vides dans le canal. Une par semaine ça n'est pas beaucoup, certes. Cependant c'est interdit, même si on a de bonnes raisons de le faire.

A cette heure précise, le soleil aidant peut être, je me dis, tout comme Prévert " et pourquoi pas" ... et j'enregistre. Vogue la galère...

14:52 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (9)

04/10/2011

nocturne

Une nuit sans lune, nouvelle nuit de cauchemar, de dragons et autres calamités liées à cette putaing d’actualité -vous voyez ce que je veux dire, je ne vous fais pas un dessin-…je me levai sans bruit, traversai le jardin, celui qui se trouve derrière la maison et jetai ma bouteille dans le canal, bouteille prête pour cette expédition maritime depuis longtemps déjà. Comme l’appel de détresse du naufragé, un au secours à l‘anciennePlouf!

Je m’assis, épuisé, sur la borne 103, fredonnai un moment la nocturne n°1 en si bémol mineur de Chopin et attendis, le moral en berne, que le jour se levât … ce qu’il fit de mauvais gré quelques heures plus tard après dissipation des brumes matinales récurrentes dans notre vallée.

une bouteille.jpgJe n’avais pas remarqué jusque là que le canal était presque à sec pour cause de nettoyage annuel: je constatai, transi, dépité, qu’il ne restait ici et là que des flaques boueuses où s’étaient rassemblés quelques colverts cancanant bruyamment et fouillant hardiment la vase verdâtre en quête de vermines dont ils sont friands. Triste spectacle. Même pas un filet d’eau! Bref, un geste désespéré pour rien!

De toute façon, la feuille glissée dans la bouteille était vierge. Je ne vais tout de même pas déballer mes états d’âme à n’importe qui! Même anonymement.

N’empêche que je l’ai échappé belle! Il s’en fallut d'un rien, un instinct de survie sans doute, que je me jetasse à la flotte à la place de la bouteille! De quel état pitoyable ai-je échappé! Dorénavant, si cette funeste envie me reprend, je me méfierai et me renseignerai...

18:08 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (10)

20/05/2011

à la carte...

elle est où....jpgJ’avais lu dans une très sérieuse revue scientifique qu’une carte à puces dite « conjugale » avait été mise au point aux Etats-Unis. Elle est incrustée derrière l’oreille ( une intervention chirurgicale bénigne est nécessaire) de l’épouse ou autre concubine ou amie… Impossible donc de l’enlever sauf nouvelle intervention bien entendu. Seul, le mari ou autre… connaît le code d’accès qu’il compose sur une télécommande quand il veut honorer la dame afin que la chose se déroule dans les meilleures conditions. Sinon, le passage à l’acte déclenche toute une série de manifestations dites physiologiques :quintes de toux, odeurs désagréables, électricité statique, fou rire, sanglots, pleurs… Impossible dans ces conditions de poursuivre les ébats à peine ébauchés quel que soit le degré d’excitation !

Si le code est oublié ? Que faire ? Je ne sais pas.

J’avais déjà diffusé cette information en son temps au cas où…

Du nouveau : on étudie actuellement la mise au point d’une carte pour homme car , évolution plus ou moins favorable des mentalités, le péché d’adultère ne serait plus, paraît-il, l’exclusivité de la gent féminine.

Mais l’équipe ( masculine) qui a en charge cette étude rencontrerait des difficultés au niveau de la conception car le fonctionnement de l’homme est, nous dit-on, beaucoup plus complexe. Restons raisonnablement patients…

15:00 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (8)

11/05/2011

un fléau

Les hommes trop beaux sont le fléau des femmes

C’est ce qu’affirme Gilles Leroy que je lis actuellement ( son roman, Zola Jackson, est, croyez-moi, fort intéressant). Pour ce qui est de la citation, je ne suis pas convaincu. Aurais-je donc, sans le savoir, sans même le soupçonner, provoqué quelques désastres ici et là. J’essaie de me souvenir… j’aimerais me souvenir. Il faudrait que j’entreprenne des recherches pour en avoir le cœur net, pour me rassurer. Mais comment m’y prendre pour conserver à cette démarche un caractère secret, confidentiel. Et… imaginez que j’apprenne que Marylin s’est suicidée à cause de moi! Ce n’est qu’un exemple. Mais, vous savez, j’ai eu des doutes. Mieux vaut rester dans cette incertitude car j’aurais de terribles regrets…

Oui, mais, comment, dans ces conditions, poursuivre l’écriture de mon autobiographie? Si cette citation s’avérait fondée, il manquerait beaucoup à mon récit, peut-être même l’essentiel. On vit sa vie, on fait ci, on fait ça, on rencontre, on s’éloigne… sans se soucier des dégâts collatéraux ( formule d’actualité) que l’on a causés sur son passage. Vous me direz: si nous devions nous préoccuper de la vie, de la survie, des gens que nous avons fréquentés! D’accord… mais, tout de même!

Finalement je crois que je vais abandonner l’idée de l’autobiographie et m’essayer à un polar. C’est peut-être plus facile pour moi car, à défaut de mémoire, j’ai encore un peu d'imagination …

Le roman de Gilles Leroy a pour cadre La Nouvelle Orléans en août 2005. Rappelez-vous: l'ouragan Katrinia...Nous avions visité cette ville peu de temps avant. Nous n'y reviendrons pas! Qu'est devenu le jeune trompettiste de ma diapo?

louis IMG_0006.JPG

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06/05/2011

des honneurs...

  Je m’aime et ça ne fait pas de jaloux, avait, je crois, écrit Boris Vian.

Je reprendrais volontiers cette citation à mon compte. On peut s’aimer tel qu’on est, modestement certes, mais, s’aimer, ça aide. Ce n’est pas une raison pour revendiquer des médailles, des diplômes… non, ça n’est pas mon genre. La légion d’honneur par exemple ne me fait ni chaud, ni froid. On voudrait me l’attribuer que je la refuserais même si on l’a décernée à Yvette récemment, à cause de son accordéon. Ne suis-je pas aussi méritant en soufflant depuis des années et des années dans une clarinette?  Non, ne croyez pas que je suis jaloux… pas du tout, pas du tout. D’autres ont été distingués qui ne savaient même pas jouer du pipeau. Alors… pourquoi pas Yvette.

180px-PeteFountainStatue.jpgPar contre, une statue, cela me tenterait. Non pas pour mes exploits guerriers. Je ne suis pas général. A peine caporal, même plus de réserve. Et je n’ai jamais tué, ni torturé… Une statue, oui, j’aimerais. Justement, on vient d’achever un rond point pas loin de chez moi. C’est un endroit très fréquenté qui me conviendrait. Je m’y verrais volontiers, dans une pose avantageuse, comme le fameux Pete Fountain que j’ai photographié dans un parc de la Nouvelle Orléans. Et, de statue de personnalité  célèbre de notre commune, à ma connaissance, il n’y en a point d’érigée dans notre vaste plaine. Je serais donc le premier… hourra!!!

Le post-mortem m’intéresse peu. J’aimerais tourner autour de moi de mon vivant en allant porter Antoine à l’école par exemple. Je ne sais pas quelles sont les démarches: dois-je adresser une lettre à monsieur le Maire?

Merci de me conseiller.

18:05 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (6)

04/03/2011

dépression...

expo 24+.jpgIl me l’avait prédit mon copain toubib quand, lors de sa dernière visite, il y  a quelques mois déjà, visite inopinée d’ailleurs à l’heure du repas, en me tendant la bouteille de Saint-Emilion grand cru et s’invitant ainsi, par ce geste généreux à partager mon repas frugal ( sardines à l'huile Pay Pay) de presque vieillard:

- Tu as très mauvaise mine, tu sais. Tu n’as pas l’air dans ton assiette. Tu me ferais un début de déprime que je ne serais pas étonné. A ton âge, méfiance: cela peut être les premiers signes de sénilité! Tu devrais consulter un psy.

Je mis ses propos peu encourageants sur le compte de la découverte brutale qu’il faisait de mon visage barbu lequel, d’un seul coup d’un seul, m’avait vieilli d’une bonne dizaine d’années. Il faut dire qu’il y a quelques mois, rasé de frais presque chaque matin, je ne faisais pas mon âge… Voilà ce que se plaisaient à me répéter mes enfants, mes amis, pour me flatter sans doute imaginais-je. J’en ai eu marre. J’ai voulu ressembler à qui j’étais vraiment. Bravo, c'est gagné!

Mais, hélas, il avait raison le toubib: depuis quelques semaines je ressens comme une lassitude chronique. Plus d’envies, plus de projets, plus d'ambition, un soupçon d'espoir de survie tout de même… Tu fais une de ces têtes, me dit Roro à tout bout de champ ( ça m‘agace, vous savez) ! J’ai donc consulté un psy.

kazoo +.jpg- Les voyages, voilà qui vous changerait les idées.

- Un seul endroit me tenterait: les temples égyptiens! Mais…

- Oui, en effet…

Il me suggéra ceci, cela et bien d'autres choses encore…

- Bof, disais-je chaque fois, désabusé.

- Et si vous vous rendiez à l’exposition de jazz de Boé! Vous y rencontreriez un homme dynamique malgré son âge avancé, une sorte de clown qui amuse beaucoup les enfants des écoles paraît-il. Il imite les minstrels ( sans se teindre le visage en noir tout de même): il joue du kazoo en s’accompagnant d’un banjo. Cela vous distrairait peut-être?

- L'exposition est terminée, savez-vous...  et j'étais ce clown-là,  dis-je, tristement. 

….……………………………………………..........................................

Toute ressemblance avec une autre histoire que j'aurais déjà racontée ne serait que coïncidence.     

                 

 

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13/01/2011

lumbago

IMG_0004.JPGTout à l’heure, j’ai voulu soulever une grosse bûche et, aïe aïe aïe, mon mal au dos s’est réveillé. Roro a raillé: les hommes , vous vous plaignez pour un oui pour un non, et patati et patata... Si tu ne faisais pas le malin en te balançant comme un jeune homme  aux branches du noyer quand tu vois poindre Pimprenelle sur son vélo!... écétéra... Elle a du culot! Qui profite du feu de la cheminée? Pas elle peut-être! Mais, laissons là les histoires de famille, les petites mesquineries…

J’ai lu que le mot lumbago avait des origines incertaines. On a même cru pendant longtemps qu’il venait du Tchad et de l’ancienne Haute Volta où vivait l‘ethnie des Lumbagos: les femmes lumbagos portaient en effet de très lourdes charges et même, parfois, leur époux! Evidemment cela leur procurait, imagine-t-on, de sérieux mal au dos. Mais rien n’est prouvé; si ça se trouve, ce sont les femmes elles-mêmes qui ont fait courir ce bruit. Et depuis, qui porte les grosses bûches?

Aujourd’hui, les origines de ce mot laissent l’omnipraticien perplexe, voire indifférent. D’ailleurs, à part quelques ignares de mon acabit, on ne l’utiliserait presque plus. C’est ce que Roro m’a dit: il existe paraît-il des dénominations plus précises, plus scientifiques… Finie, hélas, l’époque coloniale!

archive-algerie-kabylie-femmes2.jpg

 

 

17:43 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (8)

29/12/2010

noyade...

Ce matin, je me trouvais à proximité de la halte nautique quand j'entendis crier:
-
Au secours, au secours ...!
- Tiens
, me dis-je, quelqu'un serait-il en difficulté?
-
Au secours, au secours...!
- Pas de doute, allons-y et vite!

numérisation0005.jpgAvec ce "putaing de brouillard" ( c'est ainsi que parle le boétien) on ne voyait pas à deux noeuds. Finalement, je découvris un vélo TT couché sur le bord de la piste, à côté de la borne 101 et un homme qui gesticulait, de l'autre côté, dans le canal.
- Au secours, au seclllllours, au sec...( ce n'est pas facile à écrire )
Je m'approchai et reconnus le directeur de l’agence bancaire du coin qui a l’obligeance de tenir notre compte joint.
- Que faîtes -vous là, cher monsieur, lui dis-je aimablement?
- Au sec...glou...gle... et, hop, sous l’eau.
Je pensai:
- Il va se noyer, il faut que j'intervienne.

Il réapparut. Je me penchai avec difficulté: j'ai mal au dos, figurez-vous, à force de rentrer du bois pour alimenter notre cheminée! Je ne me plains pas car c'est pour le bien-être de Roro. Bref... 
- Donnez-moi la main, suggérai-je!
Pas de réaction, si ce n'est:
- gleglegle....gl... et, de nouveau, hop, sous l’eau.

- Il n'en fait qu'à sa tête
, me dis-je .
Je répétai, un peu agacé:
- Donnez-moi la main, p...... de  b..... de m....!
Il me fit un signe négatif avec la tête lorsque celle-ci remonta une nouvelle fois à la surface.
J'essayai:
- Bon...Prêtez-moi la main...!
Et il me la tendit cette fois.

 Donner, prêter… ça n’a pas le même sens.

PS: cette note a déjà été publiée autrefois. Je me suis contenté de changer et ajouter quelques mots ici ou là.

16:48 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (16)

28/12/2010

blues


podcast

100_3560.JPGCe matin, comme chaque matin, je le rencontrai entre les bornes 103 et 102. C'est un vieil homme espiègle, intelligent ( il a été conseiller municipal de Boé, vous savez!) et de gauche... Que des qualités! J'aime discuter un moment avec lui. Ce matin, il paraîssait soucieux. J'engageai tout de même la conversation:

- Demain, 2011... Encore quelques séances de marche au bord du canal et sur les boulevards et nous arriverons en 2012... 2012, ça ne vous tente pas?

- Si, mais 2011 est l’année de mes quatre-vingt-quatre ans...

- Et alors?

- Mon grand-père est mort à cet âge-là et mon père aussi!

Je mis une main sur son épaule et :

- Vous savez... Ça n’est pas héréditaire. Sinon, il y a longtemps que je serais mort!

Je ne crois pas l’avoir rassuré. Mais demain sera un autre petit matin, plein de promesses.

17:55 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (4)

06/12/2010

celà n'engage à rien...

257699_15043539_460x306.jpg

bornekm102.JPGL'ami Serge et moi marchons souvent ensemble au bord du canal. Nous en profitons pour revisiter l'actualité car celle-ci est très riche ( si on peut dire!) et en une heure nous avons beaucoup de mal à épuiser le sujet. Après le "sommet" de Cancon, nous abordâmes, comme chaque matin, nos petits soucis de santé, ceux de nos proches, amis, voisins, parents ...et à hauteur de la borne 102, celle qui est complètement dégradée, il me ditSi tu meurs, fais-le moi savoir. Je n'aimerais pas l'apprendre par un autre.J'appréciai cette délicatesse et lui répondis que oui, bien sûr.  C'est plus tard, dans la matinée avancée que je réalisai que celà serait impossible. Cependant, comme c'est un ami, je me garderai bien de le contrarier. De toute façon, celà n'engage à rien...

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22/09/2010

retrouvailles

Récemment, de bon matin, pas très loin de la borne 101...IMG_2873.JPG

Je marchais d'un bon pas, ce matin, au bord du canal quand, arrivé à la borne 101, à hauteur du château Saint Marcel, je croisai un cycliste qui freina quelques mètres derrière moi, rebroussa chemin et m'interpella:
- C'est toi?
A tout hasard je répondis "oui " et attendis la suite:
- Mais que fais-tu ici? Si je m'attendais à te voir!
Je m'étais arrêté de mauvaise grâce car je devais porter comme chaque jour de classe Antoine à l’école et mon parcours était chronométré...
- Comme tu as changé! Tes cheveux n'étaient pas bouclés et tu les portais moins longs...
Je supposai qu'il m'avait connu à l'armée, peut-être dans les Aurés. Comme il portait des lunettes et un casque, il m'était difficile de le reconnaître surtout après une si longue période... Je voulus le questionner mais il ne m'en laissa pas le temps.

-  Et tu ne portais pas la barbe !

C’est vrai : la moustache, oui, mais pas longtemps…
- Il me semble que tu étais plus grand. C'est vrai qu'avec l'âge... Mais tu es resté svelte...
C'est exact aussi: j’ai un peu maigri à cause des tomates qui ont constitué cet été, avec le fromage blanc allégé, l’essentiel de mon alimentation, mais pas trop quand même.
- Tu avais une cicatrice sur le front. Tu te rappelles quand tu étais tombé du cerisier?
Je m'apprêtais à lui rétorquer que jamais... Il avait déjà fait demi-tour. Il me lança:
-
Heureux de t'avoir revu, Jacques. Mais j'ai bien failli ne pas te reconnaître!
- Mais, je ne m'appelle pas Jacques!
- Ah, ça alors... Tu as aussi changé de nom?

Et il repartit vers sa destinée...
Je ne sais pas si je le reverrai. J'aimerais bien faire sa connaissance car il pourrait me raconter plein de choses que j'ai sans doute oubliées.

18:19 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (16)

15/09/2010

apprends-lui à pêcher...

IMG_2953.JPG

Au lieu de donner du poisson à un homme affamé, apprends-lui plutôt à pêcher

 

Dans notre monde dit civilisé, on connaît et on aime dire et répéter cette phrase célèbre. C’est un précepte, une règle… et on doit obéir aux règles. C’est-ce que je fais…parfois.

Hier par exemple, je pêchais dans notre canal poissonneux, à proximité d’un banc spécialement conçu pour les chemineaux à cause de sa forme (convexe vers le haut) qui ne permet pas qu’on s’allonge dessus pour se reposer après une longue et harassante marche et y séjourner trop longtemps, banc sur lequel un pauvre diable avait posé humblement son misérable fessier. Vers les onze heures, j’eus un petit creux et sortis de ma musette un sandwich jambon-beurre que je mangeai avec grand appétit. Puis je m’en fus couper un beau bambou bien droit, suffisamment sec, pas trop raide, pas trop mou mais flexible quand même, attachai du fil juste la longueur nécessaire ni plus ni moins à sa plus fine extrémité ( important pour l‘équilibre de la ligne), montrai avec des gestes lents et précis comment fixer un hameçon, enfiler un petit ver sans l’estropier… Au bout d’une heure, je sentis qu’il était ailleurs, qu’il n’accordait que peu d’attention à mes conseils pourtant éclairés.  Quand je lui demandai de me suivre au bord de l’eau afin de l’instruire sur la façon de lancer la ligne en évitant de l’emmêler dans une branche de chêne… il se leva péniblement, s’affala sur le chemin de halage. J’appelai le SAMU sur mon portable…

J’ai appris ce matin qu’il était mort en arrivant à l’hôpital. De faim m’a-t-on dit.

Était-ce bien la peine de me donner tout ce mal, pensai-je, dépité?

10:19 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (7)

13/09/2010

dragons... finissons-en

IMG_2296.JPG

Finissons- en, me suis -je dit ce matin, à mon réveil. Je dois à tout prix me libérer de ce dragon qui me hante, qui perturbe mes nuits.

Certains sont possédés par le démon, d’autres par le percepteur, d’autres par leur président, d’autres par leur conjoint... Moi, c’est le dragon… entre autres.  Je croyais m’en délivrer par l’écriture de notes dont j’attendais qu’elles suscitent l’intérêt de mes lecteurs, leurs conseils éclairés, au moins du réconfort... Que de l’indifférence, des quolibets, des impertinences! Nous sommes à la veille des insultes! Mais si, mais si!

Messie... J’y ai pensé figurez-vous. Mais je ne suis pas croyant; il ne m’aurait pas pris au sérieux. Alors, que faire!

Finissons-en, me suis-je répété ce matin. Faisons front; sus à l’odieuse bestiole.

Quand nous entreprîmes notre marche quotidienne, je ne dis rien à Roro. Arrivés à hauteur du château Saint Marcel, je lui suggérai de bifurquer vers la glacière prétextant quelques photos supplémentaires à saisir dans mon numérique afin de compléter ma collection des monuments historiques de la commune.

Quand nous fûmes dans le couloir dont vous avez sûrement vu la photo dans une note précédente, je me mis à fredonner pour me donner du courage,  en revenant du Piémont, un grand classique de la troupe Boé si Boé la. Plus nous avancions, plus je poussai la voix ... Quand nous entrâmes dans la salle conique, je chantais à tue-tête...

Roro m’interpella:

- Tu vas faire dégringoler les briques! Pourquoi chantes-tu aussi fort?

- Pour me protéger du dragon!

- Mais… il n’y a pas de dragon!

- Tu vois que ça marche...

IMG_2303.JPG

18:15 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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