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15/06/2010

miroirs

«  Dans le miroir, quoi que nous cherchions, nous ne pouvons voir que nous même » . Ainsi s’exprime Jean-Claude Carrière inspiré par la conférence des oiseaux d’Attar. Après un long voyage, les oiseaux épuisés, à la recherche de leur vrai roi, ne virent en effet que leur propre image dans le miroir qui leur était tendu.

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IMG_3112 bis.jpgNous déambulions dans le marché de Saint Pierre quand Raymond, mon ami basque, s’arrêtant devant un miroir proposé à la vente parmi d’autres produits artisanaux locaux, m’interpella:

- Tiens, il me semble que je connais cet homme!

 Je m’approchai, regardai à mon tour:

- Evidemment, tu le reconnais! C’est moi!

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Je me pris en photo et j’eus tort car, désormais, j’ai des doutes. Et ce ne sont pas les réactions de certaines et certains qui me rassurent, si besoin. Car, dans un miroir, ne voir que soi-même pendant toute une vie, une déjà assez longue vie ma foi ( dois-je m’en réjouir?), est-ce raisonnable? Essayer d’y voir quelqu’un d’autre ça changera quoi?

Des questions, encore des questions me dirait une amie… Une vie de questions…

Et toujours des pointillés en guise de réponses!

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14/06/2010

pas sérieux, sérieux...

IMG_3228.JPGCommençons par le " pas sérieux". Ma note du 29 mai était illustrée par une photo de Roro métamorphosée en gracieuse Néfertiti grâce à une feuille de songe judicieusement placée derrière sa blonde chevelure. Je n'avais pas osé publier celle-ci ( regardez à gauche) craignant de votre part de l'incompréhension, une interprétation hasardeuse, des réprimandes, peut-être un blâme... Pourtant, je vous assure, y a pas de quoi fouetter un chat. D'ailleurs même s'il y avait de quoi, je me garderais bien de m'en prendre au matou sachant combien il est vénéré ici ou là. Non; je me contente de cacher un objet et de faire deviner à mes amis et à Roro ce que c'est. Le premier qui trouve a gagné: voilà un jeu qui nous a distrait pendant un grand moment et que je vous recommande. Vous pouvez utiliser une feuille de salade ou de vigne à la place de la feuille de songe que vous aurez des difficultés à trouver dans nos campagnes. Evidemment, vous ne pourrez cacher que des petits objets.

Bon; fini de faire joujou s'il vous plaît. Venons-en aux choses sérieuses: voici une vidéo que je vous recommande de visionner jusqu'au bout. Elle est un peu longue mais on ne s'ennuie pas ( moins qu'en regardant un match de foot):

http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-marie-padovani/240510/avec-gerard-filoche-vous-allez-tout-comprendre-sur-les-retraite

13/06/2010

auberge espagnole


podcast

C’est avec Monsieur le Petit le Chasseur que nous avons clôturé hier soir notre auberge espagnole à laquelle participaient quelques parents et amis fidèles que je remerciai vivement et avec beaucoup de sincérité avant, pendant et à la fin, sachant combien il est difficile, un samedi soir, de s’éloigner du poste de télé où se déroule un match de foot de la plus haute importance… entre autres émissions plus ou moins intéressantes.

Certains ne connaissent de l’Auberge espagnole que le fameux film.

Un brin d’histoire, vite fait: au XVIIIème siècle, certaines auberges, en Espagne , avaient, question nourriture très mauvaise réputation et il était conseillé de se munir de quoi se sustenter.

Par extension, l’auberge espagnole est le lieu où on ne trouve que ce qu’on y apporte et qu’on peut  partager avec n’importe qui c’est-à-dire avec des gens qu’on connaît et d’autres qu’on découvre, des gens avec qui on sympathise … ou pas. C’est ainsi que nous fonctionnons et quand on ne participe pas sous prétexte que nous n’y vendons pas des grillades, des sandwiches … ça me fiche en rogne, vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me fiche en rogne! Vous ne pouvez pas imaginer tous les trésors gastronomiques qui ont circulé de table en table. Et les vins! Nous avons tout de même chanté…

L’auberge espagnole peut être aussi un mot, une idée, une situation…où chacun peut trouver ce qui l’intéresse en fonction de ses goûts, de sa culture, de ses convictions… Un mot, au hasard: démocratie.

Tiens, un autre: blog.

Il y a dix ans: à votre santé!

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12/06/2010

une sainte équipe

En 1955, un grand concours biblique fut organisé par la revue Fraternité Evangélique. Peut-être l’avez-vous su en son temps. Moi, je viens de l’apprendre par Jean-Claude Carrière dans son Dictionnaire de la bêtise qui est, vous vous en doutez, vachement épais. Je l’ai acheté il ya longtemps déjà et suis loin d’en avoir achevé la lecture. S’il n’est pas épuisé, procurez-vous le; vous ne le regretterez pas. Sauf si vous êtes un tantinet cul pincé ce qui n’est pas bon pour la santé.

Revenons au concours biblique. Il s’adressait aux jeunes, à tous les jeunes même, sans condition de quoi que ce soit prouvant l’appartenance à la religion catholique ( acte de baptême, de première communion …etc)  et leur demandait de composer une équipe de foot avec des personnages bibliques.

Veuillez expliquer pourquoi vous les affectez à tel poste plutôt qu’à un autre, demandait en outre le canard.

La meilleure réponse était dotée d’un prix de 50000F, ce qui, je crois, était une fort belle somme à cette époque lointaine.

On n’en sait pas davantage sur ce concours. Comme je connais mal les personnages en question pour cause d’éducation religieuse approximative et autant le dire, bâclée, j’ai du mal à imaginer cette équipe de foot. Peut-être l’illustre Domenech en serait-il capable? Ou vous-même?

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Je continue à rajouter quelques photos de La Réunion.

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08/06/2010

à l'aide

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Marie Pierre se marie dans un mois. Ses parents ont fait cette année une énorme récolte de papayes qui s’est vendue un bon prix sur les marchés de Saint Paul.

- Ma fille, a dit le papa Fernand, va chez Benoît le tailleur de la rue du port et commande lui une belle robe de mariée. Ne te soucie pas du prix.

Marie Pierre, heureuse, ne se fait pas prier, enfourche sa mobylette ( broum, broum…) et se rend chez Benoît. Celui-ci prend les mesures et son temps- tour de poitrine 98, tour de taille 60, tour de fessier 96-

Pas mal, pense Benoît qui s'y connaît!

- Quand pourrai-je venir l’essayer, monsieur le tailleur?

- Dans quinze jours, ma belle… si Dieu le veut.

Au bout de deux semaines, mironton, mironton, mirontaine, broum, broum… retour chez Benoît.

- La robe, pas finie, mamoiselle, dit Benoît.

On est en plein dans la coupe du monde de foot;les bleus ne sont pas encore éliminés... Un miracle!

- Alors quand, si vous plaît, monsieur le tailleur; je vous en prie, si vous plaît!

Elle s’impatiente Marie Pierre; faut la comprendre.

- Dans une semaine… si Dieu le veut.

La semaine se passe, retour chez le tailleur.

- Alors, elle en est où ma robe??

La robe n’est pas finie!

- Alors quand, quand, quand… Je me marie la semaine prochaine monsieur le tailleur!

Elle est en colère Marie Pierre; mettez-vous à sa place.

- Demain… si Dieu le veut.

- Ecoutez, monsieur le tailleur, je suis très pressée. Ne pourriez-vous pas terminer ma robe sans l’aide de Dieu!

 

Cinquante ans plus tard...

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07/06/2010

quelqu'un d'autre... (suite)

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Victor Hugo a toujours été pour l’écolier un vénérable barbu. D’ailleurs, comment l’imaginer jeune et imberbe: voyez sa photo dans le dictionnaire Larousse illustré ou dans les livres de français ou sur internet. Ce que je retiens de son aspect physique, c’est la barbe. Une bien belle barbe ma foi. Sur ce plan, je pense l’avoir rattrapé à un poil près. Je le dis sans forfanterie. Et voilà le quelqu’un d’autre ( titre d’un roman de Tonino Benaquista) que je recherchais depuis quelques jours. Une mutation en une sorte de Victor Hugo bis. Mais ça n’est pas tout: comme je l'imaginais hier, je dois, le plus vite possible et avant de changer d’orientation, trouver le sujet de mon prochain bouquin et m‘engager dans son écriture. IMG_0007 +.JPGPourquoi, ou plutôt,  pourquoi pas, une version moderne des Misérables*: la matière, hélas ne fait pas défaut. Ou bien les nouveaux Châtiments ( il existe bien un Nouveau Testament!): nous n’avons plus Napoléon III mais l’autre, Nicolas Ier, me pousserait volontiers à l’exil et à l’écriture. J’en aurais des choses à écrire sur ce personnage. Le problème sera de trouver une maison sur l’ile déserte battue par les vents marins. Je cherche dans l’immobilier… si vous trouvez, vous me faites signe?

* Le copain Serge me soufflait ce matin, au bord du canal: pourquoi pas les Misérables, le retour. J’hésite.

En parlant d’ile, il me reste un nombre impressionnant de photos de La Réunion que je n’ai pas publiées. En voici, plus ou moins originales.

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Village créole, quelque part dans la montagne volcanique...

06/06/2010

quelqu'un d'autre

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Je n’y avais pas du tout pensé jusqu’à ce que je lise, il y a quelques mois, le roman de Tonino Bénacquista. Pourquoi pas? Devenir quelqu’un d’autre, voilà qui est tentant… Mais qui? Et comment? Cette idée me taraudait durant ces dernières semaines, je fis même des rêves dans lesquels j’étais jeune premier, crooner, cosmonaute, tennisman de haut niveau…rêves qui se terminaient en jus de boudin car, je devais à mon réveil et en me rasant, me rendre à l’évidence: j’avais dépassé l’âge limite pour me lancer dans de telles carrières. Sauf miracle; mais, hélas, je ne suis pas croyant. Et, arrivé à La Réunion, à peine débarqué de ce putaing d’avion, le déclic, la révélation: je serai écrivain. Finies les petites notes fadasses sur des sujets totalement dénués d’intérêt, d’originalité, d’envergure… IMG_0282+.jpgJ’ai plein d’idées: du roman à la grande fresque historique en passant par l’autobiographie à laquelle je pense depuis tellement longtemps, je n’ai que l’embarras du choix! Je dois à mon ami Raymond de m’avoir, sans le vouloir, mis le pied à l’étrier: par inadvertance ( il est très étourdi), il avait rangé mon rasoir qui ressemble un peu au sien dans sa trousse de toilette. Je décidai donc de ne plus me raser imaginant que, changer d’aspect, de physionomie en devenant barbu m’aiderait dans le nouveau choix de vie que j’avais envisagé.

La suite demain… Je donnerai plus de précisions sur mon avenir qui, je devine, vous intéresse au plus haut point.

23/05/2010

le nid

tourterelle 1.JPGLa tourterelle, un jour d'avril, a abandonné son nid sommairement construit dans le laurier. J'ai lu quelque part que cet oiseau n'était pas un champion en matière de construction; je confirme: quelques brindilles lui suffisent.

 Donc, j'ai attendu, attendu, espérant son retour. Elle y avait laissé son oeuf! Un bel oeuf tout blanc. Alors qu'elle l'avait couvé durant des jours et des jours et des nuits aussi! Pourquoi?... oui, pourquoi? Pourtant, nous avions été discrets: point de tonte, point de ping pong, point de bruit qui pourrait déranger, effrayer. J'ai attendu, attendu... elle n'est pas revenue. Abandon de famille. Quel comportement!

Alors, je suis monté sur l'escabeau, j'ai, délicatement pour ne pas l'abimer, soulevé le nid de la fourche où il était coincé, je l'ai extrait du laurier, l'ai déposé avec son oeuf tout blanc sur un pot de fleurs, l'ai montré à Antoine:

- C'est un nid de tourterelles, Antoine

- Ah, bon!

A midi, Antoine est entré dans la cuisine: sa figure, son tee-shirt blanc, ses cheveux étaient éclaboussés de jaune. Il n'était pas fier, Antoine.

IMG_0001.JPG- J'ai tué l'oeuf, a-t-il dit.

Je l'ai changé, lavé. Ce faisant, je lui posai la devinette:

- Qu'est-ce que tu lances blanc et qui retombe jaune?

Il m'a donné la réponse sans hésiter. Un malin ce petit!

- Et celle-là, tu la connais, me demanda-t-il pendant que je l'essuyais? Trois tourterelles sont dans le laurier. Tu en tues une avec le fusil. Il en reste combien? 

J'avoue ne pas avoir trouvé la solution. Les enfants de maintenant sont tout de même plus dégourdis qu'autrefois! La télé sans doute...

03/05/2010

la ceinture...

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La Tour des Termes, classée monument historique, est le seul vestige d'un château qui dominait la vallée de l'Adour, pas loin de Marciac, capitale gasconne du jazz. Je connais bien cet endroit pour y être passé moult fois.
Construit vers 1280 par Jean D'Armagnac, il permettait de surveiller les troupes hostiles venant du sud, envieuses de nos richesses telles que canards gras, oies, armagnac...bergères girondes autant que gersoises.
Le principal ennemi de Jean était un certain Gaston de Phébus (ou Fébus), bel homme, j'en conviens, mais violent, béarnais de surcroit, qui évita de livrer bataille contre les anglais pendant la guerre de cent ans...bref, quelqu'un de peu recommandable, un faux jeton croyez-moi. Je n'en dirai pas plus sur cet individu car celà me met en colère.
Revenons à l'essentiel.

medium_Chastity_belt_Bellifortis.4.jpgLa femme de Jean, que j'appellerai volontiers Cunégonde, n'était pas vraiment un "canon", comme on dit de nos jours. A cette époque, on devait dire "une bombarde", peut-être...Bref, elle était affreusement laide. Notre seigneur gascon avait tout de même fait l'acquisition d'une ceinture de chasteté dernier cri qu'il avait offerte à son épouse à l'occasion de la saint Valentin. Un beau matin, il l'attacha lui-même avec amour et partit guerroyer contre les anglais pour une durée indéterminée.
Fourbu, couvert de cicatrices ( ses troupes avaient pris une sacrée déculottée!), il revint quelques mois plus tard. Quand il aperçut dans la brume
de ce matin printanier se profiler à l'horizon la magnifique Tour des Termes, superbement ocre dans le soleil levant, il ne put retenir une larme d'émotion.
Alors, presque machinalement, il détacha une clé qui pendait à sa ceinture et, mine de rien, la jeta dans l'Adour qui coulait à deux pas. Plouf!
Et qui fut fort marrie...? Devinez.

On aurait retrouvé récemment, en creusant à l'ancien emplacement du cimetière proche de la tour, les ossements d'une femme qui, assez curieusement étaient entourés, au niveau du bassin, d'un morceau de ferraille complètement rouillé.

( déjà publié l'année dernière... blog en congés annuels)

22/04/2010

un bon poste

 

moi dispo.JPGCette retraite n'en finit pas et je commence à m'ennuyer. Que faire? J'ai encore des ressources, des compétences… qu'il est dommage de ne pas exploiter. Certains me prêtent même du talent ce qui n‘est pas forcément nuisible. J'ai vraiment envie d'être utile. 
J'ai téléphoné ce matin à notre Président.
- Pres ( c'est ainsi qu'on appelait un grand saxophoniste de jazz*), Pres, lui dis-je,  j'aimerais être ministre.

- Ce serait avec plaisir, mais, pour l'instant il n'y a pas d'emploi vacant dans ce secteur.

- Pourtant…tiens, les volcans! Ministre des volcans, ça me plairait bien tu sais. Et cela rassurerait la population.

- Tu sais bien que nos volcans sont éteints depuis fort longtemps voyons…

- Bon… et du pétrole? Ministre du pétrole, qu’en penses-tu?
- Mais, voyons; tu sais bien que nous n'avons pas de pétrole!
- Oui; mais tu as bien un ministère de l’industrie, de la justice, de l'éducation...

Il m'a dit qu'il allait réfléchir. Je l’ai manifestement mis au pied du mur.

* Lester Young, précisément.

20/04/2010

de cinq à sept... et plus

Mes propos d’aujourd’hui sont du domaine très confidentiel car touchant mon intimité, ma tellement secrète vie personnelle, mon intérieur profond. Mais blog50 est une grande famille au sein de laquelle on peut se confier sans craindre les arrière-pensées, l’indignation, les tollés, les invectives… écétéra… écétéra…

Le sujet abordé peut choquer, autant le dire d’entrée. Peut-être moins que la chronique de Caroline Cartier de ce matin sur France Inter: « habemos Papum », chronique que j’ai beaucoup aimée mais, comme le disait François Morel vendredi, je ne suis pas un catholique « chatouilleux». D’ailleurs … mais peu importe ce que je suis.

Fermons cette parenthèse et revenons à ma préoccupation du moment..

Trois ans, ça passe vite. Pas pour Antoine qui aimerait avoir ses dix ans ces jours prochains. J’ai retardé au maximum prétextant des priorités telles le concert de jazz ici ou là, la grande soirée de Boé si Boé la à préparer, à gérer, les transports scolaires… Bref; psychologiquement, je n’étais pas prêt. Aujourd’hui non plus d’ailleurs. Mais je n’ai plus aucun motif sérieux à faire valoir, plus graffitis de wc papum.JPGaucune excuse à présenter au gastro qui m’attend demain matin pour la traditionnelle investigation renouvelée régulièrement depuis plus de 20 ans déjà.

Donc, j’ai préparé mon colopeg à mélanger dans trois litres de flotte dont deux à boire de cinq à sept. J’ai l’habitude; c’est la raison pour laquelle ça me fait… Même si je n’avais pas l’habitude, ça me ferait le même effet d’ailleurs. Cette année, je vais ajouter un peu de sirop de citron. J’ai lu que c’était autorisé. J’aurais préféré la fraise mais le rouge est interdit. Gare à la confusion. Tu imagines qu’on te coupe un morceau d’intestin à cause du sirop de fraise! Donc, va pour le citron… Je suis mieux organisé que les années précédentes: j’ai calculé que je devais ingurgiter un plein verre de cette sal…saleté toutes les 10 minutes. Bon, 17 heures; allons-y pour le premier!

Je viens de liquider mon litron en une heure pétante ( oui, même l‘heure): c’est moins dégueulasse, semble-t-il, que la dernière fois ( le citron peut-être!) . Mais le plus dur reste à faire.

Et glou et glou et glou faisait la barque du "papum" qui prenait l’eau ce matin dans la chronique de Caroline Cartier.

15/04/2010

la tourtière


podcast
Pour ce swing répété avec Dédé à la trompette, j'ai préféré la saxophone à la clarinette.

Tournon d’Agenais est un bourg lot-et-garonnais très actif.. J’y vais parfois souffler dans ma clarinette ou saxophone. Un ami trompettiste, qui y habite, m’a raconté l’histoire qui suit.
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L'année dernière, le jour de la foire aux tourtières et produits divers du terroir, foire animée par la bandas "los prunos" dirigée par un grand et beau frisé surnommé Riton, un fait divers a provoqué un émoi certain dans ce village habituellement paisible. Un couple honorablement connu, Firmin et Céline, avait acheté pour le déjeuner qu'on appelle "dîner" chez nous, le souper étant pris le soir, une fameuse tourtière parfumée à l’armagnac qu'ils ne purent terminer car ils avaient déjà trop copieusement mangé (foie gras, canard aux pruneaux, fromage de chèvre)...Il restait donc une part, pas très grosse tout de même. Le soir, à la fin du repas ( qu‘on appelle donc chez nous le souper), ils décidèrent, par jeu, que celui ou celle qui parlerait le premier serait privé de dessert... Ils s'assirent donc face à face et restèrent silencieux, longtemps, longtemps... La nuit tomba; ils ne disaient toujours rien, rien...
 Tout à coup, la porte s'ouvrit. Un homme, grand, des cheveux longs et bouclés débordant de sa casquette, le bas du visage caché par un foulard leur demanda où se trouvait leur argent; ils n'ouvrirent pas la bouche. L'homme renouvela sa demande plus fermememedium_tourtiere.2.jpgnt: pas un mot, pas un regard. Il crut sans doute avoir affaire à des sourd muets, remplit un sac d'objets divers pris au hasard ici ou là et ...décida d'emporter aussi Céline, fort plaisante ma foi. Comme il était de constitution vigoureuse et elle très légère, il la prit sous un bras et hop! Au moment de franchir la porte, Céline en se débattant laissa échapper un faible: " Au secours!", comme un murmure.
Firmin l’entendit, s'empara alors de la part de tourtière en
disant: "Elle est pour moi!"
Et il la mangea avec délectation.
Le lendemain, au petit matin, un automobiliste prit Céline en stop sur la route de Tournon et la déposa devant chez elle. Elle semblait traumatisée ( on le comprend) et ne se souvenait de rien. Elle ramenait le sac du voleur et tout ce qu‘il avait volé....
On ne sut jamais ce qui se passa durant cette nuit chaude d'août et on ne connaît toujours pas l'identité de l'homme. Mystère...

08/04/2010

c'est quoi... (suite)


podcastEncore une "douceur" que Dédé, à la trompette et moi-même au sax ténor, vous offrons ce soir. Je viens d'écouter ce lover man avec mon lecteur windos média, les yeux fixés sur les lumières qui changent tout le temps de couleurs,de mouvement en fonction de la musique et , plouf!... je me suis endormi. Pas trop longtemps, je pense. Heureusement le téléphone a sonné pour une nouvelle réservation. Si ça continue, nous allons manquer de place! Hier soir nous nous sommes offert la répète générale et, comme chaque année, ça a plus ou moins marché. Et, comme chaque année, j'ai un peu râlé. Je me demande comment, elles, ils, peuvent me supporter! N'empêche que ce fut long, nous nous sommes une nouvelle fois couchés tard et je suis lessivé. Heureusement, ce soir, repos...
J'écris en gros cractères pour mieux me relire car, aujourd'hui, gare aux fotes d'ortografe.

Une amie a trouvé le nom de la plante qui pousse dans mon jardin: c'est un Pieris "moutain fire" ( voir ma précédente note). Voilà une bonne nouvelle. Si vous allez sur plantes et jardins.com  vous le trouverez. Le pied de 30/40 cm coûte 22 euros. J'ai calculé que le nôtre pouvait être estimé à plus de 100 euros puisqu'il mesure deux mètres ( à bisto de nas). Je vais faire poser une serrure à mon portail de jardin dès que possible ( celà fait une quarantaine d'années que j'économise pour la réalisation de ces travaux).

07/04/2010

c'est quoi...

Dimanche dernier, Sophie, la copine de Roro, est venue nous rendre visite. Nous ne l’avions pas vue depuis pas mal de temps car elle a un nouvel amoureux: c’est le troisième, officiellement, depuis la mort de René, son mari sénateur. Elle venait du cimetière lui porter quelques jonquilles qu’elle avait cueillies la veille dans un bois au cours d’une promenade avec…? Bref, le nouveau. Je ne me rappelle pas son nom.

- Voilà qui a du lui faire plaisir, dis-je, pour plaisanter!

-  C’est quoi cet arbuste? Il est très beau, me demanda-t-elle!

IMG_3040.JPGNous étions dans le jardin.

- Je n’en sais rien du tout, avouai-je. Roro non plus d’ailleurs! Je l’ai acheté je ne sais où et planté depuis longtemps déjà. Il a poussé très lentement et discrètement et voilà qu’il dépasse les deux mètres désormais. Tiens; je vais le photographier et publier sa photo dans une note. Je suis certain qu’un de mes lecteurs ( ils sont tous très érudits mes lecteurs) me donnera la réponse. Car j’avoue que je suis assez confus de mon ignorance: ne pas se rappeler ce qu’on a planté dans son jardin, ne pas savoir renseigner le visiteur, donne une mauvaise image de soi. Je suis confus, Sophie.

- Tu nous présenteras bientôt ton nouvel ami, demanda Roro?

- Oui… il est très amoureux. Il m’a dit qu’il rêvait de moi toutes les nuits.

- Tu le connais depuis longtemps?

- Depuis avant-hier.

Après son départ, j’ai cherché de nouveau dans un catalogue de jardinage; rien qui ressemble à notre arbuste. J’ai pensé au Larousse, mais sans le nom… C’est énervant. Je me demande si je ne vais pas être obligé d’inventer un nom, assez compliqué. Qui ira contrôler ?

28/03/2010

ce WE

Hier matin, faisant fi des recommandations de Roro qui m'incitait à rester au sec dans notre modeste mais douillette demeure ( je ne sais pas vous, mais nous avons remis un peu de chauffage), donc, n'écoutant que mon courage et le prenant à deux mains l'une d'elle tenant aussi un parapluie citroën offert par le garage du même nom, je partis au bord du canal pour mon aller-retour d'une heure de marche soutenue. J'avais veillé l'éclaircie pour me lancer mais, une heure, c'est long et je fus très vite rattrapé par des nuages lourds chassés par un vent violent. L'aller, vers Toulouse, ça va encore: l'ouest est derrière et tu subis la poussée des éléments. Mais tu reviens vent debout ( je fus marinier de Boé, je sais de quoi je parle) et le parapluie devient alors un accessoire fort encombrant; si tu l'ouvres évidemment. La pluie s'acharna sur moi, à l'horizontale et de plein fouet; impossible de se protéger. Mon pantalon était tioc, je dirais, jusqu'aux cuissesretour de marche (tioc).JPG et même un peu plus haut: Bigard, pour vous faire rire, vous l'aurait dit autrement. Pour me donner du courage et comme je ne rencontrai personne ni dans un sens ni dans l'autre, je me mis à chanter à tue- tête "Viens" de Bécaud, chanson que j'ai mise au programme du très prochain concert de Boé si Boé la.

La pluie ne cesse de tomber, viens plus près ma mie...

J'esquissai même quelques pas de samba, histoire de répéter une chorégraphie que j'ai imaginée mais que mes six partenaires féminines et moi-même ne maîtrisons pas encore tout à fait, chorégraphie inachevée d'ailleurs mais que nous mettrons définitivement au point, j'espère, à l'occasion de notre répétition de demain.

Excusez-moi... Roro vient de se réveiller. Elle n'est pas encore habituée à l'heure d'été et je lui pardonne son retard. Mais il va falloir se dépêcher d'aller au marché.

 
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