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30/07/2009

nom d'un chien...!

ponpon.jpgPompon est toujours vivant. Le cycliste qui pédale avec ardeur et parfois inconscience sur notre nouvelle voie verte a réussi jusqu’à ce jour ( je l’ai vu ce matin encore) à l’éviter. Car Marie ( c’est ainsi que je l‘ai baptisée), tout comme la majorité des promeneurs de chiens, ignore l'usage de la laisse prétextant que cela nuit au bon équilibre psychique de son compagnon.

Car le chien est, peut être avec la femme mais cela n'est pas prouvé, le plus ancien compagnon de l'homme. C’est ce que j’ai lu. Il remonte à la plus haute antiquité. On lui doit du respect , de la reconnaissance même. Car le chien aide le chasseur, il garde les troupeaux, il surveille votre maison, éloignant le cousin pauvre en le mordant au gras de la cuisse ( Alexandre Vialatte).

Il vaut mieux être prudent avec le chien car s'il est habituellement joueur - jetez-lui une ba-balle, il vous la rapportera 10 fois, 20 fois en remuant la queue, il peut être d’une extrême férocité.
Rappelez-vous cette affaire navrante, pas très récente je le reconnais, du berger Actéon. Ayant surpris Diane dans son bain, la belle le fit illico dévorer par ses chiens. Vous n‘êtes pas au courant? Pourtant,. cela fit grand bruit dans certains milieux mythiques et des peintres reconstituèrent les faits comme on les leur avait racontés.
Si vous voulez mon avis, je trouve que cette Diane, un tantinet aguicheuse, a un peu exagéré.

220px-Boucher_Diane_sortant_du_bain_Louvre_2712.jpg


La nuit dernière, je fis un cauchemar. Je marchais pensif au bord du canal quand j'aperçus, en plein milieu, toute nue parmi les canards, Marie, oui Marie qui faisait la planche. Je m’approchai sans bruit et saisis mon numérique. C’est alors que Pompon, son clebs ( celui qui tient un bout de bois dans la gueule sans trop savoir ce qu'il va en faire parce que Pompon pour tout vous dire est assez fruste et je pèse mes mots), donc Pompon me fixa, les yeux injectés de sang, retroussa ses babines découvrant d’impressionnants crocs tout jaunes ( bravo l’hygiène!), laissa couler un filet de bave noirâtre qui resta suspendu au coin de sa lèvre inférieure ... J’entendis la voix rauque de Marie:

- Saute Pompon!

Pompon s‘élança, je me mis à crier:
- Pitié, Diane, pitiéééééééééééééééééééééééééé...!
...Je me réveillai en sueur (faut dire qu'il faisait très chaud et ça n'est pas fini).
Roro alluma et me dit:
- Mais qu'as-tu donc , mon ami? Et qui est cette Diane, s‘il te plait?
Je lui dis que j'avais sommeil et que je lui fournirais toutes les explications quand il ferait jour... Ça risque d’être compliqué.
.

 

 

28/07/2009

à vélo

le capitaine+.jpg

Qu'ils sont beaux ces mollets
qu'on voit sur la photo
sont-ce ceux de Bobet
peut-être de Roro...?


Le vélo, c'est excellent pour le mollet, certes. Mais j
’ai entendu hier soir des recommandations éclairées à l’intention des personnes qui s’agitent beaucoup: éviter le vélo, privilégier la marche à pieds. Evidemment, c’est moins valorisant, moins spectaculaire, moins médiatique j’en conviens. Mais c'est excellent pour la santé.

Ce matin, comme chaque matin, je marchai modestement au bord du canal et je rencontrai mon copain Serge qui roulait bon train, sur la piste. Il s'arrêta pour me saluer et me dit:
- Tu vois même à mon âge, je continue à faire du vélo .C’est bien le vélo, non ?
Que répondre? Je n’osai pas le contrarier:
- Il paraît que c'est bon pour la circulation… ça fait des voitures en moins.

C’est tout ce que je trouvai à dire.
Il a ri ; pour me faire plaisir et il est reparti.
Comme j'étais seul, je me mis à réfléchir. D'ailleurs c'est en marchant que je réfléchis le mieux... quand je suis seul, bien sûr.
 

 

24/07/2009

destinée

Emile aimait Olga passionnément et pensait l'épouser quand il fut appelé à rejoindre les "chasseurs à pieds", quelque part dans les Aurès en Algérie. Il y resta 28 mois à crapahuter dans ces « putaings de montagnes», comme il disait . Il lui écrivait tous les jours ou presque, des lettres enflammées et elle lui répondait itou... tout au moins au début. Puis les réponses s’espacèrent... et il arriva ce que vous devinez: Olga annonça à Emile qu’elle en aimait un autre qui avait réussi à se faire réformer ce qui prouve une fois de plus que le patriotisme, le dévouement pour défendre les grandes causes ... etc, tout cela est mal récompensé!

Quand il revint en permission, il apprit que sa belle s'était mariée avec un souffleur de verre. Il en fut fort marri, en perdit pendant quelques semaines toute envie de Kronenbourg même fraîche, ne joua plus à la belote ou au rami que sur l'insistance de ses copains du commando, écoutait la larme à l'oeil Marcel Amont chanter "Dans le coeur de ma blonde" dans son transistor Reela et, surtout, ne partit plus en opération dans le djebel avec le même enthousiasme. Puis il s'en remit ...Il fut libéré.
Quelques années plus tard, le mari d'Olga mourut. Il faut dire que le métier de souffleur de verre n'est pas de tout repos. Emile rendit visite à la veuve afin de lui présenter ses condoléances attristées car il n'avait pas de rancune.
Il lui dit:
- Heureusement, c'est lui que tu as épousé. Sinon on m'enterrerait aujourd'hui...
Et il essuya furtivement une larme.

J'ajoute qu'il aurait pu se faire trouer la peau dans une embuscade, ou sauter sur une mine, ou...
La destinée c'est la destinée, que voulez-vous.

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Aujourd’hui, dernier jour des soldes, Roro m’a obligé à faire l’acquisition de pantalons. J’ai donc perdu beaucoup de temps et cela m’a obligé à exhumer une ancienne note que j’ai tout de même sensiblement modifiée selon l’humeur du moment.

J'ajoute, une photo de nos vacances récentes, pour terminer agréablement et fraîchement cette note...Voilà un petit coin de Veules-les-Roses; vous connaissez?

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21/07/2009

comme si de rien n'était...

IMG_2806.JPG

Fécamp- Boé, je peux vous dire que ça ne se parcourt pas en deux ou trois heures, même en appuyant à fond sur la pédale d’accélérateur de notre cacugne. Il faut donc s’arrêter de temps en temps. Antoine en profite pour donner des coups de pieds dans son ballon bleu dès qu’il trouve l’espace nécessaire, Roro dégourdit ses jambes ankylosées en sautillant, en faisant des flexions et autres mouvements ( une grosse valise sous les pieds, ça n’est pas très confortable) et moi je vais faire pipi. Chaque fois. Cela étonne Antoine qui ne manque pas de se moquer de moi. Je fais « comme si de rien n’était ». Voilà une formule qui me plaît beaucoup et que je développerai volontiers en chanson un de ces jours prochains.

Je reviens donc de pisser (c’est pour éviter la répétition) du bloc situé sur l’aire avant Cahors ( très propre, je vous le conseille). Roro me dit :

- Tu as mouillé ton pantalon sur le côté ! Comment se fait-ce ?

perret sosie.jpgPutaing ! Je regarde ma jambe du côté gauche désigné par l’index accusateur de Roro : en effet, elle a raison. Et je ne m’en suis même pas aperçu ! 

-     Je crois que le responsable, c’est ce type là-bas, celui qui me regarde en se marrant. Nous étions côte à côte. Tout à coup, il s’est tourné vers moi, hilare et m’a dit, avec un fort accent de Toulouse:

« Et bé, ça alors… Pierrot ! Oh, con* ! Alors ; c’est vrai ou c’est pas vrai que tu as fréquenté Paul Léautaud ? Quelle histoire, con ! »

Et il est sorti...

 

        

* je rappelle que con, en langage toulousain, n’est pas un gros mot

PS: le secrétariat général de l'Elysée me signale que l'appellation "comme si de rien n'était" est déjà utilisée: ce serait le titre d'un album d'une chanteuse connue. Pas de chance car ça me plaisait bien.

 

07/07/2009

tutons encore ...


podcast

 

Ma note récente intitulée « savez-vous tuter » a suscité un intérêt, un engouement même auxquels je ne m’attendais pas. Certains me demandent un complément à caractère plus scientifique, d’autres ont relevé une connotation érotique ( je me demande bien pourquoi!) et souhaitent que je prolonge, que j’approfondisse le propos. Des artistes ont regretté l’absence de fond musical, de tableau champêtre...

Le premier enregistrement de ce début de note concerne le grillon provençal, le second, à la fin, est gascon. On reconnaît facilement car l’accent est tout de même différent.

ph32_lavardens.jpgLa photo est celle du village gersois de Lavardens, village réputé désormais par son concours international de tuteurs de grillons organisé chaque année au mois de mai dans le parc de son château. Récemment, mon amie Betty et moi-même, avons participé à cette manifestation. En effet, il est recommandé d’opérer en couple: l’un tute, l’autre surveille la sortie intempestive autant qu’inopinée du grillon agacé d’avoir été dérangé dans ses appartements.

Mon oreille avertie de musicien crut percevoir, un peu à l’écart, sur un talus pierreux, un chant curieux, comme un mélange subtil de bouzouki et de daouli...

- Putaing, chuchotai-je à Betty, un grec!

Nous nous approchâmes à pas feutrés ( comme je l’ai expliqué, dans ma note précédente), nous localisâmes l’entrée du terrier derrière un pied de sauge.

Je tutai pendant un long moment. Rien!

Puis j’entendis Betty qui murmurait:

- Allez, allez, viens... Aricie la sortie...

Et il fit son apparition! Zeus, qu’il était beau!

 

Bien entendu, nous le laissâmes réintégrer son logis. Nous décidâmes de ne parler à personne de cette extraordinaire rencontre et nous vous serions très reconnaissants de garder le secret. J'ajoute que mon amie est très cultivée et que la mythologie* n'a pas de secret pour elle...

* ni le grillon dans son terrier ( comprend qui peut!)


podcast

06/07/2009

autobiographie, suite...

Hier, j’ai rencontré mon ami Serge qui fait du vélo au bord du canal. Il lit régulièrement mes notes et m’adresse parfois des commentaires fort pertinents, mais pas toujours. Par exemple, quand il a lu que je voulais écrire mon autobiographie, il s’est fichu un peu de moi et m’a même suggéré les services d’un nègre comme l’ont fait d’autres artistes bien connus. Mais je ne mange pas de ce pain là, moi. Je lui ai dit simplement: je ne monterai pas bien haut, peut-être, mais TOUT SEUL! Je sais. Edmond a déjà écrit cela mais, si vous cherchez la petite bête, je vous signale que Béchet a aussi joué « petite fleur » avant moi... Et j’aurais bien d’autres exemples à citer qui montrent combien il est difficile d’être toujours le premier.

Par contre, mon autobiographie, je serais fort étonné de la découvrir déjà éditée et à disposition des lecteurs de la bibliothèque de Boé pourtant fort bien pourvue en bouquins de qualité.

Hier donc, l’ami Serge freine à ma hauteur et, goguenard, du haut de son VTT, me demande:

-Alors, cette autobiographie, elle sort quand? Je suis à la télé toutes les émissions littéraires et ne t’y ai point vu encore, en qualité d’invité. Je suis pressé de me délecter de ton chapitre concernant la boulangère!

- Et bé; je n’en suis pas là! J’ai envoyé il y a quelques jours le début de mon récit à mon éditeur.

- Et alors?

- Je lui ai téléphoné hier. Il m’a dit : j’ai lu deux fois le premier chapitre de votre autobiographie... Vous auriez bien fait d’en faire autant, a-t-il ajouté.

Je n'ai pas compris ce qu'il voulait dire.

Bon; je vais arroser nos tomates tout en accélérant leur mûrissement afin que nous puissions les goûter avant notre départ en vacances.

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01/07/2009

ah... la vache!

Dans une note récente, je vous ai parlé d’Hercule, le taureau du père François, paysan bien connu à Mouchan, petite commune gersoise entre Condom et Eauze. Je n’ai aucune photo de ce patelin mais vous pouvez me faire confiance, il existe. Je l‘ai souvent traversé, autrefois...
Le père François se rendit un jeudi à la foire aux bestiaux d’Eauze pour faire l’acquisition d’une nouvelle génisse. Il en trouva une, superbe, et, de retour à la ferme, il s’empressa de l’introduire dans le pré où se trouvait notre vaillant Hercule. Celui-ci, qui faisait une sieste méritée sous un saule ( il avait pas mal sailli ces jours derniers), mit sur pieds ses quintaux de muscles, fixa la belle, poussa un beuglement amoureux et fonça... La vache, un tantinet bêcheuse, l’évita promptement et prit la fuite à l’autre bout du pré. Hercule s’élança de nouveau; nouvelle esquive. Ce manège épuisant ( il faisait aussi chaud qu'aujourd'hui, vous vous rendez compye!), donc ce manège dura jusqu’au soir. Piteux, notre taureau dut renoncer à accourser cette femelle insensible à son charme viril.
Le père François était fort déçu étant donné le coût de l’investissement. Un jour il fit part de sa déception à un copain de Condom.
Celui-ci, après un moment de réflexion lui demanda:
- Tu as acheté ta génisse à la foire d’Eauze?
- Oui... comment l’as-tu deviné?
- Ma femme est d’Eauze.

baignade dans garonne 1.jpg
32 degrés cet après-midi; je suis allé me baigner à Garonne... Putaing; elle était vachement bonne!

29/06/2009

dilemme

L’année dernière, je me trouvais à Parikia, capitale de l’île de Paros, missionné par l‘association Boé si Boé la afin d‘étudier la possibilité de monter un spectacle sur le thème de "la chanson grecque d‘Homère à nos jours". Le projet n’a pas abouti pour le moment car je n’ai pas trouvé dans notre contrée de musiciens pratiquant le bouzouki, le daouli... et autres instruments traditionnels. Si vous connaissez...

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J’y fis la connaissance d’Aènas, pêcheur bien connu des autochtones.
Alors qu’un soir nous dégustions notre petit verre d’Ouzo bien frais à la terrasse d’un bistrot du port, il me raconta, confidentiellement, comment il avait séduit la belle Hélène qu’il aimait depuis le collège et qu’il rencontrait souvent à l’église orthodoxe où elle allait se recueillir car elle était très pieuse.

A la sortie de la grande cérémonie de Pâques, il l’accosta galamment et l’invita à l‘accompagner, le lendemain, pour une partie de pêche sur son bateau bleu et blanc. La jeune fille hésita car elle était très vertueuse et un peu méfiante puis accepta, à condition que son amie, Electra, l’accompagnât . Electra était, me dit-il, particulièrement laide mais, comment refuser...
Ils naviguèrent donc tous les trois en devisant gentiment. Ils avaient abordé divers sujets fort intéressants tels la pénurie de poissons due à la pollution, la mauvaise qualité de l’huile d’olive cette année-là, la raréfaction du touriste français ( la France était devenu un pays très pauvre, à la limite de sous-développement, leur avait-on dit)...quand le vent se leva. Il était temps de regagner le port avant l’orage qui s’annonçait menaçant à l’horizon.
Hélène, ingénument, demanda à Aènas:
- Si nous chavirions... laquelle de nous deux sauverais-tu en premier?
Notre pêcheur était fort gêné; mettez-vous à sa place. Il bafouilla qu’il les sauverait toutes les deux, c’est certain.
- Oui; mais, en premier? insista Hélène.
Aènas regarda alors Electra:
- Tu sais nager un peu, non?

UMP ( Un Mot de Plus): une correspondante, inquiète, m'a téléphoné afin de savoir si le bateau avait ou non chaviré. Elle me reproche de ne jamais terminer mes histoires. C'est volontaire, madame. Je laisse à chacun tout loisir de conclure à sa façon...

Pourquoi UMP et pas PS? Tout simplement pour garder à cette note une unité de couleur... Et comme il fait très chaud, que je n'ai pas envie d'écrire encore et encore, je me contente d'ajouter ce soir une autre photo de notre voyage chez les grecs insulaires. Encore du bleu!

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16/06/2009

Hercule

Hercule* fut un taureau vaillant, saillant à qui mieux mieux les génisses du père François, dans les prés, dans les prés ,du côté de Mouchan* jusqu’au jour où il en eut un peu marre et décida de s’accorder du repos. Celui-ci se prolongeant un peu plus que ne le prévoit la convention collective, son patron de paysan, présageant le manque à gagner à venir, s’inquiéta et demanda conseil au Dr Ruth vétérinaire à Condom ( rue du quai de la Baïse) lequel prescrivit des pilules à faire avaler tous les matins par la bestiole encornée avant qu’elle ne sorte de l’étable.
Le résultat fut surprenant. Hercule retrouvant toute sa vigueur et même plus, saillit, saillit dans la journée toutes les génisses du père François et même celles d'Ernest,le voisin, après avoir sauté par-dessus la clôture...Le soir, on eut beaucoup de mal à l’enfermer.
Le lendemain, vers midi, le père François reçut la visite d'Ernest qui venait aux nouvelles:
- C’est quoi au juste, ces pilules?
- Je ne sais plus le nom mais elles ont goût au pruneau d'Agen.

Il lui servit un ballon de Madiran...
- Et, Emilienne, comment va-t-elle?
- Elle dort...
Numériser0004.jpg

 

* Mouchan est un petit village gascon, tellement petit que je n'ai pas de photo. Mais il existe; j'y suis passé souvent quand, gamin, le car me portait au cours complémentaire de Fleurance où il y avait un directeur qui était...Bref. Dieu ait son âme,  s’il en avait une et si Dieu existe, évidemment… ça en fait des conditions !

 * Hercule : si j’avais un taureau, j’aimerais qu’il s’appelât ainsi.

 J’ai mis une image de banda car il y a un festival tous les ans à Condom (dessin de Duverdier).

 

Je racontai déjà cette histoire il y a plus d'un an...

PS ( j'ose... en rose; nostalgie): je reçois, depuis ce matin, de nombreux coups de fils me demandant qui est Emilienne et surtout pourquoi elle dort. Je prie ceux qui s'apprêteraient encore à me contacter de le faire par écrit, sous forme de commentaire, car, canicule prévisible oblige, cette mi-journée sera propisse propice à la sieste.

15/06/2009

inventions...

charlot 3.jpgSamedi, Antoine et moi étions installés devant la télé et nous nous marrions franchement en regardant le court métrage de Charlot « one A.M », vous savez, celui dans lequel, complètement ivre, il tente de monter les escaliers pour rejoindre sa chambre... Donc, Charlot dégringolait pour la énième fois quand le téléphone sonna.  Une dame m’apprit que je m’appelais Monsieur Barthélémy, que j’avais plus de 65 ans et que, par conséquent ( !), j’étais sélectionné pour recevoir une bonne bouteille de vin que je devais retirer au nouveau magasin de literie qui se trouve quelque part pas trop loin de chez nous... Je lui dis que ma voiture était en panne, que mon lit par contre était encore en parfait état, qu’elle pouvait expédier la bouteille à mon adresse et que je l’en remerciais vivement par avance. Comme en même temps je continuais à regarder le film, je fus pris d’un fou rire impossible à maîtriser quand Charlot se retrouva enveloppé dans le tapis, la dame raccrocha et je rejoignis Antoine afin de partager son hilarité communicative...
charlot.jpg- Dis papy!...Qui a inventé le téléphone ?
- ...je ne me rappelle plus.
- Et la télé ?...Qui l'a inventée ?
- On demandera à mamie quand elle sera revenue de chez la coiffeuse...
- Et l'ordinateur ?
- ...
- Je te dérange peut-être avec toutes mes questions ?
- Mais non, mais non... Tu as raison, il faut s'instruire dans la vie!

Car Antoine passe au CE1 en septembre prochain...

19/05/2009

nuance...

Une petite histoire dont l'origine est incertaine. Imaginons qu’elle ait pour cadre notre pays gascon.
medium_puymirol_le_foirail.jpgPuymirol est un village perché sur une colline, à une dizaine de kilomètres d’Agen. J’y ai déjà situé une histoire de chats.
Y vivent, comme un peu partout, un paysan très riche et un paysan très pauvre.
Un jour de marché sur la place du foirail qui domine la vallée de la Séoune, le premier, d’un geste large, montra à son fils le paysage qui s’étendait devant eux et lui dit:
- Regarde; un jour, tout cela sera à toi.
medium_puymirol_les_cornières.jpg



Le second paysan arriva au même endroit, un moment plus tard, avec son fils, lui montra la vallée et lui dit:

-Regarde.


Oui...c'est tout.

Vous pouvez visiter Puymirol sur internet. Si vous passez dans la région, allez dire bonjour à Jean-Louis, le maire; c'est un copain. Il vous paiera sûrement un coup au café des Arcades.

17/05/2009

solidarité...

Une histoire que j'ai déjà racontée. Je n'ai rien changé.

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Un vieux paysan chinois, du nom de Ā dé lǐ ān (Adrien en français), avait fait une prière avant de mourir: celle de connaître l’enfer et le paradis...dans l’ordre. Il mourut. Comme sa vie misérable avait été exemplaire, sa prière fut exaucée.
Il fut d’abord conduit en enfer. Dans l’immense salle à manger, les tables étaient couvertes de plats contenant des nourritures délicieuses. Mais les convives semblaient affamés et furieux: ils devaient en effet utiliser de trop longues baguettes. Ils atteignaient les aliments certes, les saisissaient comme savent si bien le faire les asiatiques mais ne pouvaient les porter à leur bouche. Et ils s’obstinaient, s’obstinaient... en vain. Quelle souffrance!
Ā dé lǐ ān demanda très vite de partir au paradis. Dans la vaste salle à manger, un peu moins grande qu’en enfer tout de même, les tables supportaient des plats contenant eux aussi des mets délicieux et les convives tenaient des baguettes tout aussi longues qu’en enfer...Mais ici, tous semblaient rassasiés et, bien sûr, heureux.
Et pourquoi vous demandez-vous?
Parce qu’ils se nourrissaient les uns les autres.
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14/05/2009

when the saints...

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J’escaladais hardiment et approchais du sommet quand, au moment où je m’y attendais le moins ( c’est toujours à ces moments-là qu’il se passe quelque chose) mon pied glissa et je dégringolai dans un précipice profond, profond...
Je me mis à crier :
-Saint Antoine, sauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuve-moi!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pourquoi ai-je pensé à solliciter de la sorte ce saint? Je dois vous avouer que je ne le connais même pas. Bizarre...
Vous me croirez si vous voulez ,et bé, je sentis comme une main puissante qui me saisissait par le col et me maintenait au-dessus du vide. Celà fait une drôle d’impression! Je distinguai tout en bas des moutons de toutes les couleurs. Encore bizarre...
medium_IMG_2512.JPG
- Sortez-vous de là... , m'égosillai-je.
Au-dessus de moi, une voix m’interpella:
- Saint- Antoine d’où?
Je criai ( avec difficulté car je m’étranglais un peu):
- De Padoue!
Je n’avais entendu parler que de celui-là et encore, il y a tellement longtemps!
- Ah... Ce n’est pas moi.
Je sentis qu’on me lâchait et je dégringolai, dégringolai....
Je me réveillai brusquement. Roro me secouait:
- C’est l’heure de te lever. Tu dois porter Antoine à l’école...



Combien de fois nous a-t-on demandé de jouer ce morceau???
Et les moutons me direz-vous, que viennent faire ces moutons dans cette histoire. Ils sont sous mes yeux, à proximité de mon ordinateur. Il ne faut donc pas s'étonner de les voir apparaître dans un de mes rêves.

12/05/2009

la poisse

C’est la crise. Je suis désolé de vous l’apprendre.
medium_bourgeois.4.jpg
René, le sénateur, mari de Sophie la copine de Roro (mais si, je vous en ai souvent parlé, voyons!), donc, René est aussi PDG d’une fabrique de préservatifs implantée à Condom, juste au bord de la Baïse, ce qui est très pratique car les colis sont chargés sur des gabares qui redescendent la rivière jusqu’à Buzet puis empruntent le canal latéral à la Garonne direction Bordeaux où des navires les transportent vers les pays africains. Le latex arrive par le même chemin mais à l'envers. Or, depuis certaines déclarations papales, les commandes ont chuté, énormément chuté!
La faillite est imminente.
René n’a pas supporté. Il a décidé de se suicider dans son bureau: il s’est tiré 5 balles de révolver un peu partout dans le corps et une dans un meuble. Il est actuellement dans le coma à l’hôpital rural de Condom qui devrait fermer bientôt. Une chance qu’il soit encore ouvert!
Sophie était à son chevet quand il a repris connaissance.
medium_dubout11.2.jpgQuand il la reconnut, il chuchota:
- Quand j’ai eu mon accident de voiture, tu étais à mes côtés... ( ... signifie qu’il reprend son souffle).
- Tu as assisté avec moi à l’incendie de notre villa....
- Quand j’ai eu mon infarctus, c’est toi qui a appelé le Samu...
- Et maintenant, tu es encore là...
- Je crois... Je crois...
- Tu crois quoi? demanda Sophie.
- ................ Je crois que tu me portes la poisse.
...................................................................................................................................................................
Sophie vient de téléphoner: René vient de mourir. Il le fallait, dis-je à Roro. Car un autre René, un ami, ne supportait plus mes histoires. Souvent, pour se moquer, on lui disait:
- Alors, sénateur, comment va Sophie...
Car on me lit jusque dans le Forez, vous savez. Pourtant, le Forez est une province lointaine.
Je vais donc, dès que possible remarier Sophie. Pour le prénom, j’hésite encore...

07/05/2009

Drôles d'histoires

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L’année dernière, au cours d’une promenade sur la côte basque, à proximité de Guétary, l’air marin fortement iodé aidant ( on connaît son effet bénéfique sur le cerveau), notre amie Maïté entreprit de poser une devinette à Roro.
- Sais-tu comment on réussit à faire rentrer 10 basques dans une 4CV ? lui demanda-t-elle.
- Des 4CV, ça n’existe plus ; dit Roro ( elle avait raison: quand une histoire est ancienne, il faut l’actualiser !)
- Ce n’est qu’un exemple; voyons… dans une SMART, si tu préfères.( Maïté était un peu agacée)
- D’accord…alors ça n’est pas possible !
- Si, c’est possible !

- Non……….
- Si…………
( Quand j’écris en caractères gras c’est pour montrer que le ton monte)
Maïté est basque et Roro espagnole par sa mère, landaise par son père. « Cépouça » aurait dit Antoine à cette époque...
J’intervins:
-Qu’est-ce donc, mes belles ? ( elles adorent les compliments et se calment)
Maïté m’exposa sa devinette pendant que Roro, agacée, tournée vers l’Espagne, contemplait le vaste océan aux reflets d'argent, dansant le long du golfe clair…
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Je fis semblant de réfléchir un moment. Puis :
- Tu leur dis que 10 gascons y sont arrivés.
- Non, 10 corses ! répliqua-t-elle.
Je n’insistai pas. Je connaissais cette histoire racontée autrefois dans les cours de récré des collèges. Elle avait raison : il s’agissait bien de corses ; je ne sais pas pourquoi.
- C’est très rigolo, lui dis-je en simulant un fou rire.
Et j’ajoutai :
- J’en connais une autre : comment font les basques pour tuer les taupes ?
J’attends encore la réponse.
Bon; à vous, je la donne... très confidentiellement.
Ils les enterrent vivantes!
Que c'est drôle! (En réalité, il s'agit des belges et non des basques)
J’ai déjà raconté cette histoire début 2008. Elle avait enthousiasmé mes lecteurs de l’époque.

 
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