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16/11/2009

partage équitable

Ce matin, je marchais au bord du canal en compagnie de mon ami Serge. A côté du banc bleu qui se trouve en face le château Saint Marcel ( cette information est totalement inutile et n’apporte strictement rien à mon histoire; vous pouvez donc l’oublier), donc, que vois-je… Un porte-monnaie! C’est fou le nombre de porte- monnaies qu’on perd au bord de notre canal! Je fais semblant de lacer ma chaussure droite et le ramasse subrepticement.

- Tiens, me dit Serge, que viens-tu de trouver là?

Allons bon, pensai-je, il m’a vu!

- Euh… un petit, tout petit porte-monnaie. Sans doute un enfant l’a-t-il perdu?

- Fais voir… mais non, c’est un vrai porte-monnaie; que contient-il, s’il te plaît? ( le ton de ce « s’il te plaît », si vous aviez entendu!)

solidarité.jpg

J’ouvris donc, comment faire autrement: dans un compartiment, des pièces, dans un autre des billets, pas mal de billets.

- Que va-t-on en faire ?

Je trouvai le « on » mal venu, incongru… Il ajouta :

- Et si nous partagions; en frères!

Je réfléchis et répondis:

- Je préférerais moitié- moitié.

18:26 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (6)

08/11/2009

lumbago

Tout à l’heure, j’ai voulu soulever une grosse bûche et, aïe aïe aïe, mon mal au dos s’est réveillé. Roro m’a dit que je devrais faire davantage attention! Elle a du culot! Qui profite du feu de la cheminée? Pas elle peut-être! Laissons là les histoires de famille…

archive-algerie-kabylie-femmes2.jpgJ’ai lu que le mot lumbago avait des origines incertaines. On a même cru pendant longtemps qu’il venait du Tchad et de l’ancienne Haute Volta où vivait l‘ethnie des Lumbagos: les femmes lumbagos portaient en effet de très lourdes charges et même, parfois, leur époux! Evidemment cela leur procurait, imagine-t-on, de sérieux mal au dos. Mais rien n’est prouvé; si ça se trouve, ce sont les femmes elles-mêmes qui ont fait courir ce bruit. Et depuis, qui porte les grosses bûches?

Aujourd’hui, les origines de ce mot laissent l’omnipraticien perplexe, voire indifférent. D’ailleurs, à part quelques ignares de mon acabit, on ne l’utiliserait presque plus. C’est ce que Roro m’a dit: il existe paraît-il des dénominations plus précises, plus scientifiques… Finie, hélas, l’époque coloniale!

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03/11/2009

partageons

Mon arrière grand-père Ferdinand fut, il y a longtemps bien sûr, maire du village désormais bien connu de Pimpous, village de moyenne altitude situé quelque part dans notre profonde Gascogne.
Une année, l'été fut très long et tellement torride que toutes les récoltes crevèrent, les pâturages séchèrent, les vaches affamées ne fournissaient plus de lait...un vrai désastre! Et, on n'avait jamais connu cela dans cette région habituellement si prospère, la famine fit son apparition et la population courait à une mort certaine si une solution n'était pas trouvée dare dare.
Quand je dis la population, je veux parler des petites gens qui n'avaient pas assez de sous pour acheter de quoi survivre. Dans ce coin reculé, point de banquier à qui emprunter pour subsister jusqu'à des jours meilleurs. Ce n'était pas comme aujourd'hui où on trouve tout l'argent qu'on veut.
Mais il y avait tout de même dans le village, des gens riches: des gros propriétaires qui avaient des réserves abondantes dans leur grenier, leur cave, leur hangar et aussi d'autres personnes dont je tairai les professions pour ne pas avoir d'ennuis...Ces nantis représentaient, à bisto de nas*, la moitié de la population.
Ferdinand réunit son conseil lequel était composé, un hasard, à nombre égal de représentants de pauvres et de riches.
Il fit un beau discours, appelant à la solidarité de toute la population, à un juste partage...
Il rentra chez lui, épuisé.
Sa femme Léontine qui était au courant de sa démarche lui demanda:
- Alors...tu les a convaincus?
- Oui, dit-il, à moitié.
- Comment cela, à moitié??
- Oui...les pauvres sont d'accord.

 

*au pifomètre, si vous préférez

PS: les choses se passeraient différemment aujourd'hui; heureusement.

Du côté de Pimpous, ces jours derniers:

Brousteau.JPG

19:13 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (5)

25/10/2009

éthique

Antoine est en vacances. Comme on n'aborde pas encore au CE les problèmes philosophiques, j'ai décidé de profiter de son temps libre et de pallier cette défaillance des programmes scolaires.

L’occasion me fut donnée aujourd’hui même. Antoine passait sa journée à la maison et, à la fin du repas, je lui racontai ce qui suit.
IMG_2884.JPGCe matin, au cours de ma promenade, je vis ce porte-monnaie abandonné sur la piste ( je le lui montrai). Je m’assurai que personne n’arrivait ni devant, ni derrière, je le ramassai prestement ( prestement, ça veut dire, vite) et le mis dans ma poche. Je crois bien qu'il "appartenait" à madame Machin qui m'avait doublé en me saluant aimablement comme d'habitude et se trouvait désormais assez loin devant car elle marche très vite, madame Machin. Elle est jeune . En arrivant, j'ouvris le porte-monnaie: il contenait une quarantaine d'euros

Ouha! Super!.… s’exclama Antoine
Le problème d'éthique que je me pose présentement, Antoine, est le suivant: dois-je garder tout l'argent ou le partager avec ta mamie?

 

 

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22/10/2009

l'ombre de moi-même

IMG_2088.JPG

Il était très tôt et sur la piste dite "verte", nul promeneur de chien, point de cycliste à l’horizon, de coureur à pieds, de marcheur de mon espèce. Sur l'eau, point de touristes en pénichette  car la saison est quasiment terminée, de rameurs, encore moins de mariniers. Seul traversa un ragondin, pendant que des canards cherchaient leur pitance en becquetant le long des berges.
Je m'arrêtai soudain, admiratif devant le spectacle qui s'offrait à mon regard.
- Une telle perspective, il faut la saisir et vite, me dis-je.
Ce que je fis.
Je vérifiai sur mon écran la qualité de ma photo et m'aperçus alors de la présence de l'ombre de moi-même. Elle était démesurée.
- Quand je pense qu'ils m'ont rapetissé de deux centimètres lors de mon dernier bilan de santé! Ce matin, je dois mesurer au moins trois mètres cinquante!
Je rangeai l’appareil dans sa petite sacoche et je me mis à rire car je trouvai cette pensée amusante. Un héron que je n'avais pas vu s'envola.
J'eus soudain une envie irrésistible de faire le clown. Cela m'arrive parfois quand je suis avec Roro: je me lève de ma chaise ou de mon fauteuil
( jamais de notre lit), je grimace et esquisse des pas de danse par exemple; elle est bon public et rit de bon coeur. Seul, je suis habituellement plus réservé.
Mais, cette ombre de moi-même qui me précédait était un aubaine, comme une sollicitation. Je me mis à faire des mouvements désordonnés, levant une jambe, l'autre, sautant les bras en l'air, esquissant des entrechats; je marchai comme Charlot, comme un cosmonaute, comme un orang-outan... Je ne pus refreiner une envie irrésistible de siffler la Marseillaise et de marcher au pas, lentement d'abord, comme un légionnaire, puis comme un parachutiste et enfin, beaucoup plus vite, comme le chasseur à pieds que j'avais été autrefois et qui chantait en allant faire la guéguerre dans les bois tourangeaux :
Dans le plumard de la comtesse
Nous étions quatre-vingt chasseurs
Quatre- vingt quatre- vingt quatre- vingt
Quatre -vingt quatre- vingt quatre -vingt
Qui n'avaient pas peur......
".
Mais mon patriotisme a des limites et je me lassai assez vite de ce défilé solitaire. J'en étais à courir en zigzags en imitant l'avion quand je fus stoppé net par le timbre d'un vélo qui arrivait derrière moi. Je me rangeai prestement sur le côté. La dame me dépassa, me dit bonjour, se retourna, me sourit...
Et nous nous remîmes, mon ombre et moi-même, à marcher, solidairement.

 

 

 

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19/10/2009

une histoire de merde... suite

Il y a une douzaine d'années:
podcast


- Elle n’est pas rigolote ton histoire d’hier, me dit Sophie en reposant délicatement sa tasse de café.

Sophie était de passage à la maison car, samedi soir, elle avait oublié chez nous, dans la salle de bains, sa boîte de pilules contraceptives.

- Quelle histoire? ( j’ai plein de choses en tête actuellement et dans un désordre, si vous saviez!)

- Celle du caca.

- Tu veux dire de la merde?

-…

- Evidemment qu’elle n’est pas faite pour rigoler mon histoire; elle est même très triste.

- Elle est dégoutante!

- C’est, ma chère, une histoire de tous les jours, une histoire de misère. Tu n’en connais pas des pauvres diables qui sont prêts à faire n’importe quoi pour quelques sous?

- Oui, peut-être… mais manger du caca, tout de même!

Putaing! Qu’elle est tarte Sophie! Une copine d’enfance de Roro! Quand je pense que nous l’avons tous quatre matins ( surtout le soir) à la maison depuis la mort de René, le sénateur!

- Et pourquoi pas! De toute façon, l’origine de cette histoire est très lointaine; elle vient d’un pays très pauvre. Mais désormais, elle peut aussi se raconter chez nous. Ce que j’ai fait, en rajoutant quelques détails comme d’habitude.

- …( Sophie réfléchissait, ce qui est rare). Et… la pétition, tu vas la signer?

- Mais non, Sophie! Il ne va pas la signer, intervint Roro qui devina mon exaspération. Tu prends toujours la pilule?

Sophie rougit un peu…

- Tu connais l’histoire des deux canards, demandai-je?

- …?

- Ce matin, à la halte nautique, deux canards se rencontrent. L’un dit: «  Coin, coin »; l’autre répondit: « J’allais le dire »

- …?

…………………………………………………..............................................

Sophie se leva.

- N’oublie pas tes pilules, lui dit Roro.



 

 

18:51 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (7)

18/10/2009

une histoire de merde...

à cheval.jpg

Pour le titre, j'ai hésité: j'avais pensé à "histoire de sous". Puis, j'ai changé.. Je laisse, tant pis. Lira qui voudra, je n'oblige personne

 

Je rencontrai ce matin, comme presque chaque matin au cours de ma promenade, deux habitants de Boé,  deux hommes taciturnes qui me disent volontiers bonjour et c’est tout et c’est ainsi chaque fois. Ce sont des chômeurs de longue durée mais ils sont gentils tout de même. Je ne connais pas leur nom et pour des raisons de commodité pour ce petit récit, je les appellerai, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, Pierre et Paul. Ils étaient arrêtés pas très loin de la halte nautique. A leurs pieds, un énorme crottin tout frais. Pierre s'indignait:
- Ce sont encore des chevaux qui sont passés ici!
( Il a raison Pierre, pensai-je; le passage des chevaux est interdit sur la voie dite « verte ». Je vais signaler ce fait aux services compétents de la mairie).
- Tiens...je te donne dix euros si tu manges ce crottin, proposa Paul, en riant.
- Chiche! répliqua Pierre, très sérieux. Prépare tes dix euros… Monsieur, voulez-vous être témoin?
J'acceptai sans grand enthousiasme car cette affaire allait me retarder et je n'avais pas achevé l’arrangement assez compliqué d’une chanson que nous devons répéter demain soir.
Pierre s'accroupit et, lentement, de plus en plus lentement, en grimaçant, en hoquetant, il ingurgita tout le crottin.
Dépité, Paul lui donna les dix euros qu'il avait mis en réserve dans une poche afin d’acheter de l'essence pour sa mobylette pourrie qui fait un boucan terrible quand il traverse la cité, qui dégage énormément de fumée même que des gens font circuler une pétition que je n‘ai pas encore signée… Bref.
J‘allai poursuivre ma promenade, quand, apercevant un autre tas de crottin, Paul dit à son ami:
- Si je le mange, me rendras-tu les dix euros?
Pierre hésita un moment. Il me regarda: si je n'avais pas été là, peut-être n'aurait-il pas accepté.
- Bon, dit-il d'un air résigné.
Et Paul avala à son tour le tas de crottin. Le billet de dix euros revint dans sa poche...


Pourquoi, mais pourquoi donc Pierre et Paul ont-ils bouffé toute cette merde! Y a-t-il une morale à cette histoire à défaut de chute?

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16/10/2009

des nouvelles de Sophie

- J’ai rencontré Sophie chez la coiffeuse, m’a dit Roro. Elle n’avait pas le moral.

- René est mort depuis pas mal de temps pourtant; je croyais qu’elle était consolée?

- Oui, elle l’est. Elle avait même rencontré un autre homme qui lui plaisait beaucoup et qui, depuis son veuvage…

- Lui aussi!

- Oui; donc depuis son veuvage, cet homme vivait chez ses vieux parents. Ils se voyaient de temps en temps, discrètement, au restaurant, au cinéma...

- A l’hôtel…?

- Et pourquoi pas!!! La semaine dernière, il lui a dit:

            - Viens à la maison samedi, il n’y aura personne.

- Et bien?

- Et bien, elle y est allée bien sur; et il n’y avait personne en effet.

- C’est triste…

- Oui…

- …

…………………………………………………......................................

Voilà une banale histoire de fin de semaine; j’ai mis des points de suspensions pour que vous imaginiez une suite si cela vous chante! J’ai raconté fidèlement notre conversation; n’attendez pas que j’en rajoute. Ce serait malhonnête de ma part.

Bon... une "muse gaillarde" du XVIIème sur laquelle j'ai mis une petite musique ( ma guitare a de la peine à démarrer... le froid peut-être?)


podcast

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19:00 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (5)

13/10/2009

identité

La semaine dernière, à l’occasion du vernissage de l’exposition de peintures de Roro, beaucoup de monde se pressait autour d’un buffet bien garni ( l‘artiste n‘a pas pour habitude de faire les choses à moitié), des amis mais aussi de nombreuses autres personnes plus ou moins connues comme cela arrive souvent dans ce genre de manifestation haut de gamme: le maire, le préfet, un chanoine égaré, le nouveau sénateur ( le mari de Sophie est décédé, je vous le rappelle), un député réputé de gauche, des présidents…

Un jeune homme que je voyais pour la première fois parlait fort en gesticulant au milieu d’un groupe dans lequel  justement se trouvait Sophie, laquelle, semble-t-il subjuguée, buvait les paroles de l’inconnu.

Je m’approchai et profitant du moment où celui-ci reprenait son souffle, je lui présentai un plateau d’amuse- gueule car, pour économiser, je faisais le service ce qui, d’ailleurs ne plaisait qu’à moitié. Bref…

- Qui êtes-vous, jeune homme?

- Je suis le fils du président « Machin » ( ce n’est pas son vrai nom), celui qui…

Je lui coupai la parole ( je sais, ça n’est pas poli, parfois)

- Je ne vous demande pas qui est votre père, mais qui vous êtes, vous.

Je ne vous dis pas ce qu’il m’a répondu car cela ne présente aucun intérêt.

edika 7.jpg

18:45 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (6)

12/10/2009

pas confiance...

Hier soir, j’eus envie de visionner des diapos de vacances dans les Pyrénées ce qui me permit de montrer à Sophie admirative ( elle était encore invitée par Roro!) mes qualités de montagnard, de grimpeur intrépide, bref, une sélection de mes nombreux exploits sportifs.

A la suite de quoi nous nous couchâmes ( Sophie avait rejoint son domicile, évidemment!) et, en état d’excitation provoquée sans doute par cette soirée,  je fis un cauchemar.
asc 1.JPGJ'escaladais une paroi vertigineuse, quand, tout à coup, malgré mon expérience, l'imprévisible se produisit: la roche sur laquelle mon pied droit prenait appui céda. Je dévissai! Si cela vous est déjà arrivé, vous comprenez combien est fâcheuse cette situation!
Quelques mètres plus bas, je croisai un arbuste que j'agrippai prestement et fermement. Je restai ainsi suspendu au-dessus du vide. J'appréhendai avec beaucoup de lucidité et de sang-froid, la situation: j'étais foutu.
Cependant et à tout hasard, je tentai un appel:
- Au secououououououououors!
Une voix venue de quelque part me répondit:
- Je suis lààààààààààààààààà mon fiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiils... Lâche l'arbuste: mes anges te rattraperont, te saisiront avec délicatesse et te déposeront en lieu sûr...
Je réfléchis un court instant .
- Y aurait-il quelqu'un d'autre? criai-je
Et je me réveillai, tout en nage. Mais sauf... un miracle!

…………………………………………………......................................

Enfin, une histoire avec une chute, allez- vous dire! Pour une fois, j’ai fait un effort.

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08/10/2009

la cloche


podcast


Ce matin, nous marchions au bord du canal, quand nous perçûmes, derrière nous, dans le lointain, comme un son de cloches. Nous nous rangeâmes prestement sur le bord herbeux pensant qu'un cycliste arrivait derrière nous. Car le cycliste du bord de canal est en effet imprévisible: ou il déboule sans crier gare en vous frôlant les mollets ou il vous avertit de très loin en produisant des sons parfois originaux, l'un d'eux ( et je vous prie de me croire pour une fois), récemment, au moyen d'une cloche de vache qu'il avait dû ramener ( la cloche) de ses récentes vacances Pyrénéennes.
Donc, nous nous rangeâmes mais, cette fois, pour rien: pas de vélo en vue. C'était donc une vraie cloche qui sonnait quelque part...

Je me mis à déclamer comme cela m'arrive parfois quand les circonstances sont favorables:
-
PERCHE EN HAUT, SUR LA FALAISE
UNE CLOCHE AU LOIN SONNE... (?)

Désolé, je n'ai pas la rime, dis-je à Roro. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien sonner cette cloche?
- Midi! : suggéra Antoine qui devait avoir un creux à l'estomac et se mêle toujours des conversations qui ne le regardent pas.
- Treize! dit Roro qui commençait à être fatiguée.
- UNE CLOCHE AU LOIN SONNE TREIZE! déclamai-je.

Je pensai que cela faisait beaucoup mais décidai d'en rester là; je n'allais tout de même pas déplacer le clocher pour un insignifiant problème de rime!

Oui, je sais… cette histoire a déjà été racontée ! Mais une histoire est pour moi comme un morceau de jazz : l’important est l’interprétation, différente aujourd’hui de celle d’hier. C’est un avantage de la note par rapport au livre de pouvoir modifier un texte écrit  il y a quelques mois ; un plaisir aussi. Sans oublier, la paresse !

Au début de cette note "notre " interprétation du jardin extraordinaire au cours de la dernière répétition

IMG_1936.JPG

 

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05/10/2009

mémoire


L'autre jour ( je ne sais même plus quand, ça commence mal!), je rencontrai au bord du canal un copain qui circulait à vélo, que je n'avais pas vu depuis une éternité et dont j'avais oublié le nom.  Était-ce Fernand… Firmin… Francis… Sébastien… Paulette? Je plaisante! J'étais certain que c'était un copain ce qui est déjà bien. D'ailleurs il m'a souri, serré la main et m'a dit:

- Bonjour Henri (c’est bien moi, pensai-je).
Comme je ne savais que lui dire, je lui posai une question que j'aurais pu poser à n'importe qui, à n‘importe quel moment de journée, une question banale:
- Quelle est la meilleure chose qu'on puisse manger?
- Un oeuf, me répondit-il sans hésiter.
J'en conclus qu'il n'avait pas de cholestérol ce qui ne m'avançait guère, je l'avoue.
Nous en restâmes là.
Ce matin, nouvelle rencontre du côté de la halte nautique et cordiales poignées de mains

- Avec quoi? dis-je simplement.
- Avec du sel, me répondit-il.

Et voilà; c'est tout. Je ne suis pas plus avancé pour le moment mais je vous tiendrai au courant; promis.

En attendant: laissez jazzer…


podcast

La semaine dernière, nous avons répété "le vent" de Georges Brassens

 

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25/09/2009

réphorme de l'ortografe

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La léjande pour les malvouaillant :

- Faut deux "r" à terrain.

- Attendez au moins que ce soit sec!

Conclusion d'un débat interne que je viens mener et dont je sors exténué: je vais continuer à écrire comme on m'a appris et comme j'ai appris aux gamins qui ont fréquenté ma classe. Je vous prie de m'excuser, je ne sais pas faire autrement. Pour ce qui est de réformer l'orthographe, tact et mesure seront nécessaires pour préserver les vieux fossiles de mon espèce. Si on peut attendre encore quelques années, tant mieux. Mais... je ne suis pas contre... enfin pas complètement contre... Si je vous dit celà, c'est à cause du dessin de Poulbot. Sinon vous pensez bien que je me serais bien gardé d'aborder ce sujet délicat à l'heure où vous avez d'autres préoccupations. Vous avez lu ou entendu toutes ces con sottises proférées en aussi peu de temps! Actuellement, le niveau est au plus bas; alors, mettre deux "r" à terrain ou un seul!

J'ai remarqué que des feuilles mortes, superbement colorées j'en conviens, se posaient sur les notes ici et là, et les décoraient agréablement. Certaines et certains se félicitent, s'enthousiasment même du retour de l'automne... Que de chansons, de poèmes , de photographies, de tableaux a en effet inspirés cette saison! Mais, avez-vous pensé à votre prochaine note de gaz, d'électricité... Avez-vous payé vos impôts divers? Et la grippe, les grippes, vous ferez-vous vacciner avant qu'il ne soit trop tard? En voilà des soucis pour les jours prochains qui s'annoncent tellement maussades!

Alors... deux "r" à terrain!

Pour rester dans l'ambiance:


podcast

Ce ne sont pas de branches qui craquent ( nous n'en sommes pas encore là!), mais une chaise...( nos moyens sont limités)

PS: hier soir une émission littéraire recevait un illustre Auvergnat. Je confirme: le niveau est très bas.

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18/08/2009

journal intime

Ce matin, 10 heures. Le ciel, hypocritement couvert, s’est dégagé d’un coup. Nous avions eu la bonne idée de marcher tôt, à la presque fraîche. Nous avons, sans nous attarder, salué, ici et là, les habitués du canal. Des vieux, comme nous. Pas le temps ni l’envie de serrer des mains. Pas le temps ni l’envie d’engager une conversation. Sur quoi d’ailleurs? La canicule? Les maux d’ici, de là? Ces « putaings » de chiens qui défèquent un peu partout malgré l'installation récente, par la mairie, d’une canisette? Ces « putaings » de cyclistes qui roulent comme des fadas confondant piste verte et piste cyclable? La politique? Surtout pas!

... J’arrête car il y aurait trop à dire, à redire, à contredire... et je n’ai pas envie de gâcher ma journée.

De toute façon, c’est déjà fait.

Il est 14 heures. Ma sieste a été brutalement interrompue par un coup de fil de Sophie, la copine de Roro. C’est chaque fois la même chose! Je sais que les jours raccourcissent; mais il reste tout de même du temps pour téléphoner en dehors de la plage réservée à mon repos quotidien! Elle s’ennuie Sophie. Depuis que son mari ( vous savez, le sénateur?) donc depuis que son mari est mort, elle n’arrête pas de téléphoner pour un oui, pour un non. L’autre jour, je ne sais plus quand, elle nous a dit que René lui manquait ( René, c’était son mari).

- Un homme dans une maison, avait-elle pleurniché, c’est comme un animal de compagnie... Un chat, un chien... Une présence...

Roro pense l’inviter à manger, un soir, à cause le sieste. Je trouve que ça n’est pas une bonne idée.

Edika 4.jpgJe sais que vous vous fichez pas mal de ce que je vous raconte. L’idée d’écrire autre chose que des futilités me traverse parfois, me traverse uniquement. Le pape, les religions en général, les généraux, les palmés et médaillés, les présidents d’Italie et d’ailleurs, la laïcité, mon ECOLE PUBLIQUE... Mais cela m‘intéresse de moins en moins. Ou alors, du bout des doigts, des deux doigts: l’index de la main droite, le majeur de la main gauche; ça a toujours été ainsi, et ça ne changera plus. Du bout des doigts et discrètement: au détour d’une phrase, entre parenthèses, dans un pointillé...

Maintenant, je vais parcourir le blog, laisser quelques commentaires plus ou moins pertinents ici ou là, toujours polis.

Car je suis toujours poli malgré mon grand âge.

Il est 19heures: je relis pour éviter de laisser des fotes. Attention, je vais valider...

Le dessin d'Edika peut ne pas être du goût de tout le monde, j'en suis conscient. c'est le seul qui, dans ma collection, m'a paru convenir à ma note.

Une lueur d'espoir: on parle de privatiser notre système de santé.

19:00 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (7)

02/07/2009

mon projet d'écriture

Quand j’annonçai hier à Roro, en mangeant ma portion de salade de notre première tomate du jardin, que j’allais écrire un bouquin, elle n’eut pas l’air surprise du tout. Elle sait que j’ai envie, depuis longtemps, de devenir écrivain. Le blog ne me suffit plus: manque d’espace, lecteurs très cultivés certes, capables d’apprécier mes écrits mais trop peu nombreux. Je le lui ai dit et elle me comprend, m’encourage même.

- Tu tiens le sujet, désormais?

Bonne question. En effet, jusqu’à hier, j’étais hésitant; le choix est vaste et, à mon âge, je n’ai pas droit à l’erreur: un bouquin n’est pas une note! Quand on entreprend l’écriture de 300 pages minimum et si on s’essouffle à la cinquantième par manque d’inspiration, on a bossé pour des prunes et on se décourage.

- J’ai pensé à une autobiographie.

- Enfin! Des révélations! Parleras-tu, entre autres, de la boulangère...?

- Euh... Sans doute...

Ma décision était prise, irrévocable, quelles que soient les conséquences. D’ailleurs, je me levai illico...

- Où vas-tu?

- Je m’y colle dès ce soir.

Je suis au clavier depuis plus d’une heure et ne sait par quoi commencer. Logiquement, allez-vous dire, il faut commencer par le début. Oui, mais mon début à moi se situe vers les quatre, cinq ans. Avant, que sait-il s'est il *passé? Qui pourrait me le dire bon sang! S’il faut déjà que je m’invente une petite enfance; ça va être compliqué! Essayons malgré tout...

Avertissement au lecteur: tout ne s'est pas passé exactement comme je l'écris.

pouponnière.jpgJe suis né un 9 décembre, à l’hôpital d’Agen. Il faisait un froid de canard et , dans la pouponnière, croyez-moi, nous n’avions pas chaud du tout malgré le gros poêle en fonte de marque Godin qui ronflait dans un coin... Dans le local de l’infirmerie, une TSF diffusait une chanson de Ray Ventura, "qu’est-ce qu’on attend pour être heureux", interrompue brutalement par la retransmission en direct d’un discours de Adolphe Hitler au Reichstag... Mes petits camarades et moi-même, terrifiés, nous mîmes à brailler, Mme J., la sage-femme qui accoucha maman Aline, cria:

- Arrêtez cette radio!

Voilà; quel début! Je suis déjà épuisé.

Après? Après... je crois qu’il y a eu une guerre.

Ce n’est pas demain que j’aurai les 300 pages. Je crois que je ferai un saut jusqu’à mon adolescence et attaquerai le chapitre sur la petite boulangère; pour faire plaisir à Roro.

* et bé!

19:18 Publié dans bof... | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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