05.01.2008

ça me fiche en pétard...

...ce Paris-Dakar annulé... Tout cet argent dépensé inutilement... Cette admirable action humanitaire qui, peut-être, n'existera plus...J'essuie une larme; excusez-moi.
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L'hiver dernier, nous allions donner un petit concert au foyer rural de Pimpous ( de Boé étant il doit bien y avoir une dizaine de Kilomètres, à bisto de nas*) et nous avions emprunté le viscinal adéquat quand, au détour du chemin ( c'est toujours au détour d'un chemin, avez-vous remarqué, qu'on vit des moments forts) nous tombâmes nez à nez ( façon de parler) avec une dame dont le 4X4 ( ici on dit malicieusement un gros cul) était embourbé consécutivement à quelque manoeuvre audacieuse supposai-je.
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Elle nous dit qu'elle allait rejoindre le Paris-Dakar et qu'elle s'était perdue dans notre vaste vallée de la Garonne.
"Que sera-ce dans le désert, pensai-je"
Dans un grand élan de solidarité exacerbé qui décupla notre vigueur, nous réussimes à sortir la dame de la mouscaille (c'est pareil). Elle nous remercia chaleureusement pour le coup de mains que nous lui avions donné et repartit vers sa destinée; difficile de faire autrement.
Nous étions couverts de gadoue mais heureux du devoir ainsi accompli.
Cette année, j'ai battu la campagne au cas où...Mais en vain.
Voilà pourquoi je regrette le Paris-Dakar.

* à bisto de nas, ça veut dire " à peu près" au "pifomètre"...

20.10.2007

*et bé...

...j'avais oublié la fête à René!!!
Celà me sera-t-il pardonné...?

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"C'est ce roublard de René ...! il nous prend pour des benêts" dit le gardon du canal, beaucoup plus intelligent, comme chacun sait, que la truite auvergnate.
Cette note est plus particulièrement destinée à Héraime, le René de blog 50, homme à la vie tumultueuse ...
Mais, la qualité du texte me permet de dire, avec modestie, que sa lecture est largement ouverte et recommandée à tous.
Il faudra d'ailleurs s'en contenter pour aujourd'hui pour cause d'activité musicale et de match de rugueby ( la France sera-t-elle championne du monde?)

* et bé: interjection gasconne qui marque la surprise, le désappointement, l'admiration...tous les états d'âme possibles; ça dépend comment on le prononce. Le é est égu au maximum. Ne pas confondre avec le "et ben" du nord ( au-dessus de Bordeaux) qui a, c'est évident, beaucoup moins de classe.

07.10.2007

après match...

J'avais commencé très tôt ce matin une note sérieuse pour une fois, je m'apprêtais à la diffuser quand je reçus un message enthousiate de Pimprenelle que je m'empresse de retranscrire, à la virgule près:
" Bonjour Henri. J'arrive de Cardiff où j'avais été missionnée par le journal "Notre Temps" pour sa rubrique sportive. J'ai pris quelques photos et je t'en adresse quelques unes en primeur. Je suis sûre que tu apprécieras...bla bla bla...."
...elle est bavarde!
Bien entendu que je savais qu'ON avait gagné! Mais j'étais furibard (excusez cette familiarité) car je n'avais aucune nouvelle depuis hier soir et je me tapais tout seul le détapissage du couloir ( ah oui...vous ai-je dit que nous retapissions la maison?) même que c'est un travail particulièrement ingrat. Dans quel état allais- je la récupérer et serait-elle en mesure de reprendre, dès que possible, les activités domestiques qu'elle avait laissé choir pour faire plaisir à Bernard.
Bref, je cliquai rageusement sur les pièces dites ""jointes" et découvris, estomaqué, les fameuses photos du reporter Pimprenelle
La première, je l'avoue, m'impressionna et m'inquièta. Roro me parut en facheuse posture, avec une allure de pantin désarticulé ...
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Je sais ce qu'elle leur a dit à la mi-temps mais, décemment, ne peut vous le répéter...
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Et le triomphe mérité...
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Quand j'ai vu ces photos, j'ai pleuré, j'ose le dire.
Mais quand j'ai découvert celles que ramenait Roro, je fus, de nouveau très en colère...
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...et décidai de ne plus parler rugby désormais!

04.10.2007

c'est ça l'ruby...

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...Autrefois, il y a cinquante ans à peu près ( mais si, mais si), l'élève-maître(*) Barthélémy , une quinzaine d'années au compteur, 1,74 mètres, 70 Kilos à peu près, jouait tantôt troisième ligne, tantôt trois-quart aile ( il fut champion du Gers scolaire du 80 mètres! ) dans l'équipe de l'école normale d' Auch. On le voit ici en fond de touche, sous la flèche, l'air déterminé (?), prêt à se saisir de la balle et la porter triomphalement derrière les buts adverses, sous les regards pantois des joueurs de l'autre camp. Certains spécialistes indélicats diront peut-être que l'alignement de cette touche laisse à désirer...En ce temps là les règles étaient plus "souples" que maintenant.
En vérité, je vous le dis, nous prenions parfois de sérieuses déculottées. Nous avions beau chanter dans le car, à l'aller, les filles de La Rochelle, de profondis, la pompe à....pour nous donner du courage, nous étions un peu jeunots pour lutter contre des équipes de facs de Toulouse dont certains éléments jouaient déjà au plus haut niveau.
En première année, celà m'évitait de nettoyer les crampons des "anciens" après les matchs. Les "bleus "devaient rendre les godasses "nickel" sinon ...gare aux corvées. Car on bizutait pas mal à cette époque. Mais ça n'était pas trop méchant et ça ne durait pas longtemps. Passé le premier trimestre, tout rentrait dans l'ordre. J'avais connu des bizutages beaucoup plus méchants, précédemment, au Cours Complémentaire. J'étais donc aguerri.

(*) Le gendarme qui m'avait arrêté ( je ne sais plus pour quelle raison) examina longuement les papiers de mon scooter lambretta. Enfin, il osa me demander: "Elève-maître, c'est quoi?" Je lui répondis poliment que j'étais en formation professionnelle pour devenir instit prochainement. Je montai d'un cran dans son estime et il me laissa repartir vers ma glorieuse destinée sans autres formalités.
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11.07.2007

les lendits

Peut-être savez-vous ce qu'étaient des lendits...
medium_le_capitaine.jpgChaque année, un dimanche de juin, une grande fête rassemblait de nombreuses écoles du département sur le stade d'une ville sous-préfecture. Dès le matin, les cars arrivaient d'un peu partout; les enfants sous la conduite de leur instit ( j'aime bien cette appellation ) s'installaient en un lieu précis; à midi, ils ingurgitaient le casse-croûte préparé par la maman et ils attendaient, impatients, de participer au grand spectacle de l'après-midi. Ils offraient alors à un public ravi des danses, des mouvements d'ensemble...préparés tout au long de l'année dans la cour de leur école. De la musique, des couleurs, de l'enthousiasme...une très belle fête. Chaque école avait son fanion fièrement porté par son capitaine. Roro eut ce privilège car, m'a-telle dit, elle avait déjà à 14 ans sa taille d'adulte: 166 cms, ce qui était grand à l' époque. Mais, je pense que ça n'était pas la seule raison: sa maîtresse avait reconnu en elle des aptitudes au commandement. Je ne la fréquentais pas bien sûr à cette époque, mais...
Bon; je dois arrêter là cette note.
Je trouve que les tenues sportives étaient très seyantes...Ce short- barboteuse, quelle élégance!