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16/02/2015

les taupes

podcastAux guitares Roger et Jacques, à la contrebasse Thierry, au saxophone moi...c'est une répétition.
h naut 2.JPG

Je me trouvais à hauteur de la halte nautique quand une dame que je rencontre assez souvent et avec qui j'échange quelques  amabilités s'arrêta et me dit:

- Ils sont beaux ces arbres...

- Oui...Ce sont des sophoras. Ils nous viennent de Chine, madame.

J'étais assez fier de pouvoir faire étalage de mes maigres connaissances dans ce vaste domaine de la botanique.

- Ce givre et ce soleil matinal les embellissent plus encore, n'est-ce pas, ajoutai-je?

- Oui....Dommage que ce coin soit  envahi par les taupes. J'en ai aussi dans mon jardin et n'arrive pas à m'en débarrasser.

- Je connais une méthode radicale, dis-je.

-Ah bon...et laquelle s'il vous plaît?

- Elle me vient de mon grand-père Firmin... je vous avertis, c'est assez cruel

- Dîtes toujours.

- Pour exterminer les taupes, il les enterrait vivantes.

- Mon dieu! Quelle horreur! Pauvres bêtes...

Et nous poursuivîmes notre chemin...

.......................................................................................................................................................

C'est une histoire niveau CE que j'ose raconter de temps en temps. Elle fait rire parfois. Ou, poliment,  sourire...

 

02/12/2014

l'ombre...

                           
podcast
                              

IMG_2088.JPG

                                                            Il était très tôt ce matin là et sur la piste dite "verte" nul promeneur de chien, de cycliste, de coureur à pieds, de marcheur de mon espèce. Sur l'eau, point de touristes en pénichette, de rameurs, encore moins de mariniers. J'étais seul.
                                                   Je m'arrêtai soudain, admiratif devant le spectacle qui s'offrait à mon regard.
- Une telle perspective, il faut la saisir et vite, me dis-je.
Ce que je fis.
                                                   Je m'aperçus alors de la présence de l'ombre de moi-même. Elle était démesurée. J'eus soudain une envie irrésistible de faire le clown: cette ombre qui me précédait était une aubaine, comme une sollicitation. Je me mis à faire des mouvements désordonnés, levant une jambe, l'autre, sautant les bras en l'air, esquissant des entrechats, des pas de charleston en sifflant l'air de "milneberg joyse" *( voir début de note); je marchai comme Charlot, comme un cosmonaute, comme un orang-outan... Je ne pus réfréner l'envie de chantonner la Marseillaise et de marcher au pas, lentement d'abord, comme un légionnaire, puis comme un parachutiste et enfin, beaucoup plus vite, comme le chasseur à pieds que j'avais été autrefois et qui chantait en allant faire la guéguerre dans les bois tourangeaux :
Dans le plumard de la comtesse
Nous étions quatre-vingts chasseurs
Quatre- vingt quatre- vingt quatre- vingt
Quatre -vingt quatre- vingt quatre -vingt
Qui n'avaient pas peur......
".

                                              Mais, mon patriotisme a des limites et je me lassai assez vite de ce défilé solitaire. J'en étais à courir en zigzags en imitant l'avion quand je fus stoppé net par le timbre d'un vélo qui arrivait derrière moi. Je me rangeai prestement sur le côté. La dame me dépassa, me dit bonjour, se retourna, me sourit...
Et nous nous remîmes, mon ombre et moi-même, à marcher normalement.

* à la trompette, David- au saxo, Andrew- au banjo, Jean-Yves- à la contrebasse, Patrick- à la batterie, Bernard- à la clarinette, moi...

 

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08/11/2014

banc public...


podcast

sur le banc de pourret.JPG

Photo présentée avec l'autorisation bienveillante des intéressés

( reproduction interdite)

                                               Mes amis basques viennent de me rendre une trop courte visite avant les premiers froids. Hier après-midi, j'ai suggéré: profitons de ce  soleil automnal et malgré la brise un peu fraîche, je vous propose une petite balade au bord de notre paisible canal; cela vous changera un peu de votre tumultueux océan qui fait tant de ravages sur vos côtes. Vous prendrez  bien soin de tenir votre petit clébard en laisse à cause de certains cyclistes qui roulent à toute berzingue sur la piste et déboulent par derrière sans vous avertir.

                                            Je voulais surtout leur montrer notre pont de Pourret  récemment rénové avec goût même si aucune statue n'a encore été érigée de chaque côté comme je le suggérai à Monsieur le Maire dans une précédente note ( http://laissezjazzer.blog50.com/archive/2014/09/20/il-suffit-de-passer-le-pont-176804.html). Manque de crédit sans doute; patience... Mes amis furent admiratifs. Je pris quelques nouvelles photos pendant qu'ils se reposaient, assis sur le nouveau banc bleu dont ils jugèrent l'emplacement idéal pour comptabiliser les nombreuses voitures circulant à proximité immédiate. Le bruit des moteurs et les gaz d'échappement ne nous dérangent aucunement,  m'affirma Maïté qui a l'habitude des encombrements estivaux. Voilà qui va clouer le bec à certains grincheux qui portent un jugement sévère sur le lieu choisi pour l'implantation de ce banc.

                                               A notre retour, j'ai accordé ma guitare et chanté, pour rendre hommage à mes amis, sur un air de Georges Brassens, le petit couplet enregistré au début de cette note.

Une nouvelle photo; le canal vu du pont:

 IMG_3429.JPG

 

 

 

24/08/2014

une péniche...

 

une péniche.JPG

 

"Bonjour,

Né sur une péniche il y a bien longtemps, je profite de mes premiers pas sur le net pour chercher des photos du canal me rappelant mon enfance. Et je suis tombé sur votre site : un grand bravo, je retrouve les bornes qu'enfant nous comptions défiler!! Problème avec la photo de la péniche du 30/08/2008: c'est un pétrolier, dommage on ne peut pas lire le nom, il ressemble au Rhune mais il monte vers Toulouse donc pour moi la photo est inversée gauche-droite. Bravo encore et merci. AM"

Bien cordialement,

                                         Voilà un commentaire fort sympathique reçu il y a plus d'un an. Cette photo avait été prise dans les années 64/65 ( 1900...évidemment). J'utilisais mon appareil Kodak Rétinette acheté d'occasion à un copain pendant mon service militaire en Algérie ( j'y pacifiais tant bien que mal le fellah), appareil qui rendit l'âme de nombreuses années plus tard mais que je garde précieusement dans la vitrine de mon bureau. Il ne mérite pas la casse car, des photos, il en a pris de nombreuses que je chéris particulièrement...Cela s'appelle de la gratitude.

                                       Il s'agit bien de la "Rhune" qui transportait des produits pétroliers. Si le nom est à l'envers c'est parce que j'avais placé la diapo dans le mauvais sens dans le projecteur avant de la recycler! Quant à confirmer que cette péniche "montait" vers Toulouse ( ville qui se trouve en amont), je pense que mon correspondant a raison mais je ne saurais expliquer pourquoi sans un développement oiseux autant que superflu.

                                      J'ai envie de demander à ce monsieur "AM" qu'il m'en écrive plus sur la vie des mariniers à cette époque. Un de mes grands-pères, que je n'ai pas connu, était haleur ( il conduisait les chevaux qui tractaient les péniches). Vous imaginez ma curiosité...Je vous tiendrai au courant..!

19/07/2014

ma borne 103

Bonsoir Annie,

borne  103 rafraîchie.JPGHier matin, tu m'as fait un grand plaisir en accompagnant ma promenade ( je n'ose plus dire " ma marche" !) plus ou moins quotidienne d'une petite heure sur la piste qui longe le canal. Encore merci. Nous avons devisé fort agréablement sur divers sujets et avons échangé nos goûts littéraires. J'espère que tu prendras du plaisir à la lecture des chroniques d'Alexandre Vialatte que je t'ai confiées!  Nous aurons, je l'espère, l'occasion d'en reparler.

Nous sommes partis, bien entendu, de la fameuse borne 103 qui se trouve près de chez moi. J'ai oublié de te la montrer et, finalement, ne le regrette pas! Récemment, "on" a cru bon de la repeindre ( en blanc, heureusement!) ce qui, à mon avis, n'était pas nécessaire. Je la préférais avec sa patine acquise au fil du temps, patine témoignant de sa longévité. Placée à cet endroit il y a 150 ans et plus, elle a résisté aux assauts de divers gros engins alors que la plupart de ses soeurs ont disparu ou sont dans un état d'extrême décrépitude. Elle est inutile depuis fort longtemps, je te l'accorde. Mais je crois qu'on lui doit du respect. Oui, du respect...Or, j'ai constaté qu'on l'avait, il y a peu de temps, malheureusement bousculée, en tondant sons doute. Elle penche désormais! Je suis inquiet pour son avenir.

                                               Tu m'as gentiment conseillé d'essayer de reprendre mes petites chroniques. Voilà, c'est chose faite. Je n'ai pas choisi sans doute un sujet de la plus haute importance comme dirait le grand Alexandre! Une prochaine fois, peut-être.

                                               A bientôt donc. Je t'embrasse.

Amitiés à ton époux.

 

 

 

24/08/2013

confiture de prunes

Il faut que j'achète un bateau, dis-je ce matin à Roro dès mon retour de ma marche au bord du canal. Un petit, ajoutai-je. Pour cueillir des prunes... Pourtant habituée à mes extravagances, Roro sembla étonnée.Acheter un bateau! Pour IMG_0002.JPGcueillir des prunes! ...s'exclama-t-elle. Je vais essayer d'en louer un, ainsi le kilo de confitures nous reviendra moins cher, la rassurai-je. Je lui montrai les petites prunes que je venais de cueillir en prenant le risque de tomber dans l'eau...Le prunier, expliquai-je, a courageusement poussé sur la bordure cimentée à proximité de la halte nautique. Tu te rends compte!   Il produit des fruits en quantité mais essentiellement côté canal. Côté piste, il faudrait une échelle pour en cueillir un fond de panier.

Roro, qui gère parfaitement les stocks, m'assura que de la confiture de prunes nous en avions "à revendre" depuis que je m'étais mis au miel. Je n'insistai pas...

Il est tout de même curieux ce prunier!

 

prunier.JPG


06/08/2013

petite leçon de botanique...

invasion de lampsanes.JPG

Un de ces derniers matins, l'envie irrésisitible me prit de photographier, juste derrière notre jardin, côté canal, cette abondante floraison que je jugeai, me trouvant sans doute en bonnes dispositions à ce moment-là, du meilleur effet. Une bien agréable symphonie en jaune et vert, pensai-je. La tondeuse de la mairie s'était accordée une pause de quelques jours.

lampsane.JPGJe coupai en douce et avec délicatesse une de ces fleurs afin de la montrer à ma voisine Anne-Marie pour qui la botanique n'a aucun secret. C'est quoi, lui demandai-je? Elle me regarda malicieusement: une lampsane, me dit-elle...il en pousse malheureusement dans nos jardins et ça n'est pas très plaisant. J'en ai vu chez vous, en passant...C'était vrai. Honteux et confus, je revins au logis tenant toujours, machinalement, ma fleur désormais flétrie.

Tu cueilles des rampsanes maintenant ...me demanda Roro? Que répondre...

La tondeuse est passée ce matin et ça n'est pas joli joli!

 

16/04/2013

des nouvelles de la borne 103

Monsieur le maire de Boé,

IMG_2118.JPGJe ne sais comment vous remercier. Vous avez, par amitié pour moi je n'en doute pas, commandé à vos services techniques  de faire en sorte que ma borne 103 tellement enfoncée dans le sol depuis le passage des gros engins responsables de la disparition, hélas, du bucolique et regretté chemin de halage que je parcourus pendant des années par tous les temps, en courant et, ensuite, et , encore... en marchant, borne 103 devenue pratiquement invisible surtout quand l'herbe est haute malgré, de temps en temps, mes coups de pioche pour la dégager un peu afin qu'elle ne disparaisse pas totalement, vous avez donc, monsieur le maire, commandé à vos services de lui redonner sa dignité, sa hauteur originelle...

IMG_0060.JPGVous avez certainement appris mes petits soucis de lombaires ( le grand âge en est la cause) qui se manifestent par des difficultés à me redresser quand je me trouve en situation accroupie ( j'ai dû renoncer récemment à la cueillette de pâquerettes pour mes choristes féminines) ou quand je suis assis trop bas. Désormais je peux, sans crainte, m'asseoir sur la borne 103, regarder glisser les pénichettes, nager les colverts, plonger le ragondin... et me relever sans être la risée de certains individus irrespectueux qui fréquentent la nouvelle piste bitumée. Donc, monsieur le Maire, je ne doute pas que ces travaux ont été commandés pour m'être agréable.

Vous avez aussi, ce faisant, exhumé un peu de ce patrimoine peu connu de notre canal latéral... 103 kilomètres de chez moi à Toulouse, peu de personnes, même parmi les plus érudits le savent!

Encore merci.

PS: j'aurai sans doute l'occasion de vous témoigner ma satisfaction lors de notre prochain concert de samedi. Je pense que vous serez fier de notre prestation...comme chaque année.

26/03/2013

d'une borne à l'autre...

Bonjour Claudine,

dub1.jpgJe révise sérieusement la Madrague que nous devons chanter en duo dans trois semaines (déjà!) pour le concert de Boé si Boé la. Quel plaisir renouvelé ce sera pour moi, n'en doute pas, à condition que je maîtrise parfaitement le texte qui est...ce qu'il est ( pas du Verlaine en tout cas!). Donc, chaque matin, profitant de ma marche au bord du canal, je fredonne. Figure-toi qu'entre deux bornes hectométriques je case notre chanson, pile!  J'ai renouvelé l'expérience plusieurs fois - en m'appliquant à maintenir une vitesse constante- chaque fois j'atteins la borne suivante au moment où on doit attaquer les la la la ...qui concluent si astucieusement notre prestation. Génial, non? Je compte ( j'arrive encore à compter et chanter en même temps), je compte donc, régulièrement, 120 pas entre chaque borne. J'ai, chez moi, devant une pendule, simulant ma marche, constaté que je faisais deux pas chaque seconde. Conclusion: je parcours 100 mètres ( 100 mètres = 1 hectomètre m'a dit Antoine) en 1 minute, performance moyenne, diront certains mal intentionnés! Nous allons donc occuper la scène pendant une minute! Tu te rends compte, nous deux, seuls occupants de la vaste scène pendant une minute! Le rêve!

Bises, amie et à très bientôt

PS: ce matin, une idée m'est venue que je te soumets. Quand nous faisons nos "la la la..." pourquoi ne demanderions-nous pas au public ( j'ai failli écrire "à la foule"!) de reprendre avec nous et, comme je l'ai vu faire à la télé, lever les bras et les balancer joliment et en mesure au-dessus de leur tête? Qu'en penses-tu? 

12/03/2013

et bé...je l'ai échappé belle!

J'ai récupéré mon ordinateur qui, paraît-il, n'avait nul  besoin d'un séjour au SAV du fournisseur: aucune panne décelée. Un caprice sans doute? Bon, il fonctionne désormais, c'est l'essentiel. Je le mets donc, séance tenante, à l'épreuve de mes élucubrations...

bicyclettes chute.jpgCe matin, figurez-vous, je l'ai échappé belle! A proximité de la halte nautique pédale dans ma direction, à vive allure, un cycliste. Je m'apprête à le saluer - au bord du canal, je salue courtoisement tout le monde en signe de bienvenue car je m'y considère un peu comme chez moi- mais, au dernier moment, alors qu'il arrive à ma hauteur, je me ravise. Un bon réflexe. Je reconnais juste à temps le propiétaire du gros chien noir qui fait tellement peur à Roro* ( le chien)). Je ne l'avais jamais vu déguisé en cycliste ( le type). D'habitude, il marche d'un pas décidé, les jambes écartées comme un cow-boy, personnage peu commun dans notre vallée garonnaise. On les voit venir de loin, croyez-moi, son clebs et lui, le suivant, assez loin derrière. Bon, ce matin, point de clebs. Normal. Je me retourne machinalement et, que vois-je...notre cycliste faisant brusquement un écart au risque de chuter dans le canal évitant ainsi et d'extrème justesse le brave épagneul de Jean-Claude, un de mes voisins! Chouette, ils s'invectivent! Je ne vous en dis pas plus!

N'empêche, je l'ai échappé belle ( comme le disait un de mes ancètres arbalétrier gascon à la bataille de Marignan) ! Vous vous rendez compte, si je l'avais salué, même par mégarde, quel déshonneur! Je n'oserais plus le croiser désormais sans, piteusement, baisser la tête de honte. Et bé!

*voir une récente note, si vous voulez.


 

08/03/2013

les cons...

carte henri.jpg" Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît", M. Audiard.

Peut-être... Ce que j'ignorais c'est que le con, fier de l'être et ayant fait ses preuves reconnues sans doute par un jury spécial, peut obtenir une carte. La preuve: j'en ai trouvé une ce matin, perdue sans doute, au pied de la borne 103. Le nom était illisible à cause de la pluie de ces derniers jours. Je me demande si elle n'appartient pas au propriétaire du gros chien noir qui fait tellement peur à Roro ( voir ma récente note). Le lui demanderai-je? Peut-être serait-il heureux de récupérer cette pièce qui, d'après ce que je lis, ouvrirait quelque part des droits particuliers dont j'ai du mal à imaginer l'importance. Quoique... Mais j'ai peur que mon geste soit mal interprété. Nos relations étant ce qu'elles sont! J'ai donc décidé de conserver cette carte et même de la falsifier en espérant que cette action frauduleuse ne sera pas découverte. De toute façon, parfois ou...souvent, pour une raison ou pour une autre, on est le con de quelqu'un. Non? Par conséquent, j'estime être méritant, un méritant toutefois modeste comparé à d'autres...






06/03/2013

examen de conscience

Je ne sais si cela me sera utile, s'il n'est pas trop tard...bref, j'ai décidé de me livrer à un examen de conscience en espérant, comme le disait un humoriste, être reçu. La difficulté est de savoir par quel bout commencer, par quel sujet qui serait à mon avantage afin de ne point me décourager dès le début de mes investigations introspectives.

Je me décide et choisis d'analyser aussi objectivement que possible un incident vécu il y a quelques mois à l'occasion d'une promenade au bord du canal. Voici les faits.

Un gros chien noir se dirige vers nous, distançant son maître. Il renifle, au passage, un mollet de Roro laquelle, apeurée, fait un écart évitant de justesse d'être percutée par le cycliste qui déboule par derrière et qui l'invective. Double frayeur! Roro, dégoûtée, essuie avec un kleenex la bave laissée par la bête sur son pantalon. Elle n'est pas contente mais, choquée, ne dit rien au propiétaire du chien afin d'éviter une dispute inutile. Sait-on jamais. Je reste coi itou ( joli, non, coi itou?), L'homme nous croise, imperturbable. Les jours et les nuits qui suivent cet incident, je vous avoue, j'ai mauvaise conscience...
Seul, je rencontre, quelques jours plus tard, le chien et le monsieur ( dans l'ordre), salue le second, lui fait une signe discret de la main lui suggérant une pause afin de lui parler et, tranquillement, sans élever le ton,  l'invite à tenir son clebs en laisse conformément au règlement ( au culot car je ne sais pas du tout ce que dit le règlement, si règlement il y a !) car, lui dis-je  " Roro, qui a été mordue quand elle était petite, a peur des chiens, surtout quand ils sont gros et noirs..." (attention, ne vous méprenez pas, SVP). "Emmenez- la voir un psy," me dit-il, sans rire ( il n'a pas dit "menez la à un psy"...c'est déjà ça).
Depuis ce jour-là, nous nous croisons souvent. Nous nous regardons sans nous saluer, droit dans les yeux, comme un défi, comme un duel...bref, en chiens de faïence! Voilà des mois que cela perdure et m'exaspère. Quelle attitude devrais-je avoir avec ce type ( vous voyez, son image se dégrade!): le salué-je, lui demandé-je poliment des excuses, lui dis-je que Roro a consulté et le remercié-je pour son précieux conseil... le poussé-je d'un prompt et brutal coup d'épaule dans le canal, mine de rien, comme si je ne l'avais pas vu, comme un acte accidentel? Mais, sait-il nager? Quelle serait la réaction du chien? Dois-je changer d'itinéraire afin d'éviter le pire ???

Il y a longtemps déjà que cette note a été écrite et je n'ai pas entrevu un soupçon de solution.  Cette affaire me mine...Je crois que je vais faire comme s'il n'existait pas...cet abruti ( ça soulage). Siffloter en le croisant, chantonner une chanson gaillarde, voilà une solution. Peut-être, à chaque rencontre, entonner le temps ne fait rien à l'affaire* du grand Georges? Allez, un peu de courage, bon sang!

* Enregistré  en public: Dédé souffle dans la trompette, moi dans la clarinette. je chante aussi, un peu
podcast




 

 








29/10/2012

nouveaux bancs...

 

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De nouveau bancs ont fait leur apparition à proximité de notre halte nautique. Ils sont bizarrement conçus. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'écris cette note.

Je m'étais déjà étonné de l'installation ici et là, dans notre commune réputée de gauche depuis fort longtemps, de bancs anti- chemineaux, convexes vers le haut et vers le dos, interdisant ainsi à l'homme fourbu, la position allongée, la position assise confortable, le repos mérité, espéré, après la longue marche le long de notre canal. Bravo l'accueil, monsieur le Maire, bravo la solidarité, le social, l'assistance, la fraternité...etc. Je m'étais indigné "en son temps", mais en vain.

IMG_0063.JPGRevenons aux nouveautés. Voici désormais le banc discriminatoire: trois places confortables avec dossier pour les femmes ou les nantis ou les blancs de pure race (?) ou les sénateurs ou... ce que vous pouvez imaginer qui serait le dessus du panier de notre société. De chaque côté, comme des strapontins, mais rigides et sans dossier ( donc pas vraiment des strapontins, mais pire) pour les classes inférieures: hommes barbus, indigènes, mécréants de mon espèce, va-nu-pieds, syndicalistes de base, vieillards malodorants... Ma photo d'en haut, prise à l'improviste, est la démonstration, la preuve de cette volonté de distinguer, classer, trier, diviser, trier, cataloguer...

Encore bravo monsieur le Maire!

20/09/2012

la borne 102

 

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Un de mes correspondants permanents me reproche de favoriser, dans mes notes, notamment celle du 17 septembre, la borne 103, sous prétexte qu'elle se situe en face de notre maison, et même de me l'approprier indûment. Ce n'est pas parce que vous entretenez un monument que celui-ci devient votre propriété, c'est vrai, je reconnais. Il me demande pourquoi je n'écris jamais rien d'aimable sur les autres bornes, la 102 par exemple. D'accord, je vais tenter de lui faire plaisir.

bornekm102.JPGLa borne 102 se situe en amont, à proximité ( donc pas très loin, ajouterait Boby Lapointe) du pont de Pourret qui n'est pas très beau mais utile pour franchir le canal permettant ainsi aux habitants des cités ( dont je suis) de se rendre à pieds secs ou, le plus souvent en voiture vers Boé-Village, sa mairie... bref, dans la vaste plaine de Garonne. La borne 102 a beaucoup souffert. On peut même dire, comme le ferait le gascon, qu'elle est complètement escagassée. Elle donne, si on la voit ( ce qui n'est pas facile), une piètre image de notre commune. Heureusement, elle a la discrétion de la vieillessse décrépite. Un brave homme que je rencontre tous les matins me disait l'autre jour que la mairie devrait entreprendre sa restauration et, pourquoi pas, la repeindre. Je ne lui ai pas demandé de quelle couleur...Je lui ai appris que 102 était la distance entre Toulouse et la borne. Il fut admiratif de mon savoir. Il réfléchit un instant et me dit : donc, entre le pont et chez vous, il y aurait 1 km?  Il avait tout compris. Je confirmai.

Plus tard, je ferai une note sur la 101 car elle le mérite...

Aujourd'hui, contrairement aux autres jours, je n'ai rien inventé...

05/08/2012

les oiseaux...

Un matin de la semaine dernière, au cours de ma marche quotidienne au bord du canal, je rencontrai monsieur D..... ou T...., je ne sais plus, un vieil homme qui, pour des raisons essentiellement hygiéniques, promène son chien tous les matins, lui aussi, si bien que, autant l'avouer, notre rencontre n'avait pas un caractère fortuit et mon histoire, si elle s'arrêtait là, serait assez banale. Si je dis que, chaque fois, tout comme ce matin-là, nous échangeâmes quelques mots aimables, quelques commentaires pertinents sur les tout derniers évènements, bravo l'originalité! Heureusement, un évènement que je qualifierai d'étrange est intervenu...

les_oiseaux_portrait_w193h257.jpgNous en étions au dernier bulletin météo assez favorable au mûrissement de la tomate quand nous entendîmes, venant du ciel, comme des interpellations railleuses, sardoniques même, comme si le diable nous apostrophait ( j'imagine qu'il agirait de cette manière). Nous levâmes la tête, assez inquiets tout de même et nous vîmes, planant et effectuant de larges cercles au-dessus de nous, pas trop haut, un vol de goêlands assez conséquent.

- C'est comme le film de Hitchoc, murmura Monsieur D... ou T... en tirant sur la laisse de son chien.

- Vous vous voulez dire Hitchcock...Alfred?

Il ne répondit pas car il est un peu sourd et me dit qu'il avait lu récemment dans le "Petit bleu", notre canard local, que les agenais étaient très inquiets car ces oiseaux étaient de plus en plus nombreux dans la ville. Doit-on prévenir une attaque éventuelle et comment? Il y a une vingtaine d'années, rappelez vous, quelque part en Gironde, ce sont des hirondelles qui harcelaient des gens isolés ici ou là, sans aucune raison apparente. Comme dans le film...

- Restons raisonnablement vigilants, dis-je en guise d'au-revoir! 

 Je poursuivis ma promenade mais fis demi-tour plus tôt que d'habitude. Un coup de fatigue, comme on dit.

Je cois que je vais acheter une canne. Sait-on jamais...

 

 
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