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19/10/2014

le fou chantant...

 Le quartet "Plein jazz" répète:
podcastMénilmontant


podcastLa mer


podcastQue reste-t-il de nos amours


podcastLe jardin extraordinaire

trénet.JPGUn copain de l'Atelier-chant Boé si Boé la, groupe dont je vous raconte les exploits de temps en temps, aimerait qu'une chanson de Trénet soit retenue pour notre futur spectacle dont le thème, je vous le rappelle, est "jazz et java". Il a raison car cet artiste est reconnu, à juste titre, comme étant un des précurseurs du jazz en France. Il a révolutionné la chanson française et donné à ses concerts une ambiance "swing" déroutante pour certains à cette époque d'avant-guerre. C'est ainsi qu'on le surnomma le fou chantant. Maman Aline, elle, lui préférait la voix sirupeuse de Tino Rossi. Mais si on aime plus ou moins le chanteur, l'interprète, un grand coup de chapeau tout de même à l'auteur- compositeur! "La mer", "Que reste-t-il de nos amours", "Ménilmontant", "le jardin extraordinaire"...sont de magnifiques mélodies reprises par de nombreux orchestres de jazz comme notre quartet "Plein Jazz" composé de Roger et Jacques aux guitares, Thierry à la contrebasse et moi-même à la clarinette.

"Boé si Boé la" a déjà rendu un hommage à Trénet, en 2001, année de sa disparition. Que chantera notre groupe cette année? La question reste posée...

Georges Brassens qui connaissait presque tout le répertoire de Trénet pourrait guider notre choix: 

http://youtu.be/XRXJyw200TI

19:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5)

15/10/2014

un franc cinquante...


podcast

vian.JPGJe m'empresse d'écrire que je ne suis pas l'auteur des paroles anachroniques de cette chanson . Le coupable est Boris Vian, le joueur de trompinette du Tabou, qui s'est amusé avec un air de jazz traditionnel, Whispering, particulièrement prisé par les musiciens. J'ai moi-même souvent interprété ce morceau comme ce soir, à Barbotan, devant une foule de curistes enthousiastes...mais oui! Dédé est à la trompette, Michel au piano, Patrick à la contrebasse, Jean-Yves à la guitare, Bernard à la batterie. Je chante et souffle dans le saxophone ténor. L'enregistrement est particulièrement mauvais mais vous vous imaginez tout simplement au milieu des spectateurs,  vous sortez du restaurant où vous avez mangé garbure, foie gras, confit de canard et tourtière ( excellent régime pour le curiste) et vous tapez dans vos mains, à contre-temps évidemment, tout en conversant avec vos voisins, n'écoutant la musique que d'une oreille distraite!  Le musicien de jazz a l'habitude de ces situations et il n'est nullement dérangé. Il ne fait pas dans la dentelle et joue ce qu'il appelle des "saucissons"; morceaux faciles, assez connus du grand public, des morceaux qui "balancent", qui donnent envie de bouger. Il y rajoute même un peu de scat, improvisation vocale, sorte d'onomatopées comme celles que vous entendez si vous avez la patience d'écouter l'enregistrement jusqu'au bout...Et c'est le succès assuré!

Voici la version originale de l'illustre Boris Vian:

http://youtu.be/7mPDFG2izAE

19:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)

13/10/2014

chômage...



podcastL'Atelier -chant Boé si boé la  répète " Chômage au fond de la vallée"( de Chanson plus bifluorée). Vous pouvez suivre plus facilement tout en écoutant l'admirable et tellement émouvante interprétation du groupe, le déroulement de cette tragique histoire en lisant le texte ci-dessous ( je sais que vous pouvez faire les deux simultanément):

Chômage au fond de la vallée
C'est là la vraie fatalité
Voici qu'en la nuit étoilée
Un sans emploi nous est donné
Séraphin Deudroit il se nomme
Il était cadre et respecté
Aujourd'hui pôvre petit homme
Voilà que tu es licencié
Quand la cloche sonne sonne
C'est à l'Armée du Salut
Que se rassemblent les hommes
Les hommes qu'ont tout perdu
Armée froide qui résonne
En haillons et peu vêtus
Plus de trois millions entonnent
Le chant triste et monotone
C'est la chanson du chôm'du

Chômage au fond de la vallée
Peu de familles sont épargnées
Voilà qu'après dix-neuf années
Le Séraphin est remercié
Qu'arrive-t-il ? Ah quel marasme !
Sa femme geint près de l'évier
Ses deux fillettes font de l'asthme
Son vieux chien est paralysé
Quand la cloche sonne sonne
C'est la douleur des vaincus
Qui au fond des coeurs résonne
Comme un cri d'amour perdu
Et l'assistante sociale
Ne pourra rien y changer
Séraphin est au plus mal
Part à la banque locale
Avec un grand pistolet

Chômage au fond de la vallée
Un drame horrible est arrivé
Hier un homme a pris en otage
Le patron du Crédit (censuré)
Séraphin Deudroit il se nomme
Il était cadre et respecté
Aujourd'hui pôvre petit homme
Les policiers l'ont arrêté
Quand la cloche sonne sonne
C'est chaque jour à midi
Que se rassemblent les hommes
Pour un repas netre amis
Séraphin est tout sourire
Plus besoin de RMI
A l'atelier on l'admire
On assure son avenir
A la prison de Fleury x2

Que d'émotions dans ce texte! La fin est tout de même optimiste. A l'heure où on parle encore un peu, beaucoup....de ce fléau social qui peut engendrer tellement de souffrance, de drames, il faut nous excuser pour l'interprétation de cette parodie. Au nom du groupe Boé si Boé la, je sollicite votre indulgence et, pour nous faire pardonner, vous propose une balade pyrénéenne pas loin de Gavarnie , un beau site qui, malheureusement, manque cruellement de neige désormais. Décidément...

 

IMG_0016.JPG

 

 

17:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6)

10/10/2014

à propos de bacs...


podcast

Mon amie Flo me téléphona ce matin:

- As-tu un bac vert?

Je devinai comme du courroux dans sa voix. Je répondis, histoire de détendre l'atmosphère:

- Le bac "vert"??? Quand j'étais à l'école normale, autrefois, c'est sans doute celui que nous appelions le bac "sciences naturelles" que nous passions en deux parties: la première en classe de ...première, la seconde en terminale.  Je ne savais pas qu'on le nommait désormais "bac vert"! C'est plus joli d'ailleurs...J'ai évidemment obtenu ce diplôme absolument nécessaire pour exercer le métier d'instit. Mais pourquoi cela t'intéresse-t-il? 

boé 1.JPGAlors mon amie Flo me débita une histoire cocasse de container qu'on lui avait livré afin qu'elle y entreposât ses déchets de jardin, histoire tellement compliquée  que je préfère vous renvoyer à sa note traitant ce sujet ( voir ci-dessous). Je lui dis que notre commune de Boé était à la pointe du progrès depuis longtemps déjà car des bacs, nous en avions de toutes les couleurs, verts, bleus, jaunes... ce qui embellissait plus encore nos cités fleuries ( trois fleurs, s'il vous plait, qui dit mieux!). Le boétien ( ne pas confondre) est ainsi devenu maître dans la pratique du tri sélectif: ordures ménagères, papiers, cartons, boîtes métalliques, objets en matière plastique...

Pour en finir avec cette affaire de poubelles je propose à Flo l'écoute d'une chanson désopilante de Boby Lapointe qui, j'en suis certain, la fera sourire malgré le temps un peu pourri de cette fin de semaine.

http://hommageapimprenelle.blog50.com/archive/2014/10/09/...

 

02/10/2014

après rentrée...

  
podcast
         Une leçon de guitare sommaire par Boby Lapointe                           

                                             Les normaliens des années 54/58 ( ma promo) découvrirent Brassens avec enthousiasme. Evidemment! Ces ados qu'on appelait "élèves -maîtres" se délectèrent de ses premières chansons. C'est ainsi que Le gorille, au marché de Brive la Gaillarde ...étaient souvent entonnées dans le car qui nous transportait le jeudi au stade de rugby ou de foot, mais nous ne négligions pas pour autant les incontournables gendarme de Redon, filles de la Rochelle...et bien d'autres que vous connaissez, je suis sûr. Le retour était généralement plus calme.

  boe si boe la 364.jpgBrassens me donna l'envie d'apprendre à gratter  une guitare. Il fallut évidemment acheter l'instrument. Je me rendis à Auch un jeudi après-midi. Ce fut encore un investissement important mais je ne l'ai jamais regretté, contrairement à celui des dicos Larousse! Elle était superbe ma première guitare. Elle avait la même coupe que celle de Django, c'est vous dire! J'achetai aussi une méthode simple mais suffisante, me semblait-il, pour un autodidacte de mon espèce qui n'avait qu'une "modeste ambition": chanter les bancs publics, l'auvergnat... en s'accompagnant comme le faisait si bien Georges. Je me rendis compte assez vite que ça n'était pas de la tarte comme disait l'oncle de Boris Vian dans la java des bombes atomiques! Après avoir préparé ma classe pour le lendemain, j'occupais ma solitude - Saint Caprais, je l'ai déjà écrit, c'est un vrai bled- à tenter de placer mes doigts de la main gauche aux endroits adéquats permettant ainsi à la main droite de plaquer les accords de do, de mi de...etc accords simples pour commencer mais utiles tout de même! Bref, si je peux dire, au mois de juin, j'avais bien progressé. J'arrivais même à jouer le pénitencier ou jeux interdits, les deux morceaux préférés de guitaristes débutants! La guitare ne fut tout de même pour moi qu'un instrument secondaire bien que souvent utile ( pour accompagner surtout l'Atelier chant Boé si Boé la): la clarinette eut en effet toujours mes faveurs. Dommage qu'on ne puisse pas jouer des deux à la fois.

30/09/2014

après rentrée...

               
podcastUne fantaisie pédagogique par les Quatre Barbus


                                      Quand, peu de temps après la rentrée, je vis, depuis la classe, s'arrêter une voiture à l'entrée de la cour et s'en extraire un monsieur cravaté portant une sacoche, j'imaginai tout de suite la visite inopinée de monsieur l'Inspecteur, personnage redoutable pour le tout jeune instit débutant que j'étais . Il aurait pu m'avertir, pensai-je! Je n'étais pas prêt en effet, pas vraiment au top...

                                      Le monsieur frappa à la porte, je m'empressai d'ouvrir. Je représente les éditions Larousse, me dit-il. Ouf, un représentant! Comment cet homme avait-il eu l'idée saugrenue de venir se perdre à Saint Caprais, bled paumé desservi par une sinueuse route vicinale serpentant pendant une vingtaine de kilomètres à travers bois, dans le but de me vendre ses bouquins, démarche hypothétique au résultat à priori improbable? Je le priai comme il se doit et poliment d'attendre la récré dans sa voiture. Ce qu'il fit.

                                  IMG_0012.JPG     La suite n'est pas à mon avantage. J'ai acheté et j'ai encore sur l'étagère la plus basse de ma bibliothèque les six volumes du Larousse du XXème siècle,  chaque volume pesant un peu moins de cinq Kilos! Le prix, me demandez-vous? Je ne sais plus bien sûr mais certainement beaucoup trop pour mon budget de l'époque et aussi pour l'usage que j'ai fait de ces énormes encyclopédies pas faciles à consulter car il faut des bras robustes pour les extirper du meuble ! Alors, pourquoi cet achat? Pour me débarrasser au plus vite de ce représentant, peut-être? 

                                        Je cède volontiers ces bouquins à qui en veut. Ils sont dans un excellent état. Mais, je ne me charge pas de leur expédition. Je les déconseille aux joueurs de scrabble car certains mots relativement nouveaux n'y figurent pas...!

La fantaisie pédagogique mise en scène par l'Atelier-chant Boé si Boé la


                                        

                                       

24/09/2014

les feuilles mortes...

canal petit matin.JPG



podcast
                                                       Elles ne se ramassent pas encore à la pelle comme l'écrivit Jacques Prévert mais, vous allez voir, je parie que c'est pour bientôt. Un pressentiment, une intuition. Encore quelques matins un peu frisquets, un peu d'autan et ce sera de nouveau la jonchée. Si nos vieux érables du bord de canal résistent courageusement, déjà, les tilleuls de notre place ont beaucoup jauni et commencent même à se déplumer discrètement. Bientôt... Bon, trêve de fadaises. Parlons musique...

                                                       Outre manche d'abord puis outre atlantique, la chanson les feuilles mortes de Prévert et Kosma s'est transformée en Autumn leaves. Le musicien de jazz s'est approprié cette magnifique mélodie et l'interprète de multiples manières, avec des tempos divers selon l'humeur du moment. Moi je préfère la jouer à un rythme médium respectant ainsi, je crois, son caractère nostalgique, sa mélancolie. Des goûts... J'aime bien aussi exposer librement le préambule - oh... j'aimerais tant que tu te souviennes...- , m'appuyant sur les harmonies subtiles de l'ami Roger, préambule dédaigné, hélas, par la quasi totalité des orchestres de jazz.

                                                     Les interprètes de l'enregistrement ci-dessus et de la vidéo ci-dessous sont les mêmes. Dédé souffle dans la trompette, Michel est au piano, Bernard à la batterie, Patrick à la contrebasse, Roger déjà cité à la guitare et moi même à la clarinette et au saxophone. Combien de fois ai-je joué cette chanson! Improviser sur ce thème est un vrai bonheur. Je ne m'en lasse pas. D'ailleurs, je valide cette note de circonstance et je sors l'instrument de son étui...

 

15:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (15)

20/09/2014

il suffit de passer le pont...

 


podcast

Les Frères Jacques chantent Brassens

 

pont de pourret rénové.JPG

 

                                                Ouf...finis les travaux de rénovation de notre pont de Pourret! L'habitant des cités, dont je suis, pourra de nouveau emprunter cet ouvrage fort utile pour traverser notre canal afin de rejoindre la vaste plaine de *Garonne évitant ainsi de longs et fastidieux détours pour, par exemple, se rendre nuitamment, aux répétitions de l'Atelier-chant Boé si Boé la. Cinq minutes de gagnées, voilà qui n'est pas négligeable.

                                                J'ai pris la photo ce matin. Le temps clair après l'orage de cette nuit  mettait particulièrement en valeur sa nouvelle et discrète couleur que je qualifierai de bleu lavande: le choix de cette peinture dénote un goût artistique indiscutable. J'adresse donc, sans mauvaise arrière pensée, mes félicitations au(x ) responsable(s).

                                                  En premier plan se trouve cette pauvre  borne 102, fort décrépite, mais qui a courageusement résisté tant bien que mal aux assauts de divers gros engins. Ne la méprisons pas: nous devons à ses cent cinquante années  et peut être plus beaucoup de respect. 

pont Alexandre III.JPGUn regret. A l'occasion d'un voyage à Paris, il y a quelques années, j'avais photographié un pont magnifique et demandé à Monsieur le Maire de s'en inspirer pour rénover le nôtre. Je constate, hélas, l'absence de statues: Amours ou nymphes produiraient pourtant un bel effet dont notre commune pourrait s'enorgueillir. Mais peut-être cet embellissement est il prévu pour plus tard? J'interroge et vous tiens au courant...

* je rappelle qu'on doit dire et écrire Garonne et non la Garonne

 

 

 

19/09/2014

rencontres sous les étoiles...

                  
                              

sous les étoiles.JPG

 

                                                  Voilà une nouvelle qui me réjouit: Jean-Claude Carrière recevra, en novembre prochain, à Hollywood, un Oscar d'honneur pour sa carrière de scénariste. C'est la première fois qu'un scénariste se trouvera récompensé de la sorte.

                                                   J'ai eu la chance de le rencontrer à l'occasion d'une soirée organisée le 5 août 95 à la ferme des étoiles, quelque part dans notre Gascogne profonde. Devant un public captivé, pendant plus d'une heure, sans aucune note, ce passionné d'astronomie a disserté sur l'univers, sur notre condition d'enfants des étoiles,  sur notre destin... Captivant. J'ai ensuite beaucoup lu de Jean-Claude Carrière notamment ses contes philosophiques, ses dictionnaires des Révélations et de la Bêtise...

                                                   Notre orchestre a donc eu l'honneur de partager l'affiche avec lui. J'avais sélectionné un certain nombre de morceaux de circonstance que nous avons interprétés sur fond de galaxie, de nébuleuses et de planètes mystérieuses tels How high the moon, Star Eyes, le soleil a rendez-vous avec la lune ( vous connaissez bien sûr) et bien d'autres comme ce Blues in the air que je vous propose à la fin cette note. Il s'agit d'un enregistrement en public ...et cela s'entend!

( pour une raison indéterminée, il faut cliquer sur le podcast et pas sur le vert)

podcast

 

15/09/2014

tout près de Garonne...

 

 


podcast                          Cet air de la Nouvelle Orléans, Basin street blues, est ici interprété par All Moods, le second orchestre que je créai il y a vingt cinq ans environ et dans lequel David jouait de la trompette, Andrew du saxophone baryton, Jean Yves de la guitare et du banjo, Patrick de la contrebasse, Bernard de la batterie et moi de la clarinette ( vous nous reconnaitrez sur la photo ci-dessous). J'ai imaginé pour l'Atelier chant "Boé si Boé la" quelques paroles sur cette musique, paroles sans prétention qui présentent le groupe et que j'éviterai de révéler par souci de ... modestie! Nous les chanterons tout de même à l'occasion de notre futur spectacle en guise d'introduction, spectacle dont le thème est le jazz et la java, un chantier entrepris depuis  peu. Nous avons  sélectionné pas mal de chansons qui conviennent aux unes et même aux autres et nous en travaillons déjà, vaillamment, une bonne demi-douzaine. 

                                               Ainsi "Basin street blues" deviendrait "tout près de Garonne" car, chez nous, figurez vous, l'autochtone de souche ne dit pas "la Garonne". La suppression de l'article nous viendrait des Goths de passage dans le Sud Ouest: ces gens-là, en effet, vénéraient les fleuves. Donc, Garonne serait pour le gascon une sorte de divinité et, la divinité ne supporte pas l'article! D'ailleurs maman Aline me disait, lorsque je cherchais en vain un objet qu'elle me demandait de lui rapporter: " Tu ne trouverais pas de cailloux à Garonne!"

                                              Le problème est que, supprimant le la ( l'article bien sûr) dans le texte de la chanson, il manque une syllabe, donc une note! Je vais être obligé  de remplacer deux croches par une noire. J'espère que cela ne posera pas de problème majeur!

                                          

 

All moods.jpg

 

10:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7)

13/09/2014

rentrée...suite 5

taches.JPGJe ne savais pas du tout ce qu'était un classe unique ! Juré! Durant la dernière année d'école normale on s'est préoccupé pourtant de ma formation professionnelle. C'est ainsi que j'ai effectué trois stages de quinze jours chacun dans des classes telles CP ou CE ou CM, fort bien accueilli et conseillé par des maîtres formateurs compétents et volontaires. Ils aident le normalien dans son travail de préparation, assistent au cours et interviennent, dans un intérêt réciproque, s'il commet quelques erreurs car ils ne tiennent pas à ce qu'on sabote le bon déroulement de leur programme! J'ai obtenu, évidemment, comme les copains, de bons rapports de stage. Je devrais donc être au top...Mais, je me répète, la classe unique m'est totalement inconnue. Et je mesure aujourd'hui, jour de rentrée, dans quel pétrin je me suis fourré! Pour  la leçon de morale, pas de problème: mes quinze élèves écoutent sagement. Ensuite les choses se compliquent: calcul pour les CM- tant pis, je regroupe aujourd'hui CM1 et CM2-, grammaire pour les  CE, lecture pour les CP et mes deux classes enfantines, j'en fais quoi? Ah, oui: dessin, c'est bien dessin...ça "occupe"! J'ai prévu un problème pas trop difficile pour mon cancre de fin d'études. Et après? La journée sera longue, je le sens bien...

                                          Confier une classe unique à un débutant, c'est irresponsable. Voilà ce que je pense ce soir en préparant mes cours et devoirs pour demain. Personne pour m'aider, me conseiller. Et une inspection prévue dans quelques semaines, inspection décisive pour l'attribution du CAP! Je vais mal dormir, c'est certain!

 

le copieur.jpg

                                                        Le copieur!

 

11/09/2014

rentrée...suite 4

attentifs!.JPGJe viens donc, ce matin de rentrée, comme prévu, d'accueillir mes quinze élèves. Vous allez peut-être imaginer que je ne vais pas être débordé, que je vais même passer une année scolaire à me la couler douce...Quinze élèves, tu parles, quelle affaire! Quand certaines classes en comptent de vingt à la presque trentaine! T'as pt' être raison, oui mais voilà...comme dit la chanson. Une "classe unique", ça n'est pas un CE2 ou un CM1. Mes quinze élèves, je les ai à tous les étages: du CP à la fin d'études en passant par les CE et autres CM.. .Le remplaçant qui m'avait précédé avait même inscrit, en fin d'année, sous la pression de Monsieur le Maire, deux fillettes de moins de 5 ans en classe enfantine. Et, comble de malchance, un cancre de presque quatorze ans qui s'était prélassé pendant quelques années dans une école privée auscitaine m'est "confié", oui, confié  par ses parents qui ne doutent pas de son succès au certif! Hélas...

Je vais donc, chaque soir, préparer pour le lendemain, dans mon cahier-journal, bon nombre de leçons, de devoirs... Car, figurez-vous, on n'arrive pas dans la classe, le matin, les mains dans les poches, surtout quand on débute, même quand on sort de l'Ecole Normale avec son diplôme de fin d'études professionnelles . Voilà donc de quoi occuper mes soirées de grande solitude à Saint Caprais, une partie aussi de mes jeudis et dimanches...

Mais, préparer sa journée de pédago est une chose. Il faut ensuite, sur le terrain, passer à l'application. Avez-vous une idée d'une méthode permettant de gérer au mieux une classe unique? Aujourd'hui, jour de rentrée...moi pas! Cela vous étonne bien sûr. Je n'ai pas le temps de vous en dire plus. Demain peut-être. Allons, il est temps de commencer la leçon de morale: facile, elle intéresse mes quinze élèves. Travaillez, prenez de la peine... N'est-ce pas un bon choix pour bien débuter l'année scolaire?

10/09/2014

rentrée...suite 3

pupitre+.jpgLa classe de l'école de Saint Caprais ressemble à ce que vous pouvez imaginer, à l'idée qu'on peut se faire d'une classe d'autrefois, à celles que sans doute vous avez vues dans certains films comme la guerre des boutons, par exemple, ou bien , tout simplement à celle que vous avez, peut être, fréquentée. Pas de surprise donc. On y retrouve les tables en bois ou pupitres à deux places, le " bureau" du maître, le tableau noir, une vitrine contenant le strict minimum...et le poêle qu'il faut allumer tous les matins d'hiver avant l'arrivée des élèves bien sûr!

IMG_0020.JPGJe fais l'inventaire...rapidement car il n'y a pas grand chose: les "spécimens" pour le maître, livres de lecture, calcul, grammaire, histoire, géographie..., la bouteille d'encre, quelques fioles, des boîtes de craies, la balance Roberval et ses poids... La carte de France est accrochée bien en évidence comme il se doit. La commune investit moyennement pour son école et le jeune instit' de passage n'ose pas demander. S'il manque quelque chose d'important j'en parlerai à monsieur le Maire! Poliment...

Demain, 1er octobre, j'accueillerai mes élèves. Aujourd'hui, j'aurai la visite de quelques parents sans doute. Monsieur le Maire m'a parlé d'une quinzaine d'inscriptions...Bon, il est midi. Je vais manger chez mes épicières...Mais je ne suis pas vraiment dans mon assiette!

 

IMG_2252.JPG

 

09/09/2014

rentrée...suite 2

IMG_0011.JPGDans trois mois on fêtera mes vingt ans. En attendant, je dois rejoindre mon premier poste à Saint Caprais, petit village perdu quelque part dans les coteaux gascons, à une vingtaine de kilomètres d'Auch, capitale de l'Armagnac, ville où je fus normalien pendant quatre ans. Ne cherchez pas Saint Caprais sur votre carte de France. C'est plus un hameau qu'un village: une église, à proximité la maison du maire, une épicerie...et quelques fermes dispersées. J'oubliais: l'école! Une classe, un petit préau et une chambre au premier pour loger l'instit ( "lou régent" comme on l'appelait encore parfois dans nos campagnes). Dans la chambre, une forte odeur de moisi, une vilaine tapisserie décollée par endroits, une petite cheminée pour chauffer ( si peu!) en hiver. Pour tout mobilier, un lit bien sûr et une petite table carrée installés quelques jours avant la rentrée. Sous l'escalier, on a fait provision de buches pour la classe et pour moi. Les rats affectionnent cet endroit: je les entends parfois la nuit...et je tiens bien fermée la porte de la chambre! Voilà pour le décors.

                                           A midi, je mange chez les épicières. Car elles sont deux: la mère assez âgée (?) et sa fille, célibataire, le quarantaine "à bisto de nas"...ou, au pifomètre, si vous préférez .  Toutes deux sont sympathiques. Je promenade à scooter.jpgleur paie une petite pension et mange très correctement. Le soir... je me débrouille. Je reviens le jeudi ( rappelez-vous; semaine de cinq jours pour les écoliers...) et le dimanche chez mes parents avec mon scooter Lambretta . Ouf! Mais, cinq jours, à Saint Caprais, c'est beaucoup pour un jeune de vingt ans! Comment diable suis-je arrivé dans ce bled??? Je ne sais plus très bien. Ai-je demandé ce poste, entre autres, compte tenu de sa proximité avec Auch? Comme il ne devait pas y avoir d'autres candidats ( tu parles!) je fus déclaré gagnant! Pour l'année scolaire... Le maire à qui je viens de rendre ma visite protocolaire espère que je resterai ici plus longtemps que les remplaçants qui se sont succédés avant mon arrivée au rythme de deux ou trois par an. Compte la-dessus, pense-je! 

                                             Je garde pour demain une visite et inventaire de la classe  avant de recevoir mes élèves. Je suis tout de même un peu inquiet, anxieux même. Ai-je raison de l'être? ....On verra bien.

Je suis revenu à Saint Caprais il y a 7 ou 8 ans et j'ai retrouvé l'école telle que je l'avais connue, extérieurement bien sûr ( photo). Elle n'accueille plus d'élèves depuis fort longtemps.

 

 

15:50 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (5)

07/09/2014

Rentrée...suite 1


podcastLes paroles sont de Prévert

écolières.JPG

                                             Chez ces écolières, photographiées je ne sais où, vraisemblablement dans les années 45/50, peut-être même avant, je cherche en vain un soupçon de sourire. Même observation pour la photo des garçons publiée au bas de cette note. Maîtresse et maître paraissent également...austères. Pourquoi donc cette morosité? Le photographe les impressionnent-ils avec son gros appareil? Attention...le petit oiseau va sortir!

                                              J'ai connu, comme elles et eux, des écoles où les classes de garçons et de filles étaient séparées. La cour de récré était même coupée en deux par une murette. J'ai presque débuté dans l'une d'elles...celle de garçons. Désormais, sous prétexte de dispenser la même éducation aux unes et aux autres, on ne différencie plus les sexes*. Quelle époque vivons-nous madame! Bon, ne descendons pas dans l'arène...

                                                Le port de la blouse semblait obligatoire. Pour certains, ce vêtement pouvait être un " cache-misère". On reconnaissait tout de même la classe sociale aux chaussures: on devine ici et là quelques sabots. Non madame, on ne séparait pas les pauvres et les riches.

                                                Tiens, le maître est cravaté. Aujourd'hui, le professeur des écoles garde ouvert le col de sa chemise sans crainte d'une dévaluation de son autorité. Moi même...

                                                 Peut-être aurez vous d'autres observations pertinentes, d'autres commentaires à faire...ne vous gênez pas.                                

**J'ai participé, il y a fort longtemps, à des commissions pour l'Education sexuelle à l'école.

 

IMG_3406.JPG

 

 

21:10 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

 
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