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13/09/2009

le prix des oeufs

Ce dimanche matin, nous fûmes, comme d’habitude, au petit marché du village.

- Bonjour, dis-je à la marchande  de volailles. Avez-vous de oeufs?

oeuf gascon.JPG- Bien chur, monchieu, me répondit-elle car elle est portugaise et vend aussi des oeufs. Combien?
- Une doujaine, dis-je, pardon, une douzaine s'il vous plait. Mais, combien les vendez-vous?
- Quatre euros, monchieu.
- ET BE! m'exclamé-je. Ils sont chers! Le marchand, là-bas, les vend deux euros.
- Allez donc les acheter chez lui !( elle avait l'air un peu fâché)
- Il n'en a plus!
- Evidemment, dit-elle, ...quand je n'en ai plus, je les vends aussi deux euros.

Je lui dis que j'allais faire quelques achats et repasserai un peu plus tard. Ce que je fis.
Sur un écriteau, bien en évidence, elle avait écrit:
"oeufs, 2 euros la doujaine".

 - Bon, lui dis-je, je voudrais une douzaine d'œufs.
- Che n'en ai plus, me répondit-elle.

Je lui achetai alors un lapin.
- Che lui coupe la tête?
- Oui, dis-je, ça lui...
- ...fera les pieds, je sais. Vous me le dites chaque fois!
Ceci dit, notre marchande de volailles portugaise existe et elle est très chentille. Allez la voir de ma part, elle vous fera un prix.

11/09/2009

un petit matin...

... comme un autre.

Je prenais comme d'habitude mon petit déjeuner sous la véranda, face au canal et il était environ sept heures trois, quand, subitement, les érables furent illuminés comme avec de puissants projecteurs. Manifestement, la lumière venait de l'est. J'en conclus que le soleil se levait. Ce spectacle grandiose autant qu'inattendu stoppa net  l'ascension vers ma bouche de la tartine de confiture de figues ( ma préférée)  et je ne pus m'empêcher de pousser un "AH!" d'émerveillement. Je fus à deux doigts d'aller réveiller Roro afin qu'elle profitât de ce spectacle qui me ravissait  mais me ravisai, saisis l'appareil photo et clic...En fait (comme on dit actuellement et abusivement à tout bout de champ) c’est façon de parler car avec les numériques on n’entend rien du tout. Mais je ne savais comment exprimer l'action de prendre la photo. Et quelle photo! D’ailleurs je décidai de l’utiliser comme bannière afin qu’elle fît régulièrement l’admiration de mes visiteurs… Merci.
Durant cette matinée si magnifiquement commencée, nous partîmes comme chaque jour faire notre marche d'une petite heure. La péniche de location " Caves de Buzet" arrivait à notre hauteur quand nous aperçûmes une dame qui pédalait à notre rencontre. C'est le moment que choisit Roro pour me parler.
- Elle ressemble à Betty , compris-je.
- Ca m'étonnerait, dis-je en faisant un signe amical à la blonde qui me souriait, installée sur un transat du bateau pour bronzer et admirer au passage la magnifique zone commerciale de Boé.

- GUTEN TAG, fit-elle.
La cycliste se rapprochait à vive allure.
- Je crois plutôt que c'est Sophie, suggérai-je. ( c'est la copine de Roro qui s‘est mise au vélo après le décès de son mari).

- C'est ce que je te disais à l'instant; mais si tu m'écoutais au lieu de...bonjour Laurence!
C'était Laurence...

Et voilà; que voulez-vous de plus.

30 nov 08-2.JPG
Nous nous dirigeons vers Golfech. Brrrrrrrrr!

 

09/09/2009

Qui sommes-nous...

200px-Zhuangzi-Freigestellt.jpgEst-on mort ? Est-on vivant ? Le ciel et la terre ne sont-ils qu'un? Les esprits et les intelligences supérieures, où s'en vont-ils ? Où va-t-on aveuglément? Où arrive-t-on brusquement ?
Ces interrogations sont, vous l'avez deviné, celles de Tchouang-tseu. Elles nous plongent dans une incertitude absolue...pour tout.

Exemple :
Un homme rêve qu'il est papillon; il voltige avec légèreté de fleur en fleur, sans le plus léger souvenir de sa nature humaine. La guerre d’Algérie, par exemple, pfitt…Il se sent bien, la conscience tranquille…
Quand il se réveille, il s'aperçoit avec étonnement qu'il est un homme. Mais, est-il un homme qui vient de rêver qu'il était papillon? Ou un papillon en train de rêver qu'il est un homme?

IMG_2874.JPG


Un autre exemple ( pour les sceptiques):


Une femme rêve qu'elle est une abeille; elle butine  avec ses copines les fleurs du semis floral au bord du canal, sans le plus léger souvenir de sa condition féminine. Quand elle se réveille, elle constate sans étonnement qu'elle est réellement une abeille. Et elle recommence à s'activer dans la maison, préparant les repas, repassant, faisant le ménage...  

Humeur d’un petit matin sec :

Ce matin, sur France-Inter, un ministre nous parlait de la future taxe-carbonne : le propos était catégorique, ne souffrant aucune contradiction de la part des auditeurs. Que des vérités! Voilà un homme qui ne doit pas rêver qu’il est papillon.

 

 

 

02/09/2009

à la carte...

Savez vous qu’il existe une carte à puces dite «conjugale » . Je l’ai lu dans le dernier numéro de l‘excellente revue Notre Temps. Cette toute petite carte se pose derrière l’oreille de l’épouse: une intervention chirurgicale bénigne est nécessaire. Comme elle est incrustée, impossible de l’enlever. Seul le mari connaît le code d’accès: il le compose sur une télécommande quand il a envie d’ « honorer madame » et tout se passe bien ( ou comme d’habitude, si vous préférez); vous voyez ce que je veux dire.
Et si la dame veut commettre l’ignoble péché d’adultère ? Et bien, voilà l’intérêt de la puce, voyons! Comme le code n’a pas été composé, le passage à l’acte déclenche une série de manifestations physiologiques, J’en ai relevé un certain nombre mais la liste n’est pas exhaustive: quinte de toux, odeurs, électricité statique, fou rire... Dans ces conditions, on ne peut que renoncer à poursuivre des ébats à peine ébauchés.
Et si le mari oublie le code? Que faire? Je ne sais pas.
Il faut tout de même reconnaître que, grâce aux avancées de la science, la femme a une situation beaucoup plus confortable qu'autrefois. On ne peut que s'en féliciter.

americanHygiene.jpgDans "la boutique" de Notre Temps, on trouve encore cet article, pour ceux qui préfèrent les méthodes anciennes qui ont, tout de même, fait leurs preuves.

Et à la question que vous avez envie de poser: et la femme, doit-elle être consentante pour la pose de cette carte? Je réponds: et puis quoi encore!

PS: Il paraît qu’une carte destinée aux hommes est à l’étude. Évidemment, ce ne serait qu’un gadget.

26/08/2009

ouha, ouah...

ténor.jpgTénor est un chien intelligent; c’est ce que prétend son maître à qui veut l’entendre. C’est un basset-hound, qui, contrairement à son appellation, n’est pas d’origine anglaise mais française*. Il est des nôtres. Il a tout de même longtemps séjourné et chassé chez les british si bien qu’il aboie dans les deux langues. Moi, je ne fais pas la différence. Seul son maître le comprend ; c’est l’essentiel.

Ce matin je fus à l’agence postale de Boé. Elle était ouverte ! Une chance car on a réduit considérablement les heures d’ouvertures. Bientôt elle fermera, c’est certain. Bref… excusez cette digression.

J'entrai donc et claironnai, comme chaque fois:

- VIVE LE SERVICE PUBLIC, PUTAING!

Ténor, qui était là avec son maître, aboya en remuant la queue. Il adressait un télégramme à une meute de copains, quelque part dans un château en Angleterre.

Anne-Marie, la postière dont je louerai volontiers, profitant de l'occasion, la conscience professionnelle, lut ce que le maître avait écrit sur le formulaire adéquat ( Ténor ne sait pas écrire) :

- Ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha, ouha…

Elle ajouta :

-         Savez-vous que pour le même prix, vous pouvez écrire dix mots ?

-         Je sais, dit le maître. Mais si on ajoute un ouha, ça n’a plus de sens…

Je demandai poliment :

-         Vous avez rédigé le télégramme en anglais ?

-         Ouah ! me répondit Ténor.

 

* Si vous ne me croyez pas, vous pouvez vérifier sur internet.

25/08/2009

le voleur de bicyclette...

afte.jpg"Le voleur de bicyclette", ça vous dit? Ce film de Vittorio de Sicca faisait le tour des ciné-clubs et les élèves de l'Ecole Normale d'Auch dans les années 54/58 furent évidemment invités à sa projection. Je ne vais pas vous rappeler l'histoire que vous retrouverez facilement sur internet. Je n'ai pas revu ce film mais je vais me le procurer. Une envie...

Quand j'étais instit à Layrac, à côté d'Agen (jusque là, tout est vrai), je me rendais à l'école à vélo. Un soir, après avoir corrigé les devoirs de la journée et préparé ma classe pour le lendemain, il était tard comme d'habitude ( c’est encore vrai…), je constatai que mon vélo, que j’appuyais habituellement contre le mur au fond du préau, avait disparu. Il n'était pas neuf certes, mais en bon état et me rendait un réel service. J'en fus dépité.
Le directeur de l'école, Monsieur A........., avait la réputation d'un homme très sévère.
Avec son autorisation, je rédigeai une lettre aux parents ( car je soupçonnais fortement un élève d'avoir commis le délit), lettre par laquelle je les informais du vol et je leur disais que, si mon vélo ne m'était pas rendu dès que possible, je ferais ce qu'aurait fait Monsieur A........ si on lui avait volé le sien.
Le lendemain matin, le vélo était retrouvé appuyé à l’entrée de la cour de récréation.
Pendant la traditionnelle et quotidienne leçon de morale, un élève leva le doigt et me demanda, un peu gêné:
- Qu'est-ce qu'il aurait fait Monsieur A........ si on lui avait volé son vélo?
- Il en aurait acheté un autre
, répondis-je.

à vélo.jpg

 

Faire du vélo sur une voie ferrée, drôle d'idée pensez-vous. Pourquoi cette photo à cet endroit... mystère. La bicyclette paraît en excellent état: pas étonnant qu'un élève en ait eu envie. C'était une "starnor" je crois, du solide: une vingtaine de Kilos à déplacer. Mais j'avais des mollets comme ça!

En ce temps-là, le trafic de michelines sur la ligne Agen-Auch était important. Pourquoi, pour qui, prendre autant de risques?

Voilà; on retrouve une photo qu'on a la prétention d'utiliser pour illustrer une petite et laborieuse histoire et on n'est pas capable de fournir un minimum de renseignements sur le quand, le comment, le pourquoi...ça ne fait pas sérieux.

 

21/08/2009

s'il te plaît...

Hier après-midi, Antoine m’a demandé:

- S’il te plaît, dessine-moi un mouton...

Sur le coup, j’ai été surpris. Puis, je me suis dit qu’il s’agissait d’une coïncidence et que n’importe qui pouvait formuler cette demande sans avoir lu Saint-Exupéry. Mais, tout de même, Antoine...

Le moment de trouble passé, je me mis au travail. Car, pour moi, dessiner un mouton, c’est très compliqué. Je ne suis pas fort en dessin.

- Tu le veux tondu ou pas tondu?

- C’est quoi, tondu?

Ma question était idiote: Antoine n’avait sûrement jamais vu un mouton tondu et, de toute façon, c’était plus facile, pour moi, de dessiner un mouton avec sa laine que tout nu. Un mouton sans sa laine, même en photo, ne ressemble presque pas à un mouton. Alors, en dessin!

Je fis quelques tentatives mais Antoine n’était pas satisfait:

- C’est pas un mouton, ça..., me disait il chaque fois.

Il avait raison. Je lui conseillai d’aller voir Roro qui est très douée en dessin mais qui avait les mains dans la farine. Elle consentit tout de même à interrompre la confection de son clafoutis aux prunes et lui dessina un très beau mouton.

numérisation0001.jpgMa nuit fut, une nouvelle fois, agitée. Je rêvai que j’étais un mouton et que j’avais sommeil mais je n’arrivais pas à m’endormir. Alors j’eus l’idée de compter des gens qui passaient au bord du canal. Dans mon rêve ça a duré longtemps. Puis j’ai eu l’agréable impression que je m’endormais...

Ce matin, pendant notre petit déjeuner, Roro m’a demandé si je n’avais pas entendu bêler quelque part...

Je lui dis:

- Tu as sûrement rêvé.

Le dessin est de moi: vous étiez avertis!

19/08/2009

le prix de l'odeur...

Un de mes copains est médiateur. Pour le moment, je n’ai pas eu besoin ses services. Mais, c’est un homme avisé, diplomate, perspicace... Bref, il a toutes les qualités requises pour exercer la mission qui lui a été confiée. La preuve...

Un homme, misérable ( oui, ça existe encore), passa un jour par hasard, vers midi, devant la fenêtre ouverte de la cuisine d’un restaurant agenais dont je ne vous donnerai pas les références. Subjugué par les effluves émanant de ce lieu, il stoppa net, s’assit sur le trottoir, sortit de sa musette un quignon de pain qu’il entreprit de grignoter: je mastique un peu, je hume un bon coup... et ainsi de suite. Une illusion de délice.

Hélas, le patron l‘aperçut:

- Mes odeurs de cuisine ne sont pas gratuites, figure-toi! Tu me donnes 1 euro ou tu passes ton chemin immédiatement.

Comme par hasard ( si ça continue, vous allez croire que mon histoire est inventée), mon copain médiateur et moi-même étions installés à une table, en terrasse, pas très loin et nous avions tout vu et entendu. Mon copain se leva, se dirigea vers le patron, lui montra sa carte de médiateur (?), sortit de son porte-monnaie une pièce de 1euro, la fit tinter sur le comptoir et lui dit:

- Je paie pour le monsieur: à lui l’odeur, à vous le bruit.

Puis nous invitâmes l’homme misérable à manger... dans un autre restaurant bien entendu. Sinon, où serait la morale?

Le misérable nous dit s’appeler Jean Valjean.

- Drôle de nom, s’étonna le copain.

Brassaï 1.jpg

17/08/2009

laï laï laÏ laÏ...

Sylvio avait invité Mariano, un de ses copains de bamboche, à une promenade dans son avion personnel, sorte de garçonnière volante, en compagnie, comme il se doit, de deux superbes très jeunes filles...

dub8.jpgQuelque part, au-dessus de la méditerranée, alors que la fête battait son plein, le pilote déclara que l’appareil subissait une panne inopinée de son système électronique et qu’il fallait sauter illico, subito i presto ... mais qu’il n’y avait que deux parachutes. Sylvio, qui est très malin, décida que les nanas seraient harnachées et que les deux hommes se cramponneraient hardiment à leurs chevilles. Ce qui fut fait. Tous quatre sautèrent comme prévu, les parachutes s’ouvrirent. Sylvio et Mariano résistèrent au choc et la descente s’amorça dans les meilleures conditions...

Mariano leva la tête et, ébloui par le spectacle qui s’offrait à lui ( je vous laisse imaginer), se mit à chanter à tue- tête:

- Ah, quélé son’ iolies les filles dé moun’ païs... ( vous connaissez)

Et Sylvio, levant lui aussi son visage poupin, de poursuivre, hilare:

- Laï laï laï laï...

... en tapant dans ses mains comme le demande la chanson.

Il tomba dans l’eau au milieu d’une bande de requins égarés qui poursuivirent leur voyage sans faire cas de lui.

Il put donc regagner tranquillement les côtes italiennes à la nage. Car il sait nager Sylvio. La question que je me pose: pourquoi les requins ne l’ont-ils pas croqué??

J' aurais pu mettre la chanson, je sais... mais je ne l'aime pas. J'ai osé cette image de Dubout; j'en ai d'autres encore plus torrides dans ma collection.

C'est tout de même beau l'Italie... ( photo perso)

venise 3.jpg

 

 

16/08/2009

prénom de nom...

Hier soir, à la presque fraîche, pendant que j’arrosai mes pieds de tomates ( il était temps!), un couple discutait au bord du canal, à quelques mètres de notre jardin.

Elle:
- Tu te rappelles, Sidonie, qui était en classe avec nous à l'école primaire de *Tournon d'Agenais?
Lui:
- ...un peu.
Elle:
- A mon avis, plus qu'un peu; passons. Elle a même été rosière du village; tu te rends compte! Elle doit avoir 25 ans et déjà 5 enfants! Et pas de mari... Ses enfants portent tous le même prénom: Fernand.
Lui:
- C'est marrant ça; et... quand elle appelle "Fernand!", ils rappliquent tous?
Elle:
- Elle les appelle par leur nom, tiens!
Elle, encore:
- Et Marie-Jeanne, tu te rappelles....
Nous n'entendîmes pas la suite car ils avaient sûrement enfourché leur vélo. Dommage.
- On fête toujours les rosières à Tournon, me demanda Roro, étonnée?
- Oui... tu as un article sur le sujet dans le journal Sud-Ouest de ce matin; ne l’as-tu pas lu?

- Je n’ai pas encore eu le temps, figure-toi! Le repassage, qui l’a fait? Et la tarte aux pommes? Et...

Le téléphone sonna: c’était Sophie, la copine de Roro. Ouf!

Je ne dirai pas qu’elle est vertueuse, Roro. Ce serait désobligeant. Méritante, peut-être...

Vertu, mérite... Quézaquo?

Une peinture naïve de Klaus Burandt

Klaus Burandt.jpg

13/08/2009

bla bla bla...

bicyclettes dame à l'arret.jpgHier soir, je sortis dans le jardin afin d’arroser le romarin ainsi que mes nos huit pieds de tomates uniques (mais prolifiques) légumes de notre « potager » quand j'entendis deux dames converser à quelques mètres, au bord de notre canal. Je ne les voyais pas car notre haie de troènes est épaisse. Je ne peux donc vous dire qui elles étaient ( si je les connaissais, je resterais tout de même discret!), ni vous les décrire ce qui d’ailleurs n’apporterait rien à l’histoire qui va suivre, histoire qui, tout compte fait, ne présente pas non plus un grand intérêt. Elle n’est même pas nouvelle car je l’ai racontée, différemment certes, l’année dernière ( j’ai changé des mots ici et là afin de ne pas lasser ceux qui l'ont déjà lue).
Donc, voici à peu près, ce que j'ai entendu:
- Vous savez, mon mari, ce n'est pas le besoin de m'étreindre qui lui donnera des lumbagos!...
- Et...  vous n'avez jamais eu d'enfants?
- Comment voulez-vous... Je ne sors jamais
!
bicyclettes dame.jpgIl y eut un moment de silence, le temps du passage d'un monsieur à bicyclette. Puis:
- Et vous; l’avez-vous trompé souvent?
- Euh... attendez...
- Attendez quoi?
- Attendez que je compte!

Je n'ai pas compris la suite. L'une d'elles a fait " et bé!!!"*, elles sont remontées sur leur vélo en riant et ... voilà.

* "et bé", chez nous, signifie: "pas possible!!!"

Une photo d'un pas très ancien voyage. Quésaquo? Où sommes-nous?

 IMG_0012 terprag.jpg

 

11/08/2009

sus au dragon...

Finissons- en, me suis -je dit ce matin. Je dois à tout prix me libérer de ce dragon qui me hante, qui perturbe mes nuits.

Certains sont possédés par le démon, d’autres par le percepteur, d’autres par leur patron... Moi, c’est le dragon. Je croyais m’en délivrer par l’écriture de notes dont j’attendais qu’elles suscitent l’intérêt de mes lecteurs, leurs conseils éclairés, au moins du réconfort... Que de l’indifférence, des quolibets, des impertinences! Nous sommes à la veille des insultes! Mais si, mais si!

Messie... J’y ai pensé figurez-vous. Mais je ne suis pas croyant; il ne m’aurait pas pris au sérieux. Alors, que faire!

Finissons-en, me suis-je répété ce matin. Faisons front; sus à l’odieuse bestiole.

Quand nous entreprîmes notre marche quotidienne, je ne dis rien à Roro. Arrivés à hauteur du château Saint Marcel, je lui suggérai de bifurquer vers la glacière prétextant quelques photos supplémentaires à saisir dans mon numérique afin de compléter ma collection des monuments historiques de la commune.IMG_2303.JPG

Quand nous fûmes dans le couloir dont vous avez sûrement vu la photo dans une note précédente, je me mis à fredonner « en revenant du Piémont », un grand classique de la troupe Boé si Boé la. Plus nous avancions, plus je poussai la voix ... Quand nous entrâmes dans la salle conique, je chantais à tue-tête...

Roro m’interpella:

- Tu vas faire dégringoler les briques! Pourquoi chantes-tu aussi fort?

- Pour me protéger du dragon!

- Mais il n’y a pas de dragon!

- Tu vois que ça marche...

Elle a cru que je plaisantais.

Nous ressortîmes. Je pris une photo comme ça, pour justifier le détour.

IMG_2308.JPG

 

 

 

J’espère ne plus avoir à vous parler du dragon car, à force, vous devez en avoir assez, et je vous comprends.

 

 

10/08/2009

dragon... (encore)

Cette nuit, j’ai de nouveau fait un cauchemar: j’ai rencontré le dragon de la semaine dernière.

IMG_2295.JPGJe ne sais pas pourquoi j’éprouvai le besoin impérieux de me rendre à la glacière du château Saint Marcel. Pourtant le temps était à la pluie et la recherche d’un endroit frais n’était pas de première nécessité. Après avoir escaladé la butte en me frayant tant bien que mal un passage à travers les ronces, je me retrouvai devant l’étroite entrée voûtée. J’eus un moment d’hésitation, d’inquiétude même, et le pressentiment qu’il allait se passer quelque chose d’anormal. Il faut reconnaître que cette entrée a quelque chose de secret, d’un peu mystérieux. Je me baissai ( aïe le dos!) et empruntai une sorte de tunnel en briques.

IMG_2297.JPGJe marchai longtemps, longtemps dans la pénombre et atteignis la salle conique dans laquelle étaient, autrefois, entreposées les victuailles à conserver ... quand il surgit devant moi, sorti de je ne sais où. Dans les rêves, les choses apparaissent ainsi et ce n’est pas la peine de chercher à comprendre. Il emboucha un trombone à coulisse et, me regardant fixement avec ses yeux rouges, il commença à jouer «  Tiger rag », d’abord en sourdine puis de plus en plus fort, de plus en plus vite. Puis il avança lentement vers moi... Terrorisé, je criai :

- Que va-t-il se passer? Vas-tu me dévorer?

Il s’arrêta et me dit:

- Je ne sais pas , moi! C’est ton cauchemar...

Et il disparut comme il était venu.

......................................................................................................................

Ce matin, pendant notre petit deuj’, Roro me demanda:

- Tu as eu froid cette nuit?

- Euh...

Je suçai mon pouce sur lequel avait coulé de la confiture de cerises beaucoup trop liquide cette année.

- ... pourquoi cette question?

- Tu m’avais chipé la couverture..

07/08/2009

dragons...

Le titre de cette note pourrait être provocateur... si j'avais mis un u. Certains vont être déçus, je le sens.

Depuis tout petit déjà, je m’intéresse aux dragons; je suis même possédé par les dragons. Je lis beaucoup de contes chinois de dragons, je ne vais au cinéma que si on projette un film sur les dragons( j’ai vu récemment « chasseurs de dragons » : ça fait peur mais c’est beau), pour la télé, itou. Je rêve aussi de dragons... Forcément, me direz-vous.

Une nuit, je fus poursuivi par un dragon très vilain et très méchant et je n’ai eu la vie sauve qu’en plongeant dans le canal. Résultat, je me suis réveillé en nage. N’empêche que ça fiche la frousse.

Aussi ai-je décidé, il y a déjà pas mal d’années, de prendre des cours afin de combattre les dragons et les tuer si possible. Je me suis inscrit chez un certain « Zhu quelque chose » qui avait laissé un prospectus dans la boîte aux lettres: c’est très cher mais ça vaut le coup car l‘entraînement est intense. Le problème, c’est que je n’ai jamais rencontré de dragon; en vrai. Je ne sais pas si je vais continuer...

PS: je n'ai pas, évidemment, de photo de dragon pour compléter cette note.

05/08/2009

carte postale...

Mon ami d’enfance Dominique Magret, le commissaire dont vous pouvez lire et relire certaines enquêtes passionnantes sur ce blog, donc Mag’ Do ( c’est ainsi que je l’appelle familièrement) avait été, il y a bien longtemps, moniteur de colonie de vacances à Gavarnie. Et bien, figurez vous que je viens de recevoir sa carte postale expédiée en août 1958!

dsimonnet1551.jpgVous vous rendez compte du temps qu'elle a mis pour arriver jusqu'à moi!
Comme mon ami a toujours eu beaucoup d'humour, l'adresse était ainsi libellée:
Facteur, remettez cette carte au plus grand clarinettiste de notre époque ( il se moquait de moi car, en ce temps-là, j’étais un débutant).
Et c'est tout... ( pour l’adresse)
On peut lire, au dessous:
Faire suivre à Claude Luter... signé Sidney Béchet. ( on distingue, presque effacé, un tampon de la Nouvelle Orléans)
Et encore au dessous:
Faire suivre à Henri Barthélémy signé Claude Luter ( on devine un tampon d'un bureau de poste de Paris).
On comprend mieux le temps qu'il a fallu à cette carte pour qu’elle arrive enfin à Boé ( c‘est là que j‘habite, précise-je aux lecteurs pas très au courant de ma situation). Mais cela démontre, si besoin est, la qualité du service rendu, encore une fois, par les agents de la Poste ainsi que leur perspicacité et l'étendue de leurs connaissances dans le vaste domaine des arts. Qu’en sera-t-il demain?

Mais, trêve de digression...
Dans son livre "Pour tout l'or des mots", Claude Gagnière raconte que Victor Hugo reçut une enveloppe qui portait comme unique suscription:
Au plus grand poète de l'époque
Sans l'ouvrir, il l'adressa à Lamartine.... qui, à son tour, la renvoya à Victor Hugo.
Cette surenchère de politesses aurait pu se poursuivre si nos deux poètes n'avaient décidé d'ouvrir la lettre ensemble. Elle commençait, dit-on par " Mon cher Alfred...". Musset? Vigny? On ne connaît pas la vérité. Peut-être cette histoire n'est-elle qu'une légende.
Et la mienne? Peut-on y déceler une parcelle de vérité

 
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