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13/12/2016

desafinado


podcastà la trompette, Dédé - à la guitare, Jean-Yves- à la contrebasse, Patrick- à la batterie, Bernard

Je souffle dans mon saxophone ténor...

Hector sax.jpgMon cher petit Hector,

Tes parents viennent de m'expédier cette photo. Tu es un beau bébé, certes, et nous pouvons être fiers de toi. Cependant, je trouve l'acquisition de ce saxophone un peu prématurée. Bien sûr, tu aimes la musique. Je n'en doute pas.Tu gigotais, paraît-il, il y a encore peu de temps dans le ventre de ta maman brésilienne dès que tu entendais ton papa souffler dans un de ses instruments ( tu devais gigoter souvent!). Sans doute dansais-tu la samba ou la bossa? Mais jouer déjà du saxophone, ça n'est pas sérieux. Ne sois pas vexé. Je m'entretiendrai avec tes parents dès que possible. En attendant, peut-être te trémousseras-tu en écoutant ce "désafinado" que j'ai enregistré il y a quelques années avec mes amis musiciens; cela me ferait plaisir.

A très bientôt mon petit.

 

 

03/10/2016

premières nouvelles d'Hector

principe d'Archimède.jpg                                          

                                                    Sur cette photo, mon fils, professeur de mathématiques et autres sciences, fait une brillante démonstration du fameux principe d'Archimède " tout corps plongé dans un liquide...". Le cobaye n'est autre qu'Hector, nouveau né dans la famille, lequel n'apprécie guère et exprime, à sa façon, son mécontentement. c'est beau la vie!.jpgHeureusement, passe par là, le grand-père, vieil homme sensible, charitable ...entre autres qualités. Avec beaucoup de délicatesse, de précautions aussi, il prend le bébé dans ses bras et  le berce en lui fredonnant, d'une voix chevrotante "c'est un petit bonheur que j'avais rencontré, il était tout en pleurs sur le bord du fossé...". L'enfant charmé, captivé, se calme et ne tarde pas à s'endormir ce qui évite au vieil homme de poursuivre cette chanson et c'est  bien mieux ainsi car, comme chacun sait, la fin n'est guère optimiste.

hector et henri 3.JPG

 

 

Les parents, reconnaissants, ont beaucoup regretté mon éloignement. Moi aussi. Car, des chansons, j'en connais, croyez-moi. Et quand j'ai quitté Hector, j'ai bien compris, à sa façon de me regarder, qu'il aimerait que nous nous rencontrions aussi souvent que possible. D'accord Hector. A bientôt.

 

 

 

11/04/2013

pour Antoine...

Bonjour Antoine,

IMG_0051.JPGJe replace dans la vieille armoire à glace du grenier ( armoire achetée peu de temps après notre mariage!), ma première clarinette bien rangée dans son étui et j'y rajoute cette lettre qui t'est destinée. J'aimerais, mon cher Antoine, te léguer ( te donner) cet instrument qui m'est tellement cher. J'avais à peu près ton âge, à peine dix ans, quand, Gabriel - tu sais, le brave homme qui m'a recueilli - et maman Aline, contatant mon penchant immodéré pour la musique, me firent ce cadeau. C'était en 1948, un peu avant, un peu après...? Comme nous étions une famille très pauvre, je t'assure, ils ont dû se saigner aux quatre veines... se priver, si tu préfères.  Ils l'avaient achetée d'occasion, sans doute à un musicien de l'Harmonie éluzate ( nous habitions à Eauze, capitale de l'Armagnac), excellente formation qui animait, entre autres, les courses de duo à nouader.jpgvaches landaises . Te rends-tu compte de son âge! Soixante dix, quatre vingts ans peut-être? Ne mérite-t-elle pas du respect, de l'attention! Sais-tu qu'elle m'a tenu compagnie pendant mon séjour dans les Aurès, en Algérie? Je lui dois de la reconnaissance car elle m'a aidé à ne pas trop cafarder pendant cette période difficile. Alors, s'il te plaît, je te la confie. Tu comprends que sa valeur est essentiellement sentimentale: tu en prendras soin, j'en suis convaincu...

Je t'embrasse, gamin.

PS: j'ai laissé quelques élastiques qui remplaçaient des ressorts fatigués!


05/01/2013

nouvelle lettre à Antoine...

Mon cher Antoine,

Roro.jpgJ'espère que ma lettre du 15 décembre dernier par laquelle je te léguai ma montre du BEPC t'aura comblé de joie. Je suis convaincu que tu ne feras pas comme certains qui revendent leur cadeau par internet, se fichant totalement de sa valeur sentimentale, uniquement sentimentale parfois, comme le pull en laine patiemment et amoureusement tricoté au coin du feu par une grand-mère...Bon, la tienne grand-mère ne tricote plus depuis longtemps. Mais, elle aussi, aimerait t'offrir tout de même un objet qui lui est cher: le roman de Renard, un cadeau du jury du certif' de Gabarret, premier prix récompensant la première du canton! En prime, tu pourras encadrer le diplôme que tu trouveras quelque part, dans un classeur, le pendre dans ton bureau et le montrer avec fierté à tes enfants. Je suis sérieux Antoine. La valeur de ce document est...inestimable. Comme ma vieille montre. En les regardant, parfois, tu penseras à nous. Je te fais confiance.

Comme ma lettre du 15 décembre, garde précieusement celle-ci.

Continue à bien travailler à l'école.

Bises affectueuses de tes grands parents.

PS: je ne retrouve pas ce Roman de Renard! Ne l'aurais-tu pas déjà emporté chez toi?



25/11/2012

le fusil

Steam_Locomotive.jpgPendant la dernière guerre, Gabriel était parfois obligé de tracter avec sa locomotive des convois militaires allemands. Impossible de refuser, sinon... Un jour, entre Agen et Bordeaux, pour une raison indéterminée, peut-être une alerte à la mine ( les maquisards en posaient parfois ici ou là), le train fut stoppé en pleine voie. Des militaires allemands en profitèrent pour satisfaire quelque besoin naturel. L'un d'eux avait posé son fusil contre un wagon,  situé sans doute à proximité de la locomotive. Une négligence impardonnable car Gabriel eut tôt fait de le chaparder ce qui était un acte particulièrement dangereux. Il cacha l'arme dans le tender, sous le charbon. Imaginez le branle-bas de combat! Finalement le convoi reprit sa route.  Nous habitions à l'entrée d'Agen et notre jardin était situé juste en contrebas de la voie ferrée. Gabriel, au passage, y jeta le fusil. Ni vu ni connu...une chance! Arrivé à la maison et après avoir subi les contrôles habituels ( Gabriel avait un laissez-passer pour se rendre de la gare au domicile et inversement), il  récupéra l'arme et la cacha sous le toit d'une cabane de jardin. Elle y resta jusqu'à la libération. Je crois même l'avoir vue. Je ne sais pas ensuite ce qu'elle est devenue...

Je me demande quelle punition a été infligée au soldat! Je l'imagine tout de même. Gabriel était un homme brave et bon. Sans doute y a-t-il pensé. Mais c'était la guerre...

 
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