logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

15/10/2010

éclairez-moi... suite


podcastNous répétons « les yeux noirs » .

………………………………………………….......................................

Comme promis dans ma précédente note, voici mon histoire de lanterne.

Mon grand oncle Démocrite, ainsi appelé car il perdit la vue sans qu’on sût (ni lui d’ailleurs) pourquoi, mais aussi parce que son savoir immense sur toutes choses était connu et reconnu dans  la vaste Gascogne et même au-delà des Pyrénées ( tra los montes, comme on dit chez nous), bref mon grand oncle habitait une maison isolée à deux ou trois kilomètres de Pimpous, village gascon de moyenne altitude dont je vous ai déjà parlé… Pour se rendre de la maison au village, il empruntait un chemin dont il connaissait le moindre détour, la plus petite bosse ou ornière, chaque pierre saillante…Le parcours lui était donc familier.

Pourtant, un jour, au marché, il fit l’acquisition d’une lanterne.

- Pourquoi cet achat puisque vous ne voyez pas, s’étonna le marchand?

- Pour qu’on me voit, moi, car, ce soir, je rentrerai tard à la maison!

IMG_0054.JPGJe pourrais, si je voulais, stopper là mon récit car la chute est déjà intéressante… non?

Je me permettrai cependant de le prolonger.

Le lendemain, il revint en boitant au village. On l’interrogea. Il avoua qu’un cycliste l’avait percuté.

- Mais… et la lampe?

- J’avais oublié de l’allumer, avoua-t-il!

Je pourrais arrêter ici cette histoire et personne ne m’en tiendrait rigueur.

J’ajouterai tout de même que mon grand oncle Démocrite se laissa mourir de faim à 103 ans. Il jugea avoir vécu suffisamment longtemps: voilà encore un bel exemple à suivre pour résoudre nos problèmes du moment.

Si vous vous rendez à Pimpous, vous pourrez lire sur la stèle qui lui a été dédiée place de la mairie:

« En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits »

Je n’ajouterai rien, tout est dit.

( ma photo: le village de Saint Pierre de Gaubert, près de chez moi)

 

13/10/2010

Eclairez-moi...

artiste lampes bambou.JPGMon envie d’écriture s’est un peu atténuée ces derniers temps. Des préoccupations diverses, des kilomètres de marches ici et là, la reprise de  rencontres musicales ( chant, jazz)… et bien d’autres choses encore m’ont éloigné de l’ordinateur. Je sais, par de nombreux messages, des communications téléphoniques à tout moment de la journée, des cartes de diverses régions et pays lointains… que cette absence est mal vécue par mes correspondants. Je comprends leur impatience, leur inquiétude, leur angoisse même. Je les prie de m’excuser.

La matière ne fait pas défaut pourtant. Je recommencerai par l’essentiel.

J’avais laissé en carafe, dans mes projets de notes, la fin de la relation d’une visite faite par des amis d’une contrée éloignée qu‘on appelle le Berry ( vous trouverez facilement sur une carte de France). Nous leur avions organisé la visite du bourg de Nérac, vous vous souvenez peut-être. Ils avaient été émerveillés.

artiste lampes bambou 1.JPGEn haut de la rue Sully, nous nous sommes arrêtés dans l’atelier d’un artiste libre en lampes-bambous. Cet homme, très volubile au demeurant, fait tout lui-même: il cultive les bambous ( quelques hectares s‘il vous plaît!), les fait sécher, les coupe à diverses dimensions selon son bon plaisir, fait des trous bien ronds, applique du vernis. Il ajoute, dans le fond, une soucoupe contenant une bougie à laquelle il met le feu quand un curieux rapplique, choisit un coin bien sombre de son atelier: l’effet produit est assez original. En tout cas, nous ne connaissions pas ce genre de lampe.

- Sous la véranda, la nuit, cela produirait le plus bel effet, me dit Roro.

- Combien, demandais-je, en désignant une, au hasard?

- Euh… deux jours de travail…disons…et si vous en prenez deux, je vous les fait à…

Je sortis les billets du portefeuille.

- On s’arrêtera au prochain distributeur, dis-je.

IMG_3426.JPGJ’ai pendu les objets d’art sous la véranda, comme prévu, une ficelle de cuisine étant prévue à cet effet. Le soir, à la nuit tombée, j’ai allumé les bougies en me brûlant les doigts car les trous n’étaient pas en face de la mèche, ou trop haut, ou trop bas. On a éteint l’électricité: pas mal… on est resté là, le temps qu’il fallait puis nous sommes allés regarder la télé. J’avais bien entendu soufflé les bougies, ce qui est assez facile.

Sachant que ces lampes, en plein jour, ne présentent qu’un intérêt décoratif limité et que nous n’allons tout de même pas passer nos soirées dans le noir, sous la véranda, sous prétexte d’amortir notre investissement, je me demande si nous avons fait une bonne opération…

Accepteriez-vous de nous racheter une de ces lampes?  Ou les deux? Et combien?

Demain, ou plus tard, je raconterai une histoire de lampe à caractère philosophique. La présente note est déjà suffisamment longue.

20/09/2010

suite Corse...

saut....jpg
Puisque nous y sommes depuis hier, poursuivons un  séjour insulaire relativement ancien...

Impressionnant, non? Et, tout d’un coup, dans ma tête, une idée affreuse:

- Et si elle… 

Il faut dire que depuis notre départ du gîte ce matin, l’ambiance était plutôt morose dans la voiture. Roro me faisait la gueule. La veille nous nous étions disputés à deux ou trois croisements de petites routes montagnardes, l’un voulant prendre à droite, l’autre à gauche… ou le contraire, je ne sais plus. Elle m’avait beaucoup agacé, d’autant qu’elle avait chaque fois raison. Pour me venger, après le souper ( ici en Gascogne, le soir, on dine à midi et on soupe le soir), donc pour me venger, je lui racontai le voyage de ma promo de l’école normale, à la fin de nos études. Je lui dis que j’avais dansé le tango, un soir, sur une place d’Ajaccio avec la fille la plus belle que j’aie jamais rencontré. Cette beauté s’appelait Colomba. C’est le seul prénom féminin que je connaissais depuis que, au cours complémentaire de Fleurance, j’avais lu le livre de Prosper Mérimée. Malheureusement, ajoutai-je, notre séjour fut de trop courte durée. J’avais bien envisagé de revenir un jour pour la retrouver mais le destin en décida autrement et patati et patata.

Vous avez compris que cette histoire n’était que le fruit de mon imagination  Quoique, dirait Raymond Devos…

Et la chute de cette histoire, c’est quoi, vous demandez-vous une fois encore?

De chute? Il n’y en eut point et c’est heureux.

Mais… n’est-il pas beau ce pont?

pont de....jpg

 

19/09/2010

ne nous défilons pas...

manif à Ajaccio.jpg
Nous étions à Ajaccio ce premier mai d'une incertaine année. Chouette, un défilé! J'ai rarement boudé les défilés: pour l'école publique, pour la laïcité, pour la sécurité sociale, pour la retraite, pour l'emploi, pour... Qu'il pleuve, qu'il vente, toujours on chante ( vous connaîssez, si vous êtes allé en colo)... Ce jour-là, il faisait beau. Une occasion de visiter la ville, peinard, sans se soucier des voitures immobilisées en amont et en aval. Je m'invitai donc dans le cortège. J'y étais en bonne compagnie: la CGT devant, la FSU derrière et les autres un peu partout. Tout le monde chantait. C'était corse et patriotique à souhait. De belles voix auxquelles j'aurais volontiers mêlé la mienne si j'avais connu les paroles... Je fis semblant et pris une attitude aussi insulaire que possible, déterminée, revendicative, contestataire, à la limite parfois de la révolte ( la photo est suffisamment explicite, je n'en rajoute pas). Personne ne me demanda qui j'étais, d'où je venais, où j'allais... et c'était tant mieux car je l'ignorais. Finalement, dans ces circonstances, on ne distingue pas le gascon du corse. On ne m'a pas chassé.
Plus tard, quelque part dans la montagne, un autre défilé: cette fois, je me suis contenté de prendre la photo.
défilé de porcs.jpg
Je dédie cette petite note à mon copain Jules, dit le corse, qui m'a retrouvé sur internet, récemment, par un heureux hasard.

29/08/2010

Eloge

P1030189 bis.jpgMa clarinette voyagea elle aussi en terre Basque: je savais que mon amie Maïté aimait écouter, comme beaucoup, la très célèbre « petite fleur »  et je comptais la lui offrir à la fin du repas auquel nous étions invités. Une surprise pour elle. Oui; j’ai oublié de vous dire que Maïté et Raymond fêtaient leurs noces d’OR. Un évènement de plus en plus rare à notre époque…

Donc, le moment venu, après le dessert, je déballai l’instrument et interprétai cet air aussi bien que je pus ( pas facile après de telles agapes!), avec beaucoup d’émotion dans les graves, de lyrisme dans les aigus, de trémolos dans les médiums, dans un silence respectueux, à la limite du religieux. Je terminai sur une harmonie en si bémol majeur, dégringolant la gamme avec légèreté, notes et pétales confondus pour un atterrissage en souplesse sur le sol. Un succès! Les mariés en or m’embrassèrent, la larme à l’œil, les convives applaudirent avec discrétion. Je rejoignis dignement ma place. Raymond tapa sur son verre avec autorité ainsi qu'avec la petite cuillère du dessert, se leva en s'appuyant sur le rebord de la table et dit:

- Nous avons parmi nous aujourd’hui, outre mon ami le plus fidèle depuis un demi-siècle, le meilleur clarinettiste que le monde du jazz ait connu depuis Sidney Béchet.

- Et voilà, marmonnai-je dans ma récente barbe, encore des restrictions !

Bien entendu je fis en sorte que personne ne remarquât ( !) ma légère déception, remerciai mon ami, saluai avec modestie les convives et  me rassis dignement.

23/08/2010

dragons

Le titre de cette note pourrait être provocateur... si j'avais écrit « draguons ». Certains vont être déçus, je le sens.

 

Depuis tout petit déjà, je m’intéresse aux dragons; je suis même possédé par les dragons. Je lis beaucoup de contes chinois de dragons, je ne vais au cinéma que si on projette un film sur les dragons ( j’ai vu récemment « chasseurs de dragons » : ça fait peur mais c’est beau), pour la télé, itou. Je rêve aussi de dragons... Forcément, me direz-vous.

Une nuit, je fus poursuivi par un dragon très vilain et très méchant et je n’ai eu la vie sauve qu’en plongeant dans le canal. Résultat, je me suis réveillé en nage. N’empêche que ça fiche la frousse.

Aussi ai-je décidé, il y a déjà pas mal d’années, de prendre des cours afin de combattre les dragons et les tuer si possible. Je me suis inscrit chez un certain « Zhu quelque chose » qui avait laissé un prospectus dans la boîte aux lettres: c’est très cher mais ça vaut le coup car l‘entraînement est intense. Le problème, c’est que je n’ai jamais rencontré de dragon; en vrai. Je ne sais pas si je vais continuer...

PS: je n'ai pas, évidemment, de photo de dragon pour compléter cette note. Mais peut-être en rencontrerai-je un, prochainement en pénétrant dans la glacière de Boé. Chuuuuuut….

IMG_2295.JPG

21/08/2010

ce WE

DSCN0784.JPGA l’ombre des érables fatigués, entre canal et jardin, c’est encore supportable. Je parle de la canicule. De nouveau, des degrés plus qu’il n’en faut aux organismes vieillissants. On en prévoit 35 ou 36 ce samedi après-midi dans notre vaste plaine boétienne. La tomate, plutôt timide ces derniers jours, reprend des couleurs sans le recours à des artifices désormais bien connus, stimulations grivoises, sollicitations érotiques … dont j’ai vanté l’efficacité dans une de mes notes, autrefois.

Dans le journal le Sud- Ouest, des nouvelles pas très marrantes: du chômage, encore du chômage, des roms qu’on expulse... Vous savez aussi bien que moi. Merde, quelle époque... Je plie ce putaing de canard. Ces tourterelles turques sont insupportables avec leur crouououou  crouou cou ininterrompu et monotone. Pourquoi ne pas les chasser elles aussi ! J’écrirai au maire.

-  Tiens... la famille Enfaillite vient d'avoir une fille, dis-je à Roro qui relit « E=MC2 mon amour ».
- Je ne connais pas.
-
Ce n'est pas grave... Sais-tu comment ils l'ont appelée ...leur fille?
- Comment veux-tu que je le sache puisque je ne les connais pas!

Elle m'énerve!
- C'est pour rire! C’est une histoire! Tu dis un prénom, celui que tu veux! C'est pas compliqué, NON!
- Bon... Olga?...ça te va? ( Olga, c’est le nom de la chienne de notre voisine; elle ne s’est pas foulée Roro!
- Non; ils l'ont appelé Mélusine.
- Et alors?
- Et alors, et alors... Mélusine Enfaillite, ça ne te dit rien?

La voilà qui se marre; enfin! Un groupe de courageux cyclistes passe sur la piste:

- Elle est pas belle la vie, lance l’un d’eux?

Si on veut, pense-je. Je crois que je vais aller écrire une petite note, histoire de me détendre un peu... Et, dans le bureau, il fera plus frais qu’ici.

27/07/2010

les bienfaits de l'argent

9782842303013_2.jpgAvoir de l’argent, beaucoup d’argent, c’est agréable à condition de savoir l’utiliser. Car, le dépenser, peut procurer, certes, des satisfactions: acheter par exemple le dernier modèle de poubelle à piles remplaçant celle à pédale au mécanisme défectueux. Mais, une étude récente démontre que le fait de l’avoir sous la main procure une sensation d’allégresse proportionnelle à la masse de billets qu’on peut toucher, palper, soupeser dans sa poche ou dans son sac. Le phénomène est bien connu des gens fortunés.

Un exemple. Vous voulez acheter un objet de valeur, je ne sais pas, tenez, pourquoi pas une bague à 500000 euros. Je dis n’importe quoi, je ne sais pas si ça existe, mais faisons comme si c’était possible. Au lieu de vous rendre chez votre bijoutier habituel avec votre chéquier ou votre carte bleue, passez d’abord chez votre banquier qui vous donnera la somme en liquide. Vous vous en mettez plein les poches. Le contact de tout cet argent que vous caressez, quelle ivresse! C’est ainsi qu’on apprécie mieux encore la valeur de son achat. En plus, vous ferez certainement plaisir à votre bijoutier.

Il paraît qu’en agissant ainsi, on est moins stressé, on dort mieux, on vit plus longtemps. Donc, un conseil à suivre!

22/07/2010

bonne nuit

 

IMG_2187.JPGLe cauchemar classique, celui que toute personne normalement constituée a vécu, est la chute dans le vide, un vide indéfini, insondable, qui n’est pas un ravin, ni un précipice, ni un puits, ni le trou de la sécurité sociale…On dégringole, c’est tout. Pendant un certain temps aussi indéfini que le vide. Ça fait peur, on crie parfois, on se réveille; en pleurs quand on est petit, en sueurs quand on est plus âgé. Mais on ne subit pas de dommages corporels.

Moins fréquente est la lévitation. Je me suis renseigné: parmi mes connaissances, mes intimes, personne n’a lévité. Sauf moi. J’en garde une impression indéfinissable de bien-être. Quand j’étais enfant, je flottais  pas très haut au-dessus du sol et me déplaçais ainsi. J’aimerais léviter encore mais voilà, je suis sans doute trop âgé.

Actuellement, mes rêves sont plus terre à terre. L’autre nuit, j’étais drôlement inquiet à cause de la porte de la chambre qui me semblait trop étroite pour permettre le passage d’une nouvelle literie dont nous venions de faire la commande ( oui, nous avons décidé de dormir plus confortablement afin, si possible, d‘éviter, justement, les cauchemars). Finalement je m’étais compliqué le sommeil inutilement car, en demandant aux livreurs de passer par la large porte-fenêtre côté jardin, cela ne présentait aucune difficulté. C’est ainsi que les choses se sont passées le lendemain; le plus simplement du monde.

On dit que la nuit porte conseil: ça n’est pas toujours vrai, la preuve…

Voilà une note qui, malgré un développement succinct, a le mérite d’aborder les problèmes essentiels de la vie et qui, en conséquence, devrait en intéresser plus d'un, comme on dit;

15/07/2010

la branche


podcast

…c’est le titre de la chanson.

Crou  Couou…cou!

Tel est le chant de la tourterelle turque. La note est un do ou un si, je ne sais pas trop. Mais c’est toujours la même note: une blanche, une ronde suivie d‘un soupir, une noire. Répétées inlassablement.

tourterelles 2.JPGLe jour se lève, il est cinq heures comme dans la chanson. Le nid est bâti ( si on peut dire) dans le laurier, le laurier est à deux pas de la fenêtre de la chambre, de notre chambre. Dans le nid, il doit y avoir des oeufs sinon elle ferait quoi la tourterelle couchée à longueur de journée sur ces quatre brindilles en équilibre instable sur la fourche de la branche du laurier?

Et tous les matins: crou couou…cou! et encore et encore!

Oui, il y avait même deux œufs; la preuve voici deux oisillons. Pas beaux les oisillons. Mais ils mettent vite des plumes; des plumes de tourterelles turques.

tourt 7.JPG

Sur le toit, crou couou… cou: papa et maman appellent. Les jeunes s’aventurent sur la pergola et… salut! Paix le matin!

Restent les moustiques du canal; eux sont plutôt du soir.

Et la chanson? Le texte est poétique… on peut en discuter éventuellement. La musique m’a plu et Boé si Boé la chante. L’enregistrement du concert est comme il est, sans plus.

09/07/2010

la petite chèvre...

...alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.

iderea3 (mose).jpgEt bèèèèèèèèèèèèè, ça n'est pas vrai, Alphonse nous a menti et c'est tant mieux. Liberté, liberté chérie... La chèvre, courageuse, tua le loup d'un grand coup de corne bien placé et vécut longtemps, heureuse, dans la montagne où elle fit la connaissance d'un magnifique et fougueux bouquetin qui lui fit connaître plein de choses qu'elle ignorait...

Monsieur Seguin mourut de chagrin mais il l'avait bien cherché sinon mérité. Chaque année, la petite chèvre, pas rancunière du tout, vient faire un petit nettoyage de la tombe. C'est ainsi que vous devez raconter cette histoire aux enfants. S'il vous plaît...

08/07/2010

l'actualité comme je la vois

Remaniement, remaniement… on n’entend que ça! A quoi cela servirait--il, je vous le demande? C’est trop tard. Le mal est fait. Les français n’ont plus confiance, les étrangers se foutent de nous… Si c’est pour remplacer Machin par Chose ou par Truc ou par…- peu importe- c’est du pareil au même. Ce qu’il faut, et vite, c’est virer l’entraîneur, les dirigeants, tous les joueurs. Et après, allez-vous demander? Est-ce que je sais moi! Quand il fera moins chaud, j’y réfléchirai…

arênes.jpgHier soir, je suis installé dans le jardin  profitant de la fraîcheur incertaine du canal latéral, un peu agacé par le croass coassement crépusculaire des grenouilles, essayant de me concentrer sur la lecture du roman de Carole Martinez, le Cœur Cousu ( l’ histoire se déroule à Espagne) et j’entends, venant de la salle de séjour, des Olé… Olé…Olé… de plus en plus forts. Je reconnais la voix de Roro qui, je vous le rappelle, est landaise par son père et espagnole par sa mère. Bien qu’habitué aux excentricités de ma compagne ( ça fait déjà pas mal de temps que je la fréquente), intrigué, j’abandonne ma lecture, l’imaginant dansant le flamenco ou la ronda ou peut-être une sévillana… bref, je la vois, debout, gesticulant devant la télé qui retransmet un match de foot opposant des joueurs rouges et des blancs ce qui, sur l’écran est du meilleur effet. Un rouge est en train de jongler avec le ballon avec un pied, avec l’autre, avec la tête même, sous le regard médusé d’un grand blanc blond et tout d’un coup, le rouge pousse  habilement le ballon entre les jambes malheureusement écartées du blanc qui a juste le temps de se retourner pour voir le rouge donner un grand coup de pied qui propulse le ballon dans les buts pendant que le gardien plonge sur le sol, acrobatiquement au risque de se faire mal, mais trop tard… Roro ( pour les R, positionnez votre langue sous la mâchoire supérieur et au contact de celle-ci) Rrrrorrrro donc lève les bras au plafond, enthousiasmée. Oléééééééééé!

Je retourne dans le jardin mais il est désormais trop tard pour la lecture car le moment crépusculaire est de plus en plus obscur et la nuit, de ce fait, ne saurait tarder. Je décide donc d’assister à la fin du match et, vous me croirez si vous voulez, ce que j’en ai vu m’a un peu réconcilié avec ce sport. Pourtant…

07/07/2010

canicule


podcast

qué cagnard.jpgUn jour, tu verras... tu entendras si tu cliques sur le podcast noir car ces enregistrements de répétition relativement récents ne supportent pas le vert. Va donc savoir pourquoi! Les paroles de Mouloudji ( un grand ce Mouloudji!) vous les connaissez. Pas besoin que je vous les chante: un peu de guitare et de clarinette suffira. L'amie qui adooore le saxophone ténor me pardonnera. Ménageons nous un peu et profitons de la canicule pour rêver. On ne rêve pas assez. Un jour, tu verras...

J'ai volé à Pertuzé ce dessin: il se trouve dans un dictionnaire "à bisto de nas" ( à vue de nez ou au pifomètre...) que je vous recommande...sinon je ne vous en parlerais pas!

Le cagnard, chez nous, en Gascogne, c'est quand il fait très chaud; mais, vous aviez deviné. Puisque vous savez tout, je vais aller bouquiner. Actuellement je lis Michael Connely. Ses polards sont particulièrement bien écrits... Vous connaissez? Bon; je ne vous fais pas perdre davantage votre temps. 

Un jour tu verras... ( je fredonne)

30/06/2010

vive la barbe et les barbus...

IMG_3365.JPGEn 1954, j'entrai à l'école normale d'instituteurs d'Auch et j'y découvris le jazz, Brassens et les Quatre Barbus ... entre autres. Je ne m'en suis jamais lassé bien au contraire.

Par contre, je n'ai jamais été tenté par la barbe. J'avais lu en effet que celà pouvait provoquer des désordres sur le plan familial, désordres pouvant aller jusqu'au divorce! Pourquoi Aliénor d'Aquitaine, par exemple, répudia-t-elle son premier mari... Louis VII de France ( je parie que vous aviez oublié!)? Alors, pourquoi? Louis portait la barbe. Comme il était très pieux et qu'il voulait ressembler à un moine, il se rasa complètement. La reine lui dit ceci:

- Que vous soyez si peu homme n'est pas de votre faute, mais il ne tenait qu'à vous d'en garder les apparences.

Il faut dire que ça n'était qu'un prétexte car, ne le répétez pas, Aliènor d'Aquitaine était un peu coureuse.

Je n'irai pas jusqu'à dire, je n'oserai même pas supposer que, ayant laissé pousser cet attribut au cours de ma vie et l'ayant fait disparaître, un jour, pour une raison ou pour une autre (mais certainement pas pour la même que Louis!), donc je n'imagine pas une seconde que Roro m'aurait elle aussi congédié.

http://www.youtube.com/watch?v=OJb_vHfVSn4

25/06/2010

chien méchant?

IMG_3362.JPG
Tati par Doisneau

Ce matin, arrivé à la halte nautique , j’étais déjà un peu fatigué. Il faut dire que j’avais trouvé notre promenade d’hier, en plein soleil, dans les rues de la ville, un peu longue pour un septuagénaire. Je ne parle pas de la distance. Non, j’ai de l’entraînement, vous savez. Mais nous avons trépigné sur un parcours de trois ou quatre kilomètres car nous étions nombreux, je peux en témoigner. Je ne regrette pas car, c’est certain, nos jeunes partiront, grâce à nous, de plus en plus tôt à la retraite…

Je m’assis donc sur un banc bleu à côté, mais pas trop quand même, d’un monsieur qui tenait en laisse un gros chien allongé à ses pieds.

Il me dit qu’une dame de ses connaissances se promenait l’autre jour au bord du canal quand son petit chien est tombé dans l’eau, pas loin d‘ici. Un silure l’a happé, entraîné vers le fond et elle ne l’a plus revu. Sans doute a-t-il été dévoré. Je fus impressionné, affligé par ce récit: je ne savais pas que le silure fréquentait désormais notre canal et qu’il était assez vorace pour avaler un clébard, même petit; avec les poils, tu te rends compte!

Le gros chien ( qui bavait un peu) me regardait.

- Il est méchant votre chien, demandai- je au monsieur?

- Que non, me répondit-il.

Pour marquer ma solidarité à la gent canine, j’éprouvai l’envie irrésistible de poser une main amicale sur le crâne de l’animal. PUTAING! Elle m’ a mordu la sale bête!

- Vous m’aviez dit que votre clebs n’était pas méchant!!!

- Mon chien, oui… Celui-ci appartient à ma sœur.

Je revins à la maison fort mécontent. Roro m’a désinfecté et mis un pansement. J’espère que je pourrai jouer de la clarinette demain soir! Je vous tiendrai au courant.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique