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21/01/2016

brother can you spare a time....

                                                           Le titre de cette note suscitera sans doute des interrogations à ceux qui, comme moi, n'ont qu'une connaissance très approximative de la langue de Shakespeare. Ce n'est certainement pas la présentation laborieuse du morceau interprété, présentation laissée volontairement dans la vidéo ci-dessous qui les éclairera. Peu importe. Nous sommes toujours un soir de décembre 2005. Le quartet Plein Jazz, déjà présenté dans la précédente note, aime le swing, certes, mais ne néglige pas la ballade, surtout quand la mélodie est agréable, comme celle-ci. Pour respecter le thème, nous avons suggéré dans notre interprétation une bonne dose d'affliction, d'accablement, d'angoisse même avec, malgré tout, une lueur d'espoir dans l'exposé de Jacques ( le guitariste situé à droite, un optimiste). J'espère que vous ressentirez tout cela en visionnant la vidéo...

Mon saxophone dort dans sa valise...Je devrais le réveiller, je sais!

https://youtu.be/SJOTwZyf_VA

20:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9)

17/01/2016

i got rhythm

                                                  En décembre 2005, le quartet Plein Jazz se produisait dans la salle de la mairie de Boé. Dix ans déjà! C'était son premier concert en public. Peut- être étiez-vous parmi les spectateurs assez nombreux qui s'étaient déplacés malgré le froid et aviez supporté pendant deux heures l'absence de chauffage, celui-ci étant malheureusement tombé en panne. Vous vous réchauffiez tout de même  en applaudissant à chaque occasion pour le plus grand plaisir des musiciens. Merci...

                                                   J'ai retrouvé une vidéo de cette soirée, vidéo dont j'avais oublié l'existence. J'en ai extrait quelques morceaux dont celui-ci assez vif, I got rhythm de George Gershwin. A cette époque, la fringante clarinette improvisait avec vélocité. Aujourd'hui, la voilà devenue capricieuse.  Hier, impossible de lui faire interpréter correctement les feuilles mortes! Vous vous rendez compte! Une chanson que nous avons jouée une bonne centaine de fois! Elle refusait, avec obstination,  le passage du si au do dièse, passage obligé, comme vous le savez, pour la cohérence de l'improvisation. J'avoue l'avoir pas mal négligée durant ces derniers mois, la laissant confinée dans sa valisette. Elle m'en veut, c'est certain.

                                                   Dans la vidéo ci-dessous vous reconnaîtrez, de la droite vers la gauche: Jacques, Thierry, Roger et moi-même. Bonne écoute...

 https://youtu.be/2WgfZFj2VfM

13:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12)

05/01/2016

solidarité chinoise...

podcast"China boy" interprété par David à la trompette, Jean-Yves à la guitare, Patrick à la basse, Bernard à la batterie. Je souffle dans un saxophone soprano.

................................................................................................................................................

Aujourd'hui, tout autant qu'hier, j'aime bien raconter cette histoire qui, me semble-t-il, est un bel exemple de solidarité.

                                               Un vieux paysan chinois, du nom de Ā dé lǐ ān , avait fait une prière avant de mourir: celle de connaître l’enfer et le paradis...dans l’ordre. Il mourut. Comme sa vie misérable avait été exemplaire, sa prière fut exaucée.
                                              On le conduisit donc d’abord  en enfer. Dans l’immense salle à manger, les tables étaient couvertes de plats contenant des nourritures délicieuses. Mais les convives semblaient affamés et furieux: ils devaient en effet utiliser de trop longues baguettes. Ils atteignaient les aliments, certes, les saisissaient comme savent si bien le faire les asiatiques mais ne pouvaient les porter à leur bouche. Et ils s’obstinaient, s’obstinaient... en vain. Quelle souffrance!
                                               Ā dé lǐ ān demanda très vite de partir au paradis. Dans la vaste salle à manger, un peu moins grande qu’en enfer tout de même, les tables supportaient des plats contenant eux aussi des mets délicieux et les convives tenaient des baguettes tout aussi longues qu’en enfer...Mais ici, tous semblaient rassasiés et, bien sûr, heureux.
                                               Et pourquoi vous demandez-vous?
Parce qu’ils se nourrissaient les uns les autres, tiens!

07/11/2015

quelques fausses notes...

                                                          Dans Marguerite, film récemment sorti dans nos salles de ciné, Catherine Frot ( ou sa doublure) chante horriblement faux. Pauvre Mozart! J'avais imaginé une caricature de la "cantatrice" Florence Foster Jenkins qui a inspiré le film...Et bien, non! J'ai trouvé sur YouTube la vidéo ci-dessous. Incroyable! Qu'une chanteuse de cet acabit intègre un jour notre troupe "Boé si Boé la" pour interpréter avec nous la symphonie n° 5 de Beethoven même revisitée par Francis  Blanche, je donne illico, le coeur gros et l'âme triste, ma démission de directeur artistique. Nous avons notre dignité, une réputation à préserver que diable! Nos fausses notes, rares, sont d'une extrême discrétion et seule une oreille avertie  peut les percevoir.

                                               C'est ainsi que je n'ai jamais eu l'occasion ( ou, peut-être l'audace) d'adresser à l'une de nos choristes ce petit poème impertinent...

Je ne vous sais point de défauts

Et ne méritez  que louanges

Vous chanteriez même comme un ange...

Si les anges chantaient faux.

https://youtu.be/qtf2Q4yyuJ0

 

20:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (14)

18/10/2015

la pince à linge

                                                   Diriger la troupe Boé si Boé la dans son interprétation originale de la 5ème Symphonie de Beethoven revisitée par Francis Blanche fut pour moi, il y a quelques années, un moment phare de ma vie d'artiste au parcours assez éclectique. Dans mes rêves de jeunesse les plus fous, en effet, je m'imaginais parfois à la tête de l'Orchestre National du Capitole remplaçant au pied levé et à la baguette le grand Michel Plasson sans doute empêché.

                                                   Boé si Boé la ne m'a pas déçu et voilà qu'aujourd'hui, le public enthousiasmé par notre première et unique prestation, en redemande. C'est ce qui se chuchote dans nos cités, au bord de notre canal, dans nos marchés fermiers... Comment résister? Nous allons donc, une nouvelle fois inscrire à notre programme cette magnifique Symphonie et commencer incessamment nos répétitions.

                                                     Je vais aussi rechercher cette redingote un peu étriquée à cette époque ( j'étais un peu plus "enveloppé" qu'actuellement) mais qui devrait me seoir désormais à la perfection.

http://dai.ly/xcx6cr

14:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

09/10/2015

Fleurette...

 


podcast Interprètent, style jazzy, "la première fille" de Brassens: à la trompette Dédé, au piano Michel, à la guitare Jean-Yves, à la contrebasse Patrick, à la batterie Bernard... je chante ( un seul couplet  car nous devions privilégier la musique de Georges) et souffle dans ma clarinette.

16%20Zozo%20Montmartre.jpg                                           La première fille... putaing, je ne sais plus son nom, avouai-je à ma copine de marche laquelle me suggéra plein de prénoms à la mode à cette époque lointaine. En vain. D'ailleurs, j'ai menti car la fille du boulanger de Caudecoste n'était pas, malgré mon jeune âge, ma première amourette! Bon... appelons-la Fleurette comme la petite Néracaise amoureuse de mon homonyme Henri de Navarre. C'est mignon. Et disons que Fleurette fut mon premier flirt. Durant ces vacances de l'année 1954, je pédalais beaucoup. Et vite. Tous les jours, je dévorais vaillamment une vingtaine de kilomètres ( aller-retour) pour rencontrer ma belle. Mon vélo devait peser dix-huit ou vingt kilos. Je grimpais les côtes en danseuse. Et, me demandez-vous, que faisions-nous? Et bé, comme on dit chez nous, nous nous étreignions, ma foi, nous nous embrassions longuement comme le faisaient Gary Cooper et Grace Kelly dans "le train sifflera trois fois" que j'avais vu au "foyer des campagnes" de Layrac, film que je vous recommande vivement si vous aimez les scènes d'amour torride... Quand, plus tard, à l'Ecole Normale, quelque ancien nous apprit quel usage on devait faire de la langue dans ces circonstances, je fus, sur le coup, je l'avoue, un peu dégouté... pouah!

                                      Mes rapports avec Fleurette furent donc platoniques même si, de retour de la mer, elle osa un jour me montrer son bronzage en soulevant un peu trop haut sa robe. Elle portait une culotte blanche, ça, je me rappelle. 

La légende du dessin de Poulbot: la première fois qu'on s'embrasse, la plaie vous dure toute la vie!

 

03/10/2015

encore une histoire de bovins

 
podcast
Voici une histoire certainement racontée autrefois mais certainement pas de la même façon. Car une histoire, c'est comme un morceau de musique. De jazz notamment. L'interprétation est toujours différente....comme celle de ce "besame mucho".

Dédé est à la trompette, je souffle dans ma clarinette.

Le père François se rendit un jeudi à la foire aux bestiaux d’Eauze* pour faire l’acquisition d’une nouvelle génisse. Il en découvrit une, superbe gasconne, et, de retour à la ferme, il s’empressa de l’installer dans le pré où se trouvait notre vaillant Hercule, un magnifique taureau. Celui-ci ,qui faisait une sieste méritée sous un saule au bord de la paisible Gélise ( il avait pas mal sailli ces jours derniers), mit sur pieds ses quintaux de muscles, fixa la belle, poussa un beuglement amoureux et fonça...La vache l’évita promptement et prit la fuite à l’autre bout du pré. Hercule s’élança de nouveau; nouvelle esquive... Ce manège épuisant dura jusqu’au soir. Dépité, piteux même, notre taureau renonça définitivement à poursuivre cette femelle insensible à son charme viril.
                                                    Le père François était fort déçu étant donné le coût de l’investissement. Un jour, il fit part de sa déception à un copain.
Celui-ci, après un moment de réflexion lui demanda:
- Tu as acheté ta génisse à Eauze?
- Oui...comment l’as-tu deviné?
- Ma femme est Elusate**.

* bourgade gasconne où j'ai passé une partie de mon enfance

** vous avez deviné: habitant(e) d'Eauze

20/09/2015

à la claire fontaine

lettre aux choristes de l'Atelier-chant Boé si Boé la 

Très chères amies, très chers amis,

                                                      Lorsque je vous ai proposé, récemment, de rajouter à notre programme 2015/16 consacré à notre vingtième anniversaire, quelques unes de mes chansons brèves, vous avez, à l'unanimité et avec un enthousiasme qui m'a beaucoup ému, bouleversé même, applaudi longuement, émis quelques "bravos!', quelques "hourras!", prouvant une nouvelle fois combien vous appréciez mon Œuvre, démontrant aussi en manifestant de la sorte que vous pardonnez volontiers mes rares et courts moments d'humeur que vous jugez d'ailleurs tout à fait nécessaires pour la bonne marche de notre Entreprise ...bref.

HaÏtienne de NORMIL.jpgAprès "la mi-août" diffusée dans ma note du 14 août, voici ma version ci-dessous de "à la claire fontaine" que certains connaissent car elle est devenue un grand standard, souvent fredonnée ici et là dans notre vaste plaine boétienne et notamment au bord de notre "canal latéral" que certains ignorants, je dirais même  "ignares", confondent avec le canal du midi.

Je devrai toutefois trouver un autre partenaire car Jacques ( à droite sur la vidéo) nous a quittés depuis longtemps déjà. Evidemment, il n'est pas envisageable de confier le rôle à une chanteuse...quoique, dirait Raymond Devos! Alors...qui?

                                    J'ajoute, pour conclure et rassurer certains, que je n'ai jamais fait chanter, au temps jadis, cette variante de notre vieille chanson française à mes jeunes élèves même si cela les aurait certainement amusé!

Votre dévoué Directeur Artistique.

https://youtu.be/5Fi0el6XTmg

14/09/2015

le serpent...et la pomme

   adam et ève 2.jpg                                    La  pomme doit-elle être vraiment associée au péché originel?  Que nenni prétendent certains érudits. Le fruit défendu serait  tout autre: figue, grenade...raisin. Mais certainement pas la pomme...ni la prune.  Bref, des fruits de cette région. Je viens de lire dans une revue très sérieuse, que Les Amis de Newton, réunis récemment en Normandie, ont adopté à l'unanimité une nouvelle motion par laquelle il est souhaité que soit rétablie, enfin, la vérité sur cette déplorable affaire.

                                       Une chose est certaine: Adam et Eve n'étaient pas chinois. Sinon, Adam aurait négligé la pomme et mangé le serpent... Ce qui aurait considérablement modifié la suite des évènements que vous connaissez.

Un peu de musique pour finir? A la trompette David, au trombone Didier, au banjo Jean-Yves, à la contrebasse Patrick, à la batterie Bernard... Je souffle dans ma clarinette: https://youtu.be/bh-AjEKJbfY

 

 

 

 

 

 

 

05/09/2015

la poisse

medium_bourgeois.4.jpg

Mon oncle René était PDG d’une fabrique de préservatifs implantée à Condom, juste au bord de la Baïse, ce qui est très pratique car les colis sont chargés sur des gabares qui redescendent la rivière jusqu’à Buzet puis empruntent le canal latéral à la Garonne direction Bordeaux où des navires les transportent vers les pays africains. Le latex arrive par le même chemin mais à l'envers. Malheureusement, ces dernières années, les commandes ont chuté, énormément chuté! Vous n'ignorez pas qu'on se protège de moins en moins. Hélas...
Bref, la faillite est imminente.
René n’a pas supporté. Il a décidé de se suicider dans son bureau: il s’est tiré 5 balles de révolver un peu partout dans le corps et une, derrière lui, dans sa bibliothèque ( sans doute l'avez-vous lu dans notre journal local "le Petit bleu"?). Il resta un certain temps dans le coma à l’hôpital rural de Condom.
Ma tante Lucie était à son chevet quand il reprit connaissance.
Quand il la reconnut, il chuchota:
- Quand j’ai eu mon accident de voiture, tu étais à mes côtés... ( ... signifie qu’il reprend son souffle).......Tu as assisté avec moi à l’incendie de notre villa............( il s'essouffle de plus en plus)......... Quand j’ai eu mon infarctus, c’est toi qui a appelé le Samu............. (il suffoque)...... Et maintenant, tu es encore là... .....................Je crois... Je crois...je.................................

-Tu crois quoi? demanda Sophie, suspendue à ses lèvres.
 - ................ Je crois que tu me portes la poisse.

Et il mourut.

Une chanson nostalgique pour clôturer cette note ma foi assez triste: aux guitares Roger et Jacques, à la contrebasse Thierry. Je souffle dans ma clarinette " Buffet Crampon". Nous jouons dans une semi-obscurité...

https://youtu.be/5BYx2Su6qGQ

24/08/2015

évolution des moyens d'expression

gavage des oies.jpg                                           Une question essentielle souvent posée, débattue, controversée: l'évolution des moyens matériels, du papyrus au papier, de la plume d'oie à la plume sergent-major, de cette dernière au stylo-bille, de la machine à écrire à l'ordinateur... a-t-elle influencé la littérature,  favorisé l'inspiration du poète, du romancier, leur style., etc..? La réponse n'est pas aisée et les débats sur ce sujet n'en finissent pas.

                                           Une chose est certaine: depuis le dix-neuvième siècle ( à peu près), cela a changé considérablement la vie des oies.

 

18/08/2015

des inventions...

                                                  Antoine et moi sommes installés devant la télé et nous nous marrons franchement en regardant un court métrage de Charlot. Le téléphone sonne. C’est une dame qui m'apprend que je suis Monsieur Barthélémy, que j’ai plus de 65 ans et que, par conséquent, j’ai été sélectionné pour recevoir une bonne bouteille de vin que je dois retirer au nouveau magasin de literie qui se trouve quelque part pas trop loin...Je lui dis que ma voiture est en panne, que mon lit par contre est en parfait état, qu’elle peut expédier la bouteille à mon adresse et que je l’en remercie vivement. Elle raccroche et je rejoins Antoine afin de partager son hilarité communicative...

- Dis papy!...Qui a inventé le téléphone ?

- ...je ne me rappelle plus.

- Et la télé ?...Qui l'a inventée ?

- On demandera à maman quand elle viendra te chercher...

- Et l'ordinateur ?

- ... ???

- Je te dérange peut-être avec toutes mes questions ?

- Mais non, mais non...Tu as raison, il faut s'instruire dans la vie!

medium_02_20Les_20declarations.jpg

 

 

 

J'ai surpris Antoine écrivant des graffiti(s) sur le mur du voisin...Quel manque d'éducation! Mais bon sang, qu'apprend-on aux enfants dans nos écoles!

14/08/2015

à la mi-août...

dubout.jpgC'est le moment ou jamais de rediffuser une de mes anciennes chansons brèves qui eut, jadis, pourquoi le cacherais-je, un extraordinaire succès!  Il est vrai que les spectateurs fréquentant assidûment les concerts donnés depuis bientôt vingt ans par notre groupe "Boé si Boé la" ( groupe talentueux) ont un goût très sûr. Ils sont des amateurs avertis, amoureux de la chanson à texte, bref, de la bonne chanson française...Ouf!

Ce soir-là (voir vidéo ci-dessous), comme vous le remarquerez sans doute, j'étais enrhumé ce qui ne nuit nullement à une bonne interprétation de cette chanson...au contraire.

Je vous souhaite une excellente mi-août.

https://youtu.be/1wu6RwsNyuE

20:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6)

09/08/2015

la fin des "R"...

la fin des R.jpg

                                         Ce n'est qu'une des pemièes mesues suggéée pa un militant écologique, mesue dont le caactèe économique est, pou lui,  évidente. Cette lette est en effet utilisée en abondance et souvent inutilement. La suppimé de note alphabet et nos lives seaient plus légés. Nous simplifieions nos ègles de grammaie et de conjugaisons: finie, pa exemple, la distinction difficile à appéhendé par nos gamins du CE ente les infinitifs et les paticipes passés. L'appentissage du fançais pa cetaines peuplades indigènes seaient facilitée et nous y gagneions sans doute en compéhension mutuelle. Un éminent pofesseu d'histoie s'est élevé ce matin avec véhémence, su fance cultue, conte ce pojet:

- Faie die "mède" à Cambonne, voilà qui n'est pas séieux! On dénatue le sens de ce mot tellement fançais! Que l'écologie s'élève conte les centales nucléaies, d'accod, mais qu'elle ne se mêle pas de éfomé notre belle langue...

Une commission palementaie a été constituée pou étudié le bien-fondé de ce pojet. A suive...

.....................................................................................................................................................

Dans un récent bulletin syndical, des profs de français ont pris les devants et fait savoir qu'ils feraient grève si, par malheur, le même sort était réservé aux lettres "S" ou "F". Que deviendraient alors, s'alarment-ils, les fameuses allitérations de Racine:

          "Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes" 

ou de Hugo

              "Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèles,

            Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala"

La rentrée risque encore d'être chaude!

 

 

01/08/2015

le poisson rouge

" Tu sais, il te faudrait une compagnie, Papa" , me dit ma fille l'autre jour.

Constatant ma surprise, mon embarras ( je ne m'attendais pas, de sa part, à une telle suggestion), elle ajouta, très vite, afin de dissiper, m'a-t-il semblé, un possible malentendu:

"Oui...un chat ou un chien ou..."

Ouf! Rassuré, je l'interrompis:

" Ou un cheval...?" ( la superficie de mon jardin est d'environ 300 m2)

Elle n'insista pas.

Le lendemain, après une nuit agitée ( que calor, comme disait ma belle maman espagnole!), ma décision était prise: je me rendis chez Noé, l'animalerie la plus proche qu'on m'avait chaudement recommandée. J'ignorai chiens, chats, souris blanches, hamsters, divers volatiles excessivement tapageurs...et m'adressai à une jeune vendeuse:

- Je voudrais faire l'acquisition d'un poisson, s'il vous plait, un poisson rouge...Oui, tout simplement. L'exotisme ne me tente pas. C'est pour me tenir compagnie, voyez vous.

- Je comprends, monsieur. J'ai ce que vous demandez...Mâle ou femelle?

- Bonne question...Comme je le baptiserai Nautilus, donnez-moi plutôt un mâle. Mais, rassurez-vous, il ne sera pas obligé, tout de même, d'accomplir durant sa courte vie vingt-mille lieues en tournant dans le bocal ( je pouffai sottement). J'avais pensé à Potemkine à cause de la couleur mais le poisson ressemble plus à un sous-marin qu'à un cuirassé... non? ...A propos de bocal, que me conseillez-vous: un sphérique ou un parallélépipédique? J'ai peur que dans le parallélépipédique il négocie mal les virages à angles droits et n'aille heurter fréquemment la paroi.

- Comme vous voulez, me dit la vendeuse.

Bref... J'installai Nautilus sur une petite table, à proximité de la fenêtre afin qu'il profitât au maximum de la lumière ce qui, pensai-je, ne pourrait que l'inciter à de frénétiques et joyeuses circonvolutions. 

Ce matin, je décidai de changer l'eau de l'aquarium, tâche recommandée par la vendeuse qui m'avait vendu entre autres accessoires une petite épuisette laquelle me permit sans trop de difficulté de capturer Nautilus. Je le mis dans une casserole que je remplis d'eau froide, bien sûr. Le téléphone sonna. C'était ma fille... Quand notre entretien s'acheva, je me chaussai et partis pour ma promenade matinale au bord du canal...

A mon retour, deux heures plus tard, je réalisai que j'avais complètement oublié Nautilus. Je filai dare-dare dans la cuisine: dans la casserole, point de poisson! Une fugue... est-ce possible, pensai-je??? Je me mis à quatre pattes, scrutai le dessous du buffet et là, je l'aperçus, immobile, comme inanimé. Je m'en saisis, le remis dans la casserole et, constatant sa totale inertie, je décidai qu'il avait trépassé. Je le plaçai dans une petite poche en plastique ( était-ce bien nécessaire?), me rendis de nouveau au bord du canal et, subrepticement, le jetai dans la flotte, le rendant, se faisant, à son élément naturel. Je le vis qui s'éloignait lentement entre deux eaux, emporté par le léger courant et, avant qu'il ne disparût complètement, je revins à la maison afin de prendre une douche. Je n'avais pas eu le temps de m'attacher à cet animal et n'eus point de chagrin, j'ose l'avouer. Contrarié, peut-être. Et encore...

Je donnerai volontiers mon modeste bocal à qui en voudra. Sinon, je le mettrai dans le container affecté aux verres.

Voilà une note tout à fait ordinaire, je dirai même, sans aucun intérêt. Je l'ai rédigée simplement pour montrer à certains bons amis qui s'inquiètent ( merci, amis) que je suis toujours vivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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