logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

05/09/2015

la poisse

medium_bourgeois.4.jpg

Mon oncle René était PDG d’une fabrique de préservatifs implantée à Condom, juste au bord de la Baïse, ce qui est très pratique car les colis sont chargés sur des gabares qui redescendent la rivière jusqu’à Buzet puis empruntent le canal latéral à la Garonne direction Bordeaux où des navires les transportent vers les pays africains. Le latex arrive par le même chemin mais à l'envers. Malheureusement, ces dernières années, les commandes ont chuté, énormément chuté! Vous n'ignorez pas qu'on se protège de moins en moins. Hélas...
Bref, la faillite est imminente.
René n’a pas supporté. Il a décidé de se suicider dans son bureau: il s’est tiré 5 balles de révolver un peu partout dans le corps et une, derrière lui, dans sa bibliothèque ( sans doute l'avez-vous lu dans notre journal local "le Petit bleu"?). Il resta un certain temps dans le coma à l’hôpital rural de Condom.
Ma tante Lucie était à son chevet quand il reprit connaissance.
Quand il la reconnut, il chuchota:
- Quand j’ai eu mon accident de voiture, tu étais à mes côtés... ( ... signifie qu’il reprend son souffle).......Tu as assisté avec moi à l’incendie de notre villa............( il s'essouffle de plus en plus)......... Quand j’ai eu mon infarctus, c’est toi qui a appelé le Samu............. (il suffoque)...... Et maintenant, tu es encore là... .....................Je crois... Je crois...je.................................

-Tu crois quoi? demanda Sophie, suspendue à ses lèvres.
 - ................ Je crois que tu me portes la poisse.

Et il mourut.

Une chanson nostalgique pour clôturer cette note ma foi assez triste: aux guitares Roger et Jacques, à la contrebasse Thierry. Je souffle dans ma clarinette " Buffet Crampon". Nous jouons dans une semi-obscurité...

https://youtu.be/5BYx2Su6qGQ

16/09/2012

Confitures...

 

 

IMG_0008.JPG

Nous sommes passés par là...

IMG_0009.JPGDans ma dernière note, j'évoquais notre visite récente à l'abbaye de Flaran. La guinguette ayant fermé ses volets ( encore une chanson), pénétrons dans cette bâtisse construite dans le plus pur style cistercien...etc ( le "etc" m'évite un trop facile collé/copié!). Donc, je vais essayer d'être original, de vous montrer ce que vous ne trouverez pas sur le net  malgré tout votre savoir-faire que je me garderai bien de mettre en doute.

IMG_0011.JPGSuivant scupuleusement le sens de la visite afin de ne point nous égarer, nous arrivâmes dans une grande pièce qui, au premier coup d'oeil, ressemblait à une cuisine. C'était une cuisine, une grande cuisine d'ailleurs. Dans la large et profonde cheminée ( éteinte car dehors la température taquinait les 35 degrés), un chaudron avait été oublié par les anciens occupants. Roro me dit:

- Et...si nous faisions des confitures?

Imaginez mon étonnement! Fine mouche, elle le perçut et ajouta:

- On fait semblant tiens! Pour la photo, allez, s'il te plait...

Elle prit un long ustensile qui se trouvait dans un coin de la cheminée et ressemblait à une grande louche un peu rouillée et entreprit de touiller avec énergie. Je pris la photo. Puis, je m'installai devant un évier rustique et entreprit de rincer des bocaux imaginaires afin de les remplir de confiture le moment venu. Et Roro fit, à son tour, la photo... Voilà qui sera plus tard, quand nous serons vieux, un beau souvenir.

- Te rappelles-tu comme nous étions espiègles, mon ami?

J'ai oublié de vous dire que nous étions seuls au cours de cette visite.

PS: Je n'ai pas les moyens de me prendre trop au sérieux.

 

IMG_0006.JPG






14/09/2012

" ça s'est passé un dimanche...

...un dimanche, au bord de l'eau". Vous connaissez la chanson. De toute façon, si vous ne la connaissez pas, ça n'a pas d'importance car elle n'a qu'un rapport très lointain avec ce qui va suivre. Quoique...

IMG_0005.JPGLa veille de notre escapade à l'abbaye de Flaran, quelque part en Gascogne ( vous trouverez sur le net), nous reçumes notre commande à laquelle la maison Machin-chose avait rajouté un petit cadeau, une pratique courante désormais histoire de "fidéliser" la clientèle ( nous possédons un nombre considérable de montres d'homme que je peux vous céder à bas prix car je ne porte pas cet accessoire depuis mon service militaire). Cette fois, tenez-vous bien, c'était un rasoir électrique quatre têtes! Or, depuis un peu plus de deux ans, je portais la barbe. " Je portais"..vous avez deviné: sacrifiée la barbe! Je voulais essayer l'appareil, tout simplement. Désormais, me voici redevenu imberbe comme je le fus pendant plus ( à peine plus) de soixante dix ans. Je IMG_0004.JPGcrois que je vais rester ainsi car, m'a-t-on dit, la barbe me vieillissait énormément ce qui n'était pas nécessaire. Le rasoir électrique ayant des performances limitées (il aurait une facheuse tendance à m'arracher les poils au lieu de les raser), le "gilette" a repris du service...un jour sur deux. Je peux donc vous céder aussi un rasoir électrique, pas trop cher.

Quel rapport avec la chanson: le lendemain de ma métamorphose ( n'ayons pas peur des mots), Roro et moi déjeunions à proximité de la fameuse Abbaye de Flaran, à la guinguette qui se trouve sur la route d'Auch, au bord de la Baïse.Et nous nous sommes pris en photo, comme des petits jeunes... Nous visiterons l'abbaye plus tard.


04/06/2012

des nouvelles d'Hercule

olé 1.JPG

 


Un chapitre de mon autobiographie est consacré à mes vacances chez pépé Fernand, à Pimpous, quand j'avais 8 à 10 ans et que je gardais les vaches en compagnie de Mauricette, la fille du grand oncle Albert, une gamine un peu plus âgée que moi, plus "dégourdie" aussi qui me montrait ses culottes dès que nous étions seuls olé 2.JPGderrière une haie ce qui ne me déplaisait pas car comme distraction, garder les vaches, ça n'est pas vraiment folichon, c'est même ennuyeux je dois vous dire et Mauricette, question conversation, elle était comme Emilienne, sa mère, qui ne disait pas fève de la sainte journée si ce n'est "va me chercher ci, va me chercher ça, porte la bouteille à pépé, mouche-toi..." ( je résume).

olé 3.JPGUne année, Pépé fit l'acquisition d'une superbe génisse que nous amenâmes à Hercule, le vaillant taureau de Joseph, un voisin. Dès qu'Hercule vit la génisse entrer dans son enclos, il bondit sur elle par derrière comme c'est la coutume chez beaucoup d'animaux ( entre autres), elle fit un écart et il retomba lourdement sur ses pattes de devant. Manqué! Il récidiva sur le champ: la belle esquiva une nouvelle fois... Après cinq ou six tentatives infructueuses, Hercule abandonna, fort dépité, humilié même, mettez vous à sa place!

Joseph demanda à Pépé où il avait acheté sa génisse. " A Condom", répondit Pépé. " Alors, ce n'est pas étonnant, dit Joseph. Adeline, ma femme, est aussi originaire de Condom..."

Plus tard, je fis la connaissance de Gertrude, une Condommoise fort gironde bien que gersoise...Mais ceci est un autre chapitre.

 

olé 4.JPG



15/07/2011

compétences


podcast Un autre morceau répété récemment en trio...

J’ai déjà, de fort belle manière, raconté cette histoire, autrefois…Je la recopie, me contentant de déplacer quelques virgules, de modifier quelques phrases aussi: vacances obligent.

Beaucoup de gascons, de gersois en particulier ont des origines italiennes: le cousin Bruno, par exemple, est petit-fils de Silvio venu presto de Lombardie dans les années 30 pour échapper à la police de Mussolini.
Bruno est un vaillant. Il a ouvert, il y a quelques années une pizzeria à Mirande et ça marche bien. Il faut dire que cette bourgade est capitale de la country et que le motard qui descend du nord ( de Marmande), en grande tenue de cow-boys mais sans le révolver, néglige stupidement nos produits gascons et se gave de pizzas ou de frites ou de hamburgers ce qui n’est pas meilleur pour sa santé mais allez donc le lui expliquer ...

Marco, le frère de Bruno, un rêveur, a décidé, lui, d’entreprendre une carrière de musicien de jazz. La proximité de Marciac est sûrement la cause de cette vocation. Se régaler, sur la place principale, de cette musique généreusement offerte par des musiciens de grand talent venus de tous les coins du monde et même d’Agen... voilà son activité principale durant toute la période du festival!
Donc, à part souffler dans un saxophone et dans une clarinette, rien d’autre n’intéresse Marco. Justement, il aimerait faire l’acquisition d’un Selmer haut de gamme comme celui dans lequel soufflait le talentueux Guy Lafitte. Mais il n’a pas un rond et, croyez moi, un Selmer haut de gamme, même d’occase, ça va chercher dans les... je ne sais pas, ça dépend.
Il décida donc, l’autre jour, de rendre une visite à Bruno et gestes à l’appui ( vous connaissez les italiens!), il essaya de le convaincre de lui prêter une certaine somme qu’il lui restituerait après l’août, quand serait terminé le festival.
- Je ne peux pas, lui répondit tout net Bruno.
-
Tu ne peux pas? Mais, pourtant, ton affaire marche bien. Tu as de l’argent...
- Oui, j’ai de l’argent mais je ne peux pas le prêter.
- Et pourquoi, s’il te plaît?
- Tu vois la Caisse d’Epargne en face; avec le directeur, nous avons conclu un accord: je ne prête pas d’argent et lui ne vend pas de pizzas.

04/07/2011

retour de Lauraët


podcast

La lettre ci-dessous est destinée à Mme S…… qui nous a si aimablement reçus la semaine dernière à Lauraët, village gascon cerné par le laurier-sauces ( voir ma précédente note).

…………………………………………………..............................................................................

Chère Madame,

IMG_3659.JPGNotre voyage retour s’est déroulé sans embûche, je dois même vous avouer, et cela grâce à vous, dans l’euphorie. Nous avons chanté sans arrêt jusqu’à Boé. Tout notre répertoire pourtant considérable y est passé y compris ce aqueros mountagnos que vous pouvez j‘espère écouter avec ravissement. C’est ainsi que nous l’avons chanté l’année dernière et j’espère que nous l’interpréterons aussi bien en septembre dans votre magnifique salle des fêtes!

Nous ferons, pour nos choristes impatients de connaître nos impressions, un compte rendu particulièrement optimiste de notre rencontre. Ces deux mois qui nous séparent nous paraîtront excessivement longs, j’en suis convaincu.

Nous avons fait, à la demande insistante de Roro, un petit détour par Mouchan afin d’admirer son église et, entre autres, ses fameux modillons. mouchan, embrassade.jpgElle ne l’a pas avoué mais je soupçonne sa curiosité pour certains obscénats dont elle avait entendu parler. J’ai donc photographié: j’ai bien repéré les ébats érotiques du couple mais le solitaire a disparu. J’ai pourtant cherché, cherché…Point de solitaire. L’aurait-on caché je ne sais où? Dommage. Heureusement, on le trouve encore sur le net.

Voilà, voilà ce que je voulais vous dire en toute amicale simplicité.

Recevez……………

...................................................................................................................................

mouchan, solitude.jpgLe lecteur indiscret qui a lu cette lettre peut, au point où il en est, visiter plus précisément, plus sérieusement aussi, l’église romane de Mouchan dans le Gers, en se rendant sur le net... Elle le mérite, parole de gascon!

01/07/2011

Lauraët nous attend...

Cette lettre est destinée aux talentueux choristes de l’Atelier-Chant Boé si Boé la désormais réputé dans notre blogosphère...

.........................................................................................

Chères amies, chers amis,

IMG_3653.JPGVous avez bien noté l’invitation pressante, pour le 11 septembre prochain ( je n’ai pas choisi cette date), que nous a adressée la responsable de l’association culturelle de Lauraët , Mme S….., enthousiasmée par notre dernier spectacle à Boé dont il faut reconnaître, avec modestie mais fierté, la qualité. Voici donc notre talent déjà vicinalement (mot nouveau que je préfère à localement, par exemple) reconnu , prochainement exporté parmi les coteaux gascons tellement chers à mon cœur, coteaux de vignobles, de pâturages, de culture de tournesol et autres végétaux non identifiés, pour le plus grand plaisir des autochtones. Le laurier-sauce, qui serait à l’origine du nom du village ( on a négligé d‘ajouter sauce à Lauraët, et je me suis permis, poliment, de regretter ce manque de précision) a complètement échappé à notre vigilante attention. Pourtant, nous a révélé Mme S…….., cet arbuste, dont l’utilité est évidente pour relever les daubes de sanglier, de chevreuil et autres gibiers fréquentant assidûment cette région…, cet arbuste donc est omniprésent aux alentours. Vous pourrez le photographier à l’occasion de notre prochaine expédition et le montrer ainsi à votre famille.

D’ici étant nous avons relevé 55 kms au compteur. L’aller. Donc vous devrez penser à approvisionner suffisamment le réservoir de votre voiture, car, comme c’est un dimanche, vous aurez du mal à trouver un poste d’essence ouvert et ne comptez pas sur un hyper-marché défigurant outrageusement un paysage qui, comme le disait l’Italien immigré du début du siècle dernier, rappelle la Toscane. Et ça, c’est vrai.

Nous fûmes, Monique, Roro et moi, reçus à bras ouverts ( c’est un image) par Mme S…… qui nous fit visiter la salle de spectacle laquelle pourra contenir facilement 150 personnes, au moins. Je lui ai dit que nous nous en contenterions. La scène n’est pas très large et nous serons obligés de nous serrer un peu les coudes quand nous chanterons, au grand complet , les filles de La Rochelle ou en revenant du Piémont. Monique et Roro ont d’ailleurs interprété ces deux chansons pour Mme S…… qui a fort apprécié et a même applaudi chaleureusement ce que j’ ai jugé fort encourageant pour l’avenir. Soyons donc raisonnablement confiants.

A lundi pour la dernière répétion de l’année et…

…adishatz.

02/12/2010

un p'tit train...

Le train s’arrêta en gare de Mouchan, petit village situé à une vingtaine de kilomètres d’Eauze, capitale de l’Armagnac, que nous atteindrions, en principe, dans une heure ou deux selon les manœuvres plus ou moins longues sur les voies de triage pour décrocher, accrocher les wagons de marchandises. Un chasseur entra dans notre compartiment, nous salua d’un « bonjourrrrr la compagnie » sonore, et s’assit côté fenêtre sur la banquette en bois. Oui…en ce temps-là assez lointain, ce train n’offrait qu’un seul wagon de voyageurs, wagon de troisième classe.

Jusque là, nous étions quatre dans le compartiment: maman Aline, Gaby, une dame d’un âge certain, un tantinet renfrognée et moi.

L’homme appuya précautionneusement son fusil contre la cloison et entreprit de se déchausser en disant:

- P-----g, j’ai tellement marché à la poursuite d’une compagnie de perdreaux que mes pieds sont échauffés…

Et c’était vrai! Quelle odeur! La dame se fâcha, traita l’homme de malpoli, de dégoûtant personnage… Elle eut droit à vieille pimbêche, bourgeoise aigrie… Elle se leva, furibarde, prit un godillot et le jeta par la fenêtre ouverte car il faisait très IMG_3436.JPGchaud ce jour-là et l’air conditionné n’avait pas encore été inventé.

Surprise: l’homme saisit son autre chaussure et hop! …dans la nature elle aussi! Calmement, il nous dit:

- Si un pauvre diable trouve la première, en cherchant un peu, il aura la paire…

Il sortit une pipe de la poche de sa veste et la bourra consciencieusement . Le dame changea de compartiment avant qu’il l’allumât*… ( terminer sur un imparfait du subjonctif, fallait oser!)

* la pipe, bien entendu

La photo: des chasseurs de palombes manifestent à Agen contre la LGV. Bon... J'ai quand même pris la photo.

06/10/2010

encore une nouvelle rencontre!

 

IMG_0085.JPG

Je les rencontrai fortuitement devant le château et compris, à leur drôle d’accent, qu’ils venaient d’une contrée lointaine.

 

 

- D’où êtes-vous, demandai-je poliment?

- Nous descendons du Berry,

  Et je vous présente Henri

  Qui partage ma literie

  Depuis qu’il est mon mari…

Une poétesse berrichonne à Nérac! Quelle rencontre!

IMG_0087.JPGNous devisâmes aimablement sur le banc de pierre. Je lui racontai avec forces détails croustillants la vie d’Henri IV, ajoutant ici et là à mon récit quelques anecdotes salaces qui enchantèrent la charmante dame et provoquèrent souvent et irrésistiblement son hilarité.

Je les entraînai visiter la Garenne, parc où se trouve la fontaine dans laquelle se serait noyée cette pauvre Fleurette abandonnée par le Vert Galant: je narrai cette histoire aussi tragiquement que possible. Quand j’eus terminé, épuisé, je constatai que la dame pleurait.

fleurette.JPG

 Je lui avouai alors que c’était une légende et que Fleurette vécut longtemps, aussi longtemps qu’il était raisonnable à cette époque qui ne connaissait pas de problèmes au niveau des retraites… Heureux temps tout de même.

 

Puis nous partîmes visiter le vieux Nérac en abordant avec enthousiame les sujets les plus divers.

Si vous voulez aussi rencontrer Nicole : http://artistepeintreamateur.blog50.com/archive/2010/10/0...

27/11/2008

mise au point

medium_vers_Mézin_2_.jpg Afin de couper court à certains phantasmes ( ou fantasmes, comme vous voulez), je dois revenir sur ma note de ce dernier dimanche. La photo que j'avais prise le matin, quelque part en Gascogne, du côté de Bretagne d'Armagnac, entre deux averses, n'était pas du tout la représentation d'une érection phallique collective dans une vigne aux couleurs automnales. Loin de moi l'idée de suggérer l'image d'une telle lubricité.
Pour prouver ma bonne foi, voici le même paysage sous un autre angle.
medium_vers_Mézin_1.JPG
Sont-ce des vestiges, peut-être gallo-romains? Je sais que la proximité d'Eauze, autrefois Eluza et de la villa gallo-romaine de Séviac ont pu vous conduire sur une piste hasardeuse. Comme quoi, trop d'érudition nuit parfois...
medium_mosaique_de_seviac.jpg
Une belle mosaïque de Séviac...

Voyons, ne sont-ce pas plutôt des piliers! Et des piliers de quoi? Oui, je vous entends ricaner: des pilers de... NON!
Des piliers de pigeonnier! Et je le prouve...medium_Numériser0001.29.jpg

Alors, que ces messes basses cessent* s'il vous plaît, mes soeurs.


Découvrez Georges Brassens!

22/09/2008

à Garonne...


podcast
Pierre Louki sur podcast gris

medium_marinier_souriant.2.jpg Au temps où Garonne* était plus ou moins navigable ( notre fleuve, désormais assagi, fut en effet très capricieux) , Boé avait un port actif et, bien entendu, des mariniers. Il fallait à ceux-ci beaucoup de courage pour affronter, entre Agen et Bordeaux, un certain nombre de difficultés et diriger leur gabarre chargée de vin, céréales, passagers même...dans les courants et tourbillons sur plus de 120 kms. Comme celui de la photo, ils portaient sur leur front une mâle assurance et en avaient grand besoin. La boétienne, femme du marinier, vivait des moments atroces en période de crue car le danger était grand lors de passages incertains sous les ponts et quelquefois entre les arbres, dans les prés, afin d'éviter le courant trop violent. Si j'avais le temps, je vous en raconterais des histoires sur ces intrépides navigateurs. Mais ça n'est pas la peine car vous ne me croiriez pas.
L'homme de la photo a appartenu à la première Confrérie des Mariniers de Boé. Il avait l'avantage de porter, lors de certaines cérémonies appelées "intronisations", un costume qui lui seyait parfaitement et mettait en valeur ses mollets d'ancien coureur à pieds ( il avait été champion junior du 80m dans le Gers qui, contrairement à ce que certains ignorants pensent, n'est pas un département déshérité où on n'élève que des canards!). Après avoir enfilé en douce un fin caleçon blanc, une chemise blanche avec jabot et manchettes bouffantes, il se culottait avantageusement, enserrait son vaste thorax dans un petit gilet bleu et se drapait d'une cape verte du plus bel effet qui tenait sur ses robustes épaules, tant bien que mal, au moyen d'une cordelette. Les chaussures noires étaient ornées d'une boucle sur le dessus. Il était coiffé d'un admirable chapeau aux origines indéfinies, création originale d'une artiste locale.
On l'avait promu troubadour car il jouait de la clarinette et soulignait avec justesse et à propos les interventions du Grand Maître et autre Chancelier; il avait en celà beaucoup de mérite car cet instrument est, moins que le trompette ou le cor de chasse, adapté à ce genre de cérémonie.
medium_les_mariniers_de_Boé.2.jpg
Voici donc la première confrérie. Le troubatour ( à gauche sur la photo) a abandonné car il n'avait pas la vocation; encore une erreur d'orientation. Mais il est fier, tout en restant modeste quand même comme on dit dans notre Gascogne, d'avoir été marinier pendant quelques années.
* ici, on dit "à garonne "; c'est comme ça.

30/07/2008

après Barbotan, suite...

Note déjà publiée en 2007 ( nous sommes en Normandie)...

C'est difficile, voire irrévérencieux, de poursuivre le récit de ce petit voyage en terre gasco-landaise après la publication de cette magnifique photo d'écolière studieuse dont les "yeux de braise"( je cite Betty) semblent déjà rêver au prince charmant qui l' envoûtera bientôt en lui sussurant, dans sa clarinette d'ébène marque SELMER, une "Petite fleur" de derrière les fagots, comme on dit avec beaucoup d'à-propos "par chez nous".
J'essuie une larme et reprends, (malgré tout) notre retour vers l' agenais avec une petite halte à Poudenas. Il fait encore suffisamment clair pour une nouvelle pause photos de ce village dominé par son château du XIIIème, propriété privée qu'on peut visiter si on est plus de dix et dans lequel on trouve des gîtes aux tarifs très avantageux, de 1000€ pour un WE à 2800€ pour la semaine*...Pour le même prix, on vous prête le panier d'osier pour la cueillette aléatoire des champignons dans les bois des environs et une canne à pêche car il reste quelques chevesnes dans la Gélise, poisson à la chair particulièrement fade mais qui a su résister, contrairement aux goujons, gardons, ablettes...aux pesticides, déversements intempestifs de cuves et autres calamités.

medium_poudenas_2.jpg

Cette autre photo vous montre une Gélise un peu boueuse en raison des pluies abondantes de ces derniers jours.
Avec un peu de soleil et une eau plus claire, ce coin mérite le détour...mais on n'est pas obligé de loger sur place.
medium_poudenas.jpg
La journée étant fort avancée, nous reprîmes notre chemin vers Boé. Et comme nous nous étions déjà dit beaucoup de choses fort intéressantes depuis le matin, j' introduisis un CD dans le lecteur de la C4...
* je n'ai pas vérifié si les tarifs 2008 avaient "évolué".

podcast
sur podcast gris, notre quartet répète...

29/07/2008

après Barbotan...

Comme nous sommes partis pendant une semaine en Normandie pour ne rien vous cacher, j'ai repris cette note de juillet 2007 après avoir modifié quelques détails.
Notre petit concert fut apprécié, je le dis sans forfanterie, par un public de curistes qui, malgré les rhumatismes, ne ménagèrent pas les applaudissements et à qui nous dûmes, après une heure et demie de musique ininterrompue, accorder deux rappels dans l' enthousiame général. La moyenne d'âge étant assez élevée, nous restons dans les classiques des années 20/30 et, à la demande de la secrétaire de l'office du tourisme, nous ne faisons pas de "récré" de telle sorte qu'il reste suffisamment de spectateurs jusqu'à la fin de notre prestation. J'oubliai de dire que l' entrée est gratuite. On nous demanda des CD ( nous ne faisons pas ce commerce), jusqu'où nous nous déplacions car on irait volontiers nous écouter une nouvelle fois en Bretagne, dans la région parisienne...Que des gentillesses.
medium_à_Gabarret.jpgComme Roro m'avait accompagné, nous fîmes, au retour,un "arrêt souvenir" à Gabarret, bourgade où elle avait habité pendant quelques années. Nous passâmes devant l'école; elle reconnut sa classe, la première donnant sur la rue. Puis nous cherchâmes la maison: écolière, elle avait pas mal de chemin à faire à pieds , me disait-elle. Une maison au bord de la voie ferrée, c'est facile à trouver...quand il y a toujours des rails. Nous fîmes un aller et retour et devinâmes l'emplacement grâce à une légère dénivellation de la route. Quant à la distance à parcourir pour rejoindre l' école, je l' évalue à un petit km...
Et elle fit la photo du Syndicat d'initiative.
medium_Roro.jpgC'est dans cette école que Roro obtint son Certif...Première du canton, s'il vous plaît! C'est sûr; j'en ai la preuve. Son prix: le roman de Renard qu'elle a précieusement gardé.

20/02/2008

l'ageneso...

...ou: mais où sont les dames d'antan?medium_agenaise.2.jpg
Certains esprits chagrins, jaloux...diront que c'est du chauvinisme, je m'en fiche. Je prétends que le charme de cette agenaise peut rivaliser avec celui de dames bien connues plus ou moins dénudées dans les magasines ou sur internet et dont je tairai les noms ( une d'entre elles a fait un mariage récemment dont on a beaucoup parlé et ça n'est pas fini...je n'en dirai pas plus).
Que l'ageneso's poulideto ( que l'agenaise est jolie) se plaisait à écrire notre illustre coiffeur-poète Jasmin dont vous pourrez voir la statue si vous avez le bonheur de passer dans notre ville.
medium_jasmin_boé.jpg Sur internet, vous le trouverez à Jacques Boé...si vous voulez en savoir plus sur ce personnage fort connu dans l'agenais et au delà.
Si vous croisez une dame de chez nous, ne lui demandez pas" C'est vous l'agenaise?" car elle est capable de vous répondre "Non, je suis Lénée!". Car elle est cultivée et elle a de l'humour, elle...
Voilà des nouvelles du pays fort plaisantes et qu'il m'est agréable de vous confier.
Une photo que j'ai prise place des laitiers: le soleil y est résolument printanier et le pélerin se dirige d'un pas décidé, cape au vent, vers Saint Jacques de Compostelle...
medium_place_des_laitiers.jpg

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique