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09/03/2010

la pince à linge


podcast

Boé si Boé la répète la pince à linge (il faut cliquer sur podcast noir)

Cela fait trois ou quatre ans que je prédis à mes choristes, sans y croire vraiment:

- Nous chanterons la 5ème de Beethoven, version Francis Blanche; ça n’est pas facile, d’accord, mais je connais votre talent. Nous y arriverons!

Je n’aurais pas dû leur faire écouter les Quatre Barbus. Evidemment, quand on entend leur interprétation de ce morceau de bravoure, on a tendance à baisser les bras.

- On n’y arrivera pas chef*, c’est trop difficile et patati et patata…

Et bé… nous chanterons la 5ème le soir du 10 avril, à l’occasion de notre grand concert annuel ( Nous donnons un concert par an, ce qui est beaucoup!).

J’ai noté ici et là quelques petites imperfections qui seront, j’en suis certain, corrigées au cours de prochaines répétitions.

AnavonRebeur11.jpg

Reste à mettre en place une mise en scène originale. Mais faites-moi confiance, j’y ai déjà beaucoup réfléchi. Ce putaing d’hiver sera, je l’espère terminé. Aussi, j’ai imaginé que les choristes se dévêtiraient entre chaque mouvement ( je resterai seul habillé comme dans le dessin de Ana Von Reben) et termineraient en fixant leurs sous-vêtements ( pour une fois certaines en porteront ce soir-là) sur une ficelle tendue sur toute la largeur de la scène sous les applaudissements nourris et les hourras de la foule. Pour le moment, seule Roro est au courant. Elle me fait la gueule…

 

*Certains m’appellent Maître; je préfère!

PS: je voulais écrire quelque chose sur monsieur Chatel ( je ne mets pas ^ car il ne le mérite pas). J’avais commencé, ce matin, mais la colère m’a pris, en écrivant, et je n’ai pas pu continuer. Peut-être demain, si je suis plus calme.

18:11 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12)

05/03/2010

le jardin extraordinare


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Il faut cliquer sur podcast noir ( nous répétons)

gladiateur mourant.jpg                                                  Ma chère Sophie,

Aujourd'hui nous avons visité le château de Versailles et, comme il faisait beau, nous en profitâmes ( ça ne te gêne pas si j'utilise le passé simple... je sais que tu n'es pas habituée?) nous en profitâmes donc pour nous promener dans le jardin. C'est grand; encore plus grand que notre esplanade du gravier, tu te rends compte! Ce soir, j'ai très mal aux pieds...

Nous avons découvert de magnifiques statues. Henri est resté longtemps devant celle du gladiateur mourant. Je crois même qu'il lui parlait, en douce, pendant que j'avais le dos tourné. Quand il m'a rejoint, il avait l'air bouleversé.

- Cet homme souffre énormément, me dit-il la larme à l'oeil.

Tu sais, Henri est un homme hyper-sensible... comme beaucoup d'artistes.

le gladiateur.jpgCe gladiateur, quel homme superbe! Je n'ai pas résisté à le prendre de face, de dos... Nous en avons rencontré un autre solidement attaché sur son socle va donc savoir pourquoi!

Demain nous resterons plus longtemps à l'hôtel pour nous reposer. Je te quitte.

Bien des choses de ta copine Roro

PS: Henri s'est renseigné pour la pension de réversion. Quand René mourra, tu ne seras pas à plaindre question finances: le régime de retraite des sénateurs, c'est le top!

gladiateur combattant.jpg

18:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)

02/03/2010

le poinçonneur...


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Il faut cliquer sur podcast noir sinon ça ne marche pas.

 Actuellement je consacre un temps fou à réenregistrer des morceaux de répétition de notre quartet. Et c’est bien mieux! Attention; je ne parle pas des performances des musiciens. Je reste modeste; malgré tout. Mais je trouve que la qualité du son est bien meilleure; pas vous? Mais c’est long, ch fastidieux…

Ce poinçonneur des lilas, j’ose enfin le présenter. Nous avons imaginé une interprétation originale; si vous trouvez, quelque part, un poinçonneur qui ressemble à celui-ci, il faut me le dire franchement. Le registre de la clarinette reste volontairement et résolument dans les graves ce qui est logique puisque nous sommes sous terre. De temps en temps, pfuitt…, à la station des Lilas par exemple, nous remontons vite fait à la surface respirer un bon coup de CO2 et nous replongeons dare dare.

Dans Mémoire du métro, ouvrage remarquable écrit en 1960 et dont je vous recommande la lecture, j’ai extrait cette déclaration du célèbre André Berthelot:

L’absence de poussière est à peu près complète dans le souterrain… L’air du métro est incomparablement moins chargé de bactéries, le matin, à la prise de service, que celui de la plupart des places et voies publiques…

Le poinçonneur, comme le pêcheur de baleines, avait une vie saine; encore un beau métier qui a malheureusement disparu.

Dans le même bouquin, Heuzé aurait osé déclarer en 1882:

Le métropolitain deviendra le Nécropolitain…

Il faut savoir que cet Heuzé était directeur d’une entreprise d’autobus parisienne.

Je pourrais encore et encore vous citer des passages tout aussi intéressants de ce document mais je pense que le morceau de musique doit être terminé.

métro.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo Izis

17:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6)

28/02/2010

du vent... (suite)

 
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ponpon après xynthia.jpgXynthia...où ont-ils pêché ce nom-là! Ici, elle a peu sévi. Elle a tout de même voulu marquer son passage de courte durée, cette nuit, en terrassant un vieil érable complètement pourri sur la voie sur berge. J'y ai rencontré Ponpon qui n'a pas perdu ses anciennes habitudes; pendant ses deux kilomètres de promenade, aller et retour, il aura trimballé une branche du vieil arbre mort, branche qui ne servira à rien car ses vieux maîtres n'ont pas de cheminée. Quand il m'a vu sortir le numérique de ma poche, il s'est arrêté, a pris une pose qu'il a imaginé avantageuse. Je lui ai dit, en prenant la photo ( je lui ai demandé l'autorisation bien entendu):

-Tu ne changeras donc jamais, Ponpon! Tu es toujours aussi cabotin.

Celà fait au moins quatre ou cinq ans ou plus que nous nous connaissons; je peux donc me permettre certaines familiarités. Nous avons fréquenté le chemin de hâlage qu'il doit regretter un peu car le cycliste, il n'aime pas Ponpon... et réciproquement!

La version clarinette que je vous propose ce soir est peut-être plus dynamique que celle du saxo enregistré hier. Je ne sais pas...

17:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9)

27/02/2010

du vent


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100_3556.JPGLa météo nous promet un vent fort pour ce soir et cette nuit. Quelques uns de nos vieux érables vont-ils encore se fracasser le long de notre canal? Klaus avait marqué son passage il n’y a pas si longtemps ce qui m’avait permis de reconstituer vaillamment notre bûcher et d’alimenter notre cheminée durant cet hiver. Il reste encore suffisamment de bois pour subsister jusqu’à la très prochaine saison nouvelle.

Voilà l’opportunité de vous interpréter au saxophone la chanson de Brassens. Demain, je mettrai une version clarinette.

 

 

20:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

25/02/2010

soyons bref...


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pertuzé0007.jpgEvitons ce soir,car nous n'avons pas le temps pour cause de répétition de chant, évitons les bla bla ... et contentons nous de cette chanson brève, chanson incomplète d'ailleurs car je ne chante pas deux autres versions que certains ( pourquoi pas certaines) sont capables d'imaginer... Chiche!

Si vous ne trouvez pas j'oserai peut-être vous les suggérer. Je range ma guitare.

Le dessin est de Pertuzé

18:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

24/02/2010

bye bye blues


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chateaugavaudun.jpg

Cet après-midi, répétition de l’orchestre Nouvelle Orléans ADIJAZZ pour préparer notre prochain concert à Gavaudun ( très agréable bourgade Lot-et-Garonnaise)… nous en reparlerons, peut-être.

Bye bye blues est un swing dont le tempo assez rapide plaît beaucoup à notre batteur: il peut ainsi exprimer sa virtuosité à l’occasion d’un 4-4 avec le saxophone (que j’ai préféré à la clarinette pour ce morceau).

Il arrive que nous accordions plus d’espace ( de temps, évidemment) au batteur qui développe alors son solo… aussi longtemps qu’il le souhaite. Parfois, quand la salle est réceptive, il en rajoute encore et encore… et quand enfin il daigne s’arrêter, c’est l’ovation garantie… Le public aime la batterie, le scat et la fin du solo de contrebasse. Parfois il applaudit aussi le clarinettiste lorsque celui-ci a été très inspiré.

La vie d’artiste n’est pas de tout repos…

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Ce château de Gavaudun est vraiment en piteux état. J'espère qu'il résistera à la grosse caisse de Bernard!

 

18:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7)

22/02/2010

four brothers


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Il faut cliquer sur podcast noir pas sur le vert (?)

 

L’air que nous répétons ici est un grand classique du jazz, bien connu des amateurs éclairés: il s’agit de Four Brothers que nous interprétons à un tempo moyen à cause des paroles que j’ai imaginées et qu’il faut débiter correctement, ce qui, sachez-le, n’est pas très facile, même qu’il m’arrive de bafouiller parfois… en concert; surtout en concert! L’histoire que je raconte n’a aucun sens et d’ailleurs, le public s’en fiche complètement. Quand j’ai un trou de mémoire, je poursuis en scatant…Je devine votre perplexité: quezaco un scat? C’est une improvisation vocale en onomatopées: débrouillez-vous avec ça. Il paraît qu’Armstrong aurait été le précurseur car il avait oublié les paroles de sa chanson…Pourquoi pas. Le public aime le scat; il est impressionné. Si bien que, parfois, j’en use et même abuse. Cela me repose du saxophone quand celui-ci devient un peu capricieux. Un soir une dame ( charmante) est venue me voir à la récré et m’a dit:

- Elle est rigolote votre chanson; je n’ai pas tout compris, mais elle est rigolote…

Evidemment.

Si vous cherchez le rapport avec le titre du morceau, vous allez perdre du temps!

numérisation0004.jpg

18:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

21/02/2010

quatre-vingt-quinze pour cent


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Un pour tous, tous pour un et quatre-vingt-quinze pour cent: je ne sais plus quel humoriste disait, à peu près, celà.

Numériser0004!.jpgLe concert donné sur le thème de "Brassens et le jazz" se déroulait ce soir-là dans un village, au profit de l'école publique. Le directeur, musicien de notre orchestre, m'avait suggéré de modifier, juste ce qu'il fallait, le texte de cette chanson... ce que j'ai fait pour lui être agréable et regretté par la suite. Beaucoup de ses élèves, nullement avares de blagues à la Bigard pendant la récré, j'en suis certain, étaient présents dans la salle. Pour Fernande, je trouvai une autre solution: je chantai quand je pense à Fernande et laissai le public compléter, ce qu'il fit volontiers, avec enthousiasme même, à 95 pour cent, à peu près! En voilà de l'hypocrisie, me direz-vous: c'est vrai et je le confesse.

Pour cette chanson, le saxophone ténor était mieux adapté que la fluette clarinette. Quoique, aurait dit l'illustre Raymond Devos que je préfère à Bigard précédemment cité; je ne me lasserai pas de le répéter.

18:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (10)

19/02/2010

clarinette marmelade


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Il y a 5/6 ans, nous répétions  ce grand classique de la Nouvelle Orléans

clarinettiste en action.jpg

Un handicap pour le clarinettiste: la taille de son instrument. Sa puissance aussi. Comparée au saxophone par exemple, la clarinette manque de volume, de présence, de prestige, de…, de…, de considération; voilà.

Que d’efforts doit accomplir le clarinettiste pour s’affirmer dans un orchestre de jazz, pour que le spectateur, la spectatrice surtout, daignent lui accorder un peu d’attention, détacher leur regard du trompettiste qui occupe le devant et le milieu de la scène, développant le thème de la chanson … ! Car il a le beau rôle, le trompettiste! Fastoche de briller quand on est un trompettiste. Même s’il n’est pas très doué, il te joue les Roses de Picardie, comme ça, tranquille, sans effort et c’est gagné! Emballée la spectatrice! Ce n’est pas juste…

Car, le clarinettiste, pour s’imposer ou tout simplement paraître, que doit-il faire? Il doit être inspiré, volubile, lyrique, visiblement passionné… brillant! Il doit s’agiter, se contorsionner, prendre des poses avantageuses comme celui de la photo ( il manque le mouvement, dommage!). Mais c’est fatiguant; le vieux clarinettiste a du mal. J’en ai vus récemment, encore plus notoires que moi (!), plus âgés aussi, qui souffraient beaucoup sur de prestigieuses scènes…

Le clarinettiste peut aussi, comme Sidney Béchet, abandonner la clarinette et la remplacer par le saxophone soprano, instrument qui rivalise en puissance avec la trompette.

Je ne mange pas de ce pain là, je ne suce pas de ces anches-là devrais-je dire. Je reste fidèle à celle qui m’a donné tant de bonheur depuis l’âge de 10 ans. Et si je souffle aussi dans un saxophone, c’est uniquement pour me reposer de temps en temps.

 

15:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

14/02/2010

je m'suis fait tout p'tit...


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Encore une chanson de Brassens interprétée en public. Une précision: dans ce morceau, Dédé ( à la tompette) et moi ( au saxophone) nous livrons à l'exercice assez fréquent du 4/4, c'est à dire que nous improvisons à tour de rôle pendant quatre mesures ( le 4/4 dans le domaine jazzique n'est pas une grosse voiture). Je ne chante qu'un couplet, les autres sont disponibles sur internet.

Je sais. J'avais promis de donner de nos nouvelles dès samedi matin afin de vous rassurer, de vous dire que la soirée de Cuq au profit d'éducateurs sans frontières à Haïti ( ils font un boulot!) avait été un succès, pas à cause de nous mais parce que les organisateurs avaient réussi à faire monter au village ( altitude 160 mètres à peu près), par un temps de chien, plus de 120 personnes, remplissant ainsi leur salle des fêtes, que nous avons apprécié le repas préparé par les bénévoles, que nous avons chanté très correctement nos petites chansons et, m'a dit le copain membre de l'asso organisatrice, que notre prestation a été très appréciée... J'oubliais: nous sommes rentrés dans la nuit sans difficulté, la route vicinale ayant séché et le verglas disparu...Depuis samedi matin, je flemmarde; ça tombe bien car rien ne m'oblige à m'agiter. J'ai vu des ballons ovales passer de mains en mains durant tout ce WE. J'ai même entendu chanter la Marseillaise mais je suis resté vautré dans mon fauteuil ( je ne sais pas si j'ai bien fait de vous le dire). Tout le monde ayant parlé de la Saint Valentin avec plus ou moins d'enthousiasme, je me suis abstenu considérant que tout avait été dit. J'ai du mal à coller avec l'actualité, il me faut du recul. 

20:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

11/02/2010

accident de... saxophone


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Nous étions à Cocumont...

 

Notre concert s’achevait dans l’enthousiasme général: nous avions offert, à Cocumont, au bénéfice d’une association culturelle dont j’ai complètement oublié le nom, un grand merveilleux  moment musical. Les spectateurs s’étaient levés applaudissant à tout rompre, certains lorgnant déjà la porte de sortie du foyer communal dans lequel ils étaient enfermés depuis plus de deux heures, quand une voix forte, autoritaire, s’éleva et, le silence revenu, déclara ceci:

IMG_3013.JPG

- J’aimerais remercier les musiciens et, particulièrement, leur chef…

Tout le monde, surpris, se rassit avec plus ou moins d’empressement, on entendit, des chutquezaco…c’est qui?…Puis, silence.

Francis, car c’était lui, officier de réserve, grand amateur de jazz, s’avança vers moi, un  paquet volumineux dans les mains.

- C’est pour toi l’ami, me dit-il avec simplicité.

J’enlevai le papier-cadeau avec toute l’émotion, la solennité qui doivent accompagner ce geste: bon sang… un cep de vigne à la silhouette de saxophone tout fraîchement verni! Avec une petite plaque dont j’ai fait la copie pour cette note! Je rosis de confusion, remerciai chaleureusement…

C’était il y a 6 ou 7 ans………………………………………………

Samedi dernier, tout se déroula parfaitement jusqu’à Cécile,  morceau que j‘interprète habituellement sans souci aucun ( si vous doutez, allez voir ma note du 31 janvier). J’embouchai le saxophone alto pour attaquer l’introduction: arrivé au la bémol ou sol dièse, comme vous voulez, pfuitt… pas de son. Comme cette note revient régulièrement dans le morceau, j’ai drôlement mascagné, croyez-moi! Je n’étais pas fier du tout!

Pardon Cécile, mais c’est la faute d’une clé qui fermait mal, je te jure!

J’espère, Francis, que, malgré cet accident, tu ne regretteras pas ton geste…Car ton « saxophone-pied-de-vigne » a une valeur inestimable; celle d’une amitié que nous partagerons comme tu le suggères jusqu’ à …2060?

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Comment voulez-vous rester modeste!

17:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7)

08/02/2010

la contrebasse


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sine 1.jpg

J’ai déjà écrit tout le bien que je pensais de ce livre illustré par Siné…

Le contrebassiste, habituellement, est un personnage discret. Son instrument étant imposant, il n’a pas besoin d’en rajouter. On ne voit qu’une partie de son corps: la tête, les épaules et les bras. Sauf s’il se tient sur le côté pour faire le malin. Sur le plan scénique, il est mieux que le bassiste. A mon avis.

La contrebasse (appelé parfois mémère) est très présente même si elle se trouve un peu en arrière des « cuivres », à côté de la batterie avec qui elle doit cohabiter, sympathiser, être en étroite relation… sinon c’est la pagaille  au niveau de la rythmique, le désordre se propage à tout l’orchestre, le soliste est perdu et les rattrapages sont périlleux. J’ai ainsi connu, parfois, de grands moments de détresse.

Quelquefois, les notes de la contrebasse sont approximatives: un demi-ton au-dessus ou au dessous. Quand elle fait boum, boum… le public profane ne remarque rien: le son se confond avec celui de la grosse caisse. Mais c’est tout de même mieux quand elle joue juste. Comme on dit dans « le milieu » : c’est dans les aigus que ça devient grave!

Le solo de contrebasse est redoutable quand il est exposé par le musicien… moyen. On ne sait pas très bien où il en est et quand il a fini, c’est une délivrance. Et le public applaudit.

Dans le morceau que je vous propose ( encore un enregistrement de répétition), morceau intitulé east of the sun, un des préférés de Dédé le trompettiste qui expose le thème avec beaucoup de sensibilité, notre contrebassiste Patrick nous offre, lui,  un magnifique solo.

 

11:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

05/02/2010

chacun ses compétences


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Dans les années 90, nous étions installés sur la place de Marciac: cliquetis de couverts, conversations, exclamations...

marciac 3.jpg

J’ai déjà raconté cette histoire, autrefois…Je la recopie en me contentant de bouger quelques virgules car ce WE est musicalement très chargé.

Beaucoup de gascons, de gersois en particulier ont des origines italiennes: le cousin Bruno, par exemple, est petit-fils de Silvio venu presto de Lombardie dans les années 30 pour échapper à la police de Mussolini.
Bruno est un vaillant. Il a ouvert, il y a quelques années une pizzeria à Mirande et ça marche bien. Il faut dire que cette bourgade se trouve sur la route des Pyrénées et le touriste qui vient du nord ( de la Garonne), pressé de chausser ses skis ou ses chaussures de randonnées, néglige stupidement nos produits gascons et se contente de pizzas ou de frites ...

Marco, le frère de Bruno, a décidé de faire une carrière de musicien de jazz. La proximité de Marciac est sûrement la cause de cette vocation. Ecouter, les soirs de festival, l’orchestre All Moods à la terrasse du restaurant « la Petite Auberge », quel régal! Il y passe des heures, sans se lasser. Il faut dire que ces musiciens ont une pêche de tous les diables!
Donc, à part jouer du saxophone et de la clarinette, rien d’autre n’intéresse Marco. Justement, il aimerait faire l’acquisition d’un Selmer haut de gamme comme celui dans lequel soufflait le talentueux Guy Lafitte. Mais il n’a pas un rond.
Il décida donc, l’autre jour, de rendre une visite à Bruno et gestes à l’appui ( vous connaissez les italiens!), il essaya de le convaincre de lui prêter une certaine somme qu’il lui restituerait après l’août, quand serait terminé le festival.
- Je ne peux pas, lui répondit tout net Bruno.
-
Tu ne peux pas? Mais, pourtant, ton affaire marche bien. Tu as de l’argent...
- Oui, j’ai de l’argent mais je ne peux pas le prêter.
- Et pourquoi, s’il te plaît?
- Tu vois la Caisse d’Epargne en face; avec le directeur, nous avons conclu un accord: je ne prête pas d’argent et lui ne vend pas de pizzas.

 

 

18:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9)

04/02/2010

les passantes


podcast

Vous cliquez sur podcast noir ( pas sur le truc vert) , sinon vous n'entendrez rien... Désolé!

IMG_0010=.JPGSi Georges Brassens navait pas composé cette musique sur ce poème, je naurais sûrement jamais connu lauteur, Antoine Pol. Et sans doute vous non plus; avouez! Si vous voulez en savoir plus sur ce personnage, allez le visiter sur internet. Car ma note na dautre but que de vous proposer la musique version jazzy comme dhabitude; je ne chanterai même pas une strophe. La mélodie est au goût de notre quartet et se prête à des improvisations dont le lyrisme ne vous échappera pas. Déjà interprétée ici et là, nous ne lavons pas de nouveau intégrée dans notre programme déjà copieux de samedi (il reste des places).

Les enregistrements que je propose ont été réalisés en répétition. Donc, la qualité est … moyenne. Nous sommes assis sur des chaises qui en ont beaucoup supporté et qui, de temps en temps, le manifestent. On perçoit aussi dautres bruits intempestifs non identifiables…

Le texte « les passantes » est disponible sur internet et vous pouvez aussi écouter maître Georges sur youtube, par exemple

La photo: une passante au bord du canal, pas loin de notre borne 103. On distingue les nouvelles plantations de chênes américains dont jai parlé récemment.

 

15:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (10)

 
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