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20/12/2014

les deux vaches...

Brousteau 2.JPG

                                   J'ai choisi, pour illustrer la petite histoire que je vais raconter, ce paysage qui m'est familier, paysage de Gascogne qui m'est cher car j'y ai vécu mon enfance et qui séduisit autrefois, au début du siècle dernier, les nombreux italiens exilés car il leur rappelait leur Toscane par ses vallons et la richesse de ses couleurs. Certains, jaloux, diront que c'est du chauvinisme. Peu m'importe. Je suis gascon d'origine et de coeur, fier de l'être...mais modeste malgré tout. J'ai gardé aussi parfois, quelque part dans les prés, à proximité de l'endroit où j'ai pris cette photo, quelques vaches paisibles, des blanches et des noires ressemblant à celles de mon histoire. Vous remarquerez aussi que j'imite, sans me forcer beaucoup, sans, j'espère, le caricaturer, notre accent ( notre assent) du Sud-ouest, accent pré-pyrénéen qui roule les "rrrr". Vous ne vous moquerez pas, bien entendu.

La petite histoire:
podcast

18/12/2014

un conte pour enfants...

Voici un conte que je tiens de mon grand-père Adrien, conte aux origines incertaines qui devrait intéresser vos enfants et petits enfants, le soir à la veillée de Noël par exemple. Il disait, à peu près, ceci:
 et les deux boules....jpg                                    Il était une fois ( toujours commencer ainsi pour capter l’attention), il y a très, très longtemps, une verge*, un vagin* et deux testicules* qui avaient l’habitude de se rendre dans une forêt où se trouvait un arbre qui produisait des fruits délicieux. La verge, vigoureuse et agile, grimpait la première dans les branches - hop hop hop...- , suivie péniblement par les testicules- clip clap clip clap...-. La constitution du vagin ne lui permettait pas ce genre d’exercice: il restait donc au pied de l’arbre. Heureusement la verge aimait bien le vagin et lui lançait des fruits autant qu’il en voulait cependant que les testicules s’empiffraient très égoïstement.

                                             Un jour, un orage violent éclata pendant leurs agapes. La verge descendit dare-dare et demanda au vagin s’il voulait bien l’abriter car elle craignait fort que de trop grosses gouttes de pluie la frappassent**. Elle est très sensible, la verge, vous savez. Comme le vagin était reconnaissant, il accepta volontiers et c’est ainsi que la verge se mit prestement à l’abri. Les testicules descendirent à leur tour en s’entrechoquant dans la précipitation (bing, bling, aïe, aïe, aïe...disaient-ils) et, arrivés en bas, demandèrent eux aussi l’hospitalité.
« Que nenni!  leur dit le vagin. D’ailleurs, il n’y a plus de place! »
                                    Et c’est depuis ce temps là, très ancien, que les choses sont ce qu’elles sont. Quel que soit le temps.

La légende de l'image de Poulbot: "et les deux boules, à quoi qu'ça sert?"

 * méfiez-vous: ces mots sont peut-être étrangers à l'enfant. Il est cependant nécessaire qu'il sache de quoi vous parlez. Sinon, votre conte ne présente aucun intérêt. Car, remplacer ces mots par d'autres qu'il connaît et utilise pendant la récré, serait vulgaire et votre conte ressemblerait à ces histoires que débitent certains "humoristes" à la mode. Alors??? ...Dessinez!

* *vous n'êtes pas obligé(e) d'utiliser l'imparfait du subjonctif; à vous de juger.

16/12/2014

Saint Antoine

 
podcastL'atelier-chant Boé si Boé la chante...

J'escaladais hardiment, en souplesse,avec aisance et agilité et approchais du sommet quand, au moment où je m'y attendais le moins ( c'est toujours à ces moments là qu'il se passe quelque chose de désagréable) un pied glissa sur la roche friable et je tombai dans un précipice profond, profond...

troumouze 85 (ter).jpgJe me mis à crier :
-Saint Antoine, sauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuve-moi!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pourquoi ai-je pensé à solliciter de la sorte ce saint? Je dois vous avouer que je ne le connais même pas. Peut-être parce que mon petit fils s'appelle Antoine?
Vous me croirez si vous voulez mais je sentis comme une main puissante qui me saisissait par le col et me maintenait au-dessus du vide. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà trouvé dans cette situation mais , je vous assure, cela fait une drôle d’impression!
- Sortez-moi de là... , m'égosillai-je.
Au-dessus de moi, une voix m’interpella:
- Saint- Antoine d’où?
Je criai ( avec difficulté car je m’étranglais un peu):
- De Padoue!
Je n’avais entendu parler que de celui-là et encore, il y a tellement longtemps!
- Ah... Ce n’est pas moi.
Je sentis qu’on me lâchait et je dégringolai, dégringolai... Je me retrouvai, un peu meurtri, sur le plancher de ma chambre.

 

12/12/2014

noyade...

IMG_2128.JPG

 Ce matin, je me trouvais en face du château Saint Marcel quand j'entendis crier:
- Au secours, au secours ...!
- Tiens, me dis-je, quelqu'un serait-il en difficulté?
- Au secours, au secours...!
- Pas de doute, allons-y et vite!
Avec ce "putaing de brouillard" ( c'est ainsi que parle l'autochtone) on ne distinguait même pas le château ( voir la photo). Finalement, je découvris un vélo TT couché sur le bord de la piste, à côté de la borne 101 et un homme qui se débattait dans le canal.
1257209002-319.jpeg- Au secours, au secou......ours, au sec...
Je m'approchai et reconnus le directeur de ma banque locale.
- Que faites -vous là, cher monsieur, lui demandai-je aimablement?
- Au sec...glou...gle...
Je pensai:
- Il va se noyer... il faut que j'intervienne.
Je me penchai ( aïe aïe aïe.. j'ai un de ces mal au dos):

-  N'avez-vous donc pas vu la pancarte?

- Glou...glou...

- Bon, donnez-moi la main, suggérai-je!
Pas de réaction si ce n'est:
- Au gleglegle....gl...
- Il est borné ma parole, me dis-je .
Je répétai, un peu agacé:
- Donnez-moi  donc la main, p..... de ......
Il me fit un signe négatif avec la tête lorsque celle-ci réapparut.
J'essayai:
- Bon...Prêtez-moi la main...!
Et, cette fois, il me la tendit.

Demain, j'ai l'intention de solliciter auprès de lui un petit emprunt pour faire face à des dépenses que je souhaite engager cette fin d'année afin de gâter ma petite famille. Je vous parie qu'il trouvera mille et une raisons pour ne pas me l'accorder! Peut-être aurais-je été bien inspiré de négocier cette affaire au moment où je lui tendais une main charitable. Du "donnant-donnant" pour utiliser une formule à la mode. Mais je me demande si cette démarche aurait été convenable ?

 

08/12/2014

rencontre...



podcastBoé si Boé la chante "la branche", magnifique chanson que j'inscrirais volontiers au programme de notre spectacle de ...2016 célébrant notre vingtième anniversaire.

IMG_2094.JPG

Je marchais d'un bon pas, ce matin, au bord du canal quand, arrivé à hauteur de la halte nautique, je croisai un cycliste qui freina quelques mètres derrière moi, et m'interpella:
- C'est toi?
A tout hasard je répondis "oui " et attendis la suite:
- Mais que fais-tu ici? Si je m'attendais à te voir!
Je m'étais arrêté bien sûr, de mauvaise grâce car la promenade matinale, pour moi, c'est sacré et je n'aime pas être dérangé. C'est le moment privilégié qui me permet de mettre de l'ordre dans ma tête et d'imaginer ce que, raisonnablement, je vais pouvoir entreprendre au cours de cette nouvelle journée, préparer par exemple la répétition de ce soir avec l'Atelier chant Boé si Boé la. Sinon, c'est l'aventure ...
- Comme tu as changé! Tes cheveux n'étaient pas bouclés et ils étaient moins longs, je crois... Tu avais aussi laissé pousser la moustache.
Je supposai qu'il m'avait connu à l'armée, peut-être en Algérie, dans les montagnes des Aurès. Comme il portait des lunettes et un casque, il m'était difficile de deviner son âge...Je voulus le questionner mais il ne m'en laissa pas le temps.
- Il me semble aussi que tu étais plus grand. C'est vrai qu'avec l'âge...tu étais plus costaud aussi...
C'est vrai que j'ai perdu du poids.
- Tu avais une cicatrice sur le front. Tu te rappelles quand tu étais tombé du cerisier?
Je m'apprêtais à lui rétorquer que jamais ...Il avait déjà fait demi-tour. Il me lança:
- Heureux de t'avoir revu, Jacques. Mais j'ai bien failli ne pas te reconnaître!
- Mais, je ne m'appelle pas Jacques!
- Ah, ça alors...!Tu as aussi changé de nom?

Et il repartit vers sa destinée...
Je ne sais pas si je le reverrai. J'aimerais bien faire sa connaissance car il pourrait me raconter plein de choses que j'ai sans doute oubliées

02/12/2014

l'ombre...

                           
podcast
                              

IMG_2088.JPG

                                                            Il était très tôt ce matin là et sur la piste dite "verte" nul promeneur de chien, de cycliste, de coureur à pieds, de marcheur de mon espèce. Sur l'eau, point de touristes en pénichette, de rameurs, encore moins de mariniers. J'étais seul.
                                                   Je m'arrêtai soudain, admiratif devant le spectacle qui s'offrait à mon regard.
- Une telle perspective, il faut la saisir et vite, me dis-je.
Ce que je fis.
                                                   Je m'aperçus alors de la présence de l'ombre de moi-même. Elle était démesurée. J'eus soudain une envie irrésistible de faire le clown: cette ombre qui me précédait était une aubaine, comme une sollicitation. Je me mis à faire des mouvements désordonnés, levant une jambe, l'autre, sautant les bras en l'air, esquissant des entrechats, des pas de charleston en sifflant l'air de "milneberg joyse" *( voir début de note); je marchai comme Charlot, comme un cosmonaute, comme un orang-outan... Je ne pus réfréner l'envie de chantonner la Marseillaise et de marcher au pas, lentement d'abord, comme un légionnaire, puis comme un parachutiste et enfin, beaucoup plus vite, comme le chasseur à pieds que j'avais été autrefois et qui chantait en allant faire la guéguerre dans les bois tourangeaux :
Dans le plumard de la comtesse
Nous étions quatre-vingts chasseurs
Quatre- vingt quatre- vingt quatre- vingt
Quatre -vingt quatre- vingt quatre -vingt
Qui n'avaient pas peur......
".

                                              Mais, mon patriotisme a des limites et je me lassai assez vite de ce défilé solitaire. J'en étais à courir en zigzags en imitant l'avion quand je fus stoppé net par le timbre d'un vélo qui arrivait derrière moi. Je me rangeai prestement sur le côté. La dame me dépassa, me dit bonjour, se retourna, me sourit...
Et nous nous remîmes, mon ombre et moi-même, à marcher normalement.

* à la trompette, David- au saxo, Andrew- au banjo, Jean-Yves- à la contrebasse, Patrick- à la batterie, Bernard- à la clarinette, moi...

 

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30/11/2014

Echanges...

 Histoire déjà racontée, mais "revisitée" ...                                          

Un américain de passage à Condom, bourg gersois dont j’ai déjà parlé abondamment ( c‘est là que coule la Baïse et qu‘on peut visiter un musée du préservatif, je n'invente rien!), un américain donc prenait son petit déjeuner à l’hôtel des Cordeliers. Il interpella ma nièce, petite gasconne brune qui lui avait porté Numériser0003+.JPGun plateau copieusement garni:
- Votre confiture est excellente...
- Oui; c’est de la prune. Notre fournisseur est de Casseneuil, dans le Lot-et-Garonne...
- Chez moi, au Texas, quand nous mangeons des fruits, nous récupérons les pelures dans des containers; elles sont ensuite recyclées dans des usines qui les transforment en confiture que nous vendons à de nombreux pays et sans doute à la France.
- Pouah! Heureusement, dans notre Gascogne, nous n’avons pas votre cochonnerie...

La brunette écoeurée s’éloigna puis se ravisa et se campa devant l’américain.
- Mon oncle Henri était instituteur. Afin de compléter sa modeste retraite, il  a créé une petite entreprise qui récupère les préservatifs usagés lesquels sont transformés en chewing-gum. On rajoute simplement du jus de gariguette, de pruneaux et autres fruits. Il exporte beaucoup vers les Etats-Unis.

16:58 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (3)

27/11/2014

quand j'étais marinier...

Une petite page d'histoire locale...

medium_marinier_souriant.2.jpg Au temps où Garonne* était plus ou moins navigable ( notre fleuve, désormais assagi, fut en effet très capricieux) , Boé avait un port actif et, bien entendu, des mariniers. Il fallait à ceux-ci beaucoup de courage pour affronter, entre Agen et Bordeaux, un certain nombre de difficultés et diriger leur gabarre chargée de vin, céréales, passagers même...dans les courants et tourbillons sur plus de 120 kms. Comme celui de la photo, ils portaient sur leur front une mâle assurance et en avaient grand besoin. La boétienne, femme du marinier, vivait des moments atroces en période de crue car le danger était grand lors de passages incertains sous les ponts et quelquefois entre les arbres, dans les prés, afin d'éviter un courant trop violent. Si j'avais le temps, je vous en raconterais des histoires sur ces intrépides navigateurs! Mais ça n'est pas la peine car vous ne me croiriez pas.
L'homme de la photo a appartenu à la première Confrérie des Mariniers de Boé. Il avait l'avantage de porter, lors de certaines cérémonies appelées "intronisations", un costume qui lui seyait parfaitement et mettait en valeur ses mollets d'ancien coureur à pieds ( je vous rappelle qu'il avait été champion junior du 80m dans le Gers...il y a pas mal de temps déjà!). Après avoir enfilé en douce un fin caleçon blanc, une chemise blanche avec jabot et manchettes bouffantes, il se culottait avantageusement, enserrait son vaste thorax dans un petit gilet bleu et se drapait d'une cape verte du plus bel effet qui tenait sur ses robustes épaules, tant bien que mal, au moyen d'une cordelette. Les chaussures noires étaient ornées d'une boucle sur le dessus. Il était coiffé d'un admirable chapeau aux origines indéfinies, création originale d'une artiste locale.
On l'avait promu troubadour car il jouait de la clarinette et soulignait avec justesse et à propos les interventions du Grand Maître et autre Chancelier; il avait en cela beaucoup de mérite car cet instrument est, moins que le trompette ou le cor de chasse, adapté à ce genre de cérémonie.
medium_les_mariniers_de_Boé.2.jpg
Voici donc la première confrérie. Le troubatour ( à gauche sur la photo) a abandonné car il n'avait pas la vocation; encore une erreur d'orientation. Mais il est fier, tout en restant modeste quand même comme on dit dans notre Gascogne, d'avoir été marinier pendant quelques années.
* ici, on dit "à garonne "; j'ai déjà expliqué pourquoi.

25/11/2014

Une histoire corse....

 

village corse.jpg

 

Albertu, étudiant en médecine à Toulouse, vient d’être reçu à ses examens de sixième année. C’est, comme son prénom l’indique en Corse ( Albertu signifie brillant), un garçon très intelligent qui apprend sans efforts. Une chance...
Tout heureux, il téléphone chez lui, au village de Lento, dans les montagnes et tombe sur son grand-père Ghilfuccio.
- Papy ! Va bé? Je suis reçu, tu sais!
- Imbéh!!! Quelle bonne nouvelle... Je suis content pour toi... Alors maintenant tu vas revenir faire le docteur ici ?
- Pas encore papy. Je vais d’abord faire une spécialité.
- Et quelle spécialité, mon petit ?
- La médecine du travail.
- Ah ! Ils ont enfin reconnu que c’était une maladie !...Mais, mon petit, si tu reviens ici, tu ne feras pas fortune ..


Cette histoire, je l'ai déjà racontée, mais il y a fort longtemps... 

L'image: une photo prise quelque part en Corse. J'ai oublié le nom de ce village.

Avec Dany et moi , en concert:

http://youtu.be/XZ8z6gSkpcg

 

15:07 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (4)

13/11/2014

fa dièse...(ou F# pour les musiciens)

fa dièse.JPG

Fa dièse" fut, pendant une quinzaine d'années, un fidèle compagnon. C'était un caniche moyen d'un tempérament agité, fougueux même parfois mais aimable, incapable de mordre. S'il lui arrivait de poursuivre les chats qui s'égaraient dans le jardin, c'était par pur instinct, par atavisme et non par méchanceté. J'avais pensé le baptiser "Si bémol" à cause de ma clarinette mais ce vocable est, je trouve, un peu terne pour appeler un chien. "Fa dièse" est une appellation plus percutante, plus autoritaire. Elle collait mieux au caractère, à la personnalité de l'animal. Je l'avais aussi jugée assez originale, unique même, suscitant parfois la surprise, l'étonnement, la curiosité.

Fa dièse a souvent accompagné mes marches au bord du canal à l'époque où, sur le chemin de halage non bitumé, il pouvait gambader sans se soucier des cyclistes. "Fa dièse" était trop indépendant pour supporter la laisse.

Un matin, en douce, " en faisant vite, en se cachant", il a franchi la haie et on ne l'a jamais revu malgré nos recherches. S'est-il caché pour mourir comme l'auraient fait certains chevaux?

Sur la photo ci-dessous on le distingue à peine, petite tache noire dans un paysage automnal.

 

 automne avec fa#.jpg

08/11/2014

banc public...


podcast

sur le banc de pourret.JPG

Photo présentée avec l'autorisation bienveillante des intéressés

( reproduction interdite)

                                               Mes amis basques viennent de me rendre une trop courte visite avant les premiers froids. Hier après-midi, j'ai suggéré: profitons de ce  soleil automnal et malgré la brise un peu fraîche, je vous propose une petite balade au bord de notre paisible canal; cela vous changera un peu de votre tumultueux océan qui fait tant de ravages sur vos côtes. Vous prendrez  bien soin de tenir votre petit clébard en laisse à cause de certains cyclistes qui roulent à toute berzingue sur la piste et déboulent par derrière sans vous avertir.

                                            Je voulais surtout leur montrer notre pont de Pourret  récemment rénové avec goût même si aucune statue n'a encore été érigée de chaque côté comme je le suggérai à Monsieur le Maire dans une précédente note ( http://laissezjazzer.blog50.com/archive/2014/09/20/il-suffit-de-passer-le-pont-176804.html). Manque de crédit sans doute; patience... Mes amis furent admiratifs. Je pris quelques nouvelles photos pendant qu'ils se reposaient, assis sur le nouveau banc bleu dont ils jugèrent l'emplacement idéal pour comptabiliser les nombreuses voitures circulant à proximité immédiate. Le bruit des moteurs et les gaz d'échappement ne nous dérangent aucunement,  m'affirma Maïté qui a l'habitude des encombrements estivaux. Voilà qui va clouer le bec à certains grincheux qui portent un jugement sévère sur le lieu choisi pour l'implantation de ce banc.

                                               A notre retour, j'ai accordé ma guitare et chanté, pour rendre hommage à mes amis, sur un air de Georges Brassens, le petit couplet enregistré au début de cette note.

Une nouvelle photo; le canal vu du pont:

 IMG_3429.JPG

 

 

 

03/11/2014

j'aurais aimé...suite


podcast
sidney.JPGL'envie de souffler dans un saxophone soprano, baptisé carotte par les jazzmen, me prit vers la cinquantaine car j'avais l'intention, la prétention depuis un certain temps de concocter avec mon orchestre un programme Sidney Béchet. J'achetai donc à Toulouse le fameux instrument, assez cher ma foi. Béchet, à ses débuts, tout comme moi, jouait de la clarinette mais, paraît-il, comme il aimait occuper le devant de la scène, qu'il ne supportait pas que le leader fût le trompettiste - comme c'est en général le cas dans les orchestres de la Nouvelle Orléans- il rangea la clarinette dans sa valisette et souffla désormais dans la carotte au son beaucoup plus puissant. C'est ainsi qu'il grimpa très vite en haut de l'affiche.

                                                    Je n'avais pas les mêmes ambitions. Peu m'importait de jouer plus fort que les copains. Non, j'aurais aimé, simplement (!), égaler la virtuosité de cet extraordinaire musicien. Mais je renonçai bien vite quand je constatai que je produisais avec ma nouvelle acquisition, dans les aigus surtout, les mêmes sons qu'avec la clarinette! Autant utiliser cet instrument qui m'était beaucoup plus familier. De toute façon le profane s'en fiche car il fait rarement la différence entre clarinette et saxo soprano.

                                                     Dans les rues d'Antibes, morceau enregistré  ci-dessus, je joue d'abord de la clarinette puis du soprano. Je suis en compagnie de David à la trompette et à la flute (excellent!), Jean-Yves à la guitare, Patrick à la contrebasse et Bernard à la batterie.

29/10/2014

j'aurais aimé...suite

baignade dans garonne 1.jpgEspérer devenir un chanteur célèbre, un athlète de haut niveau, un brillant rugbyman ... que d'ambitions, quelle prétention diront peut-être certains qui auraient oublié leurs rêves, leurs fantasmes d'enfants, d'ados. Moi, j'aurais aimé aussi faire acteur comme  Gary Cooper, Errol Flinn, Cary Grant...dont j'admirais les prouesses, leur art de la séduction dans le dernier film que j'avais vu au cinéma un dimanche après-midi. Gamin, je fus Tarzan! Quand je sus nager ( je n'ai pas retrouvé, hélas, mon diplôme des 25 mètres nage libre), j'imitai la nage de Johny Weissmuller qui traversait les rivières au milieu des crocos en faisant une brasse dite indienne que je trouvais fort élégante même si elle est moins efficace que le crawl pratiqué par l'illustre acteur en compétition ce qui lui valut un certain nombre de médailles. Mais, dans les bois gascons, difficile de trouver les lianes qui m'auraient permis de parfaire mon entraînement! Dommage.

Sur la photo, je nageais dans Garonne entre les piles du pont de chemin de fer de Saint Pierre de Gaubert. C'était tout de même dangereux mais à cet âge-là on est un peu...inconscient.

Je ne pense pas avoir été Tarzan trop longtemps. De toute façon je n'ai jamais su imiter son cri d'homme-singe, cri que je jugeais assez débile.

Le pont de Saint Pierre de Gaubert photographié 60 ans plus tard!

 

IMG_0053.JPG

 

26/10/2014

j'aurais aimé...suite

 

Brevet sportif.jpg

 
podcast

                                                                   Je dois, comme beaucoup, à Léo Lagrange cette preuve irréfutable de mes capacités physiques, de mes qualités sportives, preuve que je peux exhiber fièrement: mon brevet sportif populaire. Au Cours Complémentaire de Fleurance, j'avais donc passé avec succès les diverses épreuves: lancer du poids, vitesse ( 100m), saut en hauteur, 1000m, grimper à la corde. J'étais désormais reconnu comme un bon produit gascon, label bio en quelque sorte tel le poulet élevé en plein air dans les fermes de nos verdoyants coteaux.

 lanceur de poids.jpg                                  A l'Ecole normale, je fis de l'athlétisme, d'un niveau moyen dans toutes les disciplines mais excellent sprinter. Je ne sais plus quelles étaient mes performances mais, c'est certain, je courais vite. J'aurais aimé, plus tard, avec un peu d'entraînement, égaler et, pourquoi pas, dépasser le record du monde de Bob Hayes, le premier à être descendu sous la barre des 10 secondes. Je fus sélectionné un jeudi, pour une compétition UFOLEP sans doute, à Toulouse. On me prêta les chaussures à pointes nécessaires pour la pratique de ce sport, chaussures qui, je me souviens, m'étaient un peu trop grandes. Au coup de pistolet donné pour le départ, je me relevai vivement de la position accroupie, m'élançai... et constatai que mes adversaires avaient déjà quelques bonnes longueurs d'avance. La faute aux godasses sans aucun doute! Dépité, je finis la course au petit trot. Le prof de gym n'était pas content! C'est ce jour-là que je pris une décision irrévocable: je ne  participerai point aux futurs championnats du monde, ni aux jeux Olympiques même si on m'y encourageait, même si on m'en priait... ce que personne ne fit d'ailleurs. Ma carrière d'athlète battait désormais de l'aile.

23/10/2014

j'aurais aimé...suite

rugby EN.JPGMa future et probable carrière de chanteur ne pouvait, me semblait-il, être un obstacle à la pratique d'un sport viril tel le rugby ( ou rugueby comme dit le gascon). C'est ce que j'imaginais quand j'étais ado et que je jouais tantôt troisième ligne ( 1m74, 70kg!), tantôt ailier ( j'étais un bon sprinter) dans l'équipe de l'Ecole Normale d'Auch. Bien entendu j'écartais l'hypothèse d'un recrutement dans une équipe de 3ème division comme celle de Layrac dans laquelle je m'étais fourvoyé à deux reprises, deux matchs durant lesquels je passai quatre vingt minutes à éviter les mauvais coups. Non; j'ambitionnais simplement une sélection plus noble, dans l'équipe de France, parmi les Coqs,  en remplacement de Jean Prat bientôt atteint par la limite d'âge, magnifique joueur qui, comme moi, pouvait jouer à différents postes, des trois quarts à la mêlée. Myster rugby , comme l'avaient surnommé les Britihs, mesurait à peine un ou deux centimètres de plus que moi et nous avions à peu près la même corpulence. Donc, là encore, tous les espoirs étaient permis! Je passais, au stadium de Twickenham, de nombreuses nuits fort agitées, perforant avec une vélocité surprenante le rideau défensif adverse, déposant triomphalement la balle entre les poteaux et transformant moi- même l'essai sous les regards médusés du public anglais...Je suis, sur la photo ci-dessus, en fond de touche ( suivre la flèche) prêt à me saisir du ballon. En ce temps là, nul besoin de mesurer 1m90 et peser 110 kg pour espérer briller dans les stades.

Donc, j'aurais aimé devenir un grand rugbyman...Après l'Ecole normale, j'eus d'autres préoccupations, d'autres projets. Je ne rechaussai les crampons que vers la quarantaine, le dimanche matin, pour me distraire avec quelques copains. Aujourd'hui, je regarde les matchs à la télé, installé confortablement dans mon fauteuil. Je ne dispute plus de match nuitamment ce qui ne m'empêche pas d'avoir mal au  niveau des lombaires le matin, au réveil...

 
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