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04/09/2013

pour des prunes...

Venir à Agen pour des prunes, voilà une sortie que vous auriez pu entreprendre cette dernière fin de semaine. En effet, pour la Xième année consécutive, notre cité fêtait le pruneau. Il y avait foule...nous ont dit nos enfants. Roro et moi sommes restés prudemment à l'abri, loin des décibels.

Des croisés, au XVème siècle, s'étaient retrouvés à Damas, avaient assiégé la ville laquelle résista fort bien aux assaillants. Ceux-ci, ayant épuisé leurs provisions, durent consommer pendant quelques jours des prunes cueillies sur les pruniers abondants dans cette région. Vous connaissez sans doute cet épisode pas très héroïque que je viens de résumer en deux phrases. On peut imaginer les effets de ce fruit copieusement ingurgité. Surtout quand il est chaud...Bref, nos croisés revinrent de leur excursion assez piteux peut on dire. Ils avaient donc fait tout ce chemin pour des prunes. Voilà, nous dit-on, l'origine de l'expression. Un point positif cependant: certains, parmi les plus malins, eurent la bonne idée de ramener des plants de cet arbre dans notre pays. On peut donc, ici ou là, cueillir des prunes de Damas. Voilà donc une croisade assez utile... ma foi.

J'ai beaucoup négligé la musique ces derniers temps. On m'en a fait, amicalement, reproche. J'ajoute donc une nouvelle petite vidéo retrouvée dans ma "bécane". Je dédie cette ballade à tous les amis qui ont connu l'orchestre All Moods...autrefois!



18:13 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (7)

31/08/2013

rentrée...

freres jacques école.jpg
En sortant de l'école
, nous avons rencontré...
vous connaissez la suite, évidemment. Sinon, je peux vous prêter, je dis bien vous prêter, mon vieux 45 tours des Frères Jacques, mais, surtout, prenez en grand soin car j'y tiens beaucoup. Vous vous rendez compte: les Frères Jacques, Jacques Prévert, Joseph Kosma réunis au service de l'Ecole Publique. Car, figurez vous, ils ont abandonné leurs droits en faveur des écoliers. C'est écrit sur la pochette... Je préfèrerais tout de même que vous achetiez le CD car, peut-être, n'avez vous plus de tourne-disques depuis longtemps déjà?

Sur l'autre face, les Frères Jacques chantent le corbeau et le renard ainsi que la cigale et la fourmi. Boé si Boé la, troupe boétienne bien connue (à Boé), a mis en scène les deux fables et il existe même les vidéos de sa performance, vidéos que je vous propose ci-après et que vous pouvez montrer à votre petite famille.

La semaine prochaine les enfants reprennent le chemin de l'école...Antoine va faire connaissance avec le collège. Oui...déjà!



16:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8)

27/08/2013

la honte...

Cette histoire récente de prunier... comment ai-je pu raconter pareille ineptie! Je suis honteux, dois-je avouer à ceux qui, malheureusement, ont lu ma dernière note. Honteux de quoi? Allez, vous le savez fort bien! Ne me dites pas que vous avez cru un seul instant, comme je l'ai cru moi-même bien naïvement, que le prunier en question ne fournissait des fruits que côté canal,  histoire de ne pas être importuné par les nombreux promeneurs gourmands ou amateurs de confitures à bas prix...Non, vous avez eu la délicatesse de ne pas me contrarier. Car, des prunes, il y en avait partout sur l'arbre et même en abondance m'a dit, ce matin,  une dame que je rencontre tous les jours et qui aurait, la semaine dernière, rempli un grand panier.

Bon, si vous le voulez bien, parlons d'autre chose...De pain d'épices, tiens! Ma marchande m'a dit que je lui aurais donné l'idée, dernièrement, de confectionner un pain d'épices "mi- figue mi-raisins". Bravo! Voilà qui me réjouit! Mais, ai-je le droit de réclamer une part des bénéfices et combien? Je lui ai aussi suggéré le pain d'épices " mi- figue, mi-raisins, mi-pruneaux". Elle a réfléchi vite fait et m'a dit que, mathématiquement, ce serait difficile. A cause des fractions...Dommage.

Je suis vraiment désolé pour cette histoire de prunier... Je voulais écrire une note sur la fleur de carotte sauvage car il y aurait beaucoup à dire. Finalement, je renonce.

 

étoillée.JPG



24/08/2013

confiture de prunes

Il faut que j'achète un bateau, dis-je ce matin à Roro dès mon retour de ma marche au bord du canal. Un petit, ajoutai-je. Pour cueillir des prunes... Pourtant habituée à mes extravagances, Roro sembla étonnée.Acheter un bateau! Pour IMG_0002.JPGcueillir des prunes! ...s'exclama-t-elle. Je vais essayer d'en louer un, ainsi le kilo de confitures nous reviendra moins cher, la rassurai-je. Je lui montrai les petites prunes que je venais de cueillir en prenant le risque de tomber dans l'eau...Le prunier, expliquai-je, a courageusement poussé sur la bordure cimentée à proximité de la halte nautique. Tu te rends compte!   Il produit des fruits en quantité mais essentiellement côté canal. Côté piste, il faudrait une échelle pour en cueillir un fond de panier.

Roro, qui gère parfaitement les stocks, m'assura que de la confiture de prunes nous en avions "à revendre" depuis que je m'étais mis au miel. Je n'insistai pas...

Il est tout de même curieux ce prunier!

 

prunier.JPG


18/08/2013

au marché...

Chaque dimanche matin, je vais faire quelques achats au petit marché de Bon- Encontre, le village d'à côté. Aujourd'hui, j'ai acheté une livre de haricots verts. La marchande, en me tendant la poche m'a dit: voilà , monsieur, bon poids. Puis elle a ajouté: allez...2 francs 50!   Je l'ai remerciée évidemment. Roro a trouvé des fils...On ne peut pas tout avoir! Déjà la quantité, puis le prix...et puis quoi encore! Chez ma marchande de miel, pas de surprise. Le bocal c'est tant, le pain d'épices, c'est tant...Mais on a droit en prime à un sourire. Elle me conseille, mi-figue mi raisin, son pain d'épices au gingembre. Ce matin, j'en ai acheté un aux pruneaux. Pour le gingembre, on verra plus tard, lui ai-je dit en douce. Une vieille dame attendait son tour tout près de moi...

Les abeilles de Boé si Boé la ( gare, mesdames, au frelon asiatique!):

 

zzz abeilless.JPG


 

17/08/2013

je serai là...

Déjà écrite, autrefois, en deux épisodes, cette histoire tragique revue et corrigée, se déroule pendant la guerre de 1914/18. Codoni et Favart, que je ne connais pas mais en qui j’ai toute confiance, en ont fait une chanson fort réaliste, rarement interprétée sauf par les Quatre Barbus et, plus tard, par le groupe Boé si Boé la à l’occasion d'un de ses concerts qui connut un succès considérable.

je serai là 4.jpgJean-Pierre est soldat, quelque part...peu importe. Il reçoit une lettre de Mina, sa fiancée, qui lui annonce son prochain mariage avec un autre. Il n’en revient pas! Furieux, il lui répond aussi sec:

- Mina, que viens donc je d’apprendre... tu te maries!!! Putaing! Pourtant tu juras de m’attendre ( on ne sait pas depuis combien de temps il est parti); tu me trahis! Aussi, rappelle-toi Mina, le jour où l’on vous mariera, JE SERAI LA!

JP.... (signature)

PS: et je te le répète Mina, JE SERAI LA!

Mina, à la lecture de cette lettre, est épouvantée, mettez-vous à sa place. Elle fait part de la menace à ses parents. Le père, un homme très calme et docile ( c’est le qualificatif utilisé dans le texte de la chanson), rassure sa fille:

- Allez, va, ne t’inquiète pas couillonnette, je veillerai. Et même, je ferai venir le commissaire du coin ( il est en bon termes avec la police).

Le temps passe, plus ou moins long, comme un jour sans pain...

Le jour du mariage arrive. Mina entre dans l’église au bras de son père. Elle n’en mène pas large et elle tremble comme la feuille d’érable agitée par le vent d’autan! Et elle a raison car, au même moment, dans cette même église, on célèbre un enterrement! Celà parait invraisemblable et pourtant, c’est ainsi. Le commissaire, invité par précaution, va aux nouvelles. Il revient et, froidement, à Mina dit:

- Il s’est tué hier l’imbécile; le mort, c’est LUI!

Imaginez la surprise, la terreur, l’épouvante... de Mina:

- Je vous l’avais bien dit, je vous l’avais bien dit, je vous... crie-t-elle.

Et elle devient folle de désespoir, de regrets aussi, de remords, de tout ce que vous voulez... On l’emmène je ne sais où car l’histoire ne le dit pas et on n’en entend plus parler...

commissaire Magret.jpg

 

Tel est, en gros, le texte de la fameuse chanson dont nous avons fait un sketch lequel fut le clou de notre spectacle. J’avais invité mon ami, le commissaire Magret (que j’appelle Mag Do dans l’intimité car son prénom est Dominique, je crois l'avoir déjà écrit), et lui avais réservé une place d'honneur ( notoriété oblige) au premier rang, à côté de Monsieur le Maire...

J'avais remarqué, dès le début de la chanson, l'absence de mon ami. Comme je suis au courant de ses petits soucis prostatiques, je ne m'inquiétai pas, regrettant toutefois qu'il n'assistât pas  à ce grand moment de notre spectacle.066_66bis.jpg

Je dus, et ce fut pour moi une difficulté majeure, me déguiser, dans l'obscurité des coulisses, en fantôme, le plus important étant de bien positionner la cagoule confectionnée par Roro de telle sorte que les trous fussent bien en face des yeux et réciproquement. Cette opération délicate devait s'effectuer avec diligence pendant que les choristes interprétaient un début de marche nuptiale aux accents déjà funèbres, histoire de plomber plus encore l'ambiance, comme on dit. Dans la salle, pleine à craquer, on aurait entendu une mouche voler si la saison avait été plus avancée. Comme le montre la vidéo ( à voir à la fin de ce récit... si vous y arrivez), tout se déroula normalement: la "jeune mariée" démontra une fois de plus ses grands talents de tragédienne. Michou et le grand Jack me portèrent sans difficultés dans les coulisses. Toute la troupe suivit en chantant le "de profondis scorpionibus " de circonstance.

Quand j'ôtai ma cagoule ( j'en avais un peu marre, je l'avoue) je constatai à mes côtés la présence de Magret.

- Que fais-tu là putaing! Pourquoi n'es-tu pas à ta place?

Il me rappela, en douce, l'affaire du "sentimental bourreau". Comme je lui avais raconté le déroulement de notre sketch, il imagina que quelqu'un de notre troupe, mal intentionné à mon égard ( je suis le "chef", alors...), excédé par mon autoritarisme, pouvait essayer de me trucider en versant un produit toxique sur ma cagoule. Et il s'était posté en surveillance dans les coulisses.

- Tu vois qu'il ne s'est rien passé, lui dis-je.

- Oui... mais j'étais là!

(Jack a quitté la troupe après notre dernier spectacle ... Hum!)

La vidéo:

 

 

 

 

 

15/08/2013

trop tard...

  Adijazz sous un soleil de plomb, place Wilson
                                                

 

A nos fidèles amis, amateurs de jazz...

Vous ne l'avez certainement pas su car, j'ai remarqué, vous n'étiez pas au rendez-vous, place Wilson, un de ces derniers soirs. Trop tard...C'est vrai que la presse avait annoncé un groupe de rock-funk alors que, vous le savez, notre répertoire serait plutôt jazz Nouvelle Orléans! Nous avons pris le risque de ne pas modifier notre programme! De toute façon, nous sommes incapables de jouer de rock-funk...Et la place Wilson,  pour s'y rendre, ça n'est pas facile, je sais. Et l'horaire! Entre 18h30 et 19h30, je suppose que vous aviez d'autres chats à fouetter. L'apéro peut-être? Et, quelle la chaleur! ...Bref, pour toutes ces raisons et d'autres que je ne dirai pas, je vous pardonne. C'est dommage car je me demande quand, oui, quand, nous aurons l'occasion de nous rencontrer. Et où.  Notre avenir est incertain savez-vous...

Nous avons tout de même intéressé un petit public fort sympathique. Le lendemain, la presse a été très aimable: merci pour l'article et la belle photo. A ce propos, un regret, un seul: on me voit à peine car je suis à l'ombre du tubiste et de son énorme instrument! Dommage... L'article:

Il faisait chaud, même très chaud, hier en fin d’après-midi, quand les musiciens du groupe Adijazz se sont produits ans le cadre des Estivales d’Agen. Dirigé par le clarinettiste, saxophoniste et chanteur Henri Barthélemy, le groupe interprète des morceaux dans le style New Orleans, esprit swing des années 20-30. Si les musiciens jouent sérieusement, la décontraction et la bonne humeur ont été appréciées par un public composé d’Agenais et de vacanciers. Henri Barthélemy était accompagné de Jacques Billard au trombone, Michel Lebbe au piano, René Arnaud au banjo, Pierre Rode au tuba et Bernard Lataste à la batterie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 









 

 

 


18:14 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (13)

11/08/2013

ôtez-moi d'un doute...

 

pistachier ou savonnier.JPG


Monsieur le Jardinier,

Je me permets de faire appel à vos compétences, à vos connaissances qui sont, je le crois, dans le domaine de la botanique, considérables et reconnues comme telles par les autochtones, dont je suis un modeste représentant, de notre vaste cité boétienne.

Une de mes voisines, fort érudite, a récemment attiré mon attention sur un arbuste, unique dans son genre dans notre contrée ( je n'en ai point vu de semblable en bordure de notre canal), arbuste qui se trouve à proximité de mon logis et dont, jusqu'à ces derniers jours et malgré son originalité, j'avais "ignoré" l'existence. La honte...Donc, madame P. m'a appris que, d'après sa documentation, il s'agirait d'un "faux pistachier". J'en suis resté ba ba! J'ai évidemment vérifié chez Wikipedia: banco, pas d'erreur possible.

faux....JPGJ'en parle, fier de montrer mon savoir, à un voisin, monsieur Z., professeur en exercice, donc, un interlocuteur averti...Vous ne savez pas ce qu'il me dit? ... Que cet arbre, bien connu ( et paf!) est un "savonnier"! Honteux et confus, je revisite dare dare Wikipédia...Et, désormais, je doute! Et plus j'en parle ici et là à des gens que je connais , plus je doute! La plupart d'ailleurs, s'en fichent complètement...Mes nuits sont désormais hantées par cet arbuste ce qui, en cette période de canicule, n'est pas favorable au sommeil réparateur. C'est donc un homme au bord de l'épuisement qui fait appel à vous: dites et je vous croirai.

Merci pour votre compassion.


06/08/2013

petite leçon de botanique...

invasion de lampsanes.JPG

Un de ces derniers matins, l'envie irrésisitible me prit de photographier, juste derrière notre jardin, côté canal, cette abondante floraison que je jugeai, me trouvant sans doute en bonnes dispositions à ce moment-là, du meilleur effet. Une bien agréable symphonie en jaune et vert, pensai-je. La tondeuse de la mairie s'était accordée une pause de quelques jours.

lampsane.JPGJe coupai en douce et avec délicatesse une de ces fleurs afin de la montrer à ma voisine Anne-Marie pour qui la botanique n'a aucun secret. C'est quoi, lui demandai-je? Elle me regarda malicieusement: une lampsane, me dit-elle...il en pousse malheureusement dans nos jardins et ça n'est pas très plaisant. J'en ai vu chez vous, en passant...C'était vrai. Honteux et confus, je revins au logis tenant toujours, machinalement, ma fleur désormais flétrie.

Tu cueilles des rampsanes maintenant ...me demanda Roro? Que répondre...

La tondeuse est passée ce matin et ça n'est pas joli joli!

 

04/08/2013

Sentimental bourreau...

Pour mes amis de Boé si Boé la, voici une histoire autrefois écrite en trois chapitres désormais rassemblés pour plus de cohérence. Quelques corrections ont été apportées. Toute ressemblance avec des personnages que vous avez peut-être fréquentés n'est nullement dûe au hasard...


Cette année-là, Riton, le chef, avait décidé d’inscrire au programme du concert de Boé si Boé la, une chanson de Boby Lapointe, " sentimental bourreau ". Je sais; elle n’est pas facile cette chanson mais cette troupe a un grand talent reconnu au-delà de notre vaste plaine jusque dans les verts coteaux gascons.
  Tchita faisait partie de l’élite. En plus, elle était jolie,Tchita.
Elle a des yeux .Ah les beaux yeux!
Si noirs qu’ils en sont lumineux...
  ( chantait Boby Lapointe)

guillotine.jpgBébert était amoureux de Tchita et il faisait tout pour la séduire. C’était un ténor contrarié: il essayait de barytonner car ça fait plus mâle, plus macho, mais il "descendait" avec difficulté jusqu’au sol ( la note bien sûr), et encore... ! A chaque pause, il extrayait d’une poche de sa veste son harmonica diatonique en mi, s’isolait dans un coin de la scène et il jouait étoile des neiges, la valse brune... en lorgnant Tchita avec des yeux de chèvre morte ( c’est une expression que j’ai parfois entendue quand j'encadrais des colonies de vacances dans les Pyrénées et que j’utilise de façon hasardeuse car, de chèvre morte, je n’en ai jamais vue). Elle, faisait comme s’il n’existait pas et discutait avec les unes et les autres jusqu’à ce que le chef ordonnât la reprise de la répétition.
Tchita avait un penchant pour Jack; celà se voyait à sa façon de le regarder quand il faisait la seconde voix de basse sur le De Profondis Scorpionibus. Il n’avait aucun mal pour descendre jusqu’au mi, Jack. Il était grand, la moustache conquérante, le genre de gars qui trouble un peu la sérénité des chorales paroissiales à majorité féminine.
Heureusement, le chef avait de l’autorité. Il avait été instit du temps du certif, alors...

Sentimental bourreau était chanté en deuxième partie. On peut dire qu’il s’agissait d’un des moments forts du spectacle. Les chanteuses portaient une tenue de bourreau fort seyante, avec une cagoule confectionnée dans un tissu marron acheté par le trésorier. Elles l’avaient découpé avec précision afin que la bouche et les yeux fussent juste en face des trous adéquats et vice versa: il était toutefois prudent de ne pas bouger la tête trop brutalement afin d’éviter des désagréments lors des déplacements notamment.
La chanson avait fort bien débuté; elle se déroulait sur un rythme enlevé et bien soutenu par la guitare du chef quand, en plein milieu, au moment où on chante « aïe, aïe, aïe... », vous savez, une chanteuse chancela et s’effondra sur la scène. Les spectateurs, imaginant que la chanson était terminée, s’étaient levés et applaudissaient avec enthousiasme pendant qu’on transportait Monica, c’est ainsi que s’appelait notre interprète défaillante ( je n'avais aucune raison de la présenter jusqu'à cet instant précis), dans les coulisses. On imagina un évanouissement occasionné par la cagoule. Hélas, malgré un bouche à bouche prolongé pratiqué par le chef qui possédait depuis son passage à l'Ecole Normale d'Auch son diplôme de brancardier-secouriste, on dut constater l’évidence: Monica était morte!
Le présentateur du spectacle, Christobal, s’avança devant le rideau et, la gorge nouée par l’émotion, réussit à articuler:
- Mesdames et messieurs, veuillez excuser cette interruption indépendante de notre volonté...
Et dans un sanglot:
- Le spectacle continue!
Toute la troupe ( sauf Monica évidemment) revint alors pour interpréter avec beaucoup d’émotion la dernière chanson du programme: de profondis scorpionibus.

Bien entendu, on ordonna une enquête. Celle-ci fut bâclée en une petite semaine: on considéra que Monica avait été étouffée par sa cagoule sans doute trop serrée. Affaire classée.
medium_commissaire_Magret.3.jpgLe chef, Riton, d’origine gasconne, connaissait bien le commissaire Magret avec qui il avait été pensionnaire au Cours Complémentaire de Fleurance. Ils se rencontraient souvent et cultivaient leur amitié par la fréquentation de restaurants gersois que je vous recommanderai à l’occasion.
Riton raconta à son ami Mag Do ( le commissaire s'appelle Magret Dominique!) le malheur qui avait endeuillé le dernier spectacle de Boé si Boé la. Il lui montra quelques photos qu’il trimballait, depuis, dans sa sacoche. L’une d’elles attira l’attention de Magret.
-
Toutes les cagoules avaient été taillées dans le même tissu?
- Evidemment... Pourquoi cette question?
- Une d’elle est plus foncée que les autres. Est-ce Monica, la chanteuse défunte qui se trouve au milieu de la photo?
- Euh... Oui.

medium_petit_bourreau_3.2.jpg
On retrouva la cagoule parmi les accessoires. Magret fit effectuer des analyses: on détecta des traces d‘un produit extrêmement toxique dont j‘ai complètement oublié le nom!
- Putaing, dit le commissaire! Ta Monica a sûrement été assassinée! Je demande qu’on ouvre de nouveau ce dossier et que l’enquête me soit confiée.
Ce ne fut pas long. Après avoir interrogé les uns et les autres, ce fut pour lui un jeu d’enfant que de découvrir la vérité.
Il interrogea Bébert...qui avoua: pendant l’entracte, il acheta une bouteille de coca; il y rajouta un produit dont j’ai toujours complètement oublié le nom assez compliqué et renversa la mixture sur la cagoule croyant que c’était celle de Tchita. Il ne supportait plus d’être éconduit par la belle.
"
Que de folies, parfois, l’amour nous fait commettre...
Nous sommes savez-vous de bien fragiles êtres"
(moi)

.....................................................................................................................
Voilà pourquoi, si vous longez les murs de la prison d‘Agen, une nuit de pleine lune, quand souffle le vent d'autan qui nous arrive du sud, quand se sont estompés les rumeurs de la ville et les chants d'oiseaux dans les jardins publics, vous pouvez entendre depuis quelques mois les notes frêles et mélancoliques d’un harmonica en mi.

30/07/2013

à Marciac, il y a dix ans...à peu près


podcastSi ça ne démarre pas sur le vert, cliquez sur podcast!

marciac 3 +.jpgJe dédie cette note à l'ami qui m'a récemment écrit afin de savoir si nous nous rencontrerions à Marciac cette année, à l'ami qui écoutait notre musique à la terrasse de la Petite auberge, sur la place principale...il y a dix ans, à peu près. J'ai choisi ce morceau, un classique de la Nouvelle Orléans ( i've found a new baby), le préféré de Dédé, notre trompettiste, un enregistrement public dont la qualité technique est très moyenne à cause des bruits divers de conversations, exclamations et rires, de couverts...d'applaudissements aussi. On devine Jean-Yves à la guitare, tu reconnais le jeune Patrick déjà presque chauve à la basse. Bernard, le batteur moustachu, armé de ses baguettes, est beaucoup plus audible...normal. Il devait faire chaud.

A ta question posée, ami, j'ai répondu...non. Pas de déplacement prévu à Marciac cette année. Sache que j'aurais apprécié cette rencontre et que je regrette beaucoup. Mais, la distance de Boé à Marciac est désormais plus longue, la chaleur plus insupportable aussi. Ce n'est que partie remise. Je te souhaite un bon festival... et, un grand merci pour ton invitation.

Une photo prise depuis la route en allant à Marciac: nous sommes en pleine Gascogne, du côté d'Aignan. J'aime.

 

IMG_2854.JPG


14:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8)

25/07/2013

l'harmonica


podcast

Dès qu'il fera moins chaud, j'irai m'acheter un harmonica. Un diatonique car j'ai déjà un chromatique mais en mauvais état: impossible de jouer certaines notes ni en soufflant, ni en aspirant. Sans doute quelques languettes métalliques sont rouillées, ou cassées...? De toute façon, je joue très mal de l'harmonica. Du chromatique. Pour ce qui est du diatonique, je ne sais pas. Ce devrait être plus facile car il y a moins de notes. Point d'altérations: l'harmoniciste est privé des dièses ou des bémols. Evidemment, cela limite le répertoire. Pour le blues, c'est, en principe, suffisant. Mais, pour les notes bleues comment fait-on? On verra...

Justement, j'ai proposé à Boé si Boé la d'inscrire à son programme de l'an prochain une chanson que j'ai découverte dans le répertoire de Georges Moustaki: Eden blues. Un petit hommage donc au chanteur récemment disparu. Les choristes sont d'accord...comme d'habitude. Je les en remercie. Je tenterai  donc quelques contre-chants avec l'harmonica. J'espère ne pas dépenser de l'argent pour rien!

Jean-Yves, le chic copain, Jean-Yves le discret, Jean-Yves tellement dévoué savait, lui, jouer de l'harmonica. Du chromatique. Il fallait le prier un peu pour qu'il me cède* sa guitare et me remplace* sur le devant de la scène. Vous l'écoutez sans doute...Quel talent.

* Je sais, oui, l'imparfait du subjonctif! Mais, restons simples...

Voici mon harmonica. Je le garde malgré tout car il appartenait à mon fils. Le petit poussoir, côté droit de la photo, sert à faire les dièses ou les bémols...si on a envie.

 

harmonica.JPG

PS: C'est David, le trompettiste, qui chante si bien.


14:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

22/07/2013

en guise de remerciements....

podcast

En guise de remerciements destinés à celles et ceux qui, à la suite de ma dernière note du 17 juillet m'ont adressé leur message, leur commentaire, leur coup de fil...je tente, cet après-midi, malgré la canicule, un petit exercice d'écriture.

J'ai retrouvé et ajouté pour faire plaisir à une dame, j'espère, cet enregistrement de répétition, belle chanson parmi les plus connues du grand Charles ( ne pas confondre!) que notre quartet interprète très "jazzy"...selon son habitude.

IMG_0004.JPGUne reprise d'activité pas trop intense je dois dire, à pas mesurés même, sur la piste qui longe le canal, m'a permis de constater un certain  laisser aller inhabituel dont le boétien n'a pas à être très fier. De nombreux détritus, canettes, emballages plastiques, papiers divers...jonchent le sol autour des bancs bleus tellement prisés par les petits vieux ( n'est-ce pas Roro?).

Et notre halte-nautique, parlons-en! L'armada (!) boétienne est en perdition. La IMG_0007.JPGsecrétaire de l'office de tourisme m'a confié récemment qu'un des bateaux, résident permanent, dont la vétusté est évidente, avait coulé récemment dans le port. Les pompiers sont intervenus afin de le renflouer. On ne déplore aucune victime car le vaisseau était inoccupé depuis fort longtemps et le capitaine, plus ou moins inconnu, ne sera pas poursuivi pour négligence. Pour le moment, il flotte de nouveau (le bateau). Ce misérable spectacle n'incite pas la pénichette du touriste allemand, ou Suisse, ou d'ailleurs... à faire escale dans notre cité même si nous affichons fièrement trois fleurs à notre palmarès.

A propos de fleurs... Ce sera l'objet d'une prochaine note (?) car je commence à transpirer et, suivant les conseils fort judicieusement renouvelés aux anciens, je dois dare dare m'hydrater.

Adishats.


19:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6)

17/07/2013

quelques notes...

Numériser0005.jpg
podcast

Bonjour amis amateurs de jazz,

Vous souvenez-vous? Les reconnaissez-vous? Peut-être les avez-vous écoutés à l'occasion de petits concerts près de chez vous. Vous y auriez même pris du plaisir?...Merci! 

Une bonne quinzaine d'années, déjà, que All Moods a mis un terme à sa longue tournée d'adieu. Jean Yves, le chic copain avec qui j'ai parcouru tant de kilomètres, a été victime de cette voiture blanche surgie de nulle part. Je n'ai pas pu éviter le terrible accident. J'ai eu de la chance. Pas Jean Yves...J'oserai bientôt, je crois, lui consacrer une petite note. Son banjo, son harmonica, comment les oublier. Huit ans sont passés.

David, le trompettiste talentueux qui m'a tout appris, nous a quittés depuis deux ans.

J'ai perdu de vue Patrick, le bassiste et Andrew, le saxophoniste. Ainsi va la vie. Je retrouve Bernard, le batteur, de temps en temps, pour quelques animations...

Hier, j'ai soufflé dans ma clarinette délaissée dans sa malette depuis trop longtemps. Le clarinette et le vélo, ça n'est pas pareil savez-vous? J'ai entrepris d'être aussi inspiré que sur l'enregistrement que vous avez peut-être écouté. Bon...peut mieux faire! J'espère! Car je retrouve mes copains la semaine prochaine et je ne voudrais pas être ridicule. Ils sont sympas les copains. Ils ne diront rien de désagréable.

16:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (22)

09/06/2013

des nouvelles de la bloguinade 2013...

bloguinade 2013.jpg

Hier, une photo dans ma boîte et quelques mots de sympathie pour moi et Roro. Je remercie, sincèrement... Serait-ce un encouragement à une reprise d'activité? J'avoue que "laissez jazzer" n'est plus tellement présent depuis quelques mois.

PS: je ne reconnais personne sur cette photo ( mille excuses pour cette plaisanterie un peu lourde...j'ai perdu l'habitude!).

 

 
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