27.11.2008
mise au point
Afin de couper court à certains phantasmes ( ou fantasmes, comme vous voulez), je dois revenir sur ma note de ce dernier dimanche. La photo que j'avais prise le matin, quelque part en Gascogne, du côté de Bretagne d'Armagnac, entre deux averses, n'était pas du tout la représentation d'une érection phallique collective dans une vigne aux couleurs automnales. Loin de moi l'idée de suggérer l'image d'une telle lubricité.
Pour prouver ma bonne foi, voici le même paysage sous un autre angle.
Sont-ce des vestiges, peut-être gallo-romains? Je sais que la proximité d'Eauze, autrefois Eluza et de la villa gallo-romaine de Séviac ont pu vous conduire sur une piste hasardeuse. Comme quoi, trop d'érudition nuit parfois...

Une belle mosaïque de Séviac...
Voyons, ne sont-ce pas plutôt des piliers! Et des piliers de quoi? Oui, je vous entends ricaner: des pilers de... NON!
Des piliers de pigeonnier! Et je le prouve...
Alors, que ces messes basses cessent* s'il vous plaît, mes soeurs.
Découvrez Georges Brassens!
19:46 Publié dans en gascogne | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.09.2008
à Garonne...

Pierre Louki sur podcast gris
Au temps où Garonne* était plus ou moins navigable ( notre fleuve, désormais assagi, fut en effet très capricieux) , Boé avait un port actif et, bien entendu, des mariniers. Il fallait à ceux-ci beaucoup de courage pour affronter, entre Agen et Bordeaux, un certain nombre de difficultés et diriger leur gabarre chargée de vin, céréales, passagers même...dans les courants et tourbillons sur plus de 120 kms. Comme celui de la photo, ils portaient sur leur front une mâle assurance et en avaient grand besoin. La boétienne, femme du marinier, vivait des moments atroces en période de crue car le danger était grand lors de passages incertains sous les ponts et quelquefois entre les arbres, dans les prés, afin d'éviter le courant trop violent. Si j'avais le temps, je vous en raconterais des histoires sur ces intrépides navigateurs. Mais ça n'est pas la peine car vous ne me croiriez pas.
L'homme de la photo a appartenu à la première Confrérie des Mariniers de Boé. Il avait l'avantage de porter, lors de certaines cérémonies appelées "intronisations", un costume qui lui seyait parfaitement et mettait en valeur ses mollets d'ancien coureur à pieds ( il avait été champion junior du 80m dans le Gers qui, contrairement à ce que certains ignorants pensent, n'est pas un département déshérité où on n'élève que des canards!). Après avoir enfilé en douce un fin caleçon blanc, une chemise blanche avec jabot et manchettes bouffantes, il se culottait avantageusement, enserrait son vaste thorax dans un petit gilet bleu et se drapait d'une cape verte du plus bel effet qui tenait sur ses robustes épaules, tant bien que mal, au moyen d'une cordelette. Les chaussures noires étaient ornées d'une boucle sur le dessus. Il était coiffé d'un admirable chapeau aux origines indéfinies, création originale d'une artiste locale.
On l'avait promu troubadour car il jouait de la clarinette et soulignait avec justesse et à propos les interventions du Grand Maître et autre Chancelier; il avait en celà beaucoup de mérite car cet instrument est, moins que le trompette ou le cor de chasse, adapté à ce genre de cérémonie.

Voici donc la première confrérie. Le troubatour ( à gauche sur la photo) a abandonné car il n'avait pas la vocation; encore une erreur d'orientation. Mais il est fier, tout en restant modeste quand même comme on dit dans notre Gascogne, d'avoir été marinier pendant quelques années.
* ici, on dit "à garonne "; c'est comme ça.
18:30 Publié dans en gascogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30.07.2008
après Barbotan, suite...
Note déjà publiée en 2007 ( nous sommes en Normandie)...
C'est difficile, voire irrévérencieux, de poursuivre le récit de ce petit voyage en terre gasco-landaise après la publication de cette magnifique photo d'écolière studieuse dont les "yeux de braise"( je cite Betty) semblent déjà rêver au prince charmant qui l' envoûtera bientôt en lui sussurant, dans sa clarinette d'ébène marque SELMER, une "Petite fleur" de derrière les fagots, comme on dit avec beaucoup d'à-propos "par chez nous".
J'essuie une larme et reprends, (malgré tout) notre retour vers l' agenais avec une petite halte à Poudenas. Il fait encore suffisamment clair pour une nouvelle pause photos de ce village dominé par son château du XIIIème, propriété privée qu'on peut visiter si on est plus de dix et dans lequel on trouve des gîtes aux tarifs très avantageux, de 1000€ pour un WE à 2800€ pour la semaine*...Pour le même prix, on vous prête le panier d'osier pour la cueillette aléatoire des champignons dans les bois des environs et une canne à pêche car il reste quelques chevesnes dans la Gélise, poisson à la chair particulièrement fade mais qui a su résister, contrairement aux goujons, gardons, ablettes...aux pesticides, déversements intempestifs de cuves et autres calamités.

Cette autre photo vous montre une Gélise un peu boueuse en raison des pluies abondantes de ces derniers jours.
Avec un peu de soleil et une eau plus claire, ce coin mérite le détour...mais on n'est pas obligé de loger sur place.

La journée étant fort avancée, nous reprîmes notre chemin vers Boé. Et comme nous nous étions déjà dit beaucoup de choses fort intéressantes depuis le matin, j' introduisis un CD dans le lecteur de la C4...
* je n'ai pas vérifié si les tarifs 2008 avaient "évolué".

sur podcast gris, notre quartet répète...
14:50 Publié dans en gascogne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.07.2008
après Barbotan...
Comme nous sommes partis pendant une semaine en Normandie pour ne rien vous cacher, j'ai repris cette note de juillet 2007 après avoir modifié quelques détails.
Notre petit concert fut apprécié, je le dis sans forfanterie, par un public de curistes qui, malgré les rhumatismes, ne ménagèrent pas les applaudissements et à qui nous dûmes, après une heure et demie de musique ininterrompue, accorder deux rappels dans l' enthousiame général. La moyenne d'âge étant assez élevée, nous restons dans les classiques des années 20/30 et, à la demande de la secrétaire de l'office du tourisme, nous ne faisons pas de "récré" de telle sorte qu'il reste suffisamment de spectateurs jusqu'à la fin de notre prestation. J'oubliai de dire que l' entrée est gratuite. On nous demanda des CD ( nous ne faisons pas ce commerce), jusqu'où nous nous déplacions car on irait volontiers nous écouter une nouvelle fois en Bretagne, dans la région parisienne...Que des gentillesses.
Comme Roro m'avait accompagné, nous fîmes, au retour,un "arrêt souvenir" à Gabarret, bourgade où elle avait habité pendant quelques années. Nous passâmes devant l'école; elle reconnut sa classe, la première donnant sur la rue. Puis nous cherchâmes la maison: écolière, elle avait pas mal de chemin à faire à pieds , me disait-elle. Une maison au bord de la voie ferrée, c'est facile à trouver...quand il y a toujours des rails. Nous fîmes un aller et retour et devinâmes l'emplacement grâce à une légère dénivellation de la route. Quant à la distance à parcourir pour rejoindre l' école, je l' évalue à un petit km...
Et elle fit la photo du Syndicat d'initiative.
C'est dans cette école que Roro obtint son Certif...Première du canton, s'il vous plaît! C'est sûr; j'en ai la preuve. Son prix: le roman de Renard qu'elle a précieusement gardé.
14:50 Publié dans en gascogne | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20.02.2008
l'ageneso...
...ou: mais où sont les dames d'antan?
Certains esprits chagrins, jaloux...diront que c'est du chauvinisme, je m'en fiche. Je prétends que le charme de cette agenaise peut rivaliser avec celui de dames bien connues plus ou moins dénudées dans les magasines ou sur internet et dont je tairai les noms ( une d'entre elles a fait un mariage récemment dont on a beaucoup parlé et ça n'est pas fini...je n'en dirai pas plus).
Que l'ageneso's poulideto ( que l'agenaise est jolie) se plaisait à écrire notre illustre coiffeur-poète Jasmin dont vous pourrez voir la statue si vous avez le bonheur de passer dans notre ville.
Sur internet, vous le trouverez à Jacques Boé...si vous voulez en savoir plus sur ce personnage fort connu dans l'agenais et au delà.
Si vous croisez une dame de chez nous, ne lui demandez pas" C'est vous l'agenaise?" car elle est capable de vous répondre "Non, je suis Lénée!". Car elle est cultivée et elle a de l'humour, elle...
Voilà des nouvelles du pays fort plaisantes et qu'il m'est agréable de vous confier.
Une photo que j'ai prise place des laitiers: le soleil y est résolument printanier et le pélerin se dirige d'un pas décidé, cape au vent, vers Saint Jacques de Compostelle...

19:40 Publié dans en gascogne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


