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13/12/2016

desafinado


podcastà la trompette, Dédé - à la guitare, Jean-Yves- à la contrebasse, Patrick- à la batterie, Bernard

Je souffle dans mon saxophone ténor...

Hector sax.jpgMon cher petit Hector,

Tes parents viennent de m'expédier cette photo. Tu es un beau bébé, certes, et nous pouvons être fiers de toi. Cependant, je trouve l'acquisition de ce saxophone un peu prématurée. Bien sûr, tu aimes la musique. Je n'en doute pas.Tu gigotais, paraît-il, il y a encore peu de temps dans le ventre de ta maman brésilienne dès que tu entendais ton papa souffler dans un de ses instruments ( tu devais gigoter souvent!). Sans doute dansais-tu la samba ou la bossa? Mais jouer déjà du saxophone, ça n'est pas sérieux. Ne sois pas vexé. Je m'entretiendrai avec tes parents dès que possible. En attendant, peut-être te trémousseras-tu en écoutant ce "désafinado" que j'ai enregistré il y a quelques années avec mes amis musiciens; cela me ferait plaisir.

A très bientôt mon petit.

 

 

03/10/2016

premières nouvelles d'Hector

principe d'Archimède.jpg                                          

                                                    Sur cette photo, mon fils, professeur de mathématiques et autres sciences, fait une brillante démonstration du fameux principe d'Archimède " tout corps plongé dans un liquide...". Le cobaye n'est autre qu'Hector, nouveau né dans la famille, lequel n'apprécie guère et exprime, à sa façon, son mécontentement. c'est beau la vie!.jpgHeureusement, passe par là, le grand-père, vieil homme sensible, charitable ...entre autres qualités. Avec beaucoup de délicatesse, de précautions aussi, il prend le bébé dans ses bras et  le berce en lui fredonnant, d'une voix chevrotante "c'est un petit bonheur que j'avais rencontré, il était tout en pleurs sur le bord du fossé...". L'enfant charmé, captivé, se calme et ne tarde pas à s'endormir ce qui évite au vieil homme de poursuivre cette chanson et c'est  bien mieux ainsi car, comme chacun sait, la fin n'est guère optimiste.

hector et henri 3.JPG

 

 

Les parents, reconnaissants, ont beaucoup regretté mon éloignement. Moi aussi. Car, des chansons, j'en connais, croyez-moi. Et quand j'ai quitté Hector, j'ai bien compris, à sa façon de me regarder, qu'il aimerait que nous nous rencontrions aussi souvent que possible. D'accord Hector. A bientôt.

 

 

 

19/08/2016

le Plein Jazz Quartet

  
podcast
    photo 1 plein jazz copier.jpg                                            J'ai déjà écrit quelques lignes sur ce blog pour présenter le fameux "Plein Jazz quartet" et publier quelques unes de ses brillantes interprétations. "Fameux, brillantes"...peut-être ces qualificatifs manquent-ils de modération, de modestie! Disons, plus raisonnablement, que nous avions un certain succès.

                                                   Aujourd'hui, voici une photo des artistes...sur pieds, ceux-là même que vous pouvez écouter répétant cette chanson bien connue, revisitée dans un style jazzique par le groupe: à droite et à gauche, les guitaristes Roger ( tout sourire) et Bibi ( plus sérieux), au milieu, Thierry ( mi-figue, mi-raisin) et sa contrebasse. Je suis derrière (oui, je ris...heureuse époque).

                                                                                                    Revenons au seul instrument présenté sur cette photo, l'instrument le plus imposant de l'orchestre. Il n'est pourtant pas celui qui fait le plus de bruit. Il doit, au contraire, dans le style jazzique, rester modeste. Essayer, sous prétexte de corpulence, de concurrencer par un volume sonore excessif les autres instruments tels...la clarinette, par exemple, serait répréhensible, condamnable. Et Thierry  savait caresser les cordes de la grand-mère ( c'est ainsi que les musiciens la surnomment) de ses doigts experts. Ses notes étaient douces et...justes! D'ailleurs, écoutez! ( J'ai connu, rarement il est vrai, des contrebassistes qui jouaient faux ce qui est facile à réaliser avec cet instrument...et avec d'autres aussi d'ailleurs).

                                                                                                      Une prochaine fois j'écrirai quelques mots sur mes amis guitaristes afin d'éviter d'inutiles jalousies! En attendant laissons-les développer leurs subtiles improvisations.

18:47 Publié dans garonne | Lien permanent | Commentaires (4)

02/02/2015

c'était le bon temps!

facteur à échasses.png

J'ai retrouvé dans une boîte à chaussures cette carte postale adressée par mon arrière tante Amélie à mon grand-père Félicien. Au verso, je lis:

- Cher pitchounet,

Je t'envoie cette carte depuis Dax où je fais une cure sur prescription de mon docteur. Tu vas être étonné d'apprendre qu'ici l'eau chaude jaillit des robinets même de ceux qui se trouvent dans les rues alors que chez nous, nous sommes obligés de la tirer du puits et de la faire chauffer dans une bassine pour notre toilette! Ils ont bien de la chance les dacquois! Autre sujet d'étonnement: les échasses. Les bergers en sont pourvus ce qui leur permet de mieux surveiller leur troupeau de moutons dispersés parmi les hautes fougères de la vaste lande.  Un berger du coin avait, paraît-il, imaginé équiper aussi ses moutons mais il y a renoncé car ces bovidés auraient eu de grandes difficultés pour paître.

Je n'ai pas encore vu le facteur de la carte faire sa distribution dans les rues de Dax.

Bien des choses à toi et tes chers parents

 

 

18/12/2014

un conte pour enfants...

Voici un conte que je tiens de mon grand-père Adrien, conte aux origines incertaines qui devrait intéresser vos enfants et petits enfants, le soir à la veillée de Noël par exemple. Il disait, à peu près, ceci:
 et les deux boules....jpg                                    Il était une fois ( toujours commencer ainsi pour capter l’attention), il y a très, très longtemps, une verge*, un vagin* et deux testicules* qui avaient l’habitude de se rendre dans une forêt où se trouvait un arbre qui produisait des fruits délicieux. La verge, vigoureuse et agile, grimpait la première dans les branches - hop hop hop...- , suivie péniblement par les testicules- clip clap clip clap...-. La constitution du vagin ne lui permettait pas ce genre d’exercice: il restait donc au pied de l’arbre. Heureusement la verge aimait bien le vagin et lui lançait des fruits autant qu’il en voulait cependant que les testicules s’empiffraient très égoïstement.

                                             Un jour, un orage violent éclata pendant leurs agapes. La verge descendit dare-dare et demanda au vagin s’il voulait bien l’abriter car elle craignait fort que de trop grosses gouttes de pluie la frappassent**. Elle est très sensible, la verge, vous savez. Comme le vagin était reconnaissant, il accepta volontiers et c’est ainsi que la verge se mit prestement à l’abri. Les testicules descendirent à leur tour en s’entrechoquant dans la précipitation (bing, bling, aïe, aïe, aïe...disaient-ils) et, arrivés en bas, demandèrent eux aussi l’hospitalité.
« Que nenni!  leur dit le vagin. D’ailleurs, il n’y a plus de place! »
                                    Et c’est depuis ce temps là, très ancien, que les choses sont ce qu’elles sont. Quel que soit le temps.

La légende de l'image de Poulbot: "et les deux boules, à quoi qu'ça sert?"

 * méfiez-vous: ces mots sont peut-être étrangers à l'enfant. Il est cependant nécessaire qu'il sache de quoi vous parlez. Sinon, votre conte ne présente aucun intérêt. Car, remplacer ces mots par d'autres qu'il connaît et utilise pendant la récré, serait vulgaire et votre conte ressemblerait à ces histoires que débitent certains "humoristes" à la mode. Alors??? ...Dessinez!

* *vous n'êtes pas obligé(e) d'utiliser l'imparfait du subjonctif; à vous de juger.

27/11/2014

quand j'étais marinier...

Une petite page d'histoire locale...

medium_marinier_souriant.2.jpg Au temps où Garonne* était plus ou moins navigable ( notre fleuve, désormais assagi, fut en effet très capricieux) , Boé avait un port actif et, bien entendu, des mariniers. Il fallait à ceux-ci beaucoup de courage pour affronter, entre Agen et Bordeaux, un certain nombre de difficultés et diriger leur gabarre chargée de vin, céréales, passagers même...dans les courants et tourbillons sur plus de 120 kms. Comme celui de la photo, ils portaient sur leur front une mâle assurance et en avaient grand besoin. La boétienne, femme du marinier, vivait des moments atroces en période de crue car le danger était grand lors de passages incertains sous les ponts et quelquefois entre les arbres, dans les prés, afin d'éviter un courant trop violent. Si j'avais le temps, je vous en raconterais des histoires sur ces intrépides navigateurs! Mais ça n'est pas la peine car vous ne me croiriez pas.
L'homme de la photo a appartenu à la première Confrérie des Mariniers de Boé. Il avait l'avantage de porter, lors de certaines cérémonies appelées "intronisations", un costume qui lui seyait parfaitement et mettait en valeur ses mollets d'ancien coureur à pieds ( je vous rappelle qu'il avait été champion junior du 80m dans le Gers...il y a pas mal de temps déjà!). Après avoir enfilé en douce un fin caleçon blanc, une chemise blanche avec jabot et manchettes bouffantes, il se culottait avantageusement, enserrait son vaste thorax dans un petit gilet bleu et se drapait d'une cape verte du plus bel effet qui tenait sur ses robustes épaules, tant bien que mal, au moyen d'une cordelette. Les chaussures noires étaient ornées d'une boucle sur le dessus. Il était coiffé d'un admirable chapeau aux origines indéfinies, création originale d'une artiste locale.
On l'avait promu troubadour car il jouait de la clarinette et soulignait avec justesse et à propos les interventions du Grand Maître et autre Chancelier; il avait en cela beaucoup de mérite car cet instrument est, moins que le trompette ou le cor de chasse, adapté à ce genre de cérémonie.
medium_les_mariniers_de_Boé.2.jpg
Voici donc la première confrérie. Le troubatour ( à gauche sur la photo) a abandonné car il n'avait pas la vocation; encore une erreur d'orientation. Mais il est fier, tout en restant modeste quand même comme on dit dans notre Gascogne, d'avoir été marinier pendant quelques années.
* ici, on dit "à garonne "; j'ai déjà expliqué pourquoi.

13/11/2014

fa dièse...(ou F# pour les musiciens)

fa dièse.JPG

Fa dièse" fut, pendant une quinzaine d'années, un fidèle compagnon. C'était un caniche moyen d'un tempérament agité, fougueux même parfois mais aimable, incapable de mordre. S'il lui arrivait de poursuivre les chats qui s'égaraient dans le jardin, c'était par pur instinct, par atavisme et non par méchanceté. J'avais pensé le baptiser "Si bémol" à cause de ma clarinette mais ce vocable est, je trouve, un peu terne pour appeler un chien. "Fa dièse" est une appellation plus percutante, plus autoritaire. Elle collait mieux au caractère, à la personnalité de l'animal. Je l'avais aussi jugée assez originale, unique même, suscitant parfois la surprise, l'étonnement, la curiosité.

Fa dièse a souvent accompagné mes marches au bord du canal à l'époque où, sur le chemin de halage non bitumé, il pouvait gambader sans se soucier des cyclistes. "Fa dièse" était trop indépendant pour supporter la laisse.

Un matin, en douce, " en faisant vite, en se cachant", il a franchi la haie et on ne l'a jamais revu malgré nos recherches. S'est-il caché pour mourir comme l'auraient fait certains chevaux?

Sur la photo ci-dessous on le distingue à peine, petite tache noire dans un paysage automnal.

 

 automne avec fa#.jpg

03/11/2014

j'aurais aimé...suite


podcast
sidney.JPGL'envie de souffler dans un saxophone soprano, baptisé carotte par les jazzmen, me prit vers la cinquantaine car j'avais l'intention, la prétention depuis un certain temps de concocter avec mon orchestre un programme Sidney Béchet. J'achetai donc à Toulouse le fameux instrument, assez cher ma foi. Béchet, à ses débuts, tout comme moi, jouait de la clarinette mais, paraît-il, comme il aimait occuper le devant de la scène, qu'il ne supportait pas que le leader fût le trompettiste - comme c'est en général le cas dans les orchestres de la Nouvelle Orléans- il rangea la clarinette dans sa valisette et souffla désormais dans la carotte au son beaucoup plus puissant. C'est ainsi qu'il grimpa très vite en haut de l'affiche.

                                                    Je n'avais pas les mêmes ambitions. Peu m'importait de jouer plus fort que les copains. Non, j'aurais aimé, simplement (!), égaler la virtuosité de cet extraordinaire musicien. Mais je renonçai bien vite quand je constatai que je produisais avec ma nouvelle acquisition, dans les aigus surtout, les mêmes sons qu'avec la clarinette! Autant utiliser cet instrument qui m'était beaucoup plus familier. De toute façon le profane s'en fiche car il fait rarement la différence entre clarinette et saxo soprano.

                                                     Dans les rues d'Antibes, morceau enregistré  ci-dessus, je joue d'abord de la clarinette puis du soprano. Je suis en compagnie de David à la trompette et à la flute (excellent!), Jean-Yves à la guitare, Patrick à la contrebasse et Bernard à la batterie.

29/10/2014

j'aurais aimé...suite

baignade dans garonne 1.jpgEspérer devenir un chanteur célèbre, un athlète de haut niveau, un brillant rugbyman ... que d'ambitions, quelle prétention diront peut-être certains qui auraient oublié leurs rêves, leurs fantasmes d'enfants, d'ados. Moi, j'aurais aimé aussi faire acteur comme  Gary Cooper, Errol Flinn, Cary Grant...dont j'admirais les prouesses, leur art de la séduction dans le dernier film que j'avais vu au cinéma un dimanche après-midi. Gamin, je fus Tarzan! Quand je sus nager ( je n'ai pas retrouvé, hélas, mon diplôme des 25 mètres nage libre), j'imitai la nage de Johny Weissmuller qui traversait les rivières au milieu des crocos en faisant une brasse dite indienne que je trouvais fort élégante même si elle est moins efficace que le crawl pratiqué par l'illustre acteur en compétition ce qui lui valut un certain nombre de médailles. Mais, dans les bois gascons, difficile de trouver les lianes qui m'auraient permis de parfaire mon entraînement! Dommage.

Sur la photo, je nageais dans Garonne entre les piles du pont de chemin de fer de Saint Pierre de Gaubert. C'était tout de même dangereux mais à cet âge-là on est un peu...inconscient.

Je ne pense pas avoir été Tarzan trop longtemps. De toute façon je n'ai jamais su imiter son cri d'homme-singe, cri que je jugeais assez débile.

Le pont de Saint Pierre de Gaubert photographié 60 ans plus tard!

 

IMG_0053.JPG

 

26/10/2014

j'aurais aimé...suite

 

Brevet sportif.jpg

 
podcast

                                                                   Je dois, comme beaucoup, à Léo Lagrange cette preuve irréfutable de mes capacités physiques, de mes qualités sportives, preuve que je peux exhiber fièrement: mon brevet sportif populaire. Au Cours Complémentaire de Fleurance, j'avais donc passé avec succès les diverses épreuves: lancer du poids, vitesse ( 100m), saut en hauteur, 1000m, grimper à la corde. J'étais désormais reconnu comme un bon produit gascon, label bio en quelque sorte tel le poulet élevé en plein air dans les fermes de nos verdoyants coteaux.

 lanceur de poids.jpg                                  A l'Ecole normale, je fis de l'athlétisme, d'un niveau moyen dans toutes les disciplines mais excellent sprinter. Je ne sais plus quelles étaient mes performances mais, c'est certain, je courais vite. J'aurais aimé, plus tard, avec un peu d'entraînement, égaler et, pourquoi pas, dépasser le record du monde de Bob Hayes, le premier à être descendu sous la barre des 10 secondes. Je fus sélectionné un jeudi, pour une compétition UFOLEP sans doute, à Toulouse. On me prêta les chaussures à pointes nécessaires pour la pratique de ce sport, chaussures qui, je me souviens, m'étaient un peu trop grandes. Au coup de pistolet donné pour le départ, je me relevai vivement de la position accroupie, m'élançai... et constatai que mes adversaires avaient déjà quelques bonnes longueurs d'avance. La faute aux godasses sans aucun doute! Dépité, je finis la course au petit trot. Le prof de gym n'était pas content! C'est ce jour-là que je pris une décision irrévocable: je ne  participerai point aux futurs championnats du monde, ni aux jeux Olympiques même si on m'y encourageait, même si on m'en priait... ce que personne ne fit d'ailleurs. Ma carrière d'athlète battait désormais de l'aile.

21/10/2014

j'aurais aimé...

                                       "J'aurais aimé"... J'ai jugé qu'aujourd'hui, utiliser un passé du conditionnel pour intituler cette note, était mieux adapté que le présent. L'âge en effet m'y contraint. "J'aimerais" ne serait pas raisonnable...Dommage.

général Castagnétas.JPGDonc, "j'aurais aimé" , devenir chanteur professionnel. Mais oui! Dès ma plus tendre enfance, je m'identifiai à Marcel Merkes chantant " Heure exquise..." en duo avec Paulette Merval dans "la veuve joyeuse " , opérette à laquelle j'assistai enthousiasmé au théâtre Ducourneau d'Agen en compagnie de mon grand frère Roger passionné d'opérettes, puis à Enrico ( prénom prédestiné!) Caruso, l'illustre ténor que j'avais connu au Foyer des Campagnes de Layrac, un dimanche  après-midi, dans le film retraçant sa vie, "le grand Caruso". J'avoue que j'avais placé la barre assez haut mais, comme je n'avais pas encore tout à fait mué, tous les espoirs m'étaient permis! Puis, ce fut l'adolescence. Plus modestement je fus tenté par la variété. Pourquoi pas une carrière comme celle de Montand qui, par son talent, avait su séduire Marilyn. Ou comme celle de Sacha Distel qui savait si bien jouer de la guitare. Ou... Je participai à quelques radios-crochets de villages et gagnai ici et là des bouteilles de mousseux. Un début de succès, une promesse de gloire. J'me voyais déjà...

                                                Plus tard, à l'école normale, je découvris les Frères Jacques. Avec des camarades, nous chantâmes au théâtre d'Auch le Général Castagnétas ( je suis l'homme au pistolet) et la queue du chat ( je suis, sur la photo ci-dessous, le plus penché vers l'avant). C'était un bon début sur les planches.

                                               Après...je fus instit débutant pendant quelques mois puis on m'expédia en Algérie. J'aurais aimé, figurez-vous, rester en métropole!

                                                Plus tard, beaucoup plus tard, en compagnie de l'Atelier- chant Boé si Boé la, je chantai "le barbier de Belleville" comme le talentueux Serge Reggiani...enfin, presque. Ce fut tout de même un des grands moments de la chanson lyrique dans notre vaste plaine garonnaise!

Cette photo était pliée en deux dans une boîte!

 

la queue du chat.JPG

 

02/10/2014

après rentrée...

  
podcast
         Une leçon de guitare sommaire par Boby Lapointe                           

                                             Les normaliens des années 54/58 ( ma promo) découvrirent Brassens avec enthousiasme. Evidemment! Ces ados qu'on appelait "élèves -maîtres" se délectèrent de ses premières chansons. C'est ainsi que Le gorille, au marché de Brive la Gaillarde ...étaient souvent entonnées dans le car qui nous transportait le jeudi au stade de rugby ou de foot, mais nous ne négligions pas pour autant les incontournables gendarme de Redon, filles de la Rochelle...et bien d'autres que vous connaissez, je suis sûr. Le retour était généralement plus calme.

  boe si boe la 364.jpgBrassens me donna l'envie d'apprendre à gratter  une guitare. Il fallut évidemment acheter l'instrument. Je me rendis à Auch un jeudi après-midi. Ce fut encore un investissement important mais je ne l'ai jamais regretté, contrairement à celui des dicos Larousse! Elle était superbe ma première guitare. Elle avait la même coupe que celle de Django, c'est vous dire! J'achetai aussi une méthode simple mais suffisante, me semblait-il, pour un autodidacte de mon espèce qui n'avait qu'une "modeste ambition": chanter les bancs publics, l'auvergnat... en s'accompagnant comme le faisait si bien Georges. Je me rendis compte assez vite que ça n'était pas de la tarte comme disait l'oncle de Boris Vian dans la java des bombes atomiques! Après avoir préparé ma classe pour le lendemain, j'occupais ma solitude - Saint Caprais, je l'ai déjà écrit, c'est un vrai bled- à tenter de placer mes doigts de la main gauche aux endroits adéquats permettant ainsi à la main droite de plaquer les accords de do, de mi de...etc accords simples pour commencer mais utiles tout de même! Bref, si je peux dire, au mois de juin, j'avais bien progressé. J'arrivais même à jouer le pénitencier ou jeux interdits, les deux morceaux préférés de guitaristes débutants! La guitare ne fut tout de même pour moi qu'un instrument secondaire bien que souvent utile ( pour accompagner surtout l'Atelier chant Boé si Boé la): la clarinette eut en effet toujours mes faveurs. Dommage qu'on ne puisse pas jouer des deux à la fois.

19/09/2014

rencontres sous les étoiles...

                  
                              

sous les étoiles.JPG

 

                                                  Voilà une nouvelle qui me réjouit: Jean-Claude Carrière recevra, en novembre prochain, à Hollywood, un Oscar d'honneur pour sa carrière de scénariste. C'est la première fois qu'un scénariste se trouvera récompensé de la sorte.

                                                   J'ai eu la chance de le rencontrer à l'occasion d'une soirée organisée le 5 août 95 à la ferme des étoiles, quelque part dans notre Gascogne profonde. Devant un public captivé, pendant plus d'une heure, sans aucune note, ce passionné d'astronomie a disserté sur l'univers, sur notre condition d'enfants des étoiles,  sur notre destin... Captivant. J'ai ensuite beaucoup lu de Jean-Claude Carrière notamment ses contes philosophiques, ses dictionnaires des Révélations et de la Bêtise...

                                                   Notre orchestre a donc eu l'honneur de partager l'affiche avec lui. J'avais sélectionné un certain nombre de morceaux de circonstance que nous avons interprétés sur fond de galaxie, de nébuleuses et de planètes mystérieuses tels How high the moon, Star Eyes, le soleil a rendez-vous avec la lune ( vous connaissez bien sûr) et bien d'autres comme ce Blues in the air que je vous propose à la fin cette note. Il s'agit d'un enregistrement en public ...et cela s'entend!

( pour une raison indéterminée, il faut cliquer sur le podcast et pas sur le vert)

podcast

 

13/09/2014

rentrée...suite 5

taches.JPGJe ne savais pas du tout ce qu'était un classe unique ! Juré! Durant la dernière année d'école normale on s'est préoccupé pourtant de ma formation professionnelle. C'est ainsi que j'ai effectué trois stages de quinze jours chacun dans des classes telles CP ou CE ou CM, fort bien accueilli et conseillé par des maîtres formateurs compétents et volontaires. Ils aident le normalien dans son travail de préparation, assistent au cours et interviennent, dans un intérêt réciproque, s'il commet quelques erreurs car ils ne tiennent pas à ce qu'on sabote le bon déroulement de leur programme! J'ai obtenu, évidemment, comme les copains, de bons rapports de stage. Je devrais donc être au top...Mais, je me répète, la classe unique m'est totalement inconnue. Et je mesure aujourd'hui, jour de rentrée, dans quel pétrin je me suis fourré! Pour  la leçon de morale, pas de problème: mes quinze élèves écoutent sagement. Ensuite les choses se compliquent: calcul pour les CM- tant pis, je regroupe aujourd'hui CM1 et CM2-, grammaire pour les  CE, lecture pour les CP et mes deux classes enfantines, j'en fais quoi? Ah, oui: dessin, c'est bien dessin...ça "occupe"! J'ai prévu un problème pas trop difficile pour mon cancre de fin d'études. Et après? La journée sera longue, je le sens bien...

                                          Confier une classe unique à un débutant, c'est irresponsable. Voilà ce que je pense ce soir en préparant mes cours et devoirs pour demain. Personne pour m'aider, me conseiller. Et une inspection prévue dans quelques semaines, inspection décisive pour l'attribution du CAP! Je vais mal dormir, c'est certain!

 

le copieur.jpg

                                                        Le copieur!

 

11/09/2014

rentrée...suite 4

attentifs!.JPGJe viens donc, ce matin de rentrée, comme prévu, d'accueillir mes quinze élèves. Vous allez peut-être imaginer que je ne vais pas être débordé, que je vais même passer une année scolaire à me la couler douce...Quinze élèves, tu parles, quelle affaire! Quand certaines classes en comptent de vingt à la presque trentaine! T'as pt' être raison, oui mais voilà...comme dit la chanson. Une "classe unique", ça n'est pas un CE2 ou un CM1. Mes quinze élèves, je les ai à tous les étages: du CP à la fin d'études en passant par les CE et autres CM.. .Le remplaçant qui m'avait précédé avait même inscrit, en fin d'année, sous la pression de Monsieur le Maire, deux fillettes de moins de 5 ans en classe enfantine. Et, comble de malchance, un cancre de presque quatorze ans qui s'était prélassé pendant quelques années dans une école privée auscitaine m'est "confié", oui, confié  par ses parents qui ne doutent pas de son succès au certif! Hélas...

Je vais donc, chaque soir, préparer pour le lendemain, dans mon cahier-journal, bon nombre de leçons, de devoirs... Car, figurez-vous, on n'arrive pas dans la classe, le matin, les mains dans les poches, surtout quand on débute, même quand on sort de l'Ecole Normale avec son diplôme de fin d'études professionnelles . Voilà donc de quoi occuper mes soirées de grande solitude à Saint Caprais, une partie aussi de mes jeudis et dimanches...

Mais, préparer sa journée de pédago est une chose. Il faut ensuite, sur le terrain, passer à l'application. Avez-vous une idée d'une méthode permettant de gérer au mieux une classe unique? Aujourd'hui, jour de rentrée...moi pas! Cela vous étonne bien sûr. Je n'ai pas le temps de vous en dire plus. Demain peut-être. Allons, il est temps de commencer la leçon de morale: facile, elle intéresse mes quinze élèves. Travaillez, prenez de la peine... N'est-ce pas un bon choix pour bien débuter l'année scolaire?

 
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