24.07.2008

le rêve du papillon

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Est-on mort ? Est-on vivant ? Le ciel et la terre ne sont-ils qu'un? Les esprits et les intelligences supérieures, où s'en vont-ils ? Où va-t-on aveuglément? Où arrive-t-on brusquement ?
Ces interrogations sont, comme vous l'avez deviné, celles de Tchouang-tseu. Elles nous plongent dans une incertitude absolue...pour tout. Et il nous propose cette histoire, entre autres, en guise de démonstration.
medium_papillon_p001.jpg Un homme rêve qu'il est papillon; il voltige avec légèreté de fleur en fleur, sans le plus léger souvenir de sa nature humaine.
Quand il se réveille, il s'aperçoit avec étonnement qu'il est un homme. Mais, est-il un homme qui vient de rêver qu'il était papillon? Ou un papillon en train de rêver qu'il est un homme?

On pourrait, je pense, commencer l'histoire dans l'autre sens: un papillon rêve qu'il est un homme...etc. Le résultat serait le même: nous n'apporterions, tout comme Tchouang-tseu, aucune réponse.
Je sais; il y a ceux qui ne doutent de rien, qui ont réponse à tout, qui appellent un chat, un chat...Je pourrais vous en désigner quelques uns... Même parmi nos dirigeants...Surtout parmi nos dirigeants.
Mais je ne le ferai pas.
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Une femme rêvait qu'elle était une abeille; avec ses copines elle butinait les fleurs du semis floral au bord du canal, sans le plus léger souvenir de sa condition féminine. Quand elle se réveilla, elle s'aperçut sans étonnement qu'elle était réellement une abeille. Et elle recommença à s'activer dans la maison, préparant les repas, repassant, faisant le ménage...

23.07.2008

le voleur de bicyclette

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie de parler vélo. Le tour de France peut-être? Pourtant je m'y intéresse peu, beaucoup moins qu'autrefois. Et ces affaires quotidiennes de dopage me navrent.

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"Le voleur de bicyclette", ça vous dit? Ce film de Vittorio de Sicca sorti en *1948 faisait le tour des ciné-clubs et les élèves de l'Ecole Normale d'Auch furent évidemment invités à sa projection. Je ne vais pas vous rappeler l'histoire que vous retrouverez, comme moi, sur internet. Je n'ai pas revu ce film et vais me le procurer. Une envie...

Quand j'étais instit à Layrac, à côté d'Agen (jusque là, tout est vrai), je me rendais à l'école à vélo. Un soir, après avoir corrigé les devoirs de la journée et préparé ma classe pour le lendemain, il était tard comme d'habitude ( je dis celà pour ceux qui imaginent qu'on ne fiche rien dans l'enseignement...), je constatai que le vélo avait disparu. Il n'était pas neuf certes, mais en bon état et me rendait un réel service. J'en fus dépité.
Le directeur de l'école, Monsieur A........., avait la réputation d'un homme très sévère.
Avec son autorisation, je fis une lettre aux parents ( car je soupçonnais fortement un élève d'avoir commis le délit), lettre par laquelle je les informais du vol et je leur disais que, si mon vélo ne m'était pas rendu dès que possible, je ferais ce qu'aurait fait Monsieur A........ si on lui avait volé le sien.
Le lendemain, le vélo était retrouvé appuyé contre la murette de la cour de récréation.
Pendant la classe, un élève leva le doigt et me demanda, un peu gêné:
- Qu'est-ce qu'il aurait fait Monsieur A........ si on lui avait volé son vélo?
- Il en aurait acheté un autre
, répondis-je.

* attention...ce n'est pas en 1948 que j'ai vu le film, mais plus tard!

02.07.2008

revenons aux tomates...

Pourquoi refuse-t- on de croire tout ce que j‘écris? J’exagère sans doute parfois, je l’avoue. Mais ce n’est pas de ma faute. Roro me dit que j’ai trop d’imagination: celle-ci prend le dessus et, au diable la réalité! Je ne sais pas appeler un chat... un chat, n’en déplaise à Pimprenelle.
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Mais une tomate, c’est une tomate! Que certaines amies puissent mettre en doute le fait que nous goûterons le premier fruit au plus tard le jour du 14 juillet, alors là, c’est trop! Je l’admets volontiers de la part de « nordistes » ( au-dessus de Bordeaux) mais de Toulousaines (ce n’est qu’un exemple) je m’insurge.
Donc, ce matin, j’ai photographié, puisqu’il faut des preuves. Cette fois, il n’y a aucun trucage. Notre tomate est belle et va mûrir. Et je vais même l’aider.
Un copain m’a dit comment il fallait s’y prendre.
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Un jour de canicule, il s’était complètement dévêtu dans son jardin pour une séance d‘arrosage. Il constata avec stupéfaction que ses tomates, le lendemain, avaient carrément rougi, oui, en une nuit. Il renouvela à plusieurs reprises l’expérience durant l’été, chaque fois avec succès. Sa voisine, jeune, blonde, charmante et tout et tout...apercevant un jour les beaux fruits en regardant par dessus la haie demanda à mon copain quel était son secret. Il le lui confia volontiers; elle rougit, aussi. *Bref.
Quelques jours plus tard, après un petit bonjour:
- Alors, vos tomates?
- Bof; toujours aussi petites et pas encore mûres...Mais si vous voyiez mes concombres; ils sont énormes!


* Quand on dit « bref » cela signifie qu’on pourrait en dire plus mais qu’on veut rester discret.

27.06.2008

petite récré...

Pierre dit Perlouim a publié récemment une note sur le jardin du Luxembourg. J'y avais pris quelques photos en automne 2006. En voici une que j'aime bien.
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la fontaine Médicis
Et cette autre ...
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Je vous explique pourquoi elle rit, quand même:
- La famille Enfaillite vient d'avoir une fille, lui ai-je dit.
- Je ne connais pas.
- Ce n'est pas grave. Sais-tu comment ils l'ont appelée ...leur fille?
- Comment veux-tu que je le sache puisque je ne les connais pas!

Elle m'énerve!
- C'est pour rire! Tu dis un prénom, celui que tu veux! C'est pas compliqué, NON!
- Bon...Olga?...ça te va?
- Non; ils l'ont appelé Mélusine.
- Et alors?
- Et alors, et alors...Mélusine Enfaillite, ça ne te dit rien?
"Cépouça " qu'elle rit comme dit Antoine...J'espère qu'elle n'aura pas réveillé les sénateurs!
( en gras, c'est quand je parle fort)

24.06.2008

rencontre...

Je marchais d'un bon pas, ce matin, au bord du canal quand, arrivé à hauteur de la halte nautique je croisai un cycliste qui freina quelques mètres derrière moi, et m'interpella:
- C'est toi?
A tout hasard je répondis "oui " et attendis la suite:
- Mais que fais-tu ici? Si je m'attendais à te voir!
Je m'étais arrêté bien sûr de mauvaise grâce car la promenade matinale, pour moi, c'est sacré et je n'aime pas être dérangé. C'est le moment privilégié qui me permet de mettre de l'ordre dans ma tête et d'imaginer ce que, raisonnablement, je vais pouvoir entreprendre au cours de cette nouvelle journée. Sinon, c'est l'aventure ...
- Comme tu as changé! Tes cheveux n'étaient pas bouclés et tu les avais moins longs...
Je supposai qu'il m'avait connu à l'armée, peut-être dans les Aurés. Comme il portait des lunettes et un casque, il m'était difficile de deviner son âge...Je voulus le questionner mais il ne m'en laissa pas le temps.
- Il me semble que tu étais plus grand. C'est vrai qu'avec l'âge...Comme tu étais plus svelte aussi...
C'est vrai que je me suis un peu épaissi mais pas trop quand même. Mon toubib, qui surveille mon cholestérol m'empêche de manger plein de choses; c'est "pouça" comme dit Antoine.
- Tu avais une cicatrice sur le front. Tu te rappelles quand tu étais tombé du cerisier?
Je m'apprêtais à lui rétorquer que jamais...Il avait déjà fait demi-tour. Il me lança:
- Heureux de t'avoir revu, Jacques. Mais j'ai bien failli ne pas te reconnaître!
- Mais, je ne m'appelle pas Jacques!
- Ah, ça alors...Tu as aussi changé de nom?

Et il repartit vers sa destinée...
Je ne sais pas si je le reverrai. J'aimerai bien faire sa connaissance car il pourrait me raconter plein de choses que j'ai sans doute oubliées.
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je réfléchis...

12.06.2008

l'énigme de la fleur

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un dessin de Pertuzé

L'histoire très ancienne qui suit est peut-être d'origine arabe ou juive...ou autre. Elle sera, aujourd'hui, gasconne et contemporaine. Car la recherche de la vérité est peut-être plus difficile encore de nos jours qu'autrefois. Comment, en effet, reconnaître le vrai du faux, du factice, du virtuel...La contrefaçon est tellement fréquente désormais quel que soit le domaine.
Antonin avait offert à Julie, pour son anniversaire, une magnifique composition florale artificielle comme on en trouve de plus en plus chez les fleuristes et dans laquelle il avait ajouté précautionneusement, histoire de s'amuser un peu, une vraie fleur des champs cueillie sur le bord du chemin. Julie fut ravie et ne décela rien de particulier.
A la fin du repas familial, Antonin dit:
- Je vous propose une énigme: dans cette composition, une seule fleur est vraie. Laquelle d'après vous?
Tout le monde examina avec attention le bouquet mais personne ne fut capable de donner la bonne réponse.
Julie dit:
- Il fait beau; j'ouvre une fenêtre.
Une abeille, qu'elle avait aperçue derrière une vitre entra et alla se poser sur la fleur des champs.
- Voici la vraie fleur, dit Julie.

On peut commenter cette histoire à sa guise...

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11.06.2008

de quoi se réjouir...

...pas du taux d'inflation de 3,3% pour ce mois de mai en tout cas. Le français de mauvaise foi va encore se plaindre , c'est sûr, malgré toutes les précisions données par notre gouvernement qui fait tout ce qu'il peut pour notre bien-être , même que ça n'est pas de sa faute tout ça, le pétrole, toujours le pétrole...etc.
Savez-vous, par exemple, que le prix des oeufs a augmenté de plus de 40% en un an: la faute aux poules qui pondent moins paraît-il.
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Dans mon journal, il y a quelques semaines, un article avait retenu mon attention. Comme le 1er avril était passé depuis belle lurette, j'y ai cru et j'ai découpé la page en imaginant le jour où, manquant d'inspiration, je pourrais l'utiliser pour écrire une petite note. Et voilà; je résume:
Quelque part en Dordogne, un gallinacé ressemblant " à bisto de nas" à un coq, pond des oeufs pas trop fignolés car la coquille est très fine et le blanc assez gélatineux, mais des oeufs quand même. Il fait son cocorico avec conviction tous les matins à l'aube, comme il se doit. Evidemment, ce phénomène baptisé "Coquette" ( normal) est la fierté de ses propriétaires et suscite beaucoup de curiosité dans le village et au-delà. La preuve.
Si on arrivait à développer par des croisements savants ce genre de situation, nous n'aurions plus de problème pour confectionner nos omelettes, les nouilles seraient moins chères...
Il est grand temps car le marché du dimanche matin devient de plus en plus douloureux pour le porte-monnaie. L'autre jour, Roro demanda à une paysanne une douzaine d'oeufs laquelle lui réclama sans vergogne la somme de 5 euros. Moi, j'aurais payé sans réchigner car je ne suis pas très au courant de ces préoccupations domestiques. Mais Roro s'exclama:
- 5 euros!!! mais, le crémier, à l'entrée du marché, les vend 3 euros ...
- Alors, achetez- lui les oeufs ( la dame était agacée)
- Malheureusement, il n'en a plus.
- Eh oui...moi aussi, quand je n'en ai plus, je les vends 3 euros.

08.06.2008

destinée...

Au moment de rédiger cette note, je me demande si, sur un sujet pareil il ne serait pas judicieux de commencer par une citation. Mais voilà...laquelle? ll n'y a que l'embarras du choix.
La destinée, c'est l'aventure: tu ne sais pas comment tu y vas, mais tu y vas. C'est de moi mais on peut trouver ou faire mieux.
En guise de démonstration, je vous propose une petite histoire qui a été racontée par d'autres, dans d'autres pays plus ou moins lointains, et que j'ai revisitée comme on dit afin de lui donner un assent de vérité la mettant ainsi à la portée de chacun et du gascon en particulier.
Emile qui habite à Vianne, village lot-et- garonnais fort pittoresque,
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Emile donc aimait avec passion Olga et pensait l'épouser quand il fut appelé à rejoindre les "chasseurs à pieds", quelque part dans les Aurès. Il y resta 28 mois à crapahuter dans les montagnes. Durant son séjour, il apprit que sa belle s'était mariée avec un souffleur de verre. Il en fut très affecté, en perdit pendant quelques semaines toute envie de Kronenbourg, ne joua plus à la belote ou au rami que sur l'insistance de ses copains du commando, écoutait la larme à l'oeil Marcel Amont chanter "Dans le coeur de ma blonde" dans son transistor Reela et, surtout, ne partit plus en opération dans le djebel avec le même enthousiame. Puis il s'en remit ...Il fut libéré.
Quelques années plus tard, le mari d'Olga mourut. Il faut dire que le métier de souffleur de verre n'est pas de tout repos. Emile rendit visite à la veuve afin de lui présenter ses condoléances attristées car il n'avait pas de rancune.
Il lui dit:
- Heureusement, c'est lui que tu as épousé. Sinon on m'enterrerait aujourd'hui...
Et il essuya furtivement une larme.


J'ajoute qu'il aurait pu se faire trouer la peau dans une embuscade, ou sauter sur une mine, ou...
La destinée c'est la destinée.

J'ai pris la photo à Christian Tarozzi que vous pouvez visiter:
http://mesvisites.canalblog.com/

03.06.2008

tutons...encore un peu

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Le gascon a beaucoup d’imagination et il est très joueur: c’est ainsi qu’il eut l’idée, en 1981, d’organiser le premier concours international des tuteurs de grillons. Cela se passe à Lavardens, dans le Gers. Vous pouvez visiter cette commune sur internet et y admirer son magnifique château- fort.

Revenons à nos grillons. Je ne vous dirai rien du règlement qui est très strict: par exemple, il est interdit de pisser dans le terrier sous peine d’exclusion immédiate et à vie. Pour ce qui est des bestioles capturées, que les âmes sensibles soient rassurées: elles séjournent quelques heures dans une cage très confortable et sont relâchées avec les honneurs dans la soirée sur les lieux même de leur capture. Une banda les accompagne.
Si vous voulez vous inscrire, c’est trop tard pour cette année car cette manifestation se déroule fin mai. Pour 2009, je vous conseille d’entreprendre, dès que possible, un entraînement intensif. N’attendez pas l’hiver.
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Je peux vous aider par correspondance pour commencer. Mais si je me déplace, c’est plus efficace. Je porte tout mon matériel: prévoyez simplement une petite semaine d’hôtel 3* ainsi qu’une pension complète ( ne vous tracassez pas pour le resto, je trouverai). Ces frais sont à votre charge évidemment.
On peut tuter à deux. Pour les débutants, c’est mieux. Quand le grillon sort de son terrier, il faut faire vite: l’un bouche le trou avec un doigt, l’autre saisit l’animal avec dextérité et délicatesse et le met dans la cage.
Éviter tout prix de faire équipe avec un bavard ou une bavarde. Sinon vous ferez chou blanc.
L’année dernière, j’avais amené l’ami Fred. Au début, il resta calme pendant que je tutai laborieusement. Mais comme il ne peut s’empêcher de raconter des blagues, il chuchota:
- On va l’appeler Aricie..
- Pourquoi Aricie
- Voyons...Aricie la sortie!

Nous nous tordîmes de rire dans l’herbe pendant de longues minutes troublant ainsi la sérénité du concours; nous fûmes disqualifiés sur le champ!

29.05.2008

faut-il se lever tôt...

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Ce matin, je me levai vers 5 heures et l'envie impérieuse me prit de réveiller Roro, non sans mal d'ailleurs, et je lui dis tout de go:
- Habille-toi; je t'amène au MIN illico
- Tu m'amènes au MIN!!! Quézaco? Laisse-moi dormir enfin! (elle n'a pas dit "enfin"...bref)
- Le MIN, voyons!...le marché d'intérêt national...le marché-gare si tu préfères! ( c'est à deux pas de chez nous, de l'autre côté du canal, mais il y a un pont). Allons voir le déballage des fruits et légumes. Nous boirons le café sur place avec les paysans; ça leur fera plaisir.
- F.....moi la paix!
Je n'ai pas insisté. Depuis ce matin, elle me fait la gueule. Pourtant Carla, pensai-je...Voilà quelqu'un qui sait s'investir, se sacrifier. Elle en a du courage cette femme, du tempérament et bien d'autres qualités aussi, je suppose. Mais je me garde bien de la citer en exemple à Roro.
Pour la dérider ( pas facile) je lui racontai, pendant notre promenade quotidienne une petite histoire que j'avais entendue, autrefois, quand j'étais enfant, au cours d'une veillée consacrée au dépanouillage du maïs. Le narrateur, mon grand-père, la tenait de son grand-oncle qui lui-même l'avait apprise de sa vieille nourrice laquelle avait fréquenté Nasreddin Hodja au cours d'un voyage organisé par la FRAM en Turquie. Pour vous dire qu'elle datait cette histoire! Et pourtant...
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Alors que Nasreddin était encore jeune, son père lui dit:
- Tu devrais te lever de bonne heure , mon fils
- Et pourquoi donc?
- C'est une bonne chose.Tiens, un jour que je m'étais levé encore plus tôt que d'habitude,j'ai trouvé un sac d'or sur le chemin.
- Il y était peut-être depuis la veille au soir?
- Non, dit le père. Je l'aurais sûrement vu en entrant
- Alors, dit Nasreddin, l'homme qui a perdu son or s'était levé avant toi et celà ne lui a pas porté chance.

Ah! Tu vois, me dit Roro.

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